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Réapprendre à Ecouter le Corps

L’un des bienfaits de la méditation est qu’elle ramène l’attention sur notre corps. Ce qui va améliorer notre santé et notre vitalité. Car ressentir le corps, va nous permettre d’être plus attentif à ses messages et agir ainsi en accord avec l’intelligence du corps. Car en effet le corps est intelligent. Même si la société moderne semble l’avoir oublié.

Nous sommes déconnectés de notre corps

Notre époque nous a « déconnectés » de notre intelligence innée. Nous vivons dans une culture qui a évolué en maîtrisant son environnement. Armé des sciences, l’homme moderne a modulé son environnement pour le rendre plus sûr et plus confortable. Cela a  conditionné une certaine méfiance vis-à-vis de notre corps, comme envers tout ce qui ne peut pas être contrôlé, tout ce qui peut surgir en nous, sans que l’on puisse l’enfermer ou le tenir… Si cela reste une étape importante dans l’évolution de l’humanité, la maîtrise ou la recherche de contrôle a, en quelque sorte, séparé l’homme de cette intelligence, cette force de vie, naturelle, dans laquelle il baigne.

Je dirais même que notre culture, notre société, et souvent notre éducation, ont muselé, dès le plus jeune âge, le corps et l’intelligence qu’il porte en lui. Cette intelligence, qu’Albert Einstein nomme le mental intuitif, est néanmoins toujours là et surtout elle ne cesse de s’exprimer à travers nos intuitions, nos douleurs et nos émotions pour nous éveiller à l’essentiel.

Un problème culturel qui commence dès le plus jeune âge

Petits, nous n’avons pas appris à écouter notre corps. Très tôt, on nous a enseigné à porter plus d’importance au monde extérieur. L’approbation des parents, puis des maîtres, les études et enfin la réussite sociale focalisent notre attention. À force de n’être qu’à l’écoute de signaux extérieurs, les mécanismes qui nous permettent de ressentir le corps deviennent inhibés. Pour résultat, on ne réalise plus aujourd’hui que les symptômes que l’on peut ressentir sont les messagers du corps.

Les symptômes sont les messagers du corps

Si, après un repas copieux et arrosé, vous ressentez de l’inconfort, voire des douleurs au ventre, c’est juste l’expression de l’intelligence du corps qui vous dit « Attention, si tu continues à manger de la sorte tu risques de développer des problèmes de santé. » Comment réagit-on habituellement ? On prend un antiacide qui va calmer la douleur un certain temps. Or, si l’on continue à manger de la même façon, le corps va s’exprimer de plus en fort. Comme l’explique justement Jacques SALOME, psychologue et écrivain, notre première réaction qui consiste à faire taire le message du corps n’est pas salutaire sur le long terme.

Cette attitude ne se limite pas aux manifestations physiques du corps. Elle est souvent la même face aux émotions. Lorsqu’une émotion ou un sentiment inattendu et inconfortable survient, l’individu va, en général, chercher à le fuir. À l’aide d’antidépresseurs, de calmants ou encore à travers l’alcool, la drogue ou même le travail, on tentera d’anesthésier son mal-être.

Les émotions sont des appels au changement

Or, selon le docteur Donald EPSTEIN, chiropraticien et chercheur, les émotions comme les symptômes sont des appels au changement. Plus l’intensité de l’émotion est importante plus le changement est urgent. On comprend alors l’importance de réapprendre à écouter le langage du corps pour agir en conséquence.

Pour la majorité des gens, leur attention est accaparée par des pensées à propos d’événements passés ou de situations à venir. Développer l’écoute du corps est un apprentissage qui nécessite de se réapproprier son attention pour la tourner vers l’intérieur. Cela va souvent à l’encontre d’années de « non-conscience » du corps, et sollicite une réelle volonté de changement pour y parvenir. Pour tous ceux qui désirent exprimer une meilleure santé et plus de vitalité, développer sa conscience du corps est une étape indispensable.

Le yoga et la méditation offrent des moyens efficaces pour développer cette conscience du corps. A chaque fois que vous allez faire une séance de méditation, vous allez muscler votre capacité à percevoir les messages subtils du corps. Ressentir le corps et la vitalité qu’on a en soi est non seulement agréable, cela va considérablement améliorer notre santé et prévenir des futures maladies.

Une étude rétrospective sur 2818 patients ayant suivie un programme (network care) pour améliorer la conscience de leur corps a révélé une amélioration significative dans la santé physique et émotionnelle des participants.

Réapprendre à écouter le corps va donc nous permettre de mieux savoir ce qui nous fait du bien. Je vous recommande de méditer, de marcher en conscience, de pratiquer le yoga, ou le tai chi ou le qi qong. Votre corps vous remerciera.

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Apprendre à Relativiser Reprendre Confiance en Soi

Sois le Changement Que Tu Veux Voir Dans Le Monde

Que pouvez-vous réellement changer dans votre vie ?

Vous avez peut-être des domaines que vous aimeriez voir changer. Cela peut être votre situation de travail, votre rapport aux autres, peut-être que vous aimeriez que le monde soit moins dur, qu’il y ait plus de justice, moins de souffrance.

Nous avons tous certains aspects de notre vie que l’aimerait voir changer pour le meilleur, mais avons-nous vraiment le pouvoir de changer les choses. Sur quoi peut-on vraiment agir ?

Cette question mérite d’être posée, car comme vous allez le découvrir, la plupart des personnes gaspillent leur énergie et leur temps sur des aspects de leurs vies qu’ils ne peuvent absolument pas changer.

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1. Attention éparpillée = pas de changement

Pour comprendre ce concept, découvrons ce qu’on appelle la sphère d’influence. La notion de sphère d’influence est surtout utilisée en géopolitique et vous avez un bon article sur Wikipedia pour ceux d’entre vous qui veulent en savoir plus.

La notion de sphère d’influence peut être également appliquée au niveau individuel.

Me voilà avec mes sphères d’influence.

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Plus le cercle s’éloigne et moins je vais pouvoir agir dessus. Évidement mas actes e mes choix vont avoir un certain impact sur ma famille alors qu’ils vont avoir un effet extrêmement négligeable sur l’économie mondiale.

Nous avons tous nos propres sphères d’influence, et certaines personnes vont avoir  une portée beaucoup plus importante.

Vous prenez par exemple, cook, qui est le CEO actuel d’Apple qui est aujourd’hui la plus cotée des entreprises mondiales et qui emploi aux États-Unis seuls, 600 000 personnes. Ces choix vont affecter l’économie des US et des dizaines de millions de personnes.

Une autre personne avec une influence encore plus importante c’est Barack Obama dont les choix peuvent affecter l’économie mondiale et des centaines de millions d’individus.

Ce sont des exemples extrêmes, mais vous comprenez maintenant la notion de sphères d’influence.

Beaucoup de personnes vont avoir leur attention éparpillée sur les différentes sphères. Je suis souvent surpris de voir à quel point certaines personnes prennent à cœur de regarder le journal télévisé. Il s’y investissent même émotionnellement, il s’agace devant tel décision politique, s’inquiète des évolutions de la bourse, ils ont des opinions arrêtées par rapport … En d’autres termes ils investissent du temps et d’eux même sans pourtant pouvoir agir ou même avoir l’intention d’agir sur ces domaines qui sans hors de leur porté.

Une personne peut s’inquiéter de la politique nationale de son pays, elle va s’agacer qu’il y a un nouveau feu rouge dans son quartier, et elle va se plaindre du règlement intérieur de son entreprise.

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Vous pouvez télécharger cette illustration « sphères d’influence » en bas de l’article

Elle va éparpiller son énergie, et par énergie j’entends son temps, ses pensées, ses émotions, dans des domaines dans lesquels elle a souvent peu d’influence et dans lesquels elle ne va pas agir.

2. Pas d’action = sentiment de frustration ou de renoncement

Vous connaissez peut-être une personne qui est malheureuse à son travail, mais ne fait rien pour changer sa situation. Cela va créer un sentiment d’impuissance et de frustration.

Il arrive également que l’on se renonce face à notre impuissance. « Le monde ne tourne pas rond et je ne peux rien y faire. Pourquoi alors devrais-je faire un effort? »

Nous venons de voir qu’éparpiller notre attention sur des aspects de la vie sur lesquels on va pas agir, cela va créer un sentiment de frustration ou de renoncement et avoir pour résultat de ne pas pouvoir changer les choses que l’on aimerait voir changer.

Cette dynamique d’éparpillement et d’inaction résulte d’un fait simple : la majorité d’entre vous n’a pas commencé par les fondations. Cela nous amène à notre troisième point,

3. commencer par les fondations : attention sur le moment présent = transformation

Commençons par agir sur ce qui est le plus proche de nous, notre corps, notre santé, notre esprit. Il est essentiel de d’abord apprendre à canaliser notre attention sur notre ressenti et sur le présent, de s’occuper de son corps.

On me dit souvent. « Oui, mais je n’ai pas le temps de m’occuper de moi » ; « J’attends que mes enfants grandissent pour pouvoir le faire » ; Ou « j’ai trop de travail, je le ferais lorsque je serais mieux établi. »

Mais si vous n’investissez pas du temps en vous même, vous ne serez jamais satisfait de l’éducation que vous donnez à vos enfants, vous ne serez pas non plus heureux des résultats de votre travail.

Vous ne pouvez pas soutenir les personnes avant d’avoir appris à vous occuper de vous même.

En ce qui concerne le désir de changer les choses, la fondation ou la première étape c’est d’apprendre à focaliser son attention sur le moment présent. Il est d’apprendre à ressentir la réalité autour de soi sans chercher à la changer ou à la fuir. Il est d’être simplement là présent à ce que l’on ressent dans l’instant.

Car apprendre à ressentir le moment présent va avoir plusieurs effets.

Il va permettre de prendre du recul et d’avoir une perspective plus équilibrée de notre vie, et il va permettre de mieux savoir ce qui est important pour soi.

apprendre à mettre notre attention sur le présent est la fondation de toute transformation personnelle. Car si vous ne faites pas ça, vous aurez plus de difficulté à savoir ce qui est vraiment important pour vous.

Et ce qui est fascinant c’est que lorsque l’on commence par apprendre à tourner l’attention vers son ressenti, et que l’on agit à partir de cet état, la sphère d’influence va naturellement s’élargir.

Sois le changement que tu veux voir dans le monde

J’ai toujours aimé lire les biographies de personnes célèbres : les auteurs, des artistes,  des entrepreneurs, des personnages politiques, etc. Ces personnes qui ont impacté la vie de millions de personnes. Presque toute ont commencé par écouter leur voie intérieure, à suivre leur ressenti, à faire confiance en leur intuition. Ils ont agit à partir de ce noyau de leur individualité et ont ensuite touché non seulement leurs proches, mais également leur communauté et pour certains le monde entier.

Gandhi fut certainement l’un de ces personnages et dans cette phrase qui lui est attribuée il résume bien ce que l’on vient de voir « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

Pour reprendre la question que j’ai posée au tout début de cette vidéo : Que pouvez-vous réellement changer dans vote vie ?

La seule chose que l’on puisse changer c’est là où l’on met dans notre attention. Si l’attention est éparpillée et non suivie d’action, on risque d’aller de frustration en renoncement.

Si par contre vous apprenez à ramener votre attention sur le moment présent pour construire des fondations saines, vous pourrez alors avoir une vie épanouie et toucher positivement la vie des autres.

J’aimerais vous demander de faire deux choses.

– Premièrement, dessiner vos sphères d’influence et réfléchissez à où vous mettez votre attention,

– Et ensuite posez-vous la question qu’est ce que je peux changer cette semaine pour ramener mon attention plus proche de moi. Je vous donne quelques suggestions : prendre le temps de s’étirer le soir avant de se coucher, faire une promenade dans un parc, méditer, ..

Télécharger le graphique les sphères d’influence

– Découvrez également les autres article sur la confiance en soi. 

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Reprendre Confiance en Soi

Les 3 Mythes de la Confiance en Soi

Marie, bientôt la quarantaine, a conscience qu’elle manque de confiance en elle. Ce manque de confiance en soi se répercute principalement sur sa vie sociale (et par extension amoureuse). Elle a longtemps cherché à travailler sur elle-même, mais sans vraiment pouvoir se libérer de cette impression de malaise qu’elle ressentait si souvent.

Jusqu’au jour où Marie a arrêté de vouloir reprendre confiance en elle, et qu’elle s’est plutôt concentrée sur un projet qui lui tenait à cœur : publier une série de livres sur les médecines douces. Elle a amené son projet à bout et dans le processus, elle a gagné en confiance et en joie de vivre. Marie a, sans chercher à le faire, dépassé les mythes que nous sommes nombreux à avoir sur la confiance en soi. Découvrons quels sont ces mythes qui nous freinent, au lieu de nous aider, dans notre accomplissement personnel.

Mythe 1 – La confiance en soi est une attitude mentale

Que ce soit sur le web ou dans les rangées des librairies, on trouve de nombreux articles et ouvrages qui parlent de l’importance d’avoir une attitude positive, une attitude de gagnant. Si positiver a parfois son utilité, cela ne constitue pas une fondation pour la confiance en soi.

En effet, on peut se booster mentalement et se sentir bien, mais face au premier obstacle on risque de se dégonfler. Vous avez peut expérimenter cela : on se sent plutôt bien et d’attaque, mais dès que l’on sort de sa zone de confort ou que l’on se retrouve face à certaines personnes, on retombe dans une attitude de défense. On rétrécit malgré nous et tout notre conditionnement mental semble impuissant face à ce phénomène.

Un sentiment viscéral

Aussi désagréable que ce dégonflement puisse paraître, il reste courant et normal, car la confiance en soi ne vient pas du mental. C’est un sentiment viscéral. Si l’on devait localiser la confiance en soi au niveau du corps, cela viendrait du ventre. C’est une force qui nous permet de rester ancrés en soi et de ne pas subir avec autant de vulnérabilité l’influence des autres. Dans les futurs articles sur le thème de la confiance en soi, on découvrira comment la méditation couplée à certains exercices va permettre de développer cette force en nous.

Mythe 2 – L’estime de soi est déterminée par notre passé

De nombreuses personnes entretiennent la croyance que leur manque d’estime est dû à leur passé. Elles ont l’impression de ne pas avoir été assez soutenues ou au contraire d’avoir été trop protégées. Au risque de surprendre, ce n’est pas notre passé, mais plutôt la perception que l’on a du passé, qui va affecter notre confiance en nous. À chaque fois que vous repensez à votre passé, que vous vous percevez en tant que victime, vous allez alors renforcer la croyance que c’est normal que vous manquiez de confiance.

Lorsqu’une personne manifeste une plus grande confiance dans la vie et en elle même, sa lecture de son propre passé change. Elle développe une vision plus nuancée de ce qu’elle a pu vivre. On ne peut pas transformer le passé. On peut juste se libérer des histoires et croyances qu’on continue à entretenir par rapport à ce dernier.

La confiance en soi émane d’un état de présence, et dans cet état nos croyances par rapport à notre passé n’ont pas d’utilité. Le plus tôt vous réalisez que l’estime de soi se vit ici et maintenant, le plus vite vous abandonnerez le besoin de comprendre votre passé.

Une vision plus équilibrée du passé

J’aimerais tout de même ajouter ici que lorsque l’on développe une plus grande confiance en nous et que l’on s’installe dans le présent, on va naturellement mieux comprendre notre passé, et cela sans chercher à le faire. Par comprendre, j’entends qu’on va développer une vision plus équilibrée des évènements vécus, et qu’on va mieux saisir les liens entre nos expériences douloureuses et agréables. L’un des signes qui nous indiquent que l’on a fait la paix avec notre passé, c’est le sentiment de gratitude que l’on ressent lorsque l’on repense à tout ce que l’on a put vivre.

 Mythe 3 – Le regard des autres n’est pas important

On entend souvent dire qu’il suffit d’être soi, et que l’on ne doit pas se soucier du regard des autres. Certaines personnes affirment haut et fort qu’elles ne prêtent aucune attention à ce que l’on peut penser d’elle. Si effectivement, il est sage de ne pas excessivement réagir aux critiques, tout comme aux compliments, il est un fait que l’on ne peut pas ignorer : l’être humain est un animal social.

Nos bébés naissent avec un cerveau très malléable pour pouvoir intégrer toutes les nuances culturelles de leur environnement. Les rapports humains sont complexes et ils affectent profondément notre perception du monde. Donc, à moins de vivre isolé dans la nature, notre rapport aux autres va affecter la confiance en soi. Ignorer ce fait, c’est non seulement se mentir à soi-même, c’est également passer à côté de nombreuses opportunités d’accomplissement personnel.  La perception que l’on a des autres (comment on les voit, comment on pense qu’ils nous perçoivent) va en effet beaucoup nous apprendre sur nous même. Dans Ce Que Nous Apprennent les Conseils que l’on Donne à nos Proches, j’aborde ce sujet.

Comprendre qu’on ne peut pas se séparer du monde dans lequel on vit est le seul moyen de devenir autonome et confiant. Car essayer de se persuader que l’on a besoin de personnes pour être soi-même, c’est faire un effort inutile et contre nature. Nous voulons tous avoir des relations saines et riches avec notre entourage. La confiance en soi vient donc aussi de notre capacité à nous adapter aux autres, et à mieux comprendre nos réactions face à certaines personnes.

Un sentiment qui émerge naturellement en soi

Ces 3 mythes (La confiance en soi est une attitude mentale ;  L’estime de soi est déterminée par notre passé ; Le regard des autres n’est pas important) contribuent à créer un sentiment de frustration et d’impuissance. Dans les prochains articles, vous allez découvrir que la confiance n’est pas un état qui se force, ou se conquiert. C’est un sentiment qui émerge naturellement en soi lorsque l’on arrête d’y résister. Je vous parlerais notamment de comment la méditation suivie de certaines questions va aider à mieux comprendre pourquoi on persiste à s’éloigner de qui nous sommes réellement.

En attendant, j’aimerais savoir si vous avez entretenu l’un de ces 3 mythes ? Merci d’utiliser la zone commentaire pour partager votre expérience.

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Comment Méditer Podcast vivre le moment présent

Vivre au Présent : Comment Ne Pas Penser Sans Cesse au Futur?

Comment ne pas se soucier du futur lorsque l’on a mille choses à gérer ? C’est une question qui revient souvent lorsqu’une personne découvre l’importance de vivre le moment présent.

Écouter l’épisode

En effet, comment être bien dans le présent alors que l’on n’est pas sûr de pouvoir payer ses factures à la fin du mois, que l’on est sans cesse sollicité par nos proches et leur planning chargé, ou encore que l’on attend d’une tierce personne une décision (personnelle ou professionnelle) qui risque de profondément nous affecter ?

On va découvrir en 3 points pourquoi on n’a pas besoin de penser sans cesse au futur, et surtout comment le fait de vivre dans le présent est le meilleur et unique moyen de bien préparer le futur.

1. Le futur n’est pas réel

Il n’y a que le présent qui existe. Le futur et le passé ne sont que des constructions du mental. Pour construire le futur, on prend des segments de notre mémoire, et à partir de ces souvenirs on imagine ce qui peut arriver. Le futur n’est pas une expérience réelle, c’est une projection mentale. Si parfois, le futur semble tangible, c’est que cette projection est chargée d’émotions. Ce sont des émotions déjà vécues dans le passé qu’on s’imagine revivre. On a peut-être peur de se retrouver seul, de se trouver en position de besoin, de tomber malade, de décevoir, etc.

En d’autres termes on redoute de revivre les souffrances du passé ou de ne pas retrouver les plaisirs du passé. Dans tous les cas, c’est notre mentale qui ramène à la surface les émotions du passé pour les projeter dans un futur hypothétique. Dès lors, que l’on arrête ces scénarios mentaux, l’agitation émotionnelle se dissipe. On ouvre les yeux et nous sommes là simplement présents, et libérés de ces émotions inutiles et couteuses en énergie.

2. Penser au futur sape notre énergie

Penser sans cesse à tout ce que l’on à faire prends l’énergie du moment présent. On sous estime souvent à quel point l’imagination chargée d’émotion peut nous fatiguer mentalement. Notre attention et notre énergie deviennent alors dispersées entre d’une part nos soucis et d’autre part nos actions du présent. Du coup, on devient plus facilement irritable et impatient. On perd en efficacité. Et lorsque le ‘futur’ arrive… lorsque la situation attendue apparaît, on la traite de la même façon : avec une attention éparpillée.

3. La seule façon de mieux appréhender le futur, c’est d’apprendre à mieux vivre dans le présent

La qualité de notre vie est directement liée à notre capacité à apprécier le moment présent. Tant que cette capacité ne change pas, le futur ne sera ni pire ni meilleur. Il aura exactement la même ‘texture’ et la même ‘saveur’ que cet instant présent.

Avez-vous parfois la sensation de stagner ? Ressentez-vous que durant ces 10 dernières années rien n’a changé en vous ? Que la vie semble manquer de profondeur ?

Ces sentiments apparaissent lorsque notre rapport au présent cesse d’évoluer. Et même si les circonstances extérieures changent (nouveau travail, rencontre amoureuse,..), tant que la qualité du moment présent ne change pas, notre appréciation de la vie ne peut pas changer.

Le seul moyen d’évoluer, c’est de plonger plus pleinement dans l’expérience du moment présent, de se libérer de sa prison mentale, de ne pas passer autant de temps à se projeter dans le futur ou à ressasser le passé.

Vivre dans le présent c’est vivre dans la réalité. On ne cherche ni à la fuir mentalement ni à la rendre conforme à nos attentes. Une grande satisfaction naît de cet acte d’être simplement là, sans rien attendre.

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas organiser nos ressources et notre temps. Mais une fois que l’on a une idée des évènements à venir (facture à payer, RDV, projets) cela ne sert à rien d’y penser sans cesse.

Imaginez qu’une personne vous répète 100 fois dans la journée qu’elle a un souci avec un collègue du travail. Vous n’aurez qu’une envie, c’est qu’elle se taise ! Pourtant, c’est ce que l’on fait avec soi-même. On repense encore et encore à des situations à venir.

La qualité de notre vie est déterminée par les moments de présence. Il suffit de prendre quelques respirations en conscience çà et là dans sa journée pour arrêter de se projeter dans le futur.

Vivre dans le présent ne veut pas dire que l’on doit s’isoler ou se soustraire du quotidien pour pouvoir le faire.  Bien au contraire, cela veut dire s’immerger pleinement dans l’expérience vécue.  Cela consiste à focaliser toute notre attention sur l’action que l’on entreprend, à vraiment écouter nos proches, à vivre chaque instant bien ancré en nous même.

La pratique de la méditation, c’est apprendre à se reconnecter au moment présent. On n’apprend pas à faire du vélo sur un terrain cabossé. De même, il est plus facile de se focaliser sur notre ressenti lorsqu’il y a peu de distractions autour de soi. Le but de la méditation est donc de nous familiariser avec la sensation du présent, pour ensuite pouvoir le vivre dans les actes de tous les jours.

Penser que l’on n’a pas le temps de méditer ou de vivre dans le présent, c’est ne pas vraiment comprendre le sens du moment présent. Comme nous l’avons vu, chaque expérience, chaque respiration sont des opportunités de vivre le présent. Essayez, vous verrez comme la vie s’anime et s’enrichit.

Photo credit: Mika

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Bouddhisme Podcast

Thich Nhat Hanh : Qu’est ce que le Bouddhisme Engagé ?

Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste vietnamien, est aujourd’hui l’un des précurseurs du bouddhisme en occident les plus connus. Mais avant d’en arriver là, il a été longtemps en recherche personnelle. Entré au monastère à 16 ans puis ordonné moine à l’âge de 23 ans, il a néanmoins ressenti le besoin d’agir concrètement dans le monde. Tchich Nhat Hanh a trouvé sa voie lorsqu’il a entamé son combat pacifique durant la guerre du Viêt Nam. Il a découvert que l’enseignement du bouddha pouvait servir à militer pour la paix et pour la compréhension entre les peuples.

Dans cet entretien avec Vincent Bardet, Thich Nhat Hanh nous en dit plus sur le bouddhisme engagé. Cet entretien est issu du livre Donner du sens à sa vie, de Marc de Smedt et Patrice Van Eersel (éditions Albin Michel). Je vous en lis un extrait. Ecoutez ci-dessous.

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Interview Posture de Yoga Préparer le Corps

Yoga Iyengar : Entretien Christian Pisano

« Être installé dans ce que l’on est »

Le Yoga Iyengar est enseigné à travers le monde. BKS Iyengar, maître Indien, a transmis une approche précise du yoga qui peut intimider par sa rigueur ou au contraire plaire par sa précision. Cette approche traditionnelle du yoga intègre les postures physiques à un travail global de transformation personnelle.

Pour le magazine Vitalité et bien-être, dont j’étais responsable de rédaction, j’ai eu la chance de rencontrer Christian Pisano, enseignant de la méthode Iyengar depuis plus de 25 ans. Initié au Yoga dans les années 80, il a ouvert une école à Nice, dans le sud de la France. Voilà l’entretien (publié initialement en 2005) dans son intégralité.

J’ai rendez-vous avec Christian Pisano ce vendredi après-midi. Quelques jours auparavant je l’avais contacté pour qu’il partage son point de vue sur la posture pour un dossier sur lequel je travaillais. Sans hésiter, Christian m’a proposé de passer à son institut de Yoga. Arrivé sur place, le parfum de l’encens et l’atmosphère des lieux m’amènent presque immédiatement à ressentir un sentiment d’apaisement. Mon hôte m’accueille avec un sourire et des yeux brillants ce qui me met encore plus à l’aise. Christian m’invite dans la salle de séjour et tandis que je m’installe sur un coussin posé sur le sol, il disparaît pour revenir quelques instants après avec du thé relevé à la cannelle et une assiette de belles dates. Il s’installe en face de moi, l’entretien peut commencer.

Comment avez-vous découvert le Yoga ?

Ce qui m’a amené au Yoga était une démarche de recherche personnelle, plutôt que l’aspect exercice physique. Cette démarche est née d’un sentiment d’insatisfaction, d’une sensation de manque. À l’âge de 16 ans, je découvre «Lumières sur le Yoga»* un livre illustré de photos, édité dans les années 60. Je fus tout de suite frappé par la beauté et la puissance des postures. C’est à 23 ans que je décide d’aller en Inde pour m’initier à cet art.

Vous avez donc fait votre formation en Inde ?

La notion de formation n’est pas la même en Inde qu’en Europe. Apprendre le Yoga c’est être en contact avec son maître. J’ai passé 4 ans à pratiquer auprès de BKS Iyengar. Depuis j’y retourne tous les ans, 1 à 2 mois.

Comment s’est passé le retour en France ?

Difficile ! En Inde j’ai évolué dans un cocon. Il faut donc se réhabituer aux exigences du quotidien. Le Yoga c’est aussi cela, nous permettre de vivre pleinement les événements qu’ils soient agréables ou pas.

Vous avez ouvert votre première école sur Nice. Comment ont été accueillis les courts?

Je suis originaire de la région. J’ai donc décidé de m’installer sur Nice. Le Yoga n’est pas encore bien connu du public français. Il est parfois perçu comme faisant partie du mouvement bien-être, ou bien il est associé à une forme de sectarisme. Dans les pays anglo-saxons, la pratique du Yoga est beaucoup plus répandue.

 En quoi consiste le Yoga?

Se concentrer sur la posture amène la personne à aller en profondeur, à revenir dans son corps. Habituellement on pense le corps. À travers le Yoga, on passe de la pensée au ressenti. Cela commence par la mobilité articulaire et respiratoire. On ressent ce que l’on n’est pas. L’élève peut alors avoir l’intuition d’un arrière-plan beaucoup plus large. La pratique est évolutive. Le pratiquant de Yoga apprend d’abord à bouger les grands groupes musculaires pour ensuite raffiner le mouvement.

Quel est le sens de la posture dans le Yoga ?

En Yoga, il existe les postures corporelles, mais également une compréhension plus symbolique de la posture. Le terme qui est utilisé est ASANAS qui propose différents sens : État de tranquillité, l’assise, être installé dans ce que l’on est, ou encore nature profonde. Les postures du corps sont une invitation à découvrir l’ASANAS.

Pouvez-nous parler un peu plus de la posture ?

La première posture que l’élève découvre est le TADASANA SAMSTITI qui veut dire « être droit dans l’égalité ». La personne se tient debout les pieds joints et le dos droit. C’est à partir de cette position que toutes les autres postures découlent.

Quels sont les bénéfices de pratiquer le Yoga ?

Si cela est commun que les personnes qui font du Yoga notent ressentir plus d’énergie, de concentration et de vitalité, cette pratique n’a pas pour autant comme objectif de nous rendre plus performant. On ne se sert pas d’un art, on est au service de l’art.

Merci Christian.

Bio

dscf2151Christian Pisano enseigne le Yoga depuis 20 ans. C’est à l’age de 23 ans qu’il débute son enseignement auprès de son maître Iyengar en Inde. Il y passera 4 ans. De retour en France il ouvre son école qui s’adresse à tous, et qui forme également des enseignants en Yoga Iyengar. Pour parfaire son art, Christian passe chaque année 1 à 2mois en Inde.

Ressources

Site de Christian Pisano : http://www.anuttara.com/

*Lumière sur le Yoga, B.K.S. Iyengar Buchet. Editions Chastel, 1997.

Photos de Christoph Kardek.

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Bienfaits de la méditation

Pourquoi Méditer ?

Méditer pour clarifier l’esprit

Pourquoi méditer? Selon Bhante Henepola Gunaratana, moine bouddhiste, notre esprit est comme un verre d’eau boueuse. Le but de la méditation est de clarifier l’eau pour que l’on puisse voir ce qui se passe dedans. La meilleure façon de faire est de laisser reposer. Avec un peu de temps, on finit par avoir de l’eau claire.

Soupe mentale

Nos séances de méditation sont là pour nous permettre ce processus de clarification. La soupe mentale se repose, et nous pouvons profiter d’une nouvelle clarté d’esprit qui va nous aider à faire face aux évènements du quotidien.

Ne pas forcer

Cela ne veut pas dire qu’il faut forcer cette clarification. C’est un processus qui prend place naturellement. Le simple fait de s’asseoir immobile et d’être attentif permet cela. À l’opposé, tout effort pour forcer ce processus est contre-productif. Essayez de forcer votre esprit à ne plus réfléchir et vous ajouterez de l’énergie dedans. C’est comme remuer la boue dans le verre d’eau, il deviendra encore plus opaque.

Laisser reposer

La meilleure façon de clarifier le ‘fluide mental’ c’est de le laisser reposer. N’ajoutez pas de l’énergie à cette situation. Juste observer en pleine conscience le mouvement des particules dans l’eau (vos pensées et vos émotions) sans aucune interférence. Lorsque le mouvement cesse enfin, il ne reprendra pas de lui-même. Notre seul effort dans la méditation est une douce et patiente pleine conscience.

Stocké dans notre esprit

Notre séance de méditation est déterminante dans notre journée. Tout ce que l’on vit est stocké dans l’esprit sous la forme d’une pensée ou d’une émotion. Durant nos activités du quotidien, nous sommes souvent pris dans une succession d’actions, mais sans vraiment intégrer pleinement ce que l’on vit. On met alors beaucoup de choses de côté…dans notre inconscient. Il n’est pas alors étonnant que l’on accumule tant de tensions au niveau du corps et du mental.

Le laisser aller

Tout ce matériel non digéré ressurgit d’une manière ou d’une autre durant la méditation. Cela vous donne l’opportunité de l’observer, de le voir pour ce qu’il est, puis de le laisser aller. Les séances de méditation créent un environnement propice à cette libération. Méditer permet de clarifier l’esprit.

Lorsqu’on médite, on s’isole des évènements qui stimulent sans arrêt l’esprit. On prend du recul par rapport aux activités qui génèrent des émotions. En s’asseyant immobile dans un endroit calme, on permet aux émotions/pensées de refaire surface pour ensuite les voir disparaître. Gunaratana note que cela est comme recharger une batterie. La méditation nous permet de recharger notre conscience du présent.

Avez-vous apprécié la vision de Gunaratana sur la méditation ? Vous pouvez lire son ouvrage les Huit Marches Vers le Bonheur, aux éditions Albin Michel (préface de Arnaud Desjardins).

Bio

Bhante henepolaBhante Henepola Gunaratana est moine bouddhiste. Ordonné à l’âge de 12 ans à Kandy (Sri Lanka), il a reçu une formation de novice pendant huit ans et de bhikkhu (moine) pendant sept ans, avant de quitter le Sri Lanka en 1954 pour travailler en Inde avec les Intouchables.

Il arriva aux États-Unis en 1968 et devint Secrétaire Général honoraire de la Buddhist Vihara Society, monastère urbain de Washington, D.C., tout en obtenant un doctorat de philosophie à l’American University, où il exerça par la suite les fonctions de chapelain bouddhiste.

Depuis plus de quarante ans, il enseigne le bouddhisme et conduit des retraites de méditation dans l’Asie du Sud-Est, en Amérique du Nord, en Europe, au Mexique et en Australie.

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Les 3 Résistances à la Méditation

Vous êtes nombreux à noter avoir des difficultés à persévérer dans vos séances de méditation. Il y a 3 types de résistances qui risquent d’affecter la régularité de votre pratique. Découvrons dans cet article, qui s’inscrit dans la série comment méditer, quels sont ces obstacles et comment les contourner.

1. Mauvaise disposition

C’est l’heure à laquelle vous méditez habituellement. Vous avez beaucoup de choses en tête, ou vous n’êtes simplement pas d’humeur. L’idée même de devoir vous asseoir pendant 20 minutes vous irrite. Que faire ? Faites tout de même votre séance. Parfois, il suffit de quelques respirations conscientes pour dissiper votre mauvaise humeur. Et même si cela prend plus de temps, mieux vaut faire remonter à la surface la tension que vous avez accumulée, que de la porter en soi pendant plusieurs heures.

Vous pouvez régler le minuteur sur un temps plus court qu’à l’habituel. Si une fois dans votre méditation, vous ressentez l’envie de rester plus longtemps, vous pourrez le faire. L’important est de ne pas prendre l’habitude de sauter une séance à chaque fois que l’on ne se sent pas d’humeur, car cela risque de devenir une habitude et vous risquez alors de décrocher complètement.

2. Trop de pression

La seconde raison qui cause une résistance face à notre pratique, c’est de se mettre trop de pression. Vous avez peut-être lu sur ce blog ou ailleurs que la régularité des séances était un élément fondamental pour progresser. Vous avez alors organisé votre planning pour pouvoir méditer chaque jour une vingtaine de minutes. Et cela est effectivement important pour pouvoir profiter des bienfaits de la méditation. Le problème apparaît lorsque l’enthousiasme laisse place à un sentiment de contrainte. Cela peut se transformer en colère contre soi-même ou même contre la pratique elle-même. On risque alors de se dire que la méditation ne marche pas, qu’elle n’est pas faite pour nous.

Si vous commencez à ressentir une obligation à méditer suivie d’un sentiment de frustration et de culpabilité lorsque vous sautez une séance, c’est qu’il est temps de repenser le ‘focus’ de votre méditation. Méditer n’est pas une obligation.

Parfois, on se dit « il faut que je médite, pour être une meilleure personne ; pour le bien de ma famille ; pour l’humanité ; pour la planète » Et c’est vrai que méditer régulièrement nous permettra de vivre plus en accord avec nous-mêmes et avec le monde autour de nous. Mais la véritable méditation ne vient pas d’un sentiment de devoir, mais d’un sentiment d’amour. Amour pour soi, amour pour les autres, et amour pour la vie.

Méditer c’est une manière de témoigner notre gratitude pour la vie, en lui portant toute notre attention.  C’est comme avec un enfant, pour lui transmettre notre amour, il suffit d’être pleinement présent avec lui. Lorsqu’on médite à partir des sentiments d’amour et d’appréciation, il n’y a pas de contrainte ou d’obligation. Il est utile de régulièrement raviver ces sentiments pour persévérer dans notre pratique.

3. Vouloir récolter les fruits avant l’ouvrage

La troisième résistance vient d’un facteur plus insidieux que les deux précédents, car il s’immisce dans notre pratique sans qu’on puisse le voir arriver. Voilà comment cela se passe généralement. On commence la pratique de la méditation, et l’on va en ressentir certains bienfaits. Cela ouvre les portes vers de grandes perspectives. On se dit que ça fait beaucoup de bien, et qui si on médite régulièrement, on va se sentir de mieux en mieux. Cette projection nous est agréable et nous paraît bien réelle. Après tout, si on a réussi à faire quelques séances avec succès, on devrait sans mal pouvoir continuer.

Mais vient le jour, où un soir (ou une mâtinée), on n’a pas envie de méditer. On se dit alors que ce n’est pas grave, car nous sommes encore connectés à notre agréable projection. On pense méditer le lendemain, mais la même chose se passe. Puis petit à petit, on prend conscience que rien n’est acquis et qu’il y a encore tout à faire pour ressentir à nouveau le sentiment de quiétude que l’on a pu avoir. Cela peut suffire à nous décourager et à nous faire décrocher de notre pratique. C’est d’ailleurs souvent à cause de ce troisième obstacle que beaucoup de personnes commencent à méditer pendant quelques jours, apprécient l’expérience, mais finissent par abandonner. Quelques mois plus tard, on retente l’expérience.

Prendre conscience de ces 3 facteurs de résistance va nous aider à persévérer dans notre pratique. Vous pouvez également lire l’article comment allier persévérance et lâcher-prise.

source photo: Mike Watson/moodboard/Corbis

Participez

Quelle est pour vous la plus grande résistance ? Comment allez-vous faire pour la gérer ? Merci d’utiliser la zone commentaire pour partager votre expérience ! Cela sera bénéfique pour tout le monde.

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Préparer le Corps

Douleur Plexus Solaire

3 exercices pour relâcher le plexus solaire

Merci à la question d’un lecteur du blog, j’ai fait cette vidéo pour partager avec vous comment gérer la douleur au niveau du plexus solaire. Lorsque l’on médite, on prend conscience des tensions et douleurs présentes dans le corps. Le plexus solaire qui se trouve dans la partie basse du sternum est une zone particulière, car lorsqu’elle devient douloureuse, cela s’accompagne souvent d’émotions désagréables : sentiment d’anxiété, de tristesse, d’étouffement, etc.

Dans cette vidéo vous allez découvrir pourquoi le plexus solaire peut devenir douloureux, et 3 exercices pour relâcher cette zone. 

Enrichissez la vidéo à travers votre expérience en répondant à ces questions dans la zone commentaire : Ressentez-vous parfois des douleurs au niveau du plexus solaire ? Quelle émotion s’y rattache le plus ?

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Ce Que Nous Apprennent les Conseils Que l’on Donne à Nos Proches

Il nous est tous arrivé un jour de donner un conseil inspiré à un proche ou à une connaissance. Par ‘inspiré’, j’entends un conseil sincère et percutant à la fois. Un conseil qui vient du cœur et qui semble toucher la source du problème. Et si, ces paroles étaient d’abord pour nous ?  Et si ce conseil que l’on a partagé s’adresse fondamentalement à nous ? Découvrons dans cet article comment notre perception de la situation des autres peut nous aider à mieux comprendre notre vie.

Voyage à Fès et conseil sincère

Il y a quelques années de ça, j’ai été à Fès, au Maroc, pour le festival de musique sacrée. J’ai eu l’opportunité de rencontrer de nombreuses personnes, notamment des chanteurs. Et parmi ces nouvelles rencontres, il y avait une jeune femme avec qui j’ai sympathisé. Lors d’une discussion, elle m’a demandé mon avis sur un problème qui l’a préoccupé. La réponse que je lui ai donnée n’était pas celle qu’elle voulait entendre. Elle se trouvait en effet dans une situation professionnelle difficile, et elle devait faire un choix qui impliquerait des sacrifices. Cela me paraissait évident, et tout en essayant d’être aussi bienveillant que possible je lui donné mon point de vue sur son dilemme.

Une grande claque !

2 semaines plus tard, de retour en France, j’ai repensé à cette discussion. J’ai eu l’impression de me prendre une claque sur le visage ! Le conseil que je lui avais donné s’adressait tout autant à moi, et cela avec grande force.

Je m’éloignais de ce qui m’importait le plus

J’étais, à cette époque, dans une dynamique inconfortable au niveau du travail, et je laissais trainer cette situation depuis plusieurs mois. Mon cabinet s’était agrandi, ainsi que le nombre d’employés, et j’avais des frais de fonctionnement mensuels qui devenaient de plus en plus lourds, et beaucoup de ces frais étaient superflus. Faire fonctionner le cabinet était devenu source de stress. J’avais continué dans ma logique de croissance sans réaliser que je m’éloignais de ce qui m’importait réellement : un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, entre donner et recevoir.

Effet miroir

Les conseils que j’avais donnés à cette jeune femme s’appliquaient parfaitement à mon problème. J’avais un choix à faire et ce choix impliquait d’abandonner des choses auxquels j’étais attaché, mais qui étaient devenues sources de stress. Cela me paraissait désormais si évident que je ne pouvais plus ignorer ma situation. Si bien que dans les 2 mois qui ont suivi, j’ai pris des décisions importantes qui ont réajusté la direction de ma vie professionnelle. Pourquoi n’avais-je pas pris plus tôt conscience de ma condition ? Pourquoi est-il plus facile de voir là où ça bloque dans la vie d’une personne, alors qu’on a souvent du mal à avoir de la visibilité sur notre propre vie ?

Difficile de voir en soi

On traverse parfois des périodes dans notre vie où l’on subit un mal-être sous-jacent sans en comprendre l’origine. Lorsqu’on essaie de creuser, cela fait émerger des doutes, des questionnements et des émotions, et tout cela est souvent désagréable. On va alors préférer remettre ces questions à plus tard, car on ne se sent pas suffisamment d’attaque pour y faire face. Pourtant, il suffirait d’un peu de présence, d’un peu de lucidité pour se dégager de notre enlisement. C’est là que notre rapport aux autres peut être d’une grande aide.

Mettre en lumière notre propre situation en observant celle des autres

Lorsque l’on est face à la vie d’une personne, il est plus facile de mettre le doigt sur la source de son problème. Pourquoi ? Car on n’a pas à gérer la charge émotionnelle que l’on va avoir lorsque l’on va réfléchir à notre propre vie. On pourra voir avec plus d’objectivité les choix qui se présentent à cette personne. De plus, lorsqu’un comportement particulier chez quelqu’un nous saute aux yeux, c’est qu’on porte en soi une dynamique similaire.

On voit chez l’autre ce que l’on porte en soi

On dit souvent que les autres sont notre miroir. En effet, ils vont faire résonner en nous des attitudes que l’on partage avec eux. Une personne en colère va ‘s’accrocher’ avec une autre personne en colère. Une personne triste va être touchée par la tristesse d’une autre. On voit chez l’autre ce que l’on porte en soi.

En conclusion

Lorsqu’on donne un conseil avec compassion, il s’adresse à l’autre, mais aussi à soi même. On s’adresse à la partie en nous qui souffre et qui ne veut pas entendre. La prochaine fois que vous apportez votre soutien à un proche, tourner ses mêmes paroles vers votre vie. Vous serez surpris à quel point, elles seront pertinentes.

Source photo: Redshorts/Corbis