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La Psychologie Positive

À ses débuts, la psychologie s’est surtout concentrée sur le traitement des troubles mentaux. Les thérapeutes avaient pour objectif d’aider les personnes à moins subir leurs souffrances mentales. Puis dans les années 60, Abraham Maslow, chercheur et psychologue, suggère d’étudier aussi les facteurs qui améliorent l’expérience d’un homme ou d’une femme. Il considère que la qualité de la vie ne dépend pas uniquement de l’absence de maladies mentales et qu’il est important d’aider l’individu à s’épanouir pleinement. Ses théories n’ont pas reçu à l’époque, l’aval de la profession.

Écouter la Psychologie Positive

Croissance de la psychologie positive

Ce n’est qu’à partir de la fin des années 90 que le concept de psychologie positive gagne de la traction. Martin Seligman, qui en 1998 fut élu président de l’Association Américaine de Psychologie, décide alors de se consacrer à la promotion et au développement de ce nouvel aspect de la psychologie.

Définition de la psychologie positive

La psychologie positive est l’étude scientifique des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être.  Ce champ de la psychologie vise à mieux cerner ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. (Wikipedia)

Depuis cela, des dizaines d’études scientifiques ont été conduites sur l’amélioration de la qualité de vie. Elles ont révélé que le bien-être ne se limitait pas à l’absence de maladie, de dépression ou d’anxiété. L’être humain, lorsque son besoin de sécurité est assuré, aspire à plus. Il recherche alors à répondre à ses questions:

  • Ai-je quelque chose de particulier à contribuer au monde?
  • Quels sont mes talents?
  • Qu’est-ce qui me passionne? Qu’est ce que j’aime réellement?

Cette aspiration à vivre pleinement et à donner du sens à sa vie a depuis longtemps, bien avant l’avènement de la psychologie positive, fait réfléchir les hommes.

William James, philosophe américain, écrivait au XIXe siècle:

La plupart  des gens vivent, que ce soit physiquement, intellectuellement ou moralement, très en dessous de leurs capacités. Nous avons tous des réserves, dont nous ne soupçonnons pas l’existence.

La vie ne se limite pas à la recherche de confort ou de sécurité. Cela serait bien triste, et le monde n’évoluerait pas. Chaque personne porte en elle de grandes capacités qui ne cherchent qu’à s’exprimer.

La psychologie moderne, mais aussi les méthodes de retour vers soi telles que la méditation, nous aident désormais à mieux nous comprendre et à aller plus loin dans la recherche de sens. Êtes-vous prêts à explorer quelle est votre raison d’être?

Pas le bon moment

Certaines personnes ne se sentent pas suffisamment « stables ». Elles attendent d’êtres plus riches, ou du moins d’êtres moins pauvres, d’avoir plus de temps. Elles veulent avant tout ne plus avoir de stress et/ou ne plus se sentir déprimées. Et si, comme la recherche sur la psychologie le montre désormais, il fallait plutôt se concentrer sur ce que l’on a à contribuer au monde, sur notre raison d’être.

poser sa pierre

Donner du sens à son quotidien est la voie la plus rapide pour retrouver confiance en soi, gagner en vitalité et reprendre plaisir à la vie.

La version texte de ce post a été initialement publiée le 19/08/15

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Podcast Psychologie

Syndrome de l’Imposteur

Lorsque l’on se lance dans un nouveau projet qui comporte des interactions avec les autres, on peut parfois ressentir le syndrome de l’imposteur.

Assumer une plus grande responsabilité dans son entreprise, proposer des services payants, ou même parfois commencer une nouvelle relation de couple peut amener avec le sentiment d’être un imposteur, de ne pas être à la hauteur ou assez qualifié pour ce que l’on propose.

On n’est pas sûr de pouvoir répondre à l’attente des autres ou de pouvoir délivrer ce que l’on offre.

Cela peut être une situation inconfortable, car cela nous empêche de nous investir pleinement dans notre nouveau projet ou dans notre nouvelle relation. On risque d’y aller à reculant ou même de s’autosaboter, car l’on ressent un conflit interne.

Comment faire pour dépasser le syndrome de l’imposteur. Vous allez découvrir dans cet épisode les 3 éléments à comprendre pour dépasser le syndrome de l’imposteur.

Vous allez voir que:

  1. C’est naturel et nécessaire de ressentir au début le sentiment de ne pas être à la hauteur.
  2. L’importance d’observer et de continuellement apprendre.
  3. L’importance d’offrir un échange équitable.

Écouter « Le Syndrome de l’Imposteur »

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Méditation Introspective Podcast

Se Libérer du Poids des Ancêtres

Cet épisode est le premier d’une série sur la Méditation Introspective.

En cette rentrée, j’aimerais vous proposer une série d’épisodes sur l’importance de regarder profondément en soi pour se libérer de ses blocages et pour accéder à ses ressources.

On verra comment la méditation introspective va aider à mieux comprendre nos blocages, nos contradictions, nos peurs, notre stress et nos désirs insatisfaits.

Et on verra aussi comment cela aidera aussi à libérer les qualités, les ressources, et les forces que l’on porte en soi.

Écouter « Se Libérer du Poids des Ancêtres »

Ou lire la retranscription ci-dessous…

Méditation introspective, qu’est ce que cela veut dire?

L’introspection c’est l’acte de regarder en soi, d’observer nos pensées et nos ressentis. La méditation permet de faire cela plus facilement. Car l’on va pouvoir maintenir notre attention plus pleinement, plus longtemps sur des aspects de notre fonctionnement interne qui sont généralement flous et peu connus.

Êtes-vous prêt à plonger dans cette exploration?

On va parler du poids inconscient de l’héritage familial, des croyances que cela engendre et de comment faire pour les dépasser.

Ma part d’ombre

Personnellement, j’ai longtemps fonctionné avec une grande part d’obscurité en moi.

Ici, obscurité n’est pas utilisée pour illustrer quelque chose de mal ou de négatif, mais simplement comme absence de lumière et de connaissance. Car comme on va le voir, mettre en lumière nos fonctionnements internes, c’est pouvoir les voir et les comprendre.

Une part de cette obscurité interne m’empêchait de voir une grande incohérence en moi: celle de vouloir recevoir sans donner.

Comme un enfant gâté qui a l’impression que tout lui est dû, j’ai longtemps cru qu’il suffisait de vouloir pour recevoir.

Être un bon garçon

Je suis fils d’émigrés. Mes parents ont dû quitter à contrecœur leur pays en guerre. Ils ont vécu leur nouvelle vie en Europe comme une douloureuse séparation.

Ils se sont fermés sur eux-mêmes, sur leur culture et leurs traditions. Très tôt, j’ai appris qu’il fallait adopter les règles familiales et se méfier de l’extérieur. J’ai découvert qu’il me suffisait d’être un « bon garçon » pour recevoir une abondance d’amour et de soutien, qu’exprimer ou même ressentir des idées étrangères risquait de faire souffrir mes proches.

J’ai longtemps entretenu cette croyance. Dans le monde « extérieur » – à l’école, en tant qu’adulte-, je croyais qu’il suffisait d’être une bonne personne pour recevoir ce que l’on souhaite. Mais la réalité fut autre: les filles qui me plaisaient n’étaient pas intéressées par moi, les interviews ne se concluaient pas par une embauche, l’argent ne venait pas facilement.

Mon problème c’est que je voulais recevoir sans donner. Je faisais cela de manière inconsciente, car je ne savais pas donner.

Incapable de donner

On ne peut, en effet, donner que ce que l’on a. Et la seule chose que l’on a, qui nous est propre, c’est notre perception unique du monde, c’est notre individualité.

Être capable de donner c’est être capable d’exprimer nos ressentis et nos pensées avec authenticité.

Or, pour moi, s’exprimer était associé au fait de faire souffrir mes proches. Enfant, j’avais appris que faire ce que l’on attendait de moi était plus important que d’exprimer ce que je ressentais.

Adulte, j’ai gardé cette croyance qu’il était plus important de faire plaisir que d’être vrai, et en ne donnant que du paraitre, du superficiel je recevais la même chose en retour.

Lorsque j’ai mis en lumière cette croyance erronée – pour être aimé, il faut faire plaisir plutôt que s’affirmer -, j’ai pu, peu à peu, m’en défaire.

Aujourd’hui, je sais que s’exprimer avec authenticité et avec implication, en d’autres termes s’affirmer, est ce que l’on a de plus précieux, de plus vrai à offrir.

Ce changement de comportement a donc nécessité une mise en lumière de cette croyance profondément ancrée en moi. Voir clairement ce mode de fonctionnement m’a permis de réaliser qu’il n’était maintenant plus adapté pour moi en tant qu’adulte et qu’il m’empêchait d’exprimer pleinement mon individualité.

Ce que l’on vient de voir est un exemple d’une mise en lumière d’une croyance limitante et néfaste et des changements que cela peut apporter.

On possède tous notre lot de croyances dont on ne perçoit que le bout, mais dont la plus grande partie reste dans l’obscurité.

Ces croyances deviennent comme des chaînes qui nous rattachent à de vieilles peurs familiales et qui nous empêchent de nous épanouir en tant qu’individu créateur de sa vie.

Ces croyances inconscientes ont plusieurs attributs, elles sont:

  • héritées de notre famille
  • fondées sur un besoin de survie
  • limitantes et parfois destructives

L’héritage familial

On grandit tous dans un environnement particulier. Cet environnement modèle notre perception du monde. Ce que j’entends par héritage familial ce sont les valeurs et croyances, conscientes et inconscientes, auxquelles l’enfant est exposé. Ce sont les croyances des parents, de la famille, des ancêtres, du village, du pays, de la religion et des anciennes croyances.

Toutes ces influences créent chez l’enfant les notions de bien et de mal, de souhaitable et de néfastes.

Plus profondément, ces croyances, coutumes et traditions, émanent avant tout d’une nécessité de survie.

La suprématie de la survie

Pendant l’immense majorité de son existence, l’être humain s’est principalement soucié de sa survie: manger suffisamment et ne pas se faire manger.

Il a découvert qu’en vivant en groupe ses chances de survie étaient plus importantes.

Les groupes sont devenus de plus en plus grands et ils ont nécessité la création de règles communes pour optimiser la survie.

La morale, les systèmes politiques et économiques, les religions, l’éthique, les traditions, les us et coutumes, les royaumes, les nations ont tous à leur origine la nécessité de survie des individus du groupe: manger suffisamment et éviter de mourir d’une mort violente.

La culture familiale porte en elle ces systèmes basés sur la nécessité de survie, mais comme on va le voir, ces systèmes ne sont pour la plupart plus appropriés à notre époque ou à l’évolution de l’être humain.

Anciennes peurs et croyances obsolètes

Si je reprends l’exemple de mes parents qui considèrent l’adhésion aux valeurs de la famille plus importante que l’expression individuelle. Mes parents ont hérité cela des leurs, qui l’ont hérité des leurs et ainsi de suite. Et il y a 200 ans, ce mode de fonctionnement était en effet nécessaire pour la survie des membres d’une famille.

Le groupe était plus important que l’individu. Un fils ne pouvait prendre le risque de suivre une voie différente de celle de ses proches. Le fils de paysan devenait paysan, le fils de religieux devenait religieux, le fils d’artisan devenait artisan.

Partir suivre une carrière d’artiste comprenait le risque de se retrouver à la rue, sans le sou, et les risques de mourir de faim, de froid, de maladie ou de violence étaient décuplés.

À cette époque, exprimer son individualité portait un réel de risque de mort.

De même, il y a 200 ans, une jeune femme qui décidait de partir avec un homme du village voisin contre l’avis de ses parents risquait de raviver de vieilles querelles et causer la mort de plusieurs personnes.

Les systèmes hérités de nos ancêtres avaient à une époque une vraie utilité de survie.

Or aujourd’hui, un fils de médecins qui décide d’arrêter ses études au lycée pour devenir un chanteur risque de décevoir ses parents, mais il ne se met pas en danger de mort.

Une jeune femme ou un jeune homme qui décide de se marier en dehors de sa communauté va faire froncer les sourcils des plus anciens, mais ne va généralement pas déclencher une succession de règlements de compte sanglants.

Mais malgré cela, au niveau inconscient on continue à attribuer à ces croyances un danger de mort, et l’on ressent une réelle angoisse lorsque l’on cherche à confronter ou à dépasser ses héritages familiaux et culturels.

Qu’est ce que l’on a vu dans cet épisode

L’héritage familial, culturel, social nous limite de l’intérieur. Si à une époque ces règles étaient nécessaires à la survie, elles le sont de moins en moins aujourd’hui, et il va falloir s’en libérer pour continuer notre évolution personnelle.

On va voir dans les prochains épisodes comment la mise en lumière de ces croyances nous permettra de les dépasser.

On verra que lorsque l’on observe de plus près nos croyances, que l’on creuse pour voir ce qui se cache derrière, on découvre que ces croyances reposent sur la peur de mourir, sur la peur de se retrouver seul.

On verra aussi que la mise en lumière d’une croyance nous en libère, car l’on comprend au niveau intellectuel, mais surtout l’on ressent au niveau corporel, que le danger n’est pas réel, que c’est juste l’écho de la mémoire de nos anciens et de leurs peurs primitives.

On verra aussi d’une manière plus spécifique comment la méditation introspective nous aidera à faire face à notre manque de confiance et à nos incohérences du type:

  • J’aimerais trouver l’amour, mais je ne m’ouvre pas à l’affection d’un/d’une autre.
  • J’aimerais gagner plus d’argent, mais je n’aime pas la société de consommation.
  • Je veux m’affirmer davantage, mais je n’aime pas exposer ce que je ressens.
  • Je veux recevoir davantage, mais sans donner davantage.
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Pourquoi le Manque de Volonté?

« La volonté est une ressource limitée, mais renouvelable. »

Écouter Pourquoi le Manque de Volonté

Dans cet épisode du podcast, on va découvrir:

  • Pourquoi on surestime notre volonté
  • Le rapport entre volonté et gratification immédiate
  • Pourquoi il faut éviter le soir les grandes discussions de couple
  • Le machiavélique test du marshmallow!

Références: The One Thing de Gary Keller, Walter Mischel étude.

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Podcast Reprendre Confiance en Soi

Qui Ne Demande Pas, Ne Reçoit Pas

« Lorsque l’on fait une demande, il y a la possibilité d’avoir un « non ». Mais si l’on ne demande pas, le non est certain. »
J’ai enfin réussi à obtenir un jour de congé en plus par semaine. Pendant ces derniers mois, je travaillais 6 jours par semaine dans 4 cliniques chiropratique éparpillées à travers Bangkok.
Ce jour de congé en plus fait une grande différence. Plus de temps pour souffler et pour profiter de la Thaïlande, mais aussiplus temps pour écrire et partager sur le blog.
Écrire est un « travail » que je peux facilement concilier avec mon jour de repos que ce soit dans un café ou dans un parc.
Cette nouvelle situation m’a rappelé un concept simple « si l’on ne demande pas, on ne risque pas de recevoir. »

Écouter « Qui Ne Demande Pas, Ne Reçoit Pas