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Comment les Pensées Affectent Nos Émotions ?

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Réfléchir, oui, mais avec modération !

Ce vendredi, en fin de journée j’ai ressenti un certain mal-être. Ce n’était pas un sentiment précis et je ne savais pas pourquoi ces émotions inconfortables s’installaient en moi. Surtout que cela faisait quelque temps que je me sentais bien et plein d’énergie. Pourquoi alors ce coup de blues ?

En y réfléchissant un peu, j’observais que cela avait commencé après la lecture d’un carnet datant d’un an sur lequel j’avais écrit mes pensées du moment. Cela m’avait replongé dans le passé et je ne pouvais m’empêcher de repenser aux choix que j’avais faits ces 12 derniers mois. J’ai également cogité sur le futur et sur ce que j’en espérais.

Avec mon ‘carnet de réflexion’ à Saint-Vallier-de-Thiey (06)
Réfléchir, oui, mais avec modération !

Le lendemain, par moment, je reprenais mes pensées. Je me suis senti agité avec le besoin de trouver une solution, de mieux planifier les 6 mois à venir. Alors que j’avais prévu d’aller faire une rando, je préférais y renoncer, car je ne me sentais pas assez en forme. Finalement, dimanche en fin de journée, je me suis retrouvé seul. Je décidais d’utiliser ce précieux temps pour faire le point et organiser mon futur. Mais alors que je m’apprêtais à allumer l’ordi, je pris clairement conscience que je n’en avais pas envie, que là n’était pas la solution. Je sortis le tapis de yoga pour faire quelques postures suivies d’une séance de 15 minutes de méditation. Je fis ensuite une vingtaine de minutes de posture de yoga de récupération, puis à nouveau je m’installais sur mon coussin de méditation pendant 25 minutes.

J’ai très bien dormi cette nuit, et ce matin je me suis réveillé ressourcé et de très bonne humeur. Cet épisode du week-end fut pour moi un rappel de ce que je savais déjà : les pensées ont le pouvoir d’affecter nos émotions. On peut se rendre malheureux alors que globalement tout va bien.

Le pouvoir des pensées sur nos sentiments

Nos pensées affectent nos émotions. Si une personne pense à une situation difficile – par exemple à une personne avec laquelle elle est en conflit – son corps va physiologiquement réagir. Le rythme respiratoire se modifie, les battements cardiaques s’accélèrent, les glandes surrénales sécrètent du cortisol, et la personne va être submergée par les émotions. Elle pourra ressentir de la colère, de la frustration, de la peur ou encore de la tristesse. Toutes ces modifications surgissent à cause des pensées. Il suffit de modifier ou d’arrêter nos pensées pour transformer notre état d’être.

Avec vous remarqué cet intéressant phénomène ?

Une réflexion interne (par ex : « il faut que je gère ce problème ») génère une certaine inquiétude en vous.  Puis, votre attention est accaparée par autre chose, et vous oubliez la raison de votre inquiétude. Vous avez le souvenir du malaise, mais il n’est plus là, et vous essayez de vous remémorer la source de votre inquiétude. Lorsque vous la retrouvez, «ah oui, il faut que j’appelle cette personne.. », les sentiments d’inconforts reviennent. Les pensées (notre dialogue interne) affectent nos sentiments et nos émotions. Faut-il alors ne plus penser ?

Bien entendu, nos capacités à réfléchir, à analyser, à anticiper constituent une part fondamentale de notre humanité. Le problème n’est pas l’outil, mais comment on l’utilise. J’ai souvent lu (et écrit) que l’homme et la femme occidentaux sont surtout dans leur tête et pas assez dans leur corps. Ils sont dans la réflexion plutôt que dans le ressenti. En d’autres termes, on réfléchit trop ! Et cela a un effet cumulant.

Le poids des pensées

Une personne réfléchit à sa situation et cela résulte dans un sentiment de mal-être et d’inquiétude. En espérant apaiser son inconfort, elle va chercher des solutions… en pensant davantage. Ce qui va avoir pour résultat de générer encore plus de doutes et de questionnements. Je connais certaines personnes qui ne peuvent pas s’arrêter de s’inquiéter. Elles pensent sans cesse à leur situation, aux choix qu’elles doivent faire. On a vraiment l’impression qu’elles portent le monde sur leurs épaules. Tristement, cela se traduit par tous ces symptômes que l’on associe au stress : problème cardiaque, surpoids, mal de dos, et dépression pour n’en citer que quelques-uns.

Lorsqu’il est temps de décrocher

Oui, il est bien de réfléchir à sa situation et de faire le point, mais faisons-le d’une manière équilibrée et intelligente. Voilà plusieurs signes qui indiquent qu’on abuse de cet outil que sont nos pensées :

– Plus on réfléchit plus le sentiment de mal-être et d’inquiétude augmente. Si cela arrive, il est temps de décrocher. Passer à une autre activité et ne revenez à votre réflexion que lorsque vous vous sentirez mieux émotionnellement.

– On tourne en rond, et les réponses ne viennent pas. Parfois on se pose 1000 fois la même question et au lieu d’une réponse claire, c’est une confusion grandissante qui prend place. Stop. Reposer une mille et unième fois cette même question ne servira à rien. Fermez le dossier et laissez mûrir. Il est connu que la réponse vient souvent lorsqu’on s’arrête de chercher.

-On ressasse le passé. Si vous rejouez sans cesse dans votre tête la scène de la veille en vous disant j’aurais dû dire ou faire ça, ou si vous analysez chaque parole échangée pour comprendre pourquoi la personne a agi ainsi, c’est un voyant rouge. Surtout lorsque vous commencez à ressentir un sentiment d’injustice ou de la culpabilité, vous savez qu’il est temps de décrocher.

J’ai bien conscience que ce n’est pas facile d’arrêter le train de ses pensées, surtout lorsque ce dernier a pris beaucoup d’élan. Mais comprendre que nos pensées sont souvent à l’origine de notre mal-être devrait nous motiver à chercher à régulièrement lâcher prise. Le sport, la création (musique, bricolage, ..), le yoga et la méditation offrent d’excellents moyens d’arrêter le flot incessant de nos pensés. Cela fera du bien au corps, apaisera nos sentiments, et cela permettra également de reprendre nos pensées avec une perspective nouvelle et bien plus fraîche.

Plus on persévère dans cette démarche plus cela devient naturel de calmer le mental pour se ressourcer. Durant ce week-end, j’ai pu constater l’effet des pensées sur mon ressenti. Mais j’ai surtout apprécié qu’une partie de moi ait su intuitivement qu’il était temps d’arrêter le dialogue interne. Cela s’est fait facilement et relativement rapidement. Dans le passé,  je pouvais vivre plusieurs semaines de stress avant de réaliser qu’il était temps de lâcher prise. C’est avec gratitude que je constate aujourd’hui la présence d’une plus grande vigilance (envers les pensés sources de stress) qui est, je pense, le résultat d’une pratique régulière de la méditation. En espérant que mon expérience de ce week-end vous soit utile.

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Un Exercice Pour Muscler Sa Concentration

Compter de 1 à 10, puis de10 à 1…facile ? Pas tant que ça !

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Cet exercice est très efficace pour renforcer sa concentration. Il consiste à compter silencieusement dans sa tête de 1 à 10. Faire quelques séries. Puis décompter de 10 à 1. Plutôt simple vous allez me dire. Le principe est effectivement simple mais la pratique comme vous allez le découvrir risque de vous surprendre.

Comment faire l’exercice

Installez vous confortablement. Inspirez par le nez et en expirant comptez dans votre tête 1. On inspire à nouveau, puis en expirant on compte 2. Ainsi de suite jusqu’à 10. Recommencez à partir de 1.

Si au cours du comptage vous avez un petit doute. 5 ou 6 ? Reprenez depuis 1. Le moindre petit doute, et vous revenez à 1. Est-ce un timide « mmmm 6 ?»  ou un 6 affirmé. Dans le doute, on revient à un. Si vous marquez un temps d’arrêt (on retient son souffle) c’est qu’il y a un soupçon de doute… on revient à 1.

Après 3 ou 4 série de 1 à 10. Vous allez maintenant décomptez de 10 à 1. Cela évidemment sera un peu plus difficile. Et là aussi, au moindre doute on revient à 10.

Observations

Lorsque je pratique cet exercice, je suis souvent surpris à quel point l’esprit peut facilement s’évader. Voilà un exemple. Je commençais à décompter de 10 à 1. J’ai fais une première série. Puis à nouveau 10 en expirant, 9, 8, 7, 8.. oups. Il a suffit d’une furtive image (de la course à pied que j’avais fait la vieille au soir) qui s’est présentée à mon esprit pour me faire perdre le fil. Il m’est arrivé aussi d’aller jusqu’à « 13 » avant de le réaliser…

Ce simple exercice peut amener un sentiment de frustration. Très bien ! C’est que l’attention se muscle. La frustration est la conséquence de notre esprit qui résiste l’habitude de rêvasser. L’esprit veut partir dans tous les sens mais on résiste tant bien que mal pour le garder sur 7, 6 , 5… Comme pour tout exercice, plus on le pratique, plus on s’améliore. Ce simple exercice est donc un excellent moyen de renforcer notre capacité de concentration.

Au début le rythme risque d’être saccadé. « Un, deuuuux, trois, mmm quatre,.. » Ce qui peut aider c’est durant l’expiration de rallonger le ‘son’ (dans sa tête) du chiffre. J’inspire, j’expire avec un « uuuuunnnnnnnnnn », j’inspire, j’expire avec un « deuuuuuuuuuux », et ainsi de suite.

Variation

Une variation que l’on peut utiliser lorsque l’on décompte de 10 à 1. C’est d’inspirer « dix », puis d’expirer « neuf », d’inspirer « huit », puis d’expirer « sept »,… jusqu’à expirer « un », puis à nouveau d’inspirer « 10 », etc.. Si vous gardez l’attention sur l’exercice vous allez toujours expirez « un ».

Je vous laisse tester cet exercice. Faites quelques séries de 1 à 10, puis des séries de 10 à 1. Soyez aussi exigeant avec vous même que vous le désiriez. Vous pouvez au moindre petit doute reprendre au départ, ou bien vous dire « allez c’est bien un ‘ cinq ‘ » et continuer.

Cependant, l’exercice devient vraiment intéressant si on joue le jeu. Comme cité plus haut, à certain moment cela risque de créer un sentiment de frustration, ou bien de la confusion : « 10 », « 9 », « 8 », puis on part dans 5 minutes de rêvasserie et ensuite « ah oui, je fais un exercice là ! ». Mais Il arrivera un moment où l’exercice sera agréable (peut-être pas la première fois que vous le pratiquerez) et c’est lorsque l’attention sera portée par la respiration et le comptage, et que vous n’aurez plus à lutter pour la canaliser. Cela indiquera que vous reprenez en mains les rennes de votre concentration ce qui est, comme vous le découvrirez à travers ce blog, l’un des actes les plus bénéfiques que l’on peut faire pour soi et pour les autres.

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Bienfaits de la méditation Podcast

Comment Savoir Si Il Est Temps Pour Moi d’Apprendre la Méditation

4 Raisons Indiquant Qu’il Est Temps De Découvrir Comment Méditer

Écouter l’épisode ou lire l’article ci-dessous

Pratiquer la méditation est un moyen efficace pour dépasser des problèmes chroniques qui touchent une grande partie de la population. En effet le simple fait de méditer permet de naturellement débloquer des dynamiques qui sont souvent à l’origine de souffrances qui peuvent durer des années.

Si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces 4 affirmations, il est plus que temps d’explorer la méditation.

1. « Je me sens bloqué(e) dans ma respiration »

J’entends souvent des personnes notant ressentir une incapacité à respirer pleinement. Parfois cela se traduit par une oppression au niveau de la poitrine. La personne indique alors qu’elle n’arrive pas à prendre une respiration profonde, et que cela est même douloureux lorsqu’elle essaie de forcer l’inspiration.

La respiration reflète notre état émotionnel. Un état sous-jacent de stress va se manifester par une respiration superficielle et par une posture courbée comme pour chercher à se protéger. Cela va graduellement limiter l’expansion naturelle de la cage thoracique, et va résulter en une amplitude de respiration limitée et créer parfois des douleurs au niveau de la poitrine et du plexus solaire.

Lorsque l’on médite, la respiration va spontanément gagner en amplitude. Il m’arrive souvent de m’installer pour méditer et de réaliser à quel point je suis bloqué au niveau de la poitrine. Au bout de quelques minutes une belle et profonde respiration prend souvent place. Cela fait un grand bien, car je ressens alors tout mon corps prendre de l’ampleur puis se détendre grâce à une apaisante expiration. Il arrive parfois que l’oppression au niveau de la poitrine persiste durant la séance de méditation. Mais ce que j’ai pu souvent constaté, c’est que dans les heures qui suivent la méditation, la respiration retrouve graduellement une meilleure amplitude. Dans les deux cas méditer offre un moyen efficace pour améliorer la respiration. Le cœur s’en trouve apaisé, et le corps est bien mieux oxygéné.

2. « Je me sens anxieux(se) sans raison apparente »

Il arrive que l’on ressente un certain mal être, une agitation interne sans pouvoir en déterminer l’origine. Cela peut surgir lorsque l’on fonctionne uniquement à travers des automatismes. On se lève le matin et la routine du quotidien prend le dessus. La personne ne semble ni heureuse, ni malheureuse. Elle se laisse juste vivre.

Cet état d’être que l’on peut qualifier de passif cache souvent des inquiétudes qui ne sont pas toujours conscientes. Cela peut êtres des soucis par rapport à la vie de tous les jours : une insatisfaction au travail, un problème de communication avec ses proches ou encore des problèmes de santé sous-jacents. Cela peut également être une remise en question plus globale sur ce que l’on fait de sa vie. Dans les 2 cas, un état d’anxiété chronique risque de s’installer.

Méditer va permettre d’ouvrir les yeux. Il est surprenant comment une séance de méditation peut amener plus de clarté sur ce que l’on vit, et mettre en lumière nos peurs. Cela permet d’avoir un regard plus lucide sur ce que l’on vit et va amener avec lui un certain réconfort. Éclairer nos inquiétudes nous permettra alors de les comprendre plus facilement.

3. « Je m’inquiète pour ma santé »

A force d’être dans le mental et dans nos pensés, notre corps nous devient étranger. Lorsqu’il se manifeste alors à travers des symptômes ou de la douleur, cela nous surprends et peut nous inquiéter.

Une petite douleur dans l’abdomen qui dure plus de quelques jours et l’on s’imagine les pires scénarios.

La méditation permet de ramener l’attention sur son corps et ses sensations. De là découle une plus grande confiance dans notre corps. C’est comme retrouver un vieil ami et se rappeler à quel point cette personne tient à nous et nous veut du bien.

Un jeune homme de 25 ans que j’avais comme patient s’inquiétait beaucoup dès l’apparition d’une douleur. On a pratiqué ensemble des étirements et des exercices de respiration qui lui ont permis de développer une plus grande conscience de son corps. Non seulement il est devenu plus serein par rapport à sa santé, il a également appris à écouter son corps et à agir en conséquence.

4. « Je ne sais plus ce que je veux »

Ceci est une étape essentielle et fondamentale dans l’évolution personnelle de chacun. C’est lorsque les vieux schémas de plaisir ne marchent plus. Voilà quelques exemples : Dans le passé, partager vos problèmes et vos soucis avec un ami vous faisait beaucoup de bien, aujourd’hui cela ne semble plus marcher aussi bien ; Avant, sortir, boire et faire la fête vous permettaient de vous évader, aujourd’hui cela se traduit uniquement par une grosse fatigue le lendemain.

Les échappatoires qui avant nous faisaient du bien ne semblent plus aussi efficaces. On continue à les faire plus par habitudes que par plaisir. Dans certains cas, on les abandonne et on ne sait plus ce que l’on aime et ce qui nous fait du bien.

Si cette situation peut paraître difficile elle est l’indication que nous évoluons sur notre chemin de vie. C’est la conséquence naturelle d’une plus grande maturité. Comme un enfant va abandonner peu à peu ses jouets, nous allons dépasser nous aussi nos distractions. Quelle est la prochaine étape ?

Au lieu de distraire notre attention (Télé, internet, mondanités), nous allons la focaliser sur le présent ce qui permet de clarifier notre raison d’être, de développer la compassion et de ressourcer le corps et l’esprit.

Chacune de ces 4 dynamiques nous indique qu’il est temps de vivre d’avantage dans le présent. La pratique de la méditation offre un moyen simple et efficace pour cela. Bonne pratique.