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Gérer le stress

2 Techniques Pour La Prévention des Suicides Que l’On Peut Utiliser Pour Gérer Son Stress

Le stress! Qui n’est aujourd’hui plus familier avec ce concept. Le stress qui peut être parfois utile et source de créativité, reste pour beaucoup cause de souffrance. Il use le corps et le mental en nous privant de notre précieuse vitalité. Le stress peut créer un tel degré d’anxiété qu’il pousse parfois une personne à commettre l’irréparable.

Extrême rumination

Ad Kerkhof ne le sait que trop bien. Assis derrière son bureau à la VU University à Amsterdam, il relit une dernière fois les grandes lignes du cours qu’il s’apprête à donner sur la prévention des suicides. Ce professeur de psychologie et thérapeute s’est spécialisé dans les angoisses, la dépression et le suicide. Il a pu observer qu’avant de commettre une tentative de suicide les gens souvent faisaient l’expérience d’une période d’extrême rumination à propos du futur. Ils avaient des pensées obsessives si accablantes qu’ils imaginaient que la mort était la seule façon de s’en sortir.

Pendant ses 30 ans de pratique, le professeur Kerkhof développa des techniques pour aider les gens à tendance suicidaire à réduire leur rumination. Maintenant, il utilise également ces techniques pour aider les personnes à réduire leur stress.

Gérer son stress : le futur, principale source de stress

Kerkhof note que l’on a surtout tendance à s’inquiéter à propos du futur. On  croit que plus l’on va passer du temps à y réfléchir et plus on aura une chance de trouver la solution à notre problème. Mais, selon le professeur, ce n’est pas le cas. Réfléchir sans cesse au futur nourrit au contraire les sentiments d’anxiété et d’angoisse. (Lire aussi Vivre au Présent)

Kerkhof a élaboré une technique issue de la thérapie cognitive et comportementale. Elle peut sembler ‘trop’ simple pourtant son efficacité a été prouvée par des études cliniques.

Exercice 1: La boite sous le lit

Cette technique utilise la visualisation. Si vous vous retrouvez la nuit à ressasser sans cesse vos problèmes, imaginez une boite sous votre lit. (Lire aussi Comment trouver le sommeil grâce à la méditation)

Dès que vous reconnaissez une pensée liée à un souci, imaginez-vous prendre cette inquiétude, la mettre dans la boite et refermez le couvercle. Ces pensées restent dans la boite jusqu’à ce que vous décidiez de les ressortir. Si la même pensée ou inquiétude revient, rappelez-vous qu’elles sont dans la boite et que vous vous en occuperez plus tard. Cela nous emmène au second exercice.

Mettez vos soucis et vos inquiétudes dans la boite
Mettez vos soucis et vos inquiétudes dans la boite

Exercice 2: planifier vos périodes d’inquiétude

Claudia Hammond, auteure et présentatrice radio, a eu l’opportunité de rencontrer le professeur Ad Kerkhof. Ayant étudié la psychologie appliquée, la journaliste explique dans son livre Time Warped, le second exercice proposé par Kerkhof. Elle écrit:

Planifiez du temps pour votre inquiétude. Vos soucis sont liés à de vrais problèmes dans votre vie de tous les jours, donc vous ne pouvez pas tous les faire simplement disparaître. Cependant, vous pouvez apprendre à contrôler à quels moments vous allez y penser.

Dire aux gens de ne pas penser à leurs soucis ne va pas les aider. Kerkhof recommande le contraire. Planifier par exemple 15 minutes dans la mâtinée et 15 minutes dans la soirée pour ne faire rien d’autre que vous soucier du futur.Asseyez-vous à une table, faites une liste de tous vos problèmes puis réfléchissez-y. Mais une fois le temps écoulé, vous devez arrêter d’y réfléchir. Si au cours de votre journée, les soucis reviennent, dites-vous que maintenant n’est pas le temps d’y réfléchir et que vous le ferez lors de vos prochaines 15 minutes allouées à cet effet.

Hammond conclut que remarquablement cela marche, car cela permet de regagner un certain degré de contrôle sur un mal – le stress et les soucis – habituellement hors de contrôle.

Ces deux exercices sont simples, mais efficaces. Ils permettent de réduire la rumination qui comme on l’a vu peut être source d’anxiété, d’angoisse et d’autodestruction lorsque cette dernière devient omniprésente.

Dimuner la tendance à s’inquiéter va aider la personne à être plus détendue et à mieux voir quelles sont les bonnes décisions à prendre.

Sources et Bio

Sources: Brainpickings ; Time Warped (ed. Harper Perennial) ; photo: marin.

Ad KerkhofAd Kerkhof est professeur de psychologie clinique à la VU University, Amsterdam, Pays-Bas. Il s’est spécialisé dans le traitement des troubles de l’anxiété. Il est l’auteur du livre Stop Worrying (éd. Open University Press.)

claudia hammondClaudia Hammond est une auteure anglaise et journaliste pour la BBC World. Elle a étudié la psychology appliquée à la Sussex University et obtenu un master en psychologie à la Surrey University. Elle est l’auteur entre autre du livre Time Warped: Unlocking the Mysteries of Time Perception (ed. Harper Perennial).

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La Compassion Penseurs et Visionnaires Philosophie

Le Sacré Passe Désormais par l’Amour

La notion du sacré, « ce pour quoi nous sommes prêts à nous sacrifier » a beaucoup évolué dans nos sociétés modernes. Le sacré est passé de la sphère publique (la religion, la grande nation, la révolution) à la sphère privée (le couple, les enfants, la famille, les amis). Il prend désormais son sens à travers l’expression de l’amour envers nos proches. Et cela semble être une bonne chose pour l’évolution de l’humanité.

Dans le passé, le sacré était surtout imposé par l’extérieur (autorité religieuse, monarchique, sociale). On mettait de côté la réflexion et les sentiments, et l’on acceptait de fait les valeurs de nos aïeux.

Le sacré migre de la sphère publique à la sphère privée

Aujourd’hui, le libre arbitre est devenu une valeur fondamentale dans nos sociétés modernes. La liberté de croire et de penser a permis de se libérer de la soumission aveugle à l’autorité.

Nous n’avons pas pour autant perdu l’aspect sacré de la vie. Le sacré a simplement migré de la sphère extérieure à la sphère personnelle.

Le philosophe Luc Ferry note que le sacré peut s’exprimer en dehors des religions. Il précise que les notions de transcendance et de sacré ne sont pas incompatibles avec la raison et la réflexion malgré ce que de nombreux intellectuels choisissent de croire.

Et de fait, le sacré, autrefois attaché à des notions abstraites comme la foi, la religion, ou encore les principes révolutionnaires, passe aujourd’hui dans la sphère plus concrète de la vie intime.

Se sacrifier pour la religion ou la nation? Non.

Dans une grande partie du monde, les hommes et les femmes ne sont plus disposés à sacrifier leur vie pour une religion ou un pays. Par contre, un parent serait prêt à se sacrifier pour son enfant.

Ce décalage des valeurs essentielles (allant du public à l’intime) a commencé à se faire, dans le monde moderne, lorsque l’on a commencé à vraiment aimer nos enfants au 18e siècle.

Luc Ferry écrit:

C’est au 18e siècle (lors de la Révolution française) que l’on voit apparaître un tout nouveau type d’organisation de la famille. Jusqu’alors, celle-ci avait été organisée par la tradition, le clan, le village, avec des buts essentiellement économiques et lignagers – la survie, le maintien de la race, de la maison – quelles que soient les affinités des gens entre eux. À partir du 18e siècle, on passe de plus en plus à une famille fondée sur l’affinité élective et le choix, donc sur le sentiment. C’est le moment où l’on va commencer à aimer ses enfants.

L’amour devient une valeur fondamentale et sacrée

Est-ce que cela veut dire qu’avant le 18e siècle, on n’aimait pas ses enfants? Bien sûr que non. Par contre, l’amour de nos petits venait après la nécessité de se conformer aux moeurs en cours. On pouvait marier sa fille à un vieil homme, malgré sa réticence, pour plaire à l’autorité. On pouvait rejeter son enfant, car il ou elle ne se conformait pas aux règles religieuses.

Aujourd’hui, l’amour pour ses enfants et pour ses proches est devenu une valeur fondamentale et sacrée. L’important n’est plus de se conformer à l’extérieur, mais de s’épanouir de l’intérieur. Même la spiritualité, autrefois rattachée aux règles de la religion, devient une expérience avant tout personnelle et intime. Elle passe des lieux de culte à la maison.

Sommes-nous devenus plus égoïstes?

Ce décalage de la sphère publique à la sphère privée est parfois perçu comme un signe de l’individualisme de notre époque: un rapport égoïste centré sur soi et ses proches. Pourtant, c’est bien l’opposé qui se produit.

L’amour pour nos proches et surtout pour nos enfants nous apprend l’amour désintéressé. Cela permet de transcender nos besoins personnels. C’est la définition même du sacré qui suppose une valeur plus essentielle que la simple survie. L’amour pour les autres nous apprend que la vie ne se limite pas à des instincts de survie et que notre bien-être est directement lié à celui des autres.

Aimer ses proches c’est être capable de comprendre la souffrance d’un inconnu ayant perdu un des siens. C’est la fondation de la compassion. Donc paradoxalement, le décalage du sacré vers l’intime nous rend plus ouvert envers l’extérieur. Et c’est une très bonne chose.

Dans la continuité de cet article, je vous recommande de regarder ce plaidoyer pour l’altruisme.

Sources et bio

Sources: Nouvelles Clés, n°10 ; Image illustration: arztsamui.

luc ferryLuc Ferry est agrégé de philosophie et de sciences politiques. Il fut ministre de l’Éducation nationale en France (2002-2004). Il définit la philosophie comme une voie de salut. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont L’Homme-Dieu ou le sens de la vie (éditions Grasset).

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Société

Qu’est Ce Que L’Attaque Contre Charlie Hebdo Nous Apprend Sur Notre Humanité?

C’est au téléphone que j’ai appris ce mercredi 7 janvier, l’attaque qui a eu lieu contre Charlie Hebdo à Paris. Mon ami au téléphone est surpris que je ne sois pas au courant: « C’est terrible. 12 morts. Ils ont attaqué les bureaux de Charlie Hebdo et ils ont crié ‘Dieu est grand, on a vengé le prophète.’ »

Sur les réseaux sociaux réactions de tristesse, d’indignation, de colère et même de haine. Et c’est vrai que l’on ne peut que condamner ces actes de barbarie et ressentir de la tristesse pour les familles des victimes. Mais au-delà de ces premières réactions à vif, qu’est ce que cette attaque, violente et préméditée, nous apprend sur la nature humaine et ultimement sur nous même?

Condamner et vouloir punir ne suffit pas. La violence contre la violence, comme unique réponse, ne marche pas. Ressentir de la haine et vouloir détruire l’autre ne pourra jamais apporter la paix et la fraternité que nous sommes si nombreux à profondément vouloir. Il y a un autre chemin, celui qui consiste à comprendre l’autre, même si cet autre est un fou meurtrier, et à découvrir ce que cela implique dans nos choix de tous les jours. Car comme on va le découvrir, comprendre l’autre et agir en conséquence sera le meilleur moyen de prévenir de futurs actes d’une telle folie.

Comment un homme peut en venir à tuer des inconnus et à croire qu’il agit selon une valeur juste? Découvrons la genèse d’un extrémiste.

Tuer est extrêmement difficile: nos instincts profonds nous empêchent de commettre l’irréparable.

Comment en vient-on à devenir un tueur alors que tuer est profondément inhumain ? Tuer un autre être humain est extrêmement difficile. Nos instincts profonds nous empêchent dans la grande majorité des cas de prendre une vie. Cela peut s’expliquer par l’empathie naturelle que l’on porte envers nos congénères.

Cela est même vrai chez les professionnels où tuer fait parfois partie du travail: les militaires. Il existe plusieurs études comportementales commanditées par l’armée pour comprendre la psychologie derrière l’acte de tuer. L’armée a constaté la difficulté à passer à l’acte et elle a voulu savoir comment entraîner ses soldats à tuer, lorsque nécessaire.

Dans un article paru dans Killology, les chercheurs écrivent:Lors d’un échange de feu, les combattants arrêtent de réfléchir avec leur cerveau rationnel. C’est la partie instinctive du cerveau qui prend le dessus. Il va y avoir alors une puissante résistance à tuer un membre de sa propre espèce, une résistance que l’on retrouve chez tous les individus sains.

Malgré l’entrainement et les ordres, la nature humaine des soldats prend le dessus et les empêche de tuer dans la plupart des situations.

Le brigadier général S.L.A. Marshall confirme cela dans ses recherches. Dans son livre Men Against Fire, il note que durant la Seconde Guerre mondiale seulement 15% des tirs ont volontairement visé au soldat ennemi exposé.

Dans l’armée, où tuer est considéré comme parfois nécessaire et acceptable, cet acte reste extrêmement difficile et contre nature. Comment alors 2 individus isolés ont-ils pu tuer 12 personnes de sang-froid?

Désuhaminiser l’autre pour pouvoir le supprimer. Découvrons les 3 étapes vers un acte extrémiste.

1. Échanger sa liberté de penser contre la sécurité du dogme

S’il y a un autre instinct que l’être humain manifeste en addition à se réticence à tuer, c’est le besoin de sécurité. Pendant des millénaires, l’être humain à évoluer dans un environnement dangereux, et le besoin de sécurité a primé sur tous les autres. Avant de se nourrir et de se reproduire, nos ancêtres devaient s’assurer de ne pas être dévorés par une bête sauvage. Ce puissant besoin de sécurité, on le porte encore en nous. Et ce besoin n’est pas seulement d’ordre physique, il l’est également d’ordre émotionnel et mental.

Évoluer dans un groupe (familial, ethnique, culturel, religieux) permet d’avoir sa protection. Mais cela nécessite de se soumettre à ses règles au risque d’être exclue.

Une vision rigide du monde donne une forte illusion de sécurité

Plus le groupe est restreint et structuré, et plus il donne l’illusion de sécurité. Les règles y sont clairement établies. Le groupe adopte un dogme (sa lecture du monde) et l’individu doit s’y soumettre pour pouvoir bénéficier de ses avantages. En suivant les règles, il va pouvoir être accepté et soutenu par les autres.

Le risque apparait lorsque le groupe adopte une vision binaire du monde: c’est noir ou blanc, bien ou mal. Ces groupes que l’on peut retrouver dans les milieux religieux, ethniques, ou même politiques, attirent souvent des personnes en perte de repère et en grand besoin de sécurité et de stabilité.

Le fanatique en construction va s’associer et s’identifier pleinement à un groupe et à son dogme dominant, au risque d’abandonner sa liberté de pensée. La sécurité (illusoire) qu’il y gagne vient soulager ses manques et lui redonne de l’espoir. Pour garder cela, il est prêt à renoncer à son libre arbitre et aux autres.

2. Exclure l’autre : tu es avec moi ou contre moi

L’un des effets pernicieux de l’appartenance à un groupe au dogme binaire, c’est que cela va invariablement exclure ceux qui n’appartiennent pas au groupe.

Au cours de mes voyages en Asie et au proche orient, mon intérêt pour la spiritualité m’a conduit à suivre des groupes de discussions issues des différentes traditions (principalement l’islam, l’hindouisme et le bouddhisme). Si le contenu était souvent instructif et intéressant, j’ai constaté qu’il arrivait un moment, dans certains groupes, où l’autre (celui qui n’a pas la même vision du monde) était exclu. Cela se faisait plus ou moins explicitement.

On peut alors comprendre comment certains groupes, avec une vision bien plus rigide de la réalité et de ce que le monde devrait être, risquent de rejeter totalement ceux qui n’adoptent pas leur vision. Pire encore, ils risquent d’accuser l’extérieur d’être la cause de leurs problèmes.

Rejeter tout ce qui remet en question ses croyances

Une personne qui adopte une vision rigide de la réalité et qui associe cela à sa sécurité (et par extension à la sécurité de ses proches) va défendre corps et âme sa version étriquée du monde. Cette personne doit avant tout lutter contre ses propres doutes et ses conflits intérieurs (culpabilité et colère), mais cela crée peurs et angoisses. Si elle n’a pas suffisamment de maturité émotionnelle, elle va préférer confronter l’extérieur plutôt que de vivre son angoisse existentielle. 

Tout ce qui s’oppose à ses croyances va alors être perçu comme dangereux. Une personne dans cette situation risque de durcir de plus en plus son interprétation du monde, de s’isoler avec des personnes qui partagent sa vision, et de se couper peu à peu de la réalité et des autres. Elle risque alors d’être susceptible de violemment manifester son rejet de l’autre.

3. L’exemple de la violence

La 3e étape qui risque de pousser un individu à commettre un acte violent fondé sur une vision biaisée du monde nécessite de voir une personne de son groupe agir de la sorte.

Les deux hommes accusés d’avoir commis l’attaque contre l’hebdomadaire satirique ont été entraîné au Yemen (et en Iraq) et ont certainement vu certains des leurs camarades commettre des atrocités.

Dans notre système nerveux, il existe des neurones appelés neurones miroirs qui s’activent lorsque l’on voit l’autre agir. Si par exemple, vous apercevez une personne fronçant les sourcils et serrant la mâchoire, les neurones impliqués dans ces mouvements vont également commencer à s’activer dans votre cerveau. Cela permet à l’enfant d’assimiler certains gestes, et aux adultes de ‘ressentir’ l’autre.

Ce que la recherche a montré c’est que les neurones miroirs sont particulièrement actifs lorsque l’on observe une personne avec qui l’on partage des liens forts. C’est pourquoi un enfant va souvent présenter la même posture et la même façon de se mouvoir que l’un de ses parents.

Lorsque le potentiel tueur observe un allié qui partage sa vision du monde, qui le rassure et qui le soutient, il va être particulièrement réceptif à la gestuelle et à l’état d’être de son mentor. Si ce dernier commet des actes de violence, il le conditionne à agir de la même sorte. Il faut peu,  l’encouragement du groupe par exemple, pour alors pousser notre homme à passer à l’acte.

Se désensibiliser face à la violence

Dans son livre témoignage, La Coquille, Moustafa Khalifé, explique d’une façon poignante la graduelle désensibilisation de ses geôliers. Après un séjour de 6 ans en France où Moustafa étudie la cinématographie, il retourne à son pays d’origine la Syrie. Il est alors arrêté, car soupçonné d’appartenir au mouvement des frères musulmans. Il va pendant 16 ans subir le calvaire de la prison. Moustafa explique que ses geôliers pratiquaient régulièrement la torture. Il raconte que lorsqu’un nouveau et jeune fonctionnaire arrivait à ce poste, il était d’abord choqué par le traitement que l’on faisait subir aux prisonniers. Moustafa a vu vomir ces nouveaux geôliers devant une telle violence. Il pouvait deviner de la pitié dans leur regard. Puis au cours des semaines, les nouveaux venus perdaient peu à peu leur sensibilité et devenaient tout aussi cruels que leurs prédécesseurs.

Un autre exemple nous est donné par un article paru dans le San Francisco Chronicles, où des soldats Israéliens ont été interviewés. Ces soldats avaient servi dans les territoires occupés, et interagissaient régulièrement avec les jeunes Palestiniens. L’un des soldats a noté que lorsqu’il a pris son poste, il a au début été choqué du traitement infligeait par ses partenaires aux adolescents arabes: humiliation verbale, coups de poing au visage, les jeter à terre. Mais graduellement, d’une part pour être accepté par son groupe et d’autre part par familiarité, il a lui-même commencé à abuser de la violence.

L’exemple de la violence risque donc de conduire une personne à se désensibiliser de la souffrance d’autrui. Le passage à l’acte devient alors possible.

Ces 3 étapes rendent possible l’inimaginable: tuer une autre personne, car elle ne pense pas comme nous.

Mais que peut-on faire face à cela?

En début d’article, je notais que comprendre ces hommes qui ont commis cet acte barbare est le meilleur moyen de prévenir de futurs actes de violence.

Le point essentiel qui fait basculer une personne vers un potentiel acte de violence, c’est lorsque cette dernière abandonne sa liberté de penser et de ressentir. C’est cela qui risque alors de graduellement la faire se déconnecter de sa propre humanité et du monde autour d’elle.

Plus l’on devient rigide dans notre façon de penser, car nous croyons y trouver la sécurité, plus nous risquons de nous couper de la réalité qui est elle est fluide et sans cesse changeante.

Notre dialogue interne détermine notre rigidité. Si l’on juge sans arrêt les autres, si l’on met des étiquettes « bien » ou « mauvaise » sur nos expériences, cela indique alors une crispation face au monde autour de nous.

Il est alors plus que temps de réapprendre à lâcher prise. À lâcher ses croyances et à simplement ressentir la vie au moment présent. Cela sera le meilleur moyen d’éviter de tomber dans un dogme, quel qu’il soit. Cela permet de développer une vigilance face à la facilité d’un état d’esprit fixe et rigide. Cela pourra également inspirer les personnes autour de vous, à adopter cette attitude flexible face au monde.

Un tel état d’être crée un terreau idéal pour un monde plus tolérant et plus fraternel.

Devant la violence de l’attaque de Charlie Hebdo, et l’apparente urgence d’agir, vouloir apprendre à vivre au présent peut sembler secondaire voir naïve. Et pourtant, c’est, je le crois, sincèrement le meilleur moyen de rendre le monde meilleur.

Laissons à la police et à la justice le souci d’arrêter et de juger ces hommes. Et agissons sur ce que nous pouvons agir: nous-mêmes.

Au téléphone

Au bout de la ligne, mon ami, qui est comme moi de culture musulmane, déplore cet attentat, pour les victimes, leurs familles, la liberté de la presse, mais aussi pour les musulmans de France. Je l’écoute et pense en même temps à la haine qui risque d’envahir le coeur des hommes et des femmes en France et à l’étranger.

Après avoir raccroché, je visite ma page Facebook, et ce que je craignais se concrétisait. En plus de créer de la désolation, cette attaque a nourri les sentiments de haine et d’impuissance. C’est pourquoi j’ai voulu écrire cet article, car comme le bouddha l’a dit: « Jamais la haine n’éteint les haines en ce monde. Par l’amour seul, les haines sont éteintes. C’est une loi éternelle. »

Commençons par nous aimer nous même. Prendre soin de soi, de son humanité et de son amour pour ses proches est le meilleur moyen de lutter contre la barbarie.

Qu’est ce que vous avez pensé de ce triste évènement? Partager dans la zone commentaire.

Sources: Killology Research Group, Mascoutah, IL. USA. ; La Coquille, édition Actes Sud ; SF Chronicles ; Milko pour citation bouddha. 

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Comment Tenir Ses Résolutions Pour 2015

Dans ce podcast (durée: 19:50 min), on va découvrir ensemble, comment réussir à concrétiser ses objectifs pour 2015. Cet épisode vient compléter le précédent où il a été question d’être productif sans stresser.

On va découvrir

  • Pourquoi sommes-nous nombreux à prendre des résolutions pour la nouvelle année.
  • Pourquoi la plupart des résolutions ne passeront pas le cap du 15 janvier.
  • Comment persévérer dans ses objectifs et vivre plus sereinement le changement.

Je vous parlerais également d’un point essentiel, et souvent ignoré, pour concrétiser un changement.

Et à la fin du podcast, je partagerais avec vous MES résolutions pour 2015.

Après avoir écouté ce podcast, je vous invite à partager dans la zone commentaire, vos deux principales résolutions pour cette nouvelle année!

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Être Productif Sans Stresser

6 points pour travailler efficacement tout en restant zen

Il arrive parfois que l’on ait tant à faire que les sentiments de stress et d’anxiété nous paralysent et nous empêchent de travailler sereinement et efficacement. Dans ce nouveau podcast, je partage avec vous 6 points pour vous aider à être productif sans stresser.

Vous verrez l’importance de

1. Faire confiance dans le moment présent.

2. Méditer quelques minutes avant de commencer à travailler.

3. Faire une courte liste de 3 à 5 objectifs pour la journée.

4. Se concentrer sur une action à la fois.

5. Savoir le pourquoi de nos objectifs.

6. Réaliser que l’on a déjà tout pour être bien.

Sources: image nuttakit, ; zenhabits.net

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Apprendre à Relativiser Podcast

Dans Quel Etat d’Esprit Êtes-Vous? « Développement » ou « Fixe »?

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Retranscription du podcast

Selon les traditions orientales, le monde autour de soi et en soi ne cesse de changer. Rien n’est permanent. Tout est évolution. Mieux vaut donc ne pas attacher son bonheur à un concept statique de la vie (« j’ai besoin de ça et de ci pour être heureux ») car tout finit par passer, les personnes comme les possessions. La joie survient lorsque l’on réalise que la vie offre de multiples opportunités de découvrir de nouvelles facettes de soi, d’évoluer. La joie se manifeste dans le développement de l’être plutôt que dans l’accomplissement d’un objectif.

Ce que les enseignements traditionnels ont partagé depuis longtemps, la psychologie tend à le prouver également: fonctionner avec un état d’esprit de développement rend plus heureux que fonctionner avec un état d’esprit fixe. C’est ce que Carol Deck a passé sa vie à observer.

Un livre sous le bras avec pour thème l’importance de l’état d’être

Carol chemine d’un pas léger le long d’un chemin tracé dans le spacieux jardin de l’université de Stanford (Californie) où elle y enseigne la psychologie sociale. Si Carol est ce jour-là d’humeur joyeuse, ce n’est pas uniquement pour le doux soleil d’une après-midi de mai après plusieurs jours de pluie. Elle tient sous son bras un exemplaire d’un livre qu’elle vient de faire publier. Changer d’état d’esprit: une nouvelle psychologie de la réussite (éd. Mardaga) est la synthèse de plus de 20 ans de recherche. Carol a partagé dans ce livre son expérience auprès de milliers d’adultes, d’adolescents et d’enfants. La professeure de psychologie est heureuse de pouvoir partager avec le plus grand nombre ce qu’elle considère fondamental pour notre bien-être: nourrir un état d’esprit de développement. Mais qu’est-ce que c’est au juste?

Selon les recherches de Carol Dweck et de son équipe, il existe deux principaux états d’esprit: un état d’esprit fixe et un état d’esprit de développement (ou d’évolution).

La personne avec un état d’esprit fixe assume que sa personnalité, son caractère, son intelligence et sa capacité de créativité sont des qualités fixes qui ne peuvent pas beaucoup changer. Le succès (ou son absence) va alors être le résultat de la bonne utilisation des qualités inhérentes à cette personne.

Une personne avec un état d’esprit de développement va quant à elle percevoir sa personnalité et ses qualités comme quelque chose à développer et à améliorer. Le succès résulte du fait que cette personne évolue et grandit personnellement.

Carol Dweck écrit dans son livre:

Avec chaque état d’esprit vient une perception spécifique du monde. Avec l’état d’esprit « Fixe », le succès est perçu lorsque l’on arrive à prouver que l’on est intelligent ou talentueux. On a besoin de la validité des autres.

Avec l’état d’esprit « développement », le succès consiste à apprendre quelque chose de nouveau, à évoluer personnellement.

Dans le premier cas de figure, l’échec est de ne pas atteindre son objectif. Avoir une mauvaise note à l’école. Perdre un tournoi. Perdre son travail. Se sentir rejeté. L’échec implique que l’on n’est pas assez intelligent ou talentueux. De plus, devoir faire un effort est perçu comme quelque chose de désagréable, car cela implique que l’on est pas assez talentueux ou intelligent (et cela expose la personne à la possibilité d’un échec).

Dans le second cas de figure, l’échec consiste à stagner et à ne pas évoluer. Ne pas atteindre son potentiel. Faire un effort est dans ce cas l’ingrédient indispensable pour s’améliorer et évoluer.

On peut déjà commencer à voir les limites que l’on risque de s’imposer avec un état d’esprit fixe et donc l’intérêt de développer un état d’esprit d’évolution. Mais allons plus loin, et creusons un peu plus ces deux états d’êtres qui apparaissent dès le plus jeune âge.

On favorise un état d’esprit dès notre plus jeune âge

Dans une de leur recherche, Dweck et ses collègues ont proposé à des enfants âgés de 4 ans un choix: les enfants pouvaient refaire un puzzle facile ou bien en essayer un plus difficile. Comme pour les adultes leur état d’esprit inclinait les décisions. Ceux avec un état d’esprit fixe ont préféré la sécurité, choisissant de refaire le puzzle facile et ainsi réaffirmer leur capacité à réussir. Ceux avec un état d’esprit d’évolution ont choisi le puzzle plus difficile, car ils aimaient l’idée de faire un effort et de découvrir quelque chose de nouveau.

On peut influencer l’état d’esprit d’une personne

Dans une autre étude, cette fois-ci sur des adultes, Dweck a observé le comportement de ces derniers face à des questions difficiles qu’on leur a posées. Les participants devaient répondre à la question de leur mieux, puis on leur donnait la bonne réponse. Dweck a découvert que les participants avec un état d’esprit fixe étaient seulement intéressés par entendre la réponse aux questions auxquelles ils pensaient avoir bien répondu.  Lorsque leur réponse était fausse, ils avaient tendance à décrocher lorsque la bonne réponse était donnée. Ils n’étaient pas intéressés par la bonne réponse lorsqu’il ne l’avait pas trouvé d’eux-mêmes.

À l’opposé, les personnes avec un état d’esprit d’évolution étaient très réceptives aux informations qui pouvaient les aider à étendre leur connaissance. Leur priorité était d’apprendre et non pas d’avoir les réponses justes

L’implication de cette découverte est considérable surtout lorsque l’on l’applique à l’éducation.

Ne pas prendre le risque de décevoir

Dans une autre étude, des centaines d’étudiants, principalement des adolescents, ont eu chacun 10 problèmes, issus d’un test de QI, relativement faciles, puis se sont vus félicités pour leurs résultats. La plupart ont eu de bons résultats.

Les examinateurs les félicitèrent de deux façons différentes. Certains étudiants se sont vu dire « Trés bien! Vous avez eu X bonnes réponses. C’est un très bon score. Vous devez être intelligent pour avoir si bien réussi » et d’autres se sont vu dire « Très bien! C’est un très bon score. Vous devez avoir beaucoup travaillé pour cela. » Donc, certains se sont vu complimenter pour leur aptitude naturelle, leur intelligence et d’autres pour leur capacité de travail.

Et c’est là que cela devient encore plus intéressant. Dweck note:

Les étudiants complimentés sur leur aptitude naturelle ont développé une attitude « fixe ». Lorsque l’on leur a proposé de faire, s’ils le voulaient, un examen plus difficile, ils ont rejeté l’offre. Ils ne voulaient pas prendre le risque de décevoir et d’échouer.

Par contraste, parmi les étudiants complimentés pour leur effort et leur capacité de travail, 90% d’entre eux étaient prêts à essayer un nouveau test plus difficile.

Une personne peut-être influencée dans une direction ou dans une autre (« fixe » ou « développement ») selon son environnement et le feedback qu’elle reçoit. Donc si on a tendance à avoir un état d’esprit fixe il est possible de développer un état d’esprit de développement.

Cette réalisation est d’autant plus importante dans l’éducation des plus petits

Féliciter l’enfant sur ses efforts plutôt que sur ses qualités

Si lorsqu’un enfant agit bien ou réussit avec succès un projet, on le félicite sur ses aptitudes naturelles  (« C’est bien, tu es intelligent »; « C’est bien, tu es doué pour cela »), il risque de remettre en doute ses aptitudes lorsqu’il échoue.

Comme Dweck le note:

Si le succès veut dire que vous êtes intelligent, l’échec ou un succès moindre veut dire que vous n’êtes pas à la hauteur.

Dans ce cas de figure, l’enfant vit l’échec comme une déception (pour lui et pour les autres) et surtout il va se sentir impuissant: « Je ne suis pas assez intelligent pour cela ». Cela va le décourager et il risque de renoncer à faire l’effort pour s’améliorer.

À l’opposé un enfant qui est félicité sur ses efforts ne va pas percevoir l’échec de la même façon.

Il perçoit l’échec comme une indication qu’il doit faire plus d’effort. Il a déjà été récompensé pour ses efforts dans le passé (et il le sait grâce au feedback de ses parents) et donc il va plus facilement trouver la motivation de persévérer lorsqu’il est confronté à une difficulté.

Développer un état d’esprit d’évolution, où le développement des qualités et l’effort sont liés, va donc aider à mieux appréhender la réalité du monde. À une époque où tout change très vite, cet état d’esprit d’ouverture va permettre à l’enfant de s’adapter plus facilement et de vivre plus sereinement les inévitables challenges de la vie.

Ce que Dweck a également découvert c’est que l’état d’esprit non seulement affecte les études et la réussite professionnelle, cela influence également la vie affective.

Un mythe toxique sur l’amour

Une personne avec un état d’esprit fixe croit que leur « âme soeur » va la trouver parfaite et qu’elle sera parfaite. Alors qu’une personne avec un état d’esprit de développement préfère un(e) partenaire qui reconnaîtra ses défauts et ses faiblesses, qui la soutiendra avec amour et l’aidera à grandir personnellement.

L’état d’esprit fixe nourrit un mythe toxique sur l’amour. Celui de l’amour parfait qui ne doit nécessiter aucun effort. Dweck écrit:

L’état d’esprit de développement suppose que tout peut évoluer. Tout – vous, votre partenaire, et la relation amoureuse – est capable de grandir et de changer.

Dans l’état d’esprit fixe, l’idéal est une parfaite, instantanée et perpétuelle compatibilité. Comme si c’était destiné… « et ils vécurent à jamais amoureux. »

L’un des problèmes est que les personnes avec un état d’esprit fixe s’attendent à ce que tout se passe bien automatiquement. Les partenaires ne sont pas censés s’aider à résoudre leurs problèmes. Leurs problèmes se résoudront magiquement grâce à l’amour.

De plus, l’état d’esprit fixe suppose que l’on doit se comprendre avec sa (son) partenaire sans communiquer, que par un regard. Ils ont la croyance que si une relation nécessite un effort alors quelque chose ne va pas.

Dweck note:

Tout comme il n’y a pas de grande réussite professionnelle sans difficulté et effort, il n’y pas de belles histoires d’amour sans conflits et problèmes en cours de chemin.

Après avoir lu cet article, quel état d’esprit aviez-vous tendance à favoriser?

En conclusion

carol dweckComme on l’a vu, il est possible et souhaitable de développer une perception du monde qui embrasse le développement et l’effort comme des valeurs de succès. La pratique de la méditation tend à naturellement nous rendre moins rigides face à la possibilité (parfois la nécessité) du changement. Si vous n’êtes pas encore inscrit à la newsletter, vous pouvez le faire ci-dessous et recevoir ainsi un manuel et des méditations guidées pour vous accompagner dans la méditation. Je vous recommande également de lire le livre de Carol Dweck où vous trouverez des conseils concrets pour développer un état d’esprit de développement.

Sources et note: brainpickings ; Wikipedia Carol Dweck ; image: samuiblue.

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La Pleine Conscience

3 Conseils pour Planifier les Fêtes en Pleine Conscience

Injectez de la joie dans la période des fêtes en vous focalisant moins sur ce qu’il y a à faire et plus dans « l’être. »

Les fêtes de fin d’années peuvent être une période joviale et chaotique à la fois. La famille se réunit, ce qui est une belle expérience, mais lorsque nous sommes les hôtes et qu’il y a toujours plus de cadeaux à acheter, cela peut imposer un certain degré de contrainte. Cela peut nous sortir de l’esprit de fêtes. Il y a tellement à FAIRE que l’on n’a moins de temps pour apprécier d’ÊTRE ensemble.

Voilà 3 conseils pour préparer au mieux cette période spéciale de l’année

1. Partager les tâches

Si vous accueillez chez vous, n’hésitez pas à demander la participation des autres. Chaque invité peut amener un plat de leur choix. Cela crée un sentiment de partage et diminuera la pression pour l’hôte. Vous pouvez aussi prévoir de partager les excédents avec une oeuvre de charité. En élargissant ainsi le nombre de personnes profitant du repas, vous donnerez une dimension plus large à cette période des fêtes.

2. Évitez les conflits

Les retrouvailles sont souvent agréables et l’occasion de passer un bon moment avec la famille. Mais il arrive également que de vieilles frictions refassent surface. On redevient parfois un adolescent en se chamaillant pour un rien! Laissez couler. Évitez les sujets qui risquent d’attiser les émotions (politique, religion, vieux conflits) et concentrez-vous sur comment passer du bon temps.

3. Léger sur les cadeaux

Si faire des cadeaux vous stresse (temps, finance), soyez proactif. Achetez sur internet, utiliser des cartes cadeaux, ou même dites à vos proches que cette année pas de cadeau! que vous préférez les inviter à un dîner sympa, ou encore leur proposer votre temps et votre savoir-faire.

La période des fêtes est un moment de retrouvailles. La vivre en conscience c’est profiter de la présence des autres en créant un environnement propice à cela: faire simple pour diminuer le stress et rester disponible.

Si pendant cette période vous restez seul, c’est alors la parfaite opportunité de refléter sur l’année qui s’achève et de réfléchir sur ce que vous avez envie d’accomplir et de vivre l’année à venir.

Source: mindful

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Apprendre à Relativiser

3 Conseils pour Gérer sa Colère Face aux Petites Contrariétés

Si quelqu’un nous offense, nous manifestons un manque de perspective lorsque nous laissons un petit évènement prendre beaucoup d’ampleur en nous.

Dans comment gérer sa colère, on a vu les méfaits de la colère et comment mieux la gérer surtout lorsqu’elle est orientée envers nos proches.

Dans cet article, on va voir comment moins s’agacer face aux comportements de certains.

L’agacement et la colère sont des sentiments qui nous sortent du moment présent et qui souvent n’ont que très peu d’utilité. On va donc découvrir 3 façons de ne pas se laisser piquer par les indélicatesses des autres.

Ces 3 conseils sont partagés par Leo Babauta du blog Zen Habits.

1. Prenez de la hauteur

Imaginez un enfant âgé de deux ans à qui l’on refuse un jouet ou une glace alors qu’il en a envie. Cette situation accapare toute son attention, car l’enfant n’a pas de recul par rapport à ce qui se passe. Face à la frustration, il ou elle va faire une (grosse) crise. C’est l’univers d’un petit de deux ans.

Pour nous, adultes, nous savons que le « problème » de cet enfant est un tout petit problème, car un autre jouet le rendra tout aussi heureux – et d’ailleurs dans 2 minutes il aura oublié la source de sa détresse -, mais durant la crise l’enfant n’a pas cette perspective.

Lorsque quelqu’un nous offense, nous manifestons également un manque de perspective lorsque nous laissons un petit évènement (ex.: une personne qui ne répond pas à notre bonjour) prendre beaucoup d’ampleur en nous. Nous faisons comme cet enfant de 2 ans, une crise!

L’idée est donc de s’habituer à prendre de la hauteur. Cela nous aidera à voir que ces actes que nous percevons comme des offenses n’ont en réalité que très peu de poids dans une perspective plus large de notre vie. Cela nous évitera ainsi de perdre du temps et de l’énergie inutilement.

2. Laissez glisser

La conduite en ville offre de multiples occasions d’agacement: « Il n’a pas mis ses clignotants! », « il roule trop vite! », « il roule trop doucement », « il m’a coupé la priorité!! » etc. Leo utilise alors une astuce pour ne pas s’énerver derrière son volant.

Je m’imagine en train de glisser sur un canoë le long d’une rivière. Les autres voitures sont comme des brindilles ou des bouts de branches qui glissent avec moi sur la rivière. Ils n’ont pas à me traiter d’une certaine façon. Je me laisse donc tranquillement glisser sur la rivière sans m’inquiéter des branches (je les évite tout de même… la sécurité en premier!)

En effet, ne pas prendre personnellement le comportement des autres aide beaucoup à ne pas se mettre en colère. Ces personnes suivent leur chemin et dans l’immense majorité des cas ne le font pas pour vous agacer. Donc, laissons glisser.

3. Prenez-les dans vos bras (mentalement)

Leo finit par partager ce troisième conseil.

Disons qu’une personne me contrarie en me disant quelque chose de blessant. Je peux me dire « Comment a-t-elle osé!? Comment a-t-elle pu être aussi insensible? » Mais dans cette réaction, je ne me préoccupe pas non plus de ses sentiments… seuls les miens comptent.

J’essaie alors de ressentir de l’empathie pour cette personne qui vient de me contrarier. Je peux deviner leur propre colère ou leur peur. Et donc, mentalement, je m’imagine en train de les prendre dans mes bras pour les réconforter.

Manifester de la compassion semble en effet être un moyen radical pour ne plus ressentir de la colère envers autrui.

Si votre colère est profonde, je vous recommande de lire Comment gérer sa colère et faire l’exercice les mille raisons. Si vous éprouvez de la colère envers l’un de vos proches, je vous invite à consulter le dossier Comment Moins Subir l’Influence de Nos Proches.

Des questions? Une observation? Merci d’utiliser la zone commentaire ci-dessous.

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Bienfaits de la méditation Bouddhisme Définitions et Lexique

Qu’est Ce Que la Méditation? – Vidéo de Matthieu Ricard

« Méditer sur l’amour altruiste est la meilleure façon de se transformer soi-même pour ensuite mieux se mettre au service des autres. » 

J’apprécie beaucoup le travail que fait Matthieu Ricard, car il explique d’une façon simple et concrète les bienfaits de la méditation. Dans cette courte vidéo (6:30 min), il répond aux questions de Radio-Canada.

Voilà quelques-uns des thèmes qu’il adresse

  • Pourquoi, malgré le fait que l’on sache que la méditation peut transformer notre vie, ne prenons-nous pas le temps de méditer?
  • Est-ce que tout le monde peut apprendre à méditer?
  • Combien de temps faut-il pour commencer à ressentir des résultats? (Note: lire aussi Combien de Temps Pour Apprendre à Méditer?)
  • Comment commencer à méditer?

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Méditation et Yoga pour Enfant

Hyperactivité de l’Enfant: Quelles Sont les Solutions

On estime entre 5 à 20 % les enfants qui seraient hyperactifs et manifesteraient un manque d’attention. Cette condition, qui concerne majoritairement les garçons, se répercute sur le comportement à la maison et sur la réussite scolaire. Une approche incluant des modifications dans le comportement des parents, des changements dans l’alimentation, une bonne stimulation physique et la méditation serait efficace pour permettre à l’enfant de s’épanouir.

Hyperactivité de l’enfant: Une condition qui peut s’avérer vite handicapante

Par nature, les enfants sont actifs et ils aiment jouer et explorer leur environnement. Cependant, lorsqu’un enfant est continuellement incapable de tenir en place, d’aller au bout d’une activité (scolaire ou ludique), ou d’écouter lorsque l’on s’adresse à lui, cela risque d’entraver sa socialisation et son apprentissage. De plus, les parents et les instituteurs développent souvent un sentiment de frustration face à ces enfants qu’ils n’arrivent pas à canaliser. Souvent, aux États-Unis, et parfois en France, c’est la solution médicamenteuse qui est retenue. Or, comme nous l’apprend Thomas Armstrong, auteur du Radiant Child, brider chimiquement un enfant, sans tenir compte des facteurs qui peuvent l’aider à mieux s’intégrer dans la société, n’est pas une solution.

Le rôle des parents

Si certains facteurs génétiques prédisposent l’enfant à l’impulsivité, à l’hyperactivité et au manque d’attention, l’environnement psychosocial influe également sur l’apparition ou non de ce trouble du comportement (1). Des parents faisant face à beaucoup de stress risquent de favoriser l’apparition de ce trouble chez leur enfant. Les parents qui pratiquent la méditation, ou qui au moins, apprennent à mieux gérer leur stress, vont offrir un environnement émotionnel favorable au bon développement de leurs enfants. Mais parfois, cela ne suffit pas.

L’importance d’encourager l’enfant

L’enfant a besoin d’être encouragé et épaulé. Un enfant hyperactif, souvent en situation d’échec scolaire, risque de développer un manque d’estime et un retrait sur soi. Cela a été associé, à l’âge adulte, à un comportement asocial, voire agressif (2). Il est donc important de souvent encourager et soutenir les efforts de l’enfant. Une étude publiée dans les Archives of Psychiatry révèle que, si les parents ont toujours une approche autoritaire et qu’ils montrent peu d’affection, l’enfant a six fois plus de chance de développer un problème de comportement.

Moins de sucre dans son alimentation

L’alimentation semble également être liée à la prévalence de ce problème. Dans son livre sur l’hyperactivité des enfants (3), le pédiatre Benjamin Feingold explique comment le sucre raffiné contribue à cette condition. De plus, une étude conduite par Robert Thiel, Ph.D., révèle qu’un enfant hyperactif sur deux bénéficie d’une amélioration de son comportement, grâce à une simple prise de calcium en complément alimentaire (4).

Le toucher et le mouvement restent indispensables

Les enfants ont besoin de contacts et de mouvement pour leur bon développement neurologique et affectif. En effet, une immobilisation passagère, comme celle observée chez les enfants souffrant d’une fracture, amène ces derniers à être plus irritables. De plus, le mouvement de balancier que l’on observe chez certains enfants dans les foyers semble résulter d’un manque de contacts et de mouvement.

Dans son livre, The Brain : The Last Frontier (Warner Books), R. Restak note que le fait de porter un enfant ou la proximité physique affecte le développement mental et social de l’enfant ainsi que son comportement. Tous les mouvements, même passifs, comme être bercé, entraînent des stimulations dirigées vers le cervelet.

Cette stimulation permet le bon développement du système nerveux de l’enfant et va aider à diminuer l’hyperactivité et le manque d’attention. Il faut donc donner de l’espace à un enfant hyperactif et lui permettre de régulièrement dissiper le trop-plein d’énergie à travers le jeu et le mouvement. Ce n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’on demande aux enfants de rester immobile pendant plusieurs heures sur une chaise d’école. Heureusement, le système scolaire commence à évoluer et prend en compte le besoin de mouvement que tous les enfants ont, qu’ils soient hyperactifs ou pas.

Note: les soins chiropratiques peuvent aider à diminuer l’hyperactivité en agissant sur la bonne stimulation du système nerveux. Une étude comportant un groupe de contrôle a évalué les effets des soins chiropratiques chez les enfants souffrant d’hyperactivité et de manque d’attention (Attention Deficit Hyperactivity Disorder) et a révélé une amélioration significative chez 57 % d’entre eux (5).

Initier son enfant à la méditation

Enfin, la pratique de la méditation peut aussi offrir une précieuse aide. Elle permet à l’enfant d’apprendre à canaliser son attention. Une étude (6) ayant porté sur des enfants diagnostiqués avec un trouble de l’attention et de l’hyperactivité a suivi plusieurs familles pendant 6 semaines. Durant cette période, les parents et l’enfant ont fait deux séances de méditations guidées par semaine en addition à des séances à la maison. Après les systèmes les parents ont noté que leurs enfants manifestaient une meilleure estime de soi et que la relation parents-enfants s’est améliorée. Les enfants ont noté mieux dormir, moins d’anxiété, et une meilleure capacité de se concentrer à l’école et moins de conflits. Les parents ont noté se sentir plus heureux, moins stressés, et mieux capable de gérer le comportement de leur enfant.

enfant méditation
Les enfants prennent rapidement plaisir à méditer.

À une époque où l’on semble toujours manquer de temps, surtout lorsque l’on a des enfants en bas âges, prendre le temps d’initier toute la famille à la méditation peut paraître inaccessible. Pourtant, les bienfaits seront considérables et méritent largement d’investir 10 à 15 minutes par jour à la méditation. Un enfant peut commencer à méditer (pas nécessairement assis immobile) à partir de 5 ans. Voilà une méditation guidée pour enfant: Calme comme une grenouille.

Pour les parents, je vous invite à vous inscrire à la newsletter pour recevoir gratuitement le support nécessaire pour commencer à méditer.

RÉFÉRENCES ET SOURCES DOCUMENTAIRES

1/ BIEDERMAN J., Family-Environment Risk Factors for Attention, Deficit Hyperactivity Disorder, Archives of General Psychiatry, June 1995

2/ Helping ‘Type A’ Children Avoid A Lifetime of Angry Behavior, Stanford University News Service.
3/ FEINGOLD B., Why Your Child Is Hyperactive ?, Éditions Random House, 1985.

4/ THIEL R. Ph.D, Nutrition-Based Interventions for Attention, Deficit Disorder and Attention, Deficit Hyperactivity Disorder, Nutritional Perspectives (Journal of the Council on Nutrition of the American Chiropractic Association), Vol. 21, N°.1.

5/ GIESEN J.M., CENTER D.B., LEACH R.A., An Evaluation of Chiropractic Manipulation as a Treatment of Hyperactivity in Children, Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, october 1989.

6/ Harrison L., Manocha R., Rubia K. Sahaja Yoga Meditation as a Family Treatment Programme for Children with Attention Deficit-Hyperactivity Disorder, Clinical Child Psychology Psychiatry, Oct. 2004, vol. 9, no. 4.

Photo enfant qui médite: bradford.enjoymeditation.org