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Apprendre à Méditer Comment Méditer

Les 3 Résistances à la Méditation

Vous êtes nombreux à noter avoir des difficultés à persévérer dans vos séances de méditation. Il y a 3 types de résistances qui risquent d’affecter la régularité de votre pratique. Découvrons dans cet article, qui s’inscrit dans la série comment méditer, quels sont ces obstacles et comment les contourner.

1. Mauvaise disposition

C’est l’heure à laquelle vous méditez habituellement. Vous avez beaucoup de choses en tête, ou vous n’êtes simplement pas d’humeur. L’idée même de devoir vous asseoir pendant 20 minutes vous irrite. Que faire ? Faites tout de même votre séance. Parfois, il suffit de quelques respirations conscientes pour dissiper votre mauvaise humeur. Et même si cela prend plus de temps, mieux vaut faire remonter à la surface la tension que vous avez accumulée, que de la porter en soi pendant plusieurs heures.

Vous pouvez régler le minuteur sur un temps plus court qu’à l’habituel. Si une fois dans votre méditation, vous ressentez l’envie de rester plus longtemps, vous pourrez le faire. L’important est de ne pas prendre l’habitude de sauter une séance à chaque fois que l’on ne se sent pas d’humeur, car cela risque de devenir une habitude et vous risquez alors de décrocher complètement.

2. Trop de pression

La seconde raison qui cause une résistance face à notre pratique, c’est de se mettre trop de pression. Vous avez peut-être lu sur ce blog ou ailleurs que la régularité des séances était un élément fondamental pour progresser. Vous avez alors organisé votre planning pour pouvoir méditer chaque jour une vingtaine de minutes. Et cela est effectivement important pour pouvoir profiter des bienfaits de la méditation. Le problème apparaît lorsque l’enthousiasme laisse place à un sentiment de contrainte. Cela peut se transformer en colère contre soi-même ou même contre la pratique elle-même. On risque alors de se dire que la méditation ne marche pas, qu’elle n’est pas faite pour nous.

Si vous commencez à ressentir une obligation à méditer suivie d’un sentiment de frustration et de culpabilité lorsque vous sautez une séance, c’est qu’il est temps de repenser le ‘focus’ de votre méditation. Méditer n’est pas une obligation.

Parfois, on se dit « il faut que je médite, pour être une meilleure personne ; pour le bien de ma famille ; pour l’humanité ; pour la planète » Et c’est vrai que méditer régulièrement nous permettra de vivre plus en accord avec nous-mêmes et avec le monde autour de nous. Mais la véritable méditation ne vient pas d’un sentiment de devoir, mais d’un sentiment d’amour. Amour pour soi, amour pour les autres, et amour pour la vie.

Méditer c’est une manière de témoigner notre gratitude pour la vie, en lui portant toute notre attention.  C’est comme avec un enfant, pour lui transmettre notre amour, il suffit d’être pleinement présent avec lui. Lorsqu’on médite à partir des sentiments d’amour et d’appréciation, il n’y a pas de contrainte ou d’obligation. Il est utile de régulièrement raviver ces sentiments pour persévérer dans notre pratique.

3. Vouloir récolter les fruits avant l’ouvrage

La troisième résistance vient d’un facteur plus insidieux que les deux précédents, car il s’immisce dans notre pratique sans qu’on puisse le voir arriver. Voilà comment cela se passe généralement. On commence la pratique de la méditation, et l’on va en ressentir certains bienfaits. Cela ouvre les portes vers de grandes perspectives. On se dit que ça fait beaucoup de bien, et qui si on médite régulièrement, on va se sentir de mieux en mieux. Cette projection nous est agréable et nous paraît bien réelle. Après tout, si on a réussi à faire quelques séances avec succès, on devrait sans mal pouvoir continuer.

Mais vient le jour, où un soir (ou une mâtinée), on n’a pas envie de méditer. On se dit alors que ce n’est pas grave, car nous sommes encore connectés à notre agréable projection. On pense méditer le lendemain, mais la même chose se passe. Puis petit à petit, on prend conscience que rien n’est acquis et qu’il y a encore tout à faire pour ressentir à nouveau le sentiment de quiétude que l’on a pu avoir. Cela peut suffire à nous décourager et à nous faire décrocher de notre pratique. C’est d’ailleurs souvent à cause de ce troisième obstacle que beaucoup de personnes commencent à méditer pendant quelques jours, apprécient l’expérience, mais finissent par abandonner. Quelques mois plus tard, on retente l’expérience.

Prendre conscience de ces 3 facteurs de résistance va nous aider à persévérer dans notre pratique. Vous pouvez également lire l’article comment allier persévérance et lâcher-prise.

source photo: Mike Watson/moodboard/Corbis

Participez

Quelle est pour vous la plus grande résistance ? Comment allez-vous faire pour la gérer ? Merci d’utiliser la zone commentaire pour partager votre expérience ! Cela sera bénéfique pour tout le monde.

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Préparer le Corps

Douleur Plexus Solaire

3 exercices pour relâcher le plexus solaire

Merci à la question d’un lecteur du blog, j’ai fait cette vidéo pour partager avec vous comment gérer la douleur au niveau du plexus solaire. Lorsque l’on médite, on prend conscience des tensions et douleurs présentes dans le corps. Le plexus solaire qui se trouve dans la partie basse du sternum est une zone particulière, car lorsqu’elle devient douloureuse, cela s’accompagne souvent d’émotions désagréables : sentiment d’anxiété, de tristesse, d’étouffement, etc.

Dans cette vidéo vous allez découvrir pourquoi le plexus solaire peut devenir douloureux, et 3 exercices pour relâcher cette zone. 

Enrichissez la vidéo à travers votre expérience en répondant à ces questions dans la zone commentaire : Ressentez-vous parfois des douleurs au niveau du plexus solaire ? Quelle émotion s’y rattache le plus ?

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Préparer le Mental Reprendre Confiance en Soi

Ce Que Nous Apprennent les Conseils Que l’on Donne à Nos Proches

Il nous est tous arrivé un jour de donner un conseil inspiré à un proche ou à une connaissance. Par ‘inspiré’, j’entends un conseil sincère et percutant à la fois. Un conseil qui vient du cœur et qui semble toucher la source du problème. Et si, ces paroles étaient d’abord pour nous ?  Et si ce conseil que l’on a partagé s’adresse fondamentalement à nous ? Découvrons dans cet article comment notre perception de la situation des autres peut nous aider à mieux comprendre notre vie.

Voyage à Fès et conseil sincère

Il y a quelques années de ça, j’ai été à Fès, au Maroc, pour le festival de musique sacrée. J’ai eu l’opportunité de rencontrer de nombreuses personnes, notamment des chanteurs. Et parmi ces nouvelles rencontres, il y avait une jeune femme avec qui j’ai sympathisé. Lors d’une discussion, elle m’a demandé mon avis sur un problème qui l’a préoccupé. La réponse que je lui ai donnée n’était pas celle qu’elle voulait entendre. Elle se trouvait en effet dans une situation professionnelle difficile, et elle devait faire un choix qui impliquerait des sacrifices. Cela me paraissait évident, et tout en essayant d’être aussi bienveillant que possible je lui donné mon point de vue sur son dilemme.

Une grande claque !

2 semaines plus tard, de retour en France, j’ai repensé à cette discussion. J’ai eu l’impression de me prendre une claque sur le visage ! Le conseil que je lui avais donné s’adressait tout autant à moi, et cela avec grande force.

Je m’éloignais de ce qui m’importait le plus

J’étais, à cette époque, dans une dynamique inconfortable au niveau du travail, et je laissais trainer cette situation depuis plusieurs mois. Mon cabinet s’était agrandi, ainsi que le nombre d’employés, et j’avais des frais de fonctionnement mensuels qui devenaient de plus en plus lourds, et beaucoup de ces frais étaient superflus. Faire fonctionner le cabinet était devenu source de stress. J’avais continué dans ma logique de croissance sans réaliser que je m’éloignais de ce qui m’importait réellement : un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, entre donner et recevoir.

Effet miroir

Les conseils que j’avais donnés à cette jeune femme s’appliquaient parfaitement à mon problème. J’avais un choix à faire et ce choix impliquait d’abandonner des choses auxquels j’étais attaché, mais qui étaient devenues sources de stress. Cela me paraissait désormais si évident que je ne pouvais plus ignorer ma situation. Si bien que dans les 2 mois qui ont suivi, j’ai pris des décisions importantes qui ont réajusté la direction de ma vie professionnelle. Pourquoi n’avais-je pas pris plus tôt conscience de ma condition ? Pourquoi est-il plus facile de voir là où ça bloque dans la vie d’une personne, alors qu’on a souvent du mal à avoir de la visibilité sur notre propre vie ?

Difficile de voir en soi

On traverse parfois des périodes dans notre vie où l’on subit un mal-être sous-jacent sans en comprendre l’origine. Lorsqu’on essaie de creuser, cela fait émerger des doutes, des questionnements et des émotions, et tout cela est souvent désagréable. On va alors préférer remettre ces questions à plus tard, car on ne se sent pas suffisamment d’attaque pour y faire face. Pourtant, il suffirait d’un peu de présence, d’un peu de lucidité pour se dégager de notre enlisement. C’est là que notre rapport aux autres peut être d’une grande aide.

Mettre en lumière notre propre situation en observant celle des autres

Lorsque l’on est face à la vie d’une personne, il est plus facile de mettre le doigt sur la source de son problème. Pourquoi ? Car on n’a pas à gérer la charge émotionnelle que l’on va avoir lorsque l’on va réfléchir à notre propre vie. On pourra voir avec plus d’objectivité les choix qui se présentent à cette personne. De plus, lorsqu’un comportement particulier chez quelqu’un nous saute aux yeux, c’est qu’on porte en soi une dynamique similaire.

On voit chez l’autre ce que l’on porte en soi

On dit souvent que les autres sont notre miroir. En effet, ils vont faire résonner en nous des attitudes que l’on partage avec eux. Une personne en colère va ‘s’accrocher’ avec une autre personne en colère. Une personne triste va être touchée par la tristesse d’une autre. On voit chez l’autre ce que l’on porte en soi.

En conclusion

Lorsqu’on donne un conseil avec compassion, il s’adresse à l’autre, mais aussi à soi même. On s’adresse à la partie en nous qui souffre et qui ne veut pas entendre. La prochaine fois que vous apportez votre soutien à un proche, tourner ses mêmes paroles vers votre vie. Vous serez surpris à quel point, elles seront pertinentes.

Source photo: Redshorts/Corbis

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Comment Méditer Podcast

Méditer sur l’Amour Altruiste

Les bienfaits de ressentir l’amour altruiste

amour altruiste

Selon le bouddhisme, exprimer la compassion et la bienveillance représente la manière d’être la plus satisfaisante qui soit. Certaines personnes ressentent spontanément un amour altruiste pour autrui, alors que d’autres personnes restent repliées sur elles-mêmes et ont du mal à considérer le bien d’autrui comme un but fondamental. La plupart d’entre nous vacillent entre le sentiment de compassion et celui d’indifférence.

Découvrons comment cultiver l’amour altruiste selon la tradition bouddhiste.

Comment méditer sur l’amour altruiste ? La première étape consiste à prendre conscience qu’on aspire au bonheur et que l’on redoute la souffrance. La seconde étape est de réaliser que tous les êtres partagent ces aspirations. Ensuite, c’est de réaliser que ce qui nous rendra le plus heureux et nous empêchera de souffrir, c’est de développer en nous l’amour altruiste, la compassion et la joie devant le bonheur d’autrui.

Méditer sur l’amour altruiste

Installez-vous confortablement sur une chaise ou sur un coussin de méditation. Commencez par prendre conscience du flot de la respiration. Ressentez la fraîcheur de l’air en inspirant et les mouvements de l’abdomen et de la poitrine. Au bout de quelques cycles respiratoires, imaginez un enfant qui s’approche de vous avec un regard joyeux et plein d’innocence. Il vient poser sa petite main sur votre épaule. Vous lui caressez sa joue avec tendresse et le prenez dans vos bras en ressentant un amour et une bienveillance inconditionnels. Laissez-vous baigner dans cet amour qui ne veut rien d’autre que le bien de cet enfant.

Méditer sur la compassion

Vous pouvez également méditer sur le sentiment de compassion. Pensez à un proche (ça peut être une personne de votre passé) qui souffre ou a beaucoup souffert. Mettez-vous à sa place. Connectez-vous à  sa douleur, à ses inquiétudes et à ses peurs. Il se peut que vous ressentiez un sentiment d’angoisse et d’impuissance. Maintenant, permettez-vous de ressentir l’amour que vous avez pour cette personne.  Imaginez-vous prendre cette personne dans vos bras pour la réconforter. Remplacer votre tristesse pour elle par votre amour pour elle. Souhaitez du fond du cœur qu’elle cesse de souffrir.

Méditer sur la réjouissance

Dans cette méditation, vous allez penser aux personnes qui vous ont touché par leur courage et leur bienveillance. Cela peut être une personne à qui vous avez fait du mal, mais qui n’a envers vous aucun ressentiment. Cela peut être une personne que vous admirez pour sa dévotion envers les autres, ou encore une personne qui a du succès dans la vie, mais qui est restée humble et accessible. Réjouissez-vous de leur accomplissement et souhaitez que leur qualité demeure et s’accroisse. Cultivez la faculté d’apprécier la joie d’autrui. Cela constitue le meilleur remède contre l’envie et la jalousie qui sont des sentiments qui reflètent l’incapacité à se réjouir du bonheur des autres.

 amour altruiste ricard

Ces 3 méditations vont nous aider à réveiller l’amour altruiste que l’on porte en nous. Lorsque l’on est dans cet état d’ouverture, on est pleinement présent. Selon la tradition du bouddha, se reconnecter régulièrement à la compassion et à l’amour va graduellement nous libérer de la souffrance.

Essayez de méditer sur l’amour altruiste et partagez votre expérience.

Découvrez plus d’article sur Comment Méditer.

L’Art de Méditer de Matthieu Ricard.

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Podcast Préparer le Corps

Pourquoi ‘se reposer’ ne marche pas ?

‘se reposer’ et ‘se ressourcer’, deux actes différents

Vous êtes nombreux à m’écrire à propos de la difficulté à vous détendre. Le mental semble toujours actif, et vous n’arrivez pas à vous distancier de votre dialogue interne. Dans ce cas, il est important de se ressourcer, corps et esprit, avant même de pouvoir apaiser le flot des pensées. Et, comme nous allons le découvrir, se ressourcer ne veut pas dire se reposer, cela serait même le contraire.

Élise revient chez elle

Élise revient chez elle après une longue journée de travail. Ce matin, elle était arrivée en retard à la pharmacie, car elle avait eu un grand mal à trouver une place de parking. Exaspérée, elle avait serré tellement fort le volant de sa voiture qu’elle s’était fait mal au cou. Toute la matinée, elle a dû servir les clients avec un cou raide et douloureux. Les 45 minutes pour déjeuner et une salade aussi fade que la couleur de ses tomates ne lui ont pas vraiment permis de se détendre.

L’après-midi fut stressante. Mais rien de nouveau là, car la politique de la pharmacie était de donner une commission aux pharmaciens selon les ventes qu’ils faisaient. Élise n’aimait pas l’ambiance que cela créait entre elle et ses collègues. Cela faisait 6 mois qu’elle avait débuté dans cette pharmacie, et elle ne s’y sentait toujours pas à l’aise.

En ouvrant la porte de chez elle, elle lâcha un court soupir. Enfin à la maison. Elle n’avait qu’une envie : Se mettre en survêt, et se poser devant la télé. Elle était fatiguée physiquement et mentalement, et elle avait besoin de souffler.

Stressé et fatigué, faut-il se reposer ?

Nous sommes nombreux à devoir, comme Élise, gérer un quotidien source de stress et de tension. En fin de journée, le corps semble saturé et vidé de son énergie. Le besoin de « se reposer » se fait alors fortement ressentir. Mais voilà, se poser devant la télé va au mieux nous maintenir dans notre état de fatigue, et plus probablement, accentuer la sensation d’être bas en énergie.

Se reposer ne permet pas de se ressourcer. On déplace juste notre corps d’un cadre stimulant et stressant, à un cadre plus calme. Mais cela ne va pas nous aider à nous détendre et à nous régénérer. En effet, le corps qui a souffert toute la journée de ne pas suffisamment bouger et respirer, a justement besoin de faire cela. Et ce n’est pas assis sur le canapé qu’il pourra le faire.

 Tapis de sport dans le placard

Élise a dans sa bibliothèque des DVD de yoga, et elle a un tapis de sport dans son armoire, mais elle se sent trop lasse pour faire des exercices. Pourtant, passer 20 minutes à s’étirer et à respirer lui ferait beaucoup plus de bien que les 2-3 heures qu’elle va passer assise devant son écran.

En effet, le corps a besoin de bouger et de respirer pour se ressourcer et se détendre. Lorsque le corps commence à se relâcher, l’esprit suit et on peut alors enfin se relaxer.

Voilà une méthode aussi simple qu’efficace pour ressourcer le corps.

S’allonger à même le sol

Il vous suffit d’un tapis et de 10 à 15 minutes de votre temps. Lorsque vous rentrez du travail ou avant de vous coucher, allongez-vous par terre sur votre tapis. Allongé sur le dos, faites les mouvements que vous voulez : Agrandissez-vous, attrapez vos genoux, levez le bassin (voir affiche exo ci-dessous), ou même simplement rester allongé sans bouger. Et respirez ! Sentez le mouvement de l’abdomen et de la poitrine lorsque vous respirez. Ressentez vos appuis sur le sol au niveau du dos et du bassin. Vous pouvez également utiliser des supports tels des coussins et des couvertures (voir Posture de Yoga de récupération) pour être plus confortable.

Le fait de vous allonger sur une surface ferme et d’approfondir votre respiration va permettre à la colonne vertébrale de se relâcher. Étant assis une grande partie de la journée, la colonne se tasse, et l’expansion de la cage thoracique se réduit diminuant l’apport d’oxygène. Ce simple exercice permet de détendre les muscles du dos et de mieux oxygéner notre organisme. Cela à son tour va améliorer la qualité du sommeil et nous permettre de mieux récupérer.

Note : Découvrez également la respiration carrée pour efficacement vous détendre.

Faites-le !

Le plus dur dans cet exercice c’est de décider de le faire. Après, ce n’est que du plaisir. Pouvoir s’étirer, ressentir son corps, et respirer font tellement de bien qu’au bout d’une minute vous serez ravie d’avoir pris le temps de le faire.

Et si vous pensez être trop fatigué pour le faire, c’est qu’il est urgent pour vous de le faire ! « Se reposer » ne marche pas. Avez-vous remarqué comment après une journée à ne rien faire on se sent encore plus fatigué, même parfois déprimé.

Le corps a besoin de bouger et de respirer pour faire circuler l’énergie en lui, faites-lui plaisir et prenez ces quelques minutes par jour pour vous ressourcez. Détendre le corps est le moyen le plus rapide de détendre l’esprit.

 Élise a fini par le comprendre

Élise a fini par le comprendre. À force d’être malheureuse dans son travail, elle a développé un mal de cou chronique. Cela l’a amené à suivre des soins de chiropratique et à faire des exercices à la maison. Elle a graduellement repris du poil de la bête. Elle a fini par décider de quitter son travail. Un choix judicieux, car quelques semaines plus tard, elle a trouvé un poste dans une petite pharmacie tenue par une famille où l’ambiance de travail était très agréable. Elle continue à apprécier ses soirées télé, mais avant de se poser sur le canapé, elle fait ses 10 à 15 minutes d’exercices, une routine dont elle ne veut plus se passer.

Quelques idées de mouvements que vous pouvez faire une fois allongé sur le dos.

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Bienfaits de la méditation

Culpabilité, lorsque tu nous tiens !

Comprendre et dépasser le sentiment de culpabilité

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La culpabilité est un sentiment qui nous coupe du moment présent. Elle sape notre énergie et elle est source de confusion. La culpabilité est souvent initiée de l’extérieure, mais nous l’alimentons de l’intérieur, et cela, souvent pendant des années. D’où vient le sentiment de culpabilité, quelles sont ses conséquences et que peut-on faire pour la dépasser ?

« Je suis triste »

Il y a quelques semaines, je me suis surpris à feindre la tristesse pour amener mon petit neveu de 4 ans à m’écouter. Il voulait monter jouer à l’étage, mais je devais le garder près de moi. Je me suis couvert le visage des mains : « je suis triste, car tu ne veux pas rester avec moi.» Il ne m’a pas vraiment cru, car il avait un petit sourire en coin. Mais il a tout de même joué le jeu, et en posant sa petite main sur mon bras, il m’a dit de ne pas être triste, car il était encore là.

Ma tentative de le faire culpabiliser s’est arrêtée là. Moi même je n’aime pas lorsqu’une personne essaie de me faire culpabiliser. Et surtout, j’ai conscience des dégâts que ce sentiment peut avoir sur notre bien-être. Je reste donc vigilant au fait de ne pas susciter la culpabilité chez autrui, et surtout chez les êtres qui me sont chers.

Un moyen redoutablement efficace

Pourtant il est vrai que la culpabilité est un moyen très efficace d’amener une personne à agir selon certaines règles. Au lieu de les confronter, « Tu devrais faire ça ; ne fait pas ça, ne fait pas ci », on met une graine en eux qui va faire le travail pour nous. Une fois que la culpabilité ‘a pris’ on n’a plus besoin de forcer la personne à agir contre son gré. En effet, lorsque la personne commence à s’éloigner du ‘droit chemin’, le sentiment de culpabilité qu’elle porte désormais en elle va susciter une peur qui va la ramener à ‘la raison’. Cette peur peut prendre plusieurs formes : la peur de déplaire, la peur de décevoir, la peur de faire de la peine, la peur d’être une mauvaise personne, etc.

La culpabilité est un moyen si efficace de diriger autrui qu’on la retrouve dans tous les domaines de notre vie.

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Famille, culture, relations… le sentiment de culpabilité est souvent présent

Culturel et familial : Les règles de vie, qu’ils soient de la société ou de la famille, portent souvent en eux une dimension morale. Tel comportement est considéré comme bien et tel autre comme mal.

Religion : On retrouve également cela dans l’enseignement religieux où les notions de bien et de mal sont fortement présentes.

Relationnel : Notre rapport à nos parents, à notre conjoint(e), ou encore à nos enfants est souvent imprégné de culpabilité. On a l’impression d’en faire trop, ou pas assez ; de ne pas être assez bien dans notre rôle de fils, fille, père, mère, ou amant.

Santé physique et morale : on culpabilise même par rapport à notre état d’être : « Je suis désolé d’être triste, d’être fatigué, de ne pas être motivé, … »

La culpabilité est donc comme une graine que quelqu’un sème en nous. Nos parents, nos enseignants, et la société sèment cette graine en voulant notre bien, en espérant nous protéger et en souhaitant nous donner les chances de réussir. Mais ce moyen de transmettre est basé sur la peur, et la peur finit toujours par nous éloigner de notre nature véritable. Quelles sont les conséquences de voir le monde à travers le filtre de la culpabilité ?

 Vivre avec le sentiment de culpabilité

Une prison imaginaire

Les sentiments de culpabilité nous limitent dans nos possibilités. Ils nous forcent à suivre un chemin qui n’est pas toujours le nôtre. Avec la culpabilité vient une sorte de superstition. Dès qu’une personne s’éloigne de ce qu’elle croit être bien, puis qu’elle fait face à un obstacle, elle risque de percevoir ça comme une ‘punition‘,  car elle a ‘fauté’.  Il est déjà difficile de sortir de sa zone de confort, d’affronter le changement. Si en plus, on ne cesse de se dire que « c’est mal, qu’on ne devrait pas », on risque de se retrouver coincé dans une vie étroite que l’on n’a pas choisi, et qui ne nous convient pas.

Ressentiment et rejet

Un des autres effets de la culpabilité c’est le risque de rejeter notre passé. Une personne qui subit un fort sentiment de culpabilité au quotidien va vouloir fuir cette souffrance. Elle risque alors de rejeter les personnes avec qui elle associe sa culpabilité en espérant la diminuer. Elle va transformer la culpabilité en un sentiment de ressentiment, voire de haine. Ce scénario arrive souvent dans les familles où l’un des parents est très culpabilisant. L’enfant se sent étouffer et va chercher à s’éloigner. Plus il fait cela et plus le parent va le faire culpabiliser pour le garder auprès de lui. On voit comment cette dynamique risque de créer une rupture douloureuse. Une personne risque donc, pour ne plus subir l’emprise de la culpabilité, de rejeter des personnes qu’elle aime.

Confusion

Ressentir de la culpabilité est également source de confusion. En grandissant on réalise que nos parents ne sont pas parfaits, que les croyances que l’on nous a transmises sont parfois bancales, que notre vision de ce que la vie devait être à 30 ans (ou à 40, 50, ..) ne corresponds pas du tout avec notre réalité. En d’autres termes on ne sait plus ce qui est souhaitable ou à éviter, ce que l’on devrait faire ou ne pas faire. Et même si on continue à se laisser guider par notre culpabilité, on réalise que le monde autour de nous ne semble plus fonctionner avec les mêmes règles. Tout cela est source de confusion et d’inquiétude voir d’angoisse.

Comment dépasser le sentiment de culpabilité ?

L’important est de mettre en lumière notre sentiment de culpabilité, puis d’aller voir plus en profondeur, ce qui s’y cache derrière.

Découvrez en bas de l’article un exercice sous forme de 4 questions.

 Aller au fond du puits

Le sentiment de culpabilité nait du besoin de plaire (convenir, faire plaisir) à une autorité, personnifiée ou abstraite, tels nos parents, notre patron, la société, ou encore Dieu. Derrière ce sentiment de culpabilité, il y a donc toujours la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être une personne bien, et ultimement de se retrouver seul, abandonné. En d’autres termes, on a besoin de l’approbation d’une autorité pour exister.

Mais voilà, vous existez, indépendamment des notions de bien et de mal. Il suffit de ramener son attention sur le flot de sa respiration pour en prendre conscience. Lorsqu’on revient vers soi, le sentiment de culpabilité se dissipe, car il n’a plus d’emprise. Lorsque l’on est dans le moment présent, on se sent exister. La vitalité que l’on ressent alors balaie le besoin de reconnaissance. On réalise que tout est déjà là, que l’on n’a pas besoin d’agir de telle ou telle façon pour exister. La culpabilité et les peurs qu’elle cache laissent alors place à un sentiment de bienveillance que l’on ressent envers soi et envers les autres.

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Inspirer plutôt que faire culpabiliser

Lorsque l’on se libère du sentiment de culpabilité, on réalise qu’il y a des moyens bien plus sains d’éduquer et de transmettre. Il est de rappeler sans cesse à l’autre qu’on l’apprécie et qu’on l’aime malgré ses faiblesses et ses doutes.  Il est d’inspirer l’autre à agir selon son cœur et non selon ses peurs. Ce qui est intéressant c’est qu’une personne qui agit selon son cœur aura tendance à se faire du bien et à faire du bien aux autres.

Conclusion

Si aujourd’hui vous avez conscience que le sentiment de culpabilité est bien présent dans votre vie, c’est une opportunité d’aller plus en profondeur en vous même. Saisissez ce sentiment et suivez-le pour voir ce qu’il cache. Est-ce la peur de ne pas être une personne bien ? de vous retrouver seul ? Touchez du doigt cette peur imaginaire, puis ramenez votre attention sur l’instant présent. Si vous faites cela pendant quelques jours, le sentiment de culpabilité perdra peu à peu son emprise sur vous.

Méditer régulièrement vous aidera ensuite à approfondir cet état d’être qui est un état libre de peurs et de jugements.

C’est très libérateur de vivre sans avoir besoin de l’approbation d’une figure d’autorité.  On ne va pas pour autant faire n’importe quoi. Bien au contraire, agir à partir de cet état, nous permet d’être plus authentiques et de mieux contribuer au monde.

Participation et ressources

Quel est l’aspect de cet article qui vous a le plus parlé? (utilisez la zone commentaire pour répondre)

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Vous trouverez ci-dessous un exercice pour dépasser le sentiment de culpabilité sous forme de 4 questions et une vidéo qui vous montre comment l’utiliser.

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Bienfaits de la méditation Podcast

Comment Développer Sa Créativité ?

Développer sa créativité nécessite un subtil mélange de lâcher-prise et de vigilance, de disponibilité et de concentration. La création n’est pas le fruit de la volonté, elle émerge lorsque l’on est capable de créer suffisamment d’espace en soi pour qu’elle puisse s’exprimer.  Qu’est ce que j’entends par « créer de l’espace en soi » et comment le faire ?

 Faire place à l’inconnu

Écrire, peindre,  créer une chorégraphie, réfléchir à un projet professionnel ou simplement prendre une décision nécessite une certaine créativité. À l’opposé d’un acte machinalement répété –  physique ou intellectuel – où le résultat est connu, l’acte de créer sous-entend un résultat inconnu et nouveau.

Lorsque je m’installe pour écrire un article, j’ai une vague idée des notions que j’aimerais présenter. Je ne vais pas de A à B avec un plan précis comme l’on suivrait une recette de cuisine à la lettre. Je commence avec un certain état d’esprit, un sentiment, une idée, puis j’entreprends d’avancer pas à pas dans le processus d’écriture. L’article se construit à travers moi, plutôt que par moi.

Un mélange de lâcher-prise et de contrôle

Ce processus de création fait appel à un mélange de vigilance et de disponibilité. La vigilance me permet de garder une certaine cohérence dans mon travail. Elle fait appel à mon expérience de l’écriture et à mon envie de présenter le contenu d’une manière simple et logique. Elle donne la structure sur laquelle va se construire le contenu.

Le contenu, quant à lui, émerge d’un état de disponibilité. Je tends « l’oreille de l’esprit » et je me rends disponible à recevoir les idées, les mots et les phrases. Je suis pleinement présent et je ne pense pas au résultat final. C’est ce mélange d’ouverture et de structure qui semble créer l’espace en soi pour pouvoir accueillir de nouvelles idées.

On ne peut pas pourchasser la créativité, on peut juste l’accueillir

Si cet état de disponibilité facilite la créativité, il n’est pas toujours facile à atteindre. Le boucan du mental rend souvent difficile l’écoute vigilante nécessaire à la création. Si l’on a mille choses en tête lorsqu’on s’installe pour créer on risque de rapidement ressentir de la frustration. On risque alors de « forcer » le travail pour finir avec un résultat qui est peu satisfaisant, car pas authentique.

Dans ce cas, il est utile d’apprendre à faire le calme en soi à travers la méditation et l’exercice physique. Cela nous préparera à nous rendre disponibles lorsque c’est nécessaire. Car dans nos quotidiens surchargés, basculer d’un état de tension à un état de créativité nécessite un certain temps. Et comme nous sommes nombreux à en manquer, cette transition se fait difficilement et l’on renonce alors à écrire, à peindre, à créer… Ce qui est fort dommage, car créer est un acte fondamental pour le bien-être de chacun.

 Créer est fondamental pour notre bien-être

Pouvoir exprimer sa créativité est non seulement agréable, c’est libérateur. Lorsque l’on est dans un processus créatif, l’égo, la fierté, et les inquiétudes se dissipent pour laisser place à une joie naturelle. Celle d’agir en harmonie avec notre sensibilité et nos talents.

Pourquoi devons-nous tous utiliser notre puissance créatrice ?… Parce qu’il n’y a rien qui ne rende les gens si généreux, si gais, si vivants, si hardis et si compatissants, si indifférents à la guerre et à l’accumulation d’objets et d’argent.

Brenda Uela (1891 – 1985 ; écrivain et journaliste américaine)

citation créativitéMéditer régulièrement nous permettra de bien plus rapidement basculer dans un état de disponibilité. On pourra alors trouver des créneaux dans sa semaine pour pouvoir exprimer l’énergie unique que l’on porte en soi. L’agréable sentiment d’accomplissement qui naît d’une journée où l’on a exprimé sa créativité nous montre à quel point c’est un acte essentiel à notre bien-être.

Avez-vous apprécié cet article ? Partager vos impressions en répondant à la question : « Pourquoi est-ce important d’exprimer sa créativité »

Photo: Photographe Peter M. Fisher ; Jeune femme confectionnant une bottine dans son atelier.

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Préparer le Mental

Résolutions Nouvelle Année, Y-Croyons Nous Vraiment ?

Qui n’a jamais posé, comme à chaque début d’année, ses « bonnes » résolutions, avec, cette fois-ci, la ferme intention de s’y tenir ? Pourtant, immanquablement, tous les ans, nous recommençons. Et si, justement, la démarche ne consistait pas à poursuivre nos résolutions coûte que coûte, mais plutôt à réfléchir à ce que l’on aimerait réellement changer.

Chaque début d’année, nous nous promettons plus ou moins les mêmes choses, nous décidons de changer certaines de nos habitudes, nous nous fixons des objectifs. Mais, pour la plupart d’entre nous, ces souhaits passent rarement le cap de la mi-janvier. J’ai demandé leurs points de vue à deux professionnels en développement personnel, afin de comprendre pourquoi nous sommes si nombreux à faire des projets en début d’année, pourquoi il est souvent difficile d’amener à bout ces résolutions et comment, enfin, rendre tangibles nos aspirations.

Pourquoi avons-nous tendance à prendre des résolutions en début d’année ?

Nicolas Proupain : La fin de l’année calendaire est également la fin d’un cycle biologique. Le solstice d’hiver, le 21 décembre, est la nuit la plus longue et représente le terme d’une année avant la renaissance. Cette « mort » résonne avec la peur inconsciente de notre propre mort et le sentiment de ne pas avoir fait ce qui nous est essentiel. Il n’est alors pas étonnant que de si nombreuses personnes ressentent le besoin de faire des changements au cours de cette période de transition.

Caroline Lambert : Effectivement, la fin d’une année est une date butoir, où beaucoup d’entre nous en profitent pour dresser un bilan du passé. Cela génère également un nouvel élan où l’on va se projeter dans un futur agréable et décider certains changements que l’on aimerait faire.

Pourquoi, dans la majorité des cas, retombe-t-on dans « la routine » avec un certain sentiment d’impuissance ?

N. Proupain : Parce que beaucoup de personnes n’ont pas suffisamment de visibilité sur leurs vraies valeurs. Leurs résolutions naissent de la recherche d’un idéal plutôt que du désir de faire ce qui est important pour eux. On veut faire du sport pour ressembler aux jeunes femmes des magazines, on décide d’arrêter de fumer pour faire plaisir à nos proches, on se promet de passer plus de temps à lire pour être cultivé, et ainsi de suite. En d’autres termes, on s’injecte des valeurs extérieures. Pourquoi agissons-nous ainsi ? Parce que la majorité des gens s’attache au regard des autres dans le souci d’être accepté et aimé, quitte à négliger ce qui important et vrai pour eux. Invariablement, ces changements que l’on veut mettre en place génèrent alors du stress ce qui, dans la plupart des cas, nous amène à y renoncer.

C. Lambert : Dans bien des cas, les résolutions restent du domaine du rêve, plutôt qu’un projet concret. Avant même le 31 janvier, on abandonne notre objectif auquel nous n’avons d’ailleurs jamais vraiment cru : « Si je n’y suis pas arrivé dans le passé, pourquoi le pourrais-je maintenant ? » Il y a trois raisons à ce manque de succès. Tout d’abord, le souhait est rarement suivi d’une mise à l’action. Ceci est souvent dû à des blocages et à des peurs inconscientes. Ensuite, la personne n’est pas efficacement soutenue dans son projet. Enfin, l’individu ne prend pas en compte les obstacles potentiels qui peuvent se présenter.

 Comment faire pour concrétiser un objectif ?

N. Proupain : Les résolutions « non justes » sont souvent associées à l’impression de sacrifice ou d’effort. Alors que, lorsque l’on se lève le matin pour faire des choses qui nous inspirent, que l’on aime, l’action devient naturelle et sans effort, donc sans raison de s’arrêter. L’essentiel est de déterminer ce qui est vrai et juste pour soi, ce que nous aimerions vraiment. L’important n’est pas de savoir comment suivre nos résolutions, mais plutôt d’identifier celles que nous souhaitons réellement vivre. C’est seulement ainsi qu’un changement fondamental peut avoir lieu dans notre vie, et cela bien au-delà de la nouvelle année : celui d’une nouvelle vie.

C. Lambert : Pour qu’une résolution ne reste pas un souhait et se concrétise, il est nécessaire qu’elle suive l’acronyme SMART. L’objectif doit être Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et réalisé dans un certain Timing. Une jeune femme est venue me consulter avec le désir de « changer ma vie car je ne suis pas bien ». Ne sachant pas vraiment quoi faire, elle n’est jamais passée à l’action. De plus, à chaque fois qu’elle entreprenait un changement, la résistance de son entourage, son principal obstacle, l’amenait à douter et à rebrousser chemin. Je l’ai aidée à préciser sa demande. « Je veux changer » est devenu « je veux avoir plus confiance en moi », puis « j’aimerais pouvoir dire non à mes beaux-parents ». En clarifiant d’avantage, un objectif mesurable et atteignable a fait surface : «Je désire créer ma boîte.» C’est ainsi qu’on a pu, avec cette personne, mettre en place de réelles stratégies afin de concrétiser ce souhait.

Article de Moutassem Hammour initialement publié dans Vitalité et Bien-être, Hivers 2007.

Bio

résolution nouvelle annéeNicolas Proupain – Diplômé « Doctor of Chiropractic » aux États-Unis, il exerce la chiropratique en région parisienne depuis 17 ans. Formé également en développement personnel, il présente depuis 12 ans des week-ends abordant la connaissance de soi. Nicolas Proupain est l’auteur du livre « Devenez ce que vous êtes », éditions ESF. Pour plus d’info : www.trouversavoie.com

résolution nouvelle annéeCaroline Lambert – Titulaire d’une maîtrise de science de gestion de finances (Université Paris Dauphine), Caroline Lambert change d’orientation pour faire des études au Parker College (États-Unis), où elle obtiendra son doctorat en chiropratique. Sur les 13 dernières années, Caroline a fait plusieurs formations en développement personnel et, depuis 3 ans, se spécialise, en coaching de vie.

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Bien-être Physique Bienfaits de la méditation MBSR

Comment Trouver le Sommeil Grâce à la Méditation

Méditer Pour Mieux Dormir

Une mauvaise nuit de sommeil et le lendemain nous sommes fatigués et plus facilement irritables. Que se passe t-il alors après deux, trois, ou quatre mauvaises nuits ? ou mêmes après plusieurs semaines de sommeil perturbé ? C’est toute notre qualité de vie qui s’en trouve profondément affectée. Un bon sommeil est l’un des piliers pour une bonne santé physique et morale. Méditer régulièrement a le potentiel de nous redonner accès à de bonnes nuits récupératrices. Voilà comment.

 Je dors moins bien qu’à mon habitude

Depuis une semaine, je dors moins bien qu’à mon habitude. Je travaille en ce moment sur la création d’une formation en ligne, et j’ai mille idées qui se bousculent dans ma tête concernant le contenu et la structure de cette formation. Le soir au lit, je ne peux m’empêcher de continuer à y réfléchir. J’ai sommeil et j’ai envie de dormir, mais mon mental continue à sauter avec ferveur d’une idée à l’autre.

Un mental agité nous empêche de dormir

La plupart des problèmes d’insomnie sont associés à la présence d’un mental hyperactif. Certaines personnes ont du mal à s’endormir à causes des pensées qui tournent dans leur tête. D’autres s’endorment rapidement mais se réveillent dans la nuit en train de réfléchir. Très souvent, les pensées génèrent des émotions et parfois de l’anxiété. Cela créé une agitation en soi qui rend l’endormissement très difficile.

 Pensées heureuses ou malheureuses, même problème

Dans mon cas, mon dialogue intérieur n’était pas anxiogène. Au contraire, j’étais pris dans des pensées qui me plaisaient et qui me motivaient. Mais cela créait tout de même une agitation en moi qui m’empêchait de dormir. Après quelques nuits (et des journées au ralenti) de ce régime, j’ai pris conscience que mes pensées pouvaient attendre le lendemain matin et que je préférais dormir d’un bon sommeil. Lorsqu’une fois au lit mon attention repartait dans mes projets, je la rattrapais pour la ramener sur ma respiration, mais sans la brusquer !

 Prendre un enfant par la main

C’est comme avec un enfant qui ne veut pas vous suivre. Il est plus efficace de lui donner de l’espace tout en lui faisant comprendre que l’on est là et qu’il est temps de partir. Ensuite, on peut le prendre par la main et l’amener avec nous sans trop de résistance. C’est beaucoup mieux que de l’arracher à ses jeux en lui disant « aller, c’est l’heure de partir ! ».

De même avec nos pensées, on peut les observer d’une façon bienveillante. « Je sais que tu as hâte d’avancer dans tes projets, mais mieux vaut dormir tôt pour être frais et dispo demain matin ». Ensuite seulement, l’on pourra se caler sur le mouvement de sa respiration.

 Méditer au lit

Cette méditation au lit est très efficace, car elle décroche le mental suffisamment longtemps pour nous permettre de nous endormir. Dans mon cas, quelques respirations conscientes et … dodo. Parfois, je repartais dans mes pensées, mais j’en prenais conscience rapidement. Je revenais alors sur le flot de la respiration et cette fois-ci je m’endormais rapidement.

Le fait que je médite régulièrement a créé les fondations pour pouvoir efficacement décrocher du mental et dans ce cas pouvoir mieux dormir. En effet, la pratique de la méditation favorise la capacité à se détendre. Une analyse de plusieurs études scientifiques sur les effets de la méditation sur l’insomnie montre que méditer améliore considérablement la qualité du sommeil. Voir plus bas pour le résumé de cette analyse.

 De rapides effets sur la qualité du sommeil

Les bienfaits de la méditation concernant le sommeil apparaissent relativement rapidement. Une autre étude publiée dans le journal Neuropsychobiology (2012) a évalué 20 participants sur une période de 8 semaines : 9 d’entre eux méditant déjà depuis des années, et 11 novices ayant suivi une formation sur la méditation pendant 8 semaines. Dans les deux groupes, on a pu observer une diminution du taux sanguin de cortisol (hormone de stress) le matin avec les anciens méditants ayant un taux plus bas. Les novices découvrant la méditation ont constaté une amélioration de leur sommeil après les 8 semaines de méditation.

Note: Découvrez aussi la respiration carrée pour efficacement se détendre avant de se mettre au lit.

 Des adolescents qui dorment mieux

La méditation semble également aider une population fragile émotionnellement : les adolescents. Une étude conduite par Bootzin et Stevens (2005) a été menée auprès de 55 adolescents (âgés de 13 à 19 ans) souffrant de problèmes de sommeil. Pendant 6 semaines, ces adolescents suivirent un programme de méditation. Les auteurs de l’étude ont constaté une amélioration significative dans ces 4 paramètres :

–       Diminution de l’insomnie

–       Moins d’inquiétudes et d’angoisse durant la nuit

–       Amélioration dans la qualité du sommeil

–       Amélioration dans la durée du sommeil

Conclusion

Méditer offre une solution naturelle (immensément plus saine que l’utilisation de somnifère) à un trouble qui concerne occasionnellement un tiers de la population, et chroniquement 10 % de la population*.

S’il y a plusieurs facteurs (problèmes de digestion, apnée du sommeil, impatience dans les jambes, etc.) pouvant perturber le sommeil, dès lors que l’on subit un mental hors de contrôle la nuit, apprendre à méditer va constituer une aide précieuse pour améliorer la qualité de nos nuits et par extension celles de nos journées.

À quoi pensez-vous la nuit ? Travail, relations, projets, décision à prendre, conflit ? Enrichissez cet article en partageant votre expérience dans la zone commentaire.


Les effets de la pleine conscience (MBSR) sur les troubles du sommeil : Revue de la littérature scientifique

The effects of mindfulness-based stress reduction on sleep disturbance: a systematic review.

(PMID:18005910)

Winbush NY, Gross CR, Kreitzer MJ

Department of Family Medicine and Community Health, University of Minnesota, Minneapolis, MN, USA. winbu002@umn.edu

Explore (New York, N.Y.) [2007, 3(6):585-591]

 Introduction : Les troubles du sommeil sont associés à une perte de santé. Certaines réflexions caractérisées par le stress et les inquiétudes peuvent causer, ou contribuer à des problèmes de sommeil. Cette étude a voulu évaluer le fait que le sommeil pouvait être amélioré par la pratique de la pleine conscience (MBSR). Pour cela, une revue de la littérature scientifique sur la méditation et le sommeil a été faite

Résultats : sur 7 études cliniques portant sur l’effet de la méditation sur le sommeil, 3 études ont révélé une légère amélioration du sommeil chez les personnes qui méditent comparé aux groupes contrôles. Les 4 autres études ont observé une amélioration considérable dans la qualité et la durée du sommeil chez les personnes qui ont suivi le programme de méditation.

Conclusion : Il y a des évidences suggérant que la pratique de la pleine conscience était associée à une amélioration du sommeil, et que les pratiquants de MBSR expérimentaient moins de pensées anxiogènes durant la nuit.

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Posture de Yoga Préparer le Corps

Pourquoi Faut-Il S’étirer Pour Pouvoir Mieux Méditer ?

Plusieurs personnes m’ont posé cette question. Ils ne voyaient pas la relation entre l’exercice du corps et la pratique de la méditation. Comment en effet le fait de mettre du mouvement dans les articulations et les muscles du corps peut nous aider à calmer le mental.

Bouger le corps dans sa pleine amplitude offre plusieurs bienfaits

Tout d’abords il nous aide à maintenir confortablement une posture immmobile. Si l’on est tendu musculairement, il devient difficile de rester immobile plus que quelques minutes à la fois. La souplesse des tissus du corps va nous permettre  de nous installer plus confortablement et plus durablement dans la position de notre choix.

Ensuite, les étirements et le yoga (asana) en particulier vont améliorer notre aptitude à la pleine conscience. En effet, les personnes qui font du yoga ont plus de facilité à s’installer dans le moment présent. De plus, le yoga semble diminuer la fragilité au stress ce qui va également nous aider dans notre pratique de la méditation.

Une étude a voulu évaluer de plus prés les bienfaits spécifiques au yoga. Car en effet, la plupart des exercices physiques offrent des bénéfices au niveau physique et mental. En quoi étirer le corps avec conscience est différent des autres exercices physiques ?

Etude sur les bienfaits du yoga

L’étude a observé un groupe de personnes âgées de 18 à 65 ans participant à des cours de yoga ou suivant des cours de fitness. Les facteurs observés étaient l’état de santé général, le bien-être psychologique, la dépression, l’anxiété, la perception de stress, et la pleine conscience. Les résultats de l’étude ont révélé que les élèves de yoga et ceux du fitness avaient les mêmes bienfaits au niveau de la perception d’anxiété et de dépression. Par contre, les personnes pratiquant le yoga présentaient moins de douleurs articulaires et de maux de tête que ceux pratiquant les exercices de musculation et d’endurance. De plus, les élèves de yoga présentaient également de meilleurs résultats en terme de pleine conscience.

Étirer son corps avec conscience va nous aider à maintenir une position immobile pour méditer et cela va entraîner notre pleine conscience.

Le yoga étant en pleine expansion à travers le monde, vous devriez trouvez sans trop de mal un studio de yoga près de chez vous.