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S’Exprimer Librement [MI]

Bienvenue à ce nouvel épisode de Méditation Introspective.

La méditation introspective permet d’exprimer ce que l’on pense et l’on ressent dans le moment présent.

C’est une approche qui permet une meilleure connaissance de soi, qui permet de clarifier ce qui est réellement important pour nous, et qui permet également d’avoir plus de confiance dans notre capacité à exprimer nos sentiments et nos idées.

Pour en savoir plus sur l’apprentissage de cette méthode, il vous suffit d’aller sur le lien meditationintrospective.com.

L’exercice proposé dans cet épisode va vous aider à vous exprimer à partir du moment présent.

Il va s’agir de décrire ce que l’on voit, entend, et ressent tout en restant au plus proche de nos pensées.

C’est un bon exercice pour développer la capacité d’exprimer librement ce qu’on pense et ce que l’on ressent.

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L’important avec ces exercices est de bien resté connecté au moment présent lorsque l’on répond aux questions. C’est ainsi que l’on pourra aller au-delà de nos conditionnements pour voir ce qui se passe réellement en soi.

La méditation introspective ça permet de se reconnecter à ce qui nous fait vibrer, à ce que l’on a envie de vivre et de partager avec les autres.

Si aujourd’hui vous ressentez ce besoin de mieux vous connaître pour ensuite pouvoir vous ouvrir davantage aux autres. Je vous invite à vous inscrire sur meditationintrospective.com.

Ça vous permettra de recevoir les prochains exercices en vidéo pour continuer à pratiquer chez vous. Cela vous permettra également d’en savoir plus sur le programme de Méditation Introspective. Ce programme se compose de rendez-vous individuels où l’on fera ensemble ces exercices de méditation introspective.

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Parler de Méditation Avec Ses Proches (Q/R)

On aimerait parfois encourager nos proches à essayer la méditation. Mais ce n’est pas toujours évident. Notre famille et nos amis peuvent être sceptiques ou simplement pas intéressés.

Dans cet épisode question/réponse, vous allez voir les 3 points à considérer lorsque l’on souhaite parler de méditation avec les personnes autour de nous :

  1. Être bien clair sur nos intentions.
  2. Inspirer l’autre à méditer par l’exemple.
  3. Communiquer les bienfaits de la méditations en prenant en compte les centres d’intérêts de nos proches.

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Cette question est tirée de l’épisode Exprimer Ce Que l’On Ressent.

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Exprimer Ce Que l’On Ressent

Pourquoi et comment exprimer ce que l’on ressent?

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Exprimer Ce Que l’On Ressent Podcast

Il faut commencer par éprouver ce qu’on veut exprimer.

– Van Gogh
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Mettre En Mots Pour Libérer

J’ai un très bon ami d’enfance que je ne vois qu’une à deux fois par an, car nous habitons des régions différentes du monde. C’est toujours un plaisir de le retrouver. 

Parler avec lui fait du bien.

Vous avez aussi certainement vécu cela. Exprimer ce que l’on ressent à une personne qui vous écoute avec attention et présence fait du bien.

La clef ici est la qualité de présence, la nôtre et celle de la personne qui nous écoute. Mettre en mots ce que l’on pense et ressent, en maintenant un ancrage dans le présent, permet de se libérer de certaines peurs et inquiétudes. Cela nous aide aussi à voir plus clair en soi.

Dans cet épisode, vous allez découvrir pourquoi la mise en mots fait autant de bien.

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Comment Être Authentique

Être authentique et sincère ?

Dans cet épisode, j’explore pourquoi je crois qu’il est important pour soi et pour les autres d’être authentique.

On va voir :

  • Les bienfaits d’être authentique.
  • Comment s’exprimer avec sincérité et authenticité.
  • L’importance de se reconnecter à soi pour pouvoir dire sa vérité.
  • La notion de faire de l’espace en soi pour s’exprimer librement.

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Livre mentionné dans cet épisode : Lisa, 36 ans , se sent seule.

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Besoin d’Appartenance

Vous dit-on souvent que vous êtes agréable et de bonne compagnie? Que vous avez une bonne écoute? Qu’il est facile de vous parler?

Si vous répondez par l’affirmatif, il se peut que vous ayez un gourmand besoin d’appartenance, un besoin qui risque de brider votre expression. 

À trop vouloir être accepté et aimer par les autres on risque de ne plus savoir ce qui est réellement important pour soi.

Alors avez-vous un gros besoin d’appartenance?

C’est ce que j’explore dans cet épisode.

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Livre sur la solitude Lisa, 36 ans, se sent seule.

Retranscription de l’épisode

Croissant et confiture

Pour la semaine de pâque, j’ai été voir ma soeur et sa famille en Irlande. Mon avion a atterri tard le soir à Dublin. Ensuite, il m’a fallu un peu plus d’une heure de route pour arriver à Carlow, une petite ville du sud-est de l’Irlande où ma soeur, son mari et leurs deux enfants habitent.

Lorsque je suis arrivé à leur maison, les enfants dormaient déjà. Ce n’est que le lendemain matin que j’ai vu mon neveu, 6 ans, et ma petite nièce, 2 ans. Après de gros câlins, on s’est tous dirigé vers la cuisine pour prendre le petit déjeuner.

Mon petit neveu me dit avec sa petite voix de Donald Duck:

  – Qu’est-ce que tu veux manger? – et sans me laisser le temps de répondre, poursuit content de lui -, moi je vais manger un croissant avec de la confiture!

Il avait les yeux qui brillaient et attendait ma réponse.

  – Trés bon choix! Je vais manger comme toi.

Mon neveu fut satisfait de ma réponse, car un large sourire éclaira encore plus son petit visage.

Sa mère adossée contre le rebord du plan de travail avait un petit sourire. Elle m’expliqua qu’habituellement il mangeait des céréales le matin. Mais il avait dû l’entendre dire que tonton mange des croissants et de la confiture le matin. Et maintenant, il voulait manger comme moi.

J’adore mes neveux et mes nièces et ce genre d’épisode m’attendrit encore plus.

Pour un enfant, faire comme un grand est un signe d’amour. C’est une façon de communiquer son amour pour aussi recevoir de l’amour. En faisant pareil, l’enfant manifeste ainsi son appartenance : « Je fais comme toi, car on fait partie du même clan. Si je fais partie de ton clan, tu vas me protéger et me nourrir. » Et bien sûr, il fait cela d’une manière inconsciente.

L’enfant se conforme aux attentes de ses parents. Car très jeune il associe cela à une expérience positive: si je fais comme mes parents je reçois leur amour. À l’opposé, lorsque je fais une bêtise, je ressens leur désaccord et je me sens rejeté, exclu: « va dans ta chambre! »

Les enfants manifestent donc un grand besoin d’approbation. Puis, en grandissant et en gagnant graduellement en autonomie, ce besoin va diminuer.

À noter que l’adolescence est une étape délicate, car le besoin d’appartenance au groupe est encore bien présent, mais les règles sont plus complexes et diversifiées.

L’adolescence: période de conflits internes

Un enfant a largement le temps d’intégrer les règles de la famille. Mais une fois propulsé dans la vie sociale à travers l’école il va être confronté à des visions différentes du monde. Parfois ces visions sont conflictuelles avec l’éducation qu’il a eue.

L’adolescent continue d’essayer de suivre les règles familiales et culturelles tout en essayant d’intégrer de nouvelles règles sociales et de trouver sa place dans un environnement plus vaste et plus varié. Le besoin d’appartenance peut être source de réconfort et de support lorsque le jeune adulte trouve sa place, ou bien cela peut devenir source de souffrance et de manque de confiance.

Mais qu’en est-il de l’adulte que nous sommes aujourd’hui. Comment appréhender ce besoin d’appartenance?

Car contrairement aux enfants et aux adolescents qui vivent de trop près ce besoin, un adulte est en capacité de prendre du recul par rapport à ce dernier. Il est possible de mettre en lumière ce besoin et de voir comment il continue à se manifester aujourd’hui dans notre vie.

Si ce besoin est nécessaire au développement des enfants, il risque de nous entraver en tant qu’adulte.

Être agréable

Lorsque l’on pense à l’attribut agréable, on voit généralement cela comme quelque chose de positif. Mais est-ce toujours le cas?

Si l’on regarde l’étymologie d’agréable, il y a la partie able qui vient de capable, être de capable de… et agré qui vient d’agréer qui veut dire convenir, plaire, accueillir avec faveur.

Être agréable c’est donc être capable de convenir. Cette capacité à convenir, à rentrer dans le moule, à faire plaisir, à caresser dans le sens du poil, à éviter le conflit … en d’autres termes à être agréable est une valeur qui est perçue comme positive dans la société.

Et bien entendu, se conformer à certaines règles est indispensable aux vivre ensemble. Toutes les sociétés humaines se sont construites autour de certaines valeurs communes. Mais le besoin de se conformer peut être chez certaines personnes une entrave à leur épanouissement personnel. Surtout lorsque ce besoin reste inconscient.

Peur du rejet

Certaines personnes continuent à fonctionner comme des enfants. Ils perçoivent tout rejet comme une mise en danger de leur personne. Si, comme on l’a vu, pour un enfant c’est une réalité – être rejeté par ses parents s’est risquer de mourir (ne pas être nourri, ne pas être protégé) – un adulte lui est rarement en danger face à un rejet.

Pourtant, certaines personnes ressentent une grande inquiétude face au rejet. Ces personnes redoutent la réprobation de leur patron, les critiques de leurs proches, ou l’indifférence en générale. Elles recherchent à être acceptées en faisant plaisir et en se conformant aux attentes des autres. C’est parce qu’inconsciemment, elles continuent à percevoir l’acceptation des autres comme une nécessité à leur survie. Ces personnes sont des adultes, mais n’ont pas encore trouvé leur autonomie. Elles ont besoin de la validation des autres (surtout des figures d’autorité) pour se sentir aimé et en sécurité.

Le problème avec ce fonctionnement c’est qu’il va brider notre expression. Au lieu de dire et de partager ce que l’on ressent, on va vouloir faire plaisir et être bien perçu. Si cela peut pendant un certain temps amener de la stabilité et du bien-être, cela va ensuite nourrir un sentiment de frustration.

Les relations aux autres ne seront pas satisfaisantes, car on ne se permet pas d’être soi-même. On va se sentir incompris et de plus en plus isolé. Si je communique une version étriquée et bridée de qui je suis, le monde va m’envoyer cette image en retour. Donc paradoxalement, en cherchant à être accepté et aimé, on va sentir davantage aliéné.

La solution: plus de conscience

Comme pour la plupart de ces mécanismes inconscients qui nous limitent et nous font souffrir, il va être bénéfique d’amener sa pleine conscience sur le besoin d’appartenance.

La prochaine fois que vous vous sentirez rejeté ou incompris, amenez toute votre attention sur vos ressentis (émotions et sensation du corps) et aussi sur vos pensées. Au lieu de plonger pleinement dans les sentiments d’exclusion et de peur, observez votre langage intérieur. En faisant cela régulièrement, vous allez graduellement aligner vos sensations avec votre expérience.

C’est comme si l’on rassurait l’enfant qui est en soi: « Tu n’es pas en danger même si tu sors du moule. Tu peux exprimer ce que tu veux, t’habiller différemment, dire ton désaccord. Tu es devenu un adulte autonome capable de créativité. »

Plus de conscience, c’est plus de lucidité. C’est être capable de voir la réalité dans le moment présent au lieu de la filtrer à travers des mécanismes qui ne sont plus adaptés ni nécessaires.

La réalité c’est que déplaire parfois aux autres ne vous mettra pas (à moins que cela soit à un mafieux sanguinaire) en danger de mort. Ça peut sembler évident, mais tant que cela n’est pas bien conscientisé, c’est plus fort que soi. On continue à fonctionner comme des enfants et à percevoir tout rejet – ce qui est l’opposé de l’appartenance – comme un risque à notre propre existence.

En allumant régulièrement les lumières de notre conscience (la pratique de la méditation peut être une aide précieuse), on va pouvoir s’affranchir de certains conditionnements et continuer la découverte de la personne que nous sommes aujourd’hui.

On vient de voir que si le besoin d’appartenance est naturel et nécessaire pour le développement d’un enfant, il risque de nous entraver en tant qu’adulte. Bien sûr, il est nécessaire d’intégrer les règles du vivre ensemble, mais pas au détriment de notre épanouissement.

Mettre en lumière ce besoin va nous aider à prendre du recul sur notre rapport aux autres.

La pratique de la méditation va être intéressante pour cela, car elle va permettre de tourner l’attention en soi.

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Comment Avoir Du Courage

« Le courage vient du mot coeur. L’essence du courage, c’est accepter de ressentir son coeur, y compris dans les situations difficiles ou douloureuses. »  – John Welwood 

John Welwood, psychologue et auteur, a noté que « l’essence du courage, c’est accepter de ressentir son coeur, y compris dans les situations difficiles ou douloureuses. » 

Le courage c’est d’accepter notre vulnérabilité. C’est de continuer à agir, à s’exprimer, malgré la peur d’être rejeté. 

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Podcast Comment Avoir Du Courage

Ou lisez la version texte ci-dessous:

Considérons l’histoire de Marwan. 

Un enfant timide et en retrait

Marwan, 33 ans, a grandi au Canada, mais il vit désormais au Liban. Enfant, il se décrit, comme étant timide et en retrait. 

« En classe, je m’asseyais toujours près de la fenêtre. Je m’évadais dans mes pensées dès que je le pouvais. » 

Malgré son inconfort initial à l’école, Marwan a poursuivi de longues études. Il s’est spécialisé dans la biologie pour devenir technicien de laboratoire.  

À Beyrouth dans la capitale libanaise, il travaille désormais pour l’un des plus importants laboratoires d’analyse médicale. 

Marwan est talentueux dans son métier, et il s’intéresse à de nombreux autres domaines lui donnant une bonne culture générale. Mais ce dont Marwan est le plus satisfait est le travail qu’il a fait sur lui même.

En paix en lui même mais de la difficulté à s’exprimer en public 

Il note bien mieux se connaître et se sent généralement en paix avec lui même. Mais ce qui continue à travailler Marwan, c’est sa difficulté à s’exprimer clairement lorsqu’il se retrouve en public. 

Durant les rencontres professionnelles et sociales, Marwan a du mal à s’affirmer. C’est comme si l’enfant timide resurgissait en lui même l’amenant à battre en retrait et à étouffer son envie de s’exprimer et d’être entendu. 

Combien de fois, Marwan est revenu chez lui agacé de ne pas avoir dit tout haut ce qu’il pensait. « Mais pourquoi je ne m’affirme pas plus!? » Il ressassait alors les détails de la rencontre se disant qu’il devait s’améliorer (étudier plus, avoir plus de succès au travail, améliorer son apparence physique) pour enfin pouvoir être vu et entendu. 

Cette attitude ne changeait pas grand-chose. Et Marwan vivait cela comme une déception, comme un sentiment d’échec.  

Puis un changement subtil de sa perspective des évènements allait tout changer. 

Accepter sa vulnérabilité

Après un séminaire de 3 jours à Dubai, Marwan est rentré chez lui dans son appartement en fin de soirée. Il était fatigué de son long week-end professionnel, mais comme à son habitude il repensait à ses quelques jours et se blâmait de son manque d’assurance.

Cependant, le sommeil et la lassitude ne lui permirent pas de se plonger dans ses pensées habituelles. Il se dit alors que peut être qu’il n’est simplement pas un bon orateur, qu’il n’a pas autant de réparti et d’humour que certains de ses collègues…et que cela était ok. Il fut surpris par le calme qu’il ressentit alors. Le fait d’avoir accepté de ressentir ses faiblesses, d’accueillir sa vulnérabilité sans vouloir la changer ou la fuir avait amené un sentiment d’apaisement. 

Cette perspective nouvelle allait tout changer. 

Durant la sortie sociale qui suivit, Marwan n’attendit pas de revenir chez lui pour refaire le point, il ressentit durant la soirée ce manque d’assurance. C’était une sensation corporelle d’inconfort, mélanges de désirs et de retenues. Alors que Marwan expérimentait sa difficulté à s’exprimer, il ne cherchait pas à fuir la sensation inconfortable. Il ne se disait pas « je suis nul, je dois m’améliorer. » Marwan acceptait simplement de ressentir cet inconfort en lui, et cela était libérateur.  

Durant les semaines et les mois qui suivirent, Marwan embrassa ses limites. Au lieu de lutter contre son manque d’assurance, il le ressentait pleinement. Et surtout, il commença à s’exprimer malgré sa gêne.  

Il pouvait se sentir rougir, chercher ses mots, mais cela ne l’empêchait plus d’exprimer ce qu’il ressentait et ce qu’il pensait.  

Marwan avait compris que nier ses faiblesses, en cherchant à les fuir ou à les transformer, ne faisait en réalité que les entretenir. Marwan a accepté d’être vulnérable: « Je ne suis pas un grand orateur, mais c’est ok. Je choisis de m’exprimer même si je risque d’ennuyer les autres. Je choisis de m’exprimer même si je risque d’être jugé. »  

C’est alors qu’il a commencé à agir avec courage. Le courage et la confiance en soi, ce n’est pas avoir toutes les armes pour réussir. C’est au contraire, aller au contact de la vie, des autres, en sachant que l’on peut être vulnérable.  

Suivre son coeur

C’est accepter de suivre son coeur même si la voie est incertaine et inconfortable. 

Comme l’a bien dit Welwood: 

 » Le courage vient du mot coeur. L’essence du courage, c’est accepter de ressentir son coeur, y compris dans les situations difficiles ou douloureuses. »

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Le Dr Jonh Welwood a un PhD en psychologie clinique. Il est thérapeute et auteur. Welwood, aujourd’hui 75 ans, fut l’un des pionniers de l’intégration de la psychologie occidentale avec la sagesse orientale. Il a écrit 8 livre dont Perfect love, imperfections relationships a gagné le prix du meilleur livre en développement personnel (Books for a Better Life Awards) en 2007.

sources: mandalacitations.wordpress.com ; Wikipedia Welwood

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Comment Parler en Public Sans Stress

Vous avez peut-être déjà entendu ou lu ça quelque part: « On a plus peur de parler en public que de la mort »?

Selon une étude portant sur 3000 personnes, 41% des répondants ont classé la peur de parler en public (1) en 1re position alors que seulement 19% ont mis en premier la peur de la mort.

Sérieusement?

Si une personne a le choix d’aller dans une salle de conférence bondée ou dans une pièce avec un tigre affamé, je peux vous assurer qu’elle choisira de prendre la parole en public même si elle n’est pas du tout à l’aise dans l’exercice.

Mais cela dit, je comprends que l’on puisse attribuer une notion de terreur à la prise de parole en public. J’ai animé de nombreuses présentations et conférences, et j’ai passé, je dois l’avouer, des moments horribles!

La bonne nouvelle, c’est que l’on peut dépasser la peur de s’exprimer en public et même y prendre du plaisir.

L’objectif de cet article va être de vous aider à parler en public sans stress en découvrant d’où vient cette peur viscérale et comment faire pour la dompter.

Cet article est long et plein de conseils. Vous pouvez télécharger ici la version pdf (accessible hors-ligne).

Ce dossier s’adresse surtout aux personnes qui souhaitent améliorer leur prise de parole au travail, mais vous verrez que les principes présentés s’appliquent à la plupart des situations où l’on doit s’exprimer devant un groupe de personnes: du discourt de mariage à la présentation corporate.

Ce dossier est organisé en 3 parties:

La première partie: Pourquoi c’est normal de « flipper » avant de s’exprimer en public: ce qui se passe au niveau du cerveau et du corps lorsque de nombreuses paires d’yeux nous regardent.

La seconde partie: Comment dépasser la peur innée de parler en public et comment la méditation introspective va nous y aider.

La troisième partie: Conseils pratiques pour parler en public sans stress.

Écouter l’épisode ou la lire le dossier ci-dessous

Écouter « Comment parler en public sans stress au travail »

Partie I: Pourquoi c’est normal d’avoir peur de prendre la parole en public

Je ne suis pas un orateur inné. Loin de là. Durant mes jeunes années, lorsque je me retrouvais dans un groupe, je maitrisais bien le hochement de tête et l’écoute attentive, mais j’évitais de prendre la parole. Et lorsque je prenais la parole, c’était généralement court, plein de banalités et à peine audible. J’étais tout sauf un orateur.

Et cela n’a pas changé lorsque j’ai fait des études universitaires ou lorsque je suis rentré dans la vie active. Ce qui a changé par contre ce fut la nécessité de faire des présentations et de prendre plus souvent la parole en public.

L’une de mes premières présentations

J’ai fait une partie de mes études universitaires aux États-Unis. L’un des mes cours « Epidemiology: An Introduction » nécessitait de présenter et de débattre des sujets de santé publique. Notre professeur, Dr Boss – un biologiste de formation, la mi-cinquantaine, arborant dans les couloirs de l’uni une casquette avec marqué « The Boss » dessus – était connu pour son exigence et la difficulté de son cours.

Lors des présentations, il n’hésitait pas à interrompre, à challenger voir à se moquer des intervenants.

Et bien sûr vint le jour où ce fut à mon tour de faire ma présentation.

À noter que tout cela se passe en anglais. Langue que je parle plutôt bien, mais qui face à un public devient source de difficulté et de stress supplémentaire.

« La dépression pour les adolescents: situation actuelle et solutions alternatives » était mon sujet.

En m’appelant le professeur a malmené mon nom de famille « Hammer » puis en annonçant le sujet de ma présentation a dit « oh non, encore un qui va nous déprimer. »

Mes jambes m’ont transporté tant bien que mal, entre les rangs de la classe qui devait compter 70 étudiants, jusqu’au pupitre où je posais fébrilement mes papiers.

Mon plan était de lire ma présentation et de terminer au plus vite. Je pouvais sentir battre mon coeur dans mes oreilles, et, à ce stade, tout que j’espérais c’était de ne pas trop rougir.

Malgré le stress, je remarquais au second rang une étudiante, new-yorkaise, connue par toute la fac (du moins par la gent masculine) pour sa beauté et son élégance.

Je crispais la bouche en guise de sourire à mon public et je commençais la lecture de mon exposé. Et l’espace de deux minutes, j’ai cru que j’allais m’en sortir.

Le visage en feu

Puis, la New-Yorkaise leva la main et je m’interrompis, agréablement surpris de son attention à mon exposé, mais aussi inquiet de ce qui allait sortir de sa bouche: « Est-ce qu’il peut parler plus fort, on ne comprend rien. »

Si jusque là, j’avais évité de basculer en mode tomate, je pouvais maintenant sentir mon visage prendre feu, surtout mes oreilles. Je savais que tout le monde dans l’auditoire pouvait voir mon visage devenir rouge écarlate.

J’essayais de parler plus fort, mais la combinaison du stress, de la gorge nouée, de la bouche pâteuse, et de mon accent français rendait ma présentation peu intelligible et je pouvais voir que je perdais rapidement l’attention des personnes présentes.

Ce fut douloureux pour moi et pour les autres étudiants. À cela s’ajoutèrent les questions et les interruptions régulières de Dr Boss. Questions auxquelles je répondais par une ou deux phrases seulement, tant je voulais retourner au plus vite à mon siège.

Le supplice finit enfin par se terminer. Quelques clappements de mains de quelques charitables étudiants, et me voilà de retour assis à ma place.

À ce moment, je crois que j’aurais préféré être dans le ventre d’un tigre plutôt que de ressentir toutes ces émotions qui me traversaient.

Une peur commune

Parler au public n’est pas une expérience agréable, pour moi comme pour beaucoup d’autres personnes, et certainement pour vous aussi si vous lisez cet article.

Nous ne sommes pas seuls.

La peur de parler en public, appelé glossophobie, concernerait, à différents degrés de peur, jusqu’à 75% de la population (2).

Ce sont 3 personnes sur 4 qui éprouveraient un certain degré d’anxiété ou nervosité lorsqu’ils parlent en public. En d’autres termes, c’est la norme de ressentir du stress lorsque l’on doit s’exprimer devant un groupe de personnes.

C’est la norme, car c’est une réaction naturelle du corps.

30 yeux: comprendre la réponse de stress

Pour aller à l’essentiel: parler devant un public c’est se percevoir en danger physique et enclenchait la physiologie de stress, et cela d’une manière inconsciente.

Vous n’êtes pas sûr d’avoir saisi cette dernière phrase? Pas de soucis, on va explorer cela en détail en faisant un saut dans le passé, un grand saut: 6,000 ans en arrière.

Il y a 6,000 ans, Suza, treize ans, évolue dans les vastes pairies de l’Afrique du Nord. Ce qui est aujourd’hui devenu le désert saharien était à l’époque une région tropicale (3) recevant une abondance d’eau et riche d’une végétation luxuriante. Suza s’est un peu éloignée de sa tribu à la recherche de tubercules.

Penchée, les mains dans la terre, elle est trop affairée pour se rendre compte de ce qui sa passe autour d’elle, mais, d’un coup, avec un frisson dans le dos, elle ressent les regards posés sur elle. D’un bond, elle se redresse et se retrouve face à une quinzaine de personnes la regardant fixement.

Son coeur s’accélère, ses pupilles se dilatent, et tout son corps se crispe. Son être est figé, sa respiration arrêtée, et le temps lui semble suspendu. Puis dans un éclair de lucidité, elle leur fait volte face et se lance dans le passage étroit qui la sépare de sa tribu. Elle cours à s’en exploser le coeur et les poumons pour retourner auprès des siens.

Suza aurait pu être enlevée, violée, tuée ou peut-être laissée saine et sauve. Mais, elle ne pouvait pas prendre le risque d’en savoir plus sur l’intention du groupe rencontré. Son corps a choisi pour elle privilégiant la chance de survie.

À cette époque, faire face à plusieurs paires d’yeux inconnus pouvait signifier une mort violente.

Cette information – être le centre d’attention est potentiellement dangereux – est encodée dans les gènes de Suza, car elle l’a reçu de ses ancêtres et cette information génétique elle l’a transmise à ses enfants et aux générations suivantes jusqu’à nous.

Ce qu’il faut noter ici, c’est que c’est un mécanisme inconscient. C’est un fonctionnement du cerveau limbique (système limbique), que l’on partage avec tous les mammifères, qui utilise les émotions pour optimiser la survie.

Si vous savez que vos collègues de travail ne vont pas d’un coup sortir des lames pour vous couper en lamelles, votre cerveau limbique, lui, préfère ne pas prendre de risque et va enclencher le mécanisme de défense  (le même que le corps de Suza a enclenché face au danger) lorsque vous êtes face à eux.

Le coeur qui bat fort et vite, la bouche pâteuse, le corps raide, les idées confuses, toutes ces manifestations sont dus à la physiologie de stress.

Physiologie de stress (aussi appelée réponse de stress et physiologie de défense)

Le corps optimise la chance de survie en mettant toutes ses ressources au service de la fuite et de l’attaque. Les muscles se raidissent, le sang afflue vers les jambes et les bras, le transit intestinal se met en pause (d’où la bouche pâteuse), le cerveau limbique prend les rênes et le cortex préfrontal (qui fait partie du néocortex) responsable, entre autres, de la construction d’idées, fonctionne au ralenti (d’où les idées confuses).

La réponse de stress est inconsciente lorsque l’on est face à un public et elle va être plus ou moins importante selon chaque personne.

La mauvaise nouvelle

La mauvaise nouvelle c’est qu’il n’est pas possible de se raisonner hors de cette réponse instinctive. On a beau se motiver, dire que ça va aller, qu’il n’y a rien à craindre, ou encore utiliser des techniques du type « imagine ton auditoire en sous-vêtement », tout cela ne marche pas!

Lorsque l’on est confronté à la situation, c’est le brouillard qui s’installe dans la tête et l’on perd nos moyens. Tous les beaux discours du monde ne vont pas arrêter le flot hormonal causé par notre système limbique.

C’est le cerveau primitif qui prend le pouvoir et le cerveau intellectuel, celui qui est censé nous rassurer et nous aider à assurer la présentation, est bâillonné et incapable de nous aider.

La bonne nouvelle?

La bonne nouvelle c’est qu’il va être possible de diminuer, en amont, l’intensité de cette réponse de stress. Et grâce à cela être plus à l’aise et garder ses moyens (son intelligence, son humour) lorsque l’on doit s’exprimer devant un groupe de personnes.

On va voir dans la seconde partie de cet article, comment faire pour dépasser la réponse initiale et instinctive de peur lorsque l’on est face à un public. On verra, comment, entre autres, une pratique simple de la méditation va être très utile.

Partie II: Comment dépasser la peur innée de parler en public et comment la méditation introspective va nous y aider.

En 2012, j’ai assisté à une conférence d’un chercheur canadien sur le lien entre hormones et émotions. La rencontre a eu lieu dans un amphithéâtre rempli à craquer. Toutes les places assises étaient prises et aux entrées et dans les couloirs les gens sont tenaient debout. Il devait y avoir plusieurs centaines de personnes venues assister à cette conférence.

J’étais avec ma tante, son amie qui est enseignante et un groupe de 3 étudiants. Nous étions assis dans le centre de l’amphithéâtre avec une vue dégagée sur la scène.

Give me the mic!

Après la conférence qui fût passionnante, le chercheur proposa de faire une session question / réponse. Il invita l’auditoire à participer à la discussion.

Après 5 secondes d’hésitation, ma main droite s’éleva dans l’air. Mes compagnons de conférences tournèrent tous la tête d’un air surpris. Le microphone mis un certain temps à parvenir jusqu’à ma place. Je pouvais sentir mon battre mon coeur dans ma poitrine, mais il n’y avait pas de crainte.

« Humm, humm » ma voix craquela un peu avant de résonner dans les enceintes de la salle. Je remerciais d’abord le conférencier pour sa présentation puis je posais ma question. Question qui sembla plaire au chercheur qui y répondit volontiers. À nouveau je réagissais à sa réponse. Il répondit, puis une fois terminé, me remercia pour ma participation. Et l’on passa le microphone à la personne suivante.

En repartant, je remarquais que je semblais soudainement plus intéressant à mes compagnons. Prendre la parole en public et être à l’aise en le faisant est comme un super-pouvoir!  C’est quelque chose que l’on a tendance à admirer ou à envier chez celui ou celle qui l’a.

Qu’est-ce qui s’est passé entre le fiasco de ma présentation à l’uni et cette prise de parole volontaire à cette conférence?

Comment suis-je aller de Mr face de tomates à Mr « donner moi le mic! »?

Bonne question.

Il y a d’abord la pratique de la méditation et il y a aussi entre ces 2 évènements des dizaines peut-être même des centaines de présentations et conférences que j’ai animées.

Commençons par la pratique de la méditation.

À noter que je vais vous parler de méditation – méthode que je pratique et que je crois être l’une des approches les plus efficaces et utiles à utiliser au quotidien -, mais il existe de nombreux autres moyens de parvenir au même résultat.

Ma découverte de la méditation

Mon objectif initial n’était pas de me mettre à la méditation, mais simplement de mieux vivre mon anxiété.

L’anxiété pour faire simple est un système de défense qui a tendance à s’enclencher facilement. Exprimer ses émotions et risquer de se faire rejeter, parler en public, aller à la confrontation … tout cela me faisait basculer en physiologie de défense.

Et avec cette physiologie de stress venaient les sensations désagréables de tensions ou de danger sous-jacent, et la perte de mes moyens.

Je ne vais pas ici vous parler de tout mon parcours, mais je vais vous donner la version courte:

Méditer m’a permis de diminuer ma réponse de stress. Cela a augmenté ma tolérance à ce qui auparavant me faisait perdre mes moyens.

En d’autres termes, méditer m’a permis d’élargir ma zone de confort.

Zone de confort

Lorsque l’on est dans sa zone de confort, le corps bascule rarement en physiologie de stress. Pour la plupart d’entre nous, regarder Netflix en mangeant une pizza se trouve dans la zone de confort. Cela ne nous stresse pas.

Sortir de sa zone de confort, comme parler en public ou confronter une figure d’autorité, va enclencher à différents degrés d’intensité la physiologie de stress.

Élargir sa zone de confort c’est pouvoir faire plus d’activités, avoir plus d’interactions sans pour autant utiliser la réponse de stress, ou du moins, avoir une réponse de stress beaucoup moins intense et moins handicapante.

(Voir aussi cette vidéo sur comment sortir de sa zone de confort).

Lorsque l’on diminue la sensibilité au stress, on va naturellement augmenter notre zone de confort pour éventuellement y inclure la prise de parole en public.

Comment la méditation diminue la sensibilité au stress

La plus grande source de stress n’est pas un animal sauvage à l’affût dans un buisson ou une tribu hostile, comme ce fût le cas pendant des millénaires. Non, aujourd’hui, la plus grande source de stress est… notre langage interne.

Les pensées affectent nos émotions et notre physiologie.

Si Fabrice se fait réprimander par son supérieur au travail, et qu’au retour de chez lui il ressasse la situation et la perçoit comme injuste. Son discours interne sur cet évènement va causer une réponse de stress.

Son corps va, au niveau hormonal et neurologique, réagir de la même façon que s’il se trouvait face à un danger physique.

La reconnaissance sociale (participer dans la société, être accepté par ses pairs et par l’autorité) tout cela est associé à une nécessité de survie.

En effet, il n’y a pas si longtemps de cela, quelques centaines d’années en arrière, se faire rejeter par sa tribu ou par sa communauté pouvait vouloir dire mourir de faim.

Dans le cas de Fabrice, au niveau inconscient, pensait à sa situation de travail entretien la peur de l’exclusion et avec elle la physiologie de stress. Plus Fabrice ressasse avec ses pensées ce qui s’est passé, plus il crée des émotions de frustration, de colère, d’injustice, et plus il enclenche le mécanisme de survie: la physiologie de stress.

Nos pensées sont aujourd’hui la principale source de la réponse de stress.

On est devenu des pros du stress

Plus l’on rumine et plus l’on va stresser. Et plus l’on stresse, plus l’on devient efficace dans cela.

La réponse de stress implique comme on l’a vu le cerveau limbique, qui va stimuler les glandes surrénales qui vont sécréter du cortisol, hormone qui va agir sur le métabolisme et le mettre en mode alerte.

Plus l’on stresse, plus le circuit neurologique/hormonal devient efficace. Le corps devient un pro du stress. À la moindre contrariété, au moindre challenge, la réponse s’enclenche et on bascule en mode de stress.

Imaginez une personne qui a régulièrement tendance à stresser, qui doit maintenant faire une présentation en public. Sa réponse de stress va tout de suite passer dans le rouge et elle va perdre tous ses moyens.

« Il m’est arrivé un jour de m’effondrer, littéralement. Je devais prendre la parole pour un colloque professionnel et à quelques secondes de monter sur la scène, je suis tombée dans les pommes », témoigne Pauline, 34 ans, cadre supérieur dans une entreprise de téléphonie (4).

Le stress accumulé peut littéralement nous couper les jambes.

Respirez un grand coup.

Il y a de l’espoir. Il est possible d’inverser la tendance, d’augmenter la tolérance aux situations perçues comme stressantes.

Mais il va falloir travailler en amont. Comme on l’a vu, ce n’est pas à 5 minutes d’une présentation que l’on va pouvoir apprendre à calmer le corps et le mental.

Pour limiter la réponse de stress, il va falloir diminuer le flot de pensées qui la nourrissent et l’entretiennent.

Méditer réduit le stress, c’est la science qui le dit

La pratique de la méditation est pour cela très efficace.

Plusieurs centaines d’études ont été faites sur l’utilité et l’efficacité de la méditation pour réduire la réponse de stress. En essence, les personnes qui méditent ne seraient-ce que 12 minutes par jour notent bien mieux gérer le stress.

Voilà quelques exemples d’études faites sur ce sujet.

La méditation nous apprend à prendre du recul par rapport à nos pensées. Cela crée de l’espace entre pensées et émotions. On apprend graduellement à moins nourrir le stress à travers le flot de nos pensées qui sont souvent compulsives et répétitives.

Cela permet de maintenir un état de paix et de confiance. À noter qu’il est bien entendu plus facile de commencer dans la sécurité et dans le confort de chez soi. Cet apprentissage du calme intérieur va ensuite se répercuter sur les autres aspects de notre vie.

Tout comme le stress renforce le stress, le calme développe le calme. On peut graduellement devenir un expert du calme, et le maintenir à un certain degré même lorsque l’on fait des actions plus inconfortables.

Méditer est plus simple que l’on le croit. Si vous n’avez jamais médité, vous pouviez accéder ici à un « pack de découverte » pour réussir votre première méditation.

Devenir moins réactif face aux situations auparavant stressantes

Le simple fait de méditer quelques minutes par jour va graduellement réentraîner votre cerveau et vous rendre plus résistant aux situations stressantes (moins réactif). Cela vous permettra d’élargir votre zone de confort.

Et cela aidera à avoir une réponse de stress moins élevée et handicapante la prochaine fois que vous prendrez la parole en public.

Vous pouvez donc décider d’arrêter de lire ici cet article, commencer à méditer, et pouvoir ainsi parler plus facilement en public.

Ou bien, restez avec moi et allons encore un peu plus loin.

Parlons de confiance en soi.

La confiance en soi

La confiance en soi est un sujet à part entière, mais cela est intiment lié à la discussion en cours.

Ce que l’on perçoit comme un manque de confiance est simplement lorsque l’on se retrouve dans une situation où la physiologie de défense s’enclenche fortement et l’on perd ses moyens.

Cela peut-être lorsque l’on parle en public, lorsque l’on doit aborder des inconnus, lorsque l’on doit « se vendre », lorsque l’on doit exprimer son affection, etc.

Tout ce qui est perçu en dehors de notre zone de confort et qui déclenche une réponse de stress est considéré comme un domaine où l’on manque de confiance.

Si comme on l’a vu apprendre à calmer les pensées va globalement diminuer la réponse de stress, il va aussi être utile d’identifier les pensées qui génèrent la plus forte réaction de défense.

Pourquoi se sentons-nous plus stressés et moins à l’aise dans certaines situations ou interactions?

Cela est dû à des peurs inconscientes souvent liées à l’éducation et aux expériences passées qui vont être réveillées lorsque l’on se retrouve dans certaines situations.

Pour en savoir plus sur comment la méditation introspective peut vous aider à identifier et à désamorcer ces peurs et blocages inconscients, vous pouvez recevoir ici tous les détails ainsi que la version pdf de ce dossier.

Pour récapituler

– Avoir un certain degré de peur de parler en public est naturel. C’est une peur inscrite dans nos gènes qui s’enclenche de manière instinctive.

– Se raisonner ne marche pas, car la réponse de stress prend le dessus.

– Il est possible de diminuer l’intensité de la réponse de stress en apprenant à moins nourrir le stress de pensées compulsives.

– La méditation et toutes les approches qui amènent un apaisement du flot des pensées vont permettre de diminuer l’intensité de la réponse de stress.

Découvrons maintenant, dans la 3e et dernière partie de cet article, quelques conseils pratiques pour la prise de parole au travail.

Partie III: Conseils pratiques pour parler en public sans stress

Voilà quelques conseils pratiques pour la prise de parole au travail. Les deux premiers adressent le recentrage vers soi.

1) Préparation en amont

Comme nous l’avons vu, méditer chez soi, régulièrement, va être un bon moyen d’augmenter la tolérance au stress. Mais cela doit se faire à l’avance et régulièrement. Décider de faire quelques exercices de respiration juste avant une présentation ne va pas suffire. Pour reprogrammer votre seuil de stress, cela va se faire sur une période de 4 à 8 semaines selon la plupart des études MBSR portant sur l’effet de la méditation sur la gestion du stress. En gros, le plus tôt vous commencez le mieux cela sera.

2) Apprendre à s’ancrer au corps

Pour ramener le calme en soi, s’ancrer au niveau des sensations du corps va être d’une grande aide. À la maison, la pratique de la méditation (ou du yoga, du tai-chi) va vous habituer à garder l’attention focalisée sur les ressentis du corps. Cette capacité va être très bénéfique lorsque vous vous retrouverez en dehors de votre zone de confort.

Quand on ramène l’attention au niveau du corps, on calme le flot des pensées et l’on indique au cerveau que l’on est en sécurité. Juste avant et durant la présentation vous pouvez alors:

– Ressentir le mouvement de l’abdomen lors de la respiration

– Prendre conscience de votre posture, relâcher les épaules, redresser la tête

– Ressentir vos mains posées sur le pupitre

Tout ce qui va amener votre attention sur votre corps vous aidera à vous calmer.

Découvrons maintenant l’importance de la préparation d’une intervention publique.

3) Être clair sur l’objectif de son intervention

Pourquoi faites-vous cette présentation? Est-ce pour vendre un service, pour présenter votre idée, pour faire un compte rendu?

L’un des enseignants en communication avec qui j’ai étudié suggère d’utiliser ce qu’il appelle une « préconclusion » dans l’introduction de la présentation. Au lieu d’attendre la fin du discours pour faire son offre, il est important d’être clair et transparent dès le début. Cela vous gagnera le respect et l’attention de votre audience.

Cela peut ressembler à cela,

Bonjour et bienvenue à cette présentation.

Aujourd’hui j’aimerais vous parler de l’importance de la posture pour votre santé,

on va voir le lien qu’il y a entre le dos et le système nerveux.

On verra ensuite comment certains exercices combinés à des soins chiropratiques permettent de retrouver une posture saine et dynamique.

(préconclusion) Mon souhait c’est qu’à la fin de cette présentation vous compreniez l’importance de faire évaluer la bonne santé de votre posture et de votre colonne vertébrale. Et vous aurez à la fin de l’heure, la possibilité de prendre un rendez-vous.

Dans cet exemple, l’intention de la présentation est d’amener les personnes présentes à comprendre l’importance de faire évaluer leur posture et de prendre un rendez-vous pour le faire.

Cela est clairement indiqué dans l’introduction. Votre auditoire appréciera votre transparence et le fait que vous respectiez leur intelligence. Cela vous permettra aussi d’être plus détendu, car vous n’avancerez plus avec un agenda caché.

4) Apprenez par coeur votre introduction

Les premières minutes d’une présentation vont être cruciales. Elles vont soit vous permettre d’être de plus en plus à l’aise, soit vous faire basculer en mode de stress et vous faire perdre vos moyens.

Ne prenez pas de risque. Apprenez par coeur votre ouverture. Répétez autant de fois que nécessaire pour que cela soit fluide, dynamique, et naturel.

Voilà la structure que j’ai l’habitude d’utiliser.

Je commence par dire bonjour, par les remercier d’être là.

Puis j’indique en une à deux phrases le sujet de la présentation: « Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de …. »

Je cite en 3 à 4 points ce que je vais présenter et j’inclus ma préconclusion.

Ensuite, j’enchaîne avec:

« Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais vous poser 3 questions, combien d’entre vous ………, levez la main. Merci. etc. »

« Vous êtes au bon endroit! Commençons par …. »

Et j’enchaîne avec le premier point de la présentation.

Toute cette ouverture, je l’apprends par coeur et je l’a répéte pour que cela devienne super fluide.

Commencer de la sorte une présentation, avec dynamisme et confiance, est le meilleur moyen de ne pas stresser.

5) Créer une connexion avec votre public

J’ai travaillé et pratiqué en France, aux États-Unis, au Liban, en Thaïlande. Et dans tous ces endroits sauf la Thaïlande, j’ai animé des conférences et des ateliers santé.

Lorsque j’ai décidé d’ouvrir un cabinet à Beyrouth au Liban, j’ai organisé à partir de la France une conférence à Beyrouth. La conférence avait lieu 2 jours après mon arrivée. J’avais confié la préparation à une amie thérapeute qui avait trouvé le lieu et géré la logistique.

Je n’avais pas idée du nombre de personnes qui allaient être présentes et j’étais un peu nerveux avant cette première présentation dans ce nouveau pays.

J’arrivais une heure avant, sur les lieux de la conférence, pour pouvoir me préparer. Puis, lorsque les premiers invités sont arrivés, au lieu de rester à l’arrière du podium à relire mes notes ce qu’habituellement je faisais, j’ai décidé d’aller à leur rencontre pour me présenter et échanger quelques mots. Juste quelques mots par personne: « Bonsoir je m’appelle, Moutassem Hammour, je vais animer la présentation de ce soir. Vous n’avez pas eu de trop de mal à trouver? » J’ai ainsi accueilli personnellement plus de 40 personnes.

Puis l’heure venue, je suis monté sur le podium, et avant de commencer la présentation, en mettant le micro-cravate, j’ai continué à échanger quelques mots ça et là, à saluer et à diriger vers les sièges vides, les derniers venus.

Lors de mon introduction, j’ai mentionné certaines des personnes présentes.

« Merci à tous d’être là. Je sais que certains d’entre vous viennent de loin comme ce charmant couple qui vient d’une ville voisine. »

Le fait de connecter avec son audience va détendre l’atmosphère. Souvent, lorsque l’on stresse on a tendance à se refermer sur soi, à éviter les regards, à se mettre en retrait. C’est l’opposé qu’il faut faire.

Simplement regarder les personnes présentes dans leurs yeux, leur sourire, permet de créer une connexion avec toute l’audience. Il suffit de connecter avec une ou deux personnes présentes, pour que toute l’audience se sente plus proche de vous. Cela aide aussi à se faire des alliés.

Si vous faites cela, certains membres de l’audience vous soutiendront dans les passages difficiles. Il m’est arrivé d’avoir des participants belligérants qui confrontaient chacun de mes points, ou d’autres qui n’avaient pas envie d’être là et qui me le faisaient savoir. Dans ces moments-là, les alliés dans l’audience vous souriront et vous soutiendront par leur présence bienveillantes.

De plus, poser des questions simples tout au long de la présentation est un bon moyen de garder une belle connexion avec son audience.

C’est d’ailleurs, aujourd’hui l’aspect que je préfère lorsque je dois m’exprimer en public.

Enfin, le dernier conseil que j’aimerais vous donner, c’est soyez vulnérable.

6) Être vulnérable

Partager avec son audience sa crainte ou sa difficulté peut être une grande aide pour moins stresser lors d’une présentation publique.

Comme nous l’avons vu, presque tout le monde a un certain degré de stress à l’idée de s’exprimer en public. Cela veut dire que c’est aussi le cas pour la plupart des personnes présentes à votre discours.

Lorsque l’on met en mot sa vulnérabilité, l’audience va résonner avec cela. La plupart présents peuvent comprendre et ressentir notre difficulté.

Bien entendu, il ne s’agit pas de commencer une présentation en disant « J’ai pas envie d’être là. Je suis super stressé. Bouchez-vous les oreilles et fermez les yeux. »

Comme notez plus haut, vous devez préparer votre introduction au mieux en l’apprenant par coeur, et bosser en amont le reste de votre présentation. C’est la moindre des choses à faire lorsque l’on demande à un groupe de personnes de nous écouter pendant 1 heure.

Mais si en cours de présentation vous avez un moment difficile, c’est tout à fait ok de le faire savoir aux participants présents.

Lors d’une conférence, durant une session question/réponse, j’ai eu un blanc devant une question. Mon cerveau semblait patiner, et j’étais incapable de formuler une pensée ou une réponse cohérente.

Au bout de quelques longues secondes de silence, au lieu de paniquer, j’ai dit à la personne m’ayant posé la question et à toutes les autres présentes:

« C’est une question importante. Mais là, je vous avoue que j’ai un blanc. J’ai accumulé de la fatigue et je n’ai plus le jus pour vous faire une réponse satisfaisante. Si vous le voulez bien, je reviendrais plus tard vers vous avec la réponse, mais maintenant, on va continuer avec … » et j’ai poursuivi avec le programme de la présentation.

Faire un aveu de sa difficulté ou de son stress permet de relâcher la vapeur. Au lieu de maintenir la tension pour assurer, on relâche en montrant sa vulnérabilité. Très souvent, ce simple interlude permet de retrouver le peps et la confiance.

Voilà donc ce qui conclut mes quelques conseils pour parler en public sans stresser.

Si aujourd’hui la prise de parole en public peut vous sembler terrifiante, sachez que l’application des conseils présentés vous permettra de devenir bien plus à l’aise et même de prendre du plaisir dans l’exercice.

Et je sais de quoi je parle! Comme vous l’avez vous je suis passé de « Non! Tout sauf ça » à « Passer moi le microphone! »

J’espère que cet article vous donnera l’envie d’appliquer les conseils offerts et de rapidement voir les bienfaits lors vos présentations publiques.

Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez télécharger ici la version pdf de cet article qui contient des sections complémentaires.

Si vous des questions, ou souhaitez réagir à ce dossier, je serais ravi d’avoir votre retour. Cela se passe ci-dessous, dans la zone commentaire!

Pour continuer

Voilà maintenant une liste de liens utiles pour complémenter et approfondir cet article:

Méditation et relaxation

Comment faire la respiration abdominale

Comment faire la respiration carrée pour rapidement se détendre

Confiance en soi

Les 3 mythes de la confiance en soi

Qu’est-ce que la confiance en soi

Sources et références

  1. Sunday Times par tureussiras.com
  2. Wikipedia
  3. Today Tamu
  4. L’Express

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N’Ayez Pas Peur d’Insister

Dans Qui ne Demande Pas, Ne Reçoit Pas, je présentais la nécessité de demander malgré l’inconfort que cela peut amener.

Dans ce nouvel épisode, vous allez voir l’utilité d’insister lorsqu’il y a une demande qui nous tient à coeur.

En effet, lorsque l’on se lance dans un nouveau projet ou dans une nouvelle relation, il est souvent nécessaire d’insister, de demander encore et encore. Mais on n’aime pas faire cela! On ne veut pas devenir désagréable.

Découvrez dans cet épisode pourquoi il est nécessaire d’insister pour évoluer et comment faire cela d’une manière intelligente et respectueuse des autres.

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Affirmation de Soi à l’Aide de la Méditation

Comment s’affirmer davantage?

C’est une question qui revient souvent. Je reçois régulièrement des emails de lecteurs et lectrices qui me disent: j’aimerais m’affirmer davantage au travail, j’aimerais que l’on me comprenne, qu’on me respecte, j’aimerais m’exprimer davantage.

Mais malgré leur besoin d’affirmation de soi, ils n’agissent pas dessus. Lorsqu’ils essaient d’exprimer leur point de vue devant leurs collègues ou leur patron, leur gorge se noue et les pensées deviennent confuses.

En d’autres termes, à chaque fois qu’ils essaient d’exprimer ce qu’ils pensent et ressentent vraiment, leur corps et leur mental leur mettent des bâtons dans les roues et leur empêchent de le faire.

Ce qui ajoute à la confusion c’est que la source du blocage est inconsciente.

En effet, une personne qui a du mal à s’affirmer sait bien qu’exprimer son point de vue au travail ne la met pas en danger physique. Pourtant son corps a la même réaction que si elle se trouvait face à une tribu hostile armée jusqu’aux dents: son coeur bat plus vite, sa respiration s’accélère, son corps se tend et elle n’a qu’une envie urgente, celle d’être au plus loin, celle de disparaître, pour ne pas avoir à ressentir ces sensations.

Si vous expérimentez quelque de chose de similaire, si vous ressentez le besoin d’être écouté, mais sans savoir comment faire, on va voir comment dénouer cette situation.

Écouter « Affirmation de Soi à l’Aide de la Méditation »

Retranscription de l’audio ci-dessous…

On va voir comment mettre en lumière ce qui se cache derrière la difficulté à s’exprimer et à s’affirmer.

Pour cela on va faire une méditation introspective. C’est un exercice qui consiste à s’aider de la méditation pour « regarder à l’intérieur de soi » et dénouer les blocages que l’on porte en soi.

Lorsque je travaille en individuel avec une personne, on commence par une courte méditation guidée pour se mettre dans un état de calme et de présence.

Juste prendre conscience de son assise, de sa posture… de sa respiration…du mouvement de l’abdomen… de la poitrine… avec chaque respiration.

Une fois que l’on se sent plus centré et bien présent, on va pouvoir commencer la méditation introspective.

Le travail de méditation introspective consiste à demander ‘pourquoi?’ autant de fois que nécessaire, à plonger en soi tout en maintenant un certain degré de présence.

Chaque personne est unique, et les réponses seront légèrement différentes dans votre cas. Mais le but de cet épisode est de vous montrer comment cet exercice fonctionne et vous donner quelques clés pour libérer l’affirmation de soi.

Quelle est la croyance derrière la peur de s’affirmer?

Commençons par ce que l’on sait: lorsque je dois m’exprimer devant un groupe de personne, je veux que cela s’arrête au plus vite, donc j’ai tendance à dire des banalités ou ce que l’on attend de moi. Ou encore, je mets de filtres lorsque je m’exprime. Je ne m’autorise pas à dire simplement ce que je pense et ce que je ressens.

Si je cherche à exprimer ce que je ressens vraiment (par exemple  mon désaccord lors d’une réunion de travail ou mon intérêt pour une personne) cela bloque, les mots ne me viennent pas, et si j’essaie de me forcer je perds de plus en plus mes moyens.

Pourquoi?

Note: « Pourquoi? » est une question que l’on va continuellement se poser. Cela permet d’éclairer de plus en plus intensément notre monde intérieur, cela permet d’aller plus en profondeur.

Car si j’exprime clairement ce que je veux ou ce que je pense, je m’expose à un jugement, à un refus ou à un rejet. En évitant de m’exprimer, je remets à plus tard la décision.

Pourquoi?

Car je préfère attendre d’être plus expérimenté, plus informé, plus séduisant, plus …. pour exprimer ce que je pense et veux vraiment.

Pourquoi? Qu’est-ce que cela veut dire?

Cela veut dire qu’il n’y a que dans le futur que je peux obtenir ce que je souhaite (par exemple: être avec quelqu’un qui m’aime, avoir plus de responsabilités au travail, avoir plus de clients, plus de paix intérieure..) Il n’y a que dans le futur que je serais assez bien pour obtenir ce que je souhaite.

Qu’est-ce que cela veut dire?

Cela veut dire qu’aujourd’hui je ne peux avoir ce que je souhaite vraiment. En d’autres termes je ne m’autorise pas à ressentir de la joie dans le moment présent.

Pourquoi?

À ce stade, il est utile de penser à une situation concrète. Essayez de vous souvenir de la première fois que vous avez étouffé votre expression, que vous n’avez pas dit ce que vous pensiez ou ressentiez, et dans le processus vous avez perdu une opportunité d’obtenir ce que vous souhaitiez vraiment.

Cela peut être de ne pas avoir exprimé votre intérêt à une personne qui pourtant vous plaisait beaucoup.

Pourquoi? Dans cette situation quel aurait été le problème avec le fait d’obtenir ce que vous souhaitiez vraiment?

Est-ce pour ne pas décevoir un parent?

Certains parents sont possessifs et veulent rester la principale source d’affection et de sécurité pour leurs enfants. Car ils fonctionnement avec la croyance que sortir du noyau familial c’est se mettre en danger.

Vivre une satisfaction ailleurs, c’est en quelque sorte trahir ses parents.

Inconsciemment on attend de se libérer des parents pour pouvoir exprimer et vivre ce que l’on souhaite réellement, c’est pourquoi on croit que cela ne peut venir que dans le futur.

S’exprimer c’est décevoir, c’est se mettre en danger

La croyance qu’on vient de mettre en lumière c’est:

Exprimer et obtenir ce que l’on souhaite c’est décevoir et faire souffrir nos parents. On souhaite inconsciemment leurs disparitions pour nous laisser le champ libre et en même temps on ne veut pas les voir partir, car on les aime. On s’accommode de cela en pensant que leur mort et l’obtention de ce que l’on souhaite viendront dans le futur… on repousse sans cesse à plus tard cette possibilité.

Et même lorsque les parents ne sont plus de ce monde, leurs souvenirs et l’envie de ne pas trahir leurs mémoires nous font entretenir cette croyance.

Cela résulte en une incapacité à exprimer ce que l’on souhaite, à s’affirmer pleinement.

Tout cela bien sûr se déroule sous le radar de notre conscience, et mettre en lumière ces croyances c’est pouvoir s’en libérer.

Car on réalise que les croyances:

«  sortir du noyau familial c’est se mettre en danger »

« Trouver de la satisfaction ailleurs c’est décevoir et faire souffrir ses proches »

ne sont plus adaptées à notre vie d’adule ou sont carrément fausses.

En effet, dans la majorité des cas, s’affirmer, s’épanouir et obtenir ce que l’on souhaite réellement rendra heureux nos proches, car ils nous verront heureux.

Mais tant que l’on a pas fait cette exploration intérieure, notre fonctionnement par défaut va être de brider l’expression de soi. Tant qu’il y a une association qui est faite entre s’exprimer librement et se mettre en danger, notre corps va nous freiner et nous empêcher de le faire. Il va se mettre en mode de survie et on va alors percevoir la situation comme dangereuse et à fuir.

Car encore une fois, inconsciemment, s’exprimer > c’est > risquer d’obtenir ce que l’on souhaite  > c’est > risquer de sortir du noyau familial > c’est > se mettre en réel danger.

Comme on l’a vu dans les épisodes précédents, cette croyance (rester dans le noyau familial au lieu d’exprimer son individualité) est héritée de nos ancêtres et elle répondait à une époque à une nécessité de survie.

Mais cette croyance comme de nombreuses autres que l’on porte en soi ne sont plus adéquates aujourd’hui, et il suffit de les mettre en lumière pour le comprendre et s’en libérer.

Ce travail de méditation introspective que l’on vient de faire sur la résistance à l’affirmation de soi devrait déjà vous donner quelques explications sur votre difficulté à vous affirmer.

Mais comme l’on est tous uniques, la raison de votre blocage peut-être différent. C’est la raison pour laquelle, je propose, de faire ce travail en session individuel. Vous pouvez en savoir en allant sur la page Méditation Introspective.

Dans les épisodes suivants sur le thème Méditation Introspective, on verra comment se libérer d’autres croyances qui nous limitent et nous empêchent de nous épanouir.