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Méditation Guidée Pleine Conscience

Pratiquer la méditation est non seulement bénéfique pour la personne qui pratique, cela l’est également pour les autres. Méditer nous permet, en effet, de développer une qualité de présence qui fait du bien aux autres.

Voilà une méditation guidée de 13 minutes pour développer la pleine conscience.

Méditation Guidée Pleine Conscience

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Comment Méditer La Pleine Conscience Question/Réponse

Méditation VS Pleine Conscience

Est-ce que la méditation et la pleine conscience sont identiques?

Cet épisode est en réponse à la question de Elo:
« Bonjour. Si par exemple je suis dans une galerie et que je me concentre juste sur le bruit de l’escalator, est-ce que c’est de la méditation malgré tous les bruits qui peut y avoir autour? »

Regarder Méditation VS Pleine Conscience

Liens: Livre Apaiser l’Esprit (Moutassem Hammour)

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Qu’est-ce que L’ AMOUR ? Réponse d’un moine Zen

« Aimer sans savoir comment aimer blesse la personne que l’on aime »

Écouter l’épisode

Qu’est-ce que l’amour? On parle de l’amour inconditionnel, cet amour qui n’a besoin de rien en retour. Il y a l’amour passionnel qui peut détruire. Il y a l’amour omniprésent, celui qui émerge lorsque la peur disparait et donne du sens à la vie. La chanson ne dit-elle pas « Nous n’avons besoin que d’amour! »

Le sentiment d’amour accompagne nos vies. Parfois il grandit et d’autres fois se perd dans nos soucis. L’amour par moment nous apporte une grande joie, mais lorsqu’il semble avoir disparu, nous rempli de désespoir. Mais malgré cette proximité, pour beaucoup, l’amour reste un mystère.

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Mais qu’en pense le bouddhisme, cette philosophie épurée de la vie fondée sur l’expérience des sens et du moment présent?

Qu’est ce que l’amour selon le bouddhisme

La réponse nous vient de l’un de ses plus respectés porte-parole, le moine zen vietnamien Thich Nhat Hanh. Un ouvrage, How to Love (ed. Parallax Press), vient de paraître avec une collection de ses observations sur ce vaste sentiment humain.

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Nhat Hanh note en essence qu’aimer l’autre c’est le comprendre. Et par comprendre, il entend: être capable de ressentir, sans jugement, le profond sentiment d’insatisfaction qui fait souffrir la personne qui est face à nous. Comprendre l’autre commence par créer suffisamment d’espace en soi pour d’abord se comprendre soi-même et pour ensuite pouvoir accueillir l’autre.

Si vous mettez une poignée de sel dans un verre d’eau, l’eau devient imbuvable. Mais si vous mettez le sel dans une rivière, on peut continuer à y collecter l’eau pour cuisiner, nettoyer et la boire. La rivière est immense, et elle a la capacité de recevoir et de transformer. Lorsque nos coeurs sont étroits, notre compréhension et notre compassion sont limitées, et nous souffrons.

Nous ne pouvons alors pas accepter ou tolérer les autres et leurs manques, et nous demandons qu’ils changent.

Mais lorsque nos coeurs s’élargissent, ces mêmes choses ne nous font plus souffrir. Nous avons suffisamment de compréhension et de compassion et nous pouvons étreindre les autres. Nous acceptons les autres tels qu’ils sont, et alors, ils ont la possibilité de se transformer.

Il ajoute

Comprendre la souffrance d’autrui est le plus cadeau que l’on peut offrir à une personne. La ‘compréhension’ est l’autre nom de l’amour. Si vous ne comprenez pas l’autre, vous ne pouvez pas aimer.

Le moine zen explique que tout commence par soi. Pour aimer l’autre, il faut d’abord être conscient de ses propres sentiments.

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Lorsque nous nourrissons notre propre joie, nous nourrissons notre capacité à aimer. C’est pourquoi aimer c’est d’abord apprendre l’art de nourrir notre joie d’être.

Nhat Hanh observe que notre capacité à aimer a été influencée par notre éducation et nos proches.

Si nos parents ne se sont ni aimés ni compris, comment pouvons-nous alors savoir à quoi l’amour ressemble? Le plus précieux héritage que les parents peuvent donner à leurs enfants est leur propre bonheur.

Nhat Hanh parle aussi de la différence entre infatuations, ce fantasme de ce que l’autre peut devenir pour soi, et amour.

Souvent, nous désirons une personne non pas parce que nous l’aimons et la comprenons véritablement, mais pour nous distraire de nos propres souffrances. Lorsque nous apprenons à aimer et à comprendre qui nous sommes, ainsi qu’à développer une vraie compassion envers soi-même, alors nous pouvons vraiment aimer et comprendre la personne en face de soi.

Nous ne sentons parfois vide avec un grand sentiment de manque. Nous n’en connaissons pas la cause: c’est très vague, mais ce sentiment de vide en soi est bien présent. Nous espérons que quelque chose de mieux arrive pour nous permettre de nous sentir moins seuls, moins vides.

Le désir de se comprendre et de comprendre la vie est profond. Il y a également une forte aspiration à être aimé et à aimer. Nous sommes prêts à être aimés et à aimer. C’est tout à fait naturel.

Le moine zen ajoute que parce que nous nous sentons vides, nous essayons de trouver quelque chose à l’extérieur pour compenser ce manque. Au lieu de prendre le temps de mieux nous connaître soi-même, nous nous précipitions vers les objets de l’extérieur pour assouvir notre mal-être.

Lorsque nous utilisons l’autre pour assouvir nos attentes, ce qui n’est bien sûr pas possible, nous allons continuer à nous sentir vides. Chez la plupart des gens, il y a ce désir continu et cette attente que quelque chose de mieux va arriver.

Ce perpétuel sentiment d’insatisfaction ne peut pas se résoudre à l’aide de l’extérieur (rencontrer un partenaire de vie, s’enrichir…). Il est une invitation à développer plus de compréhension et de compassion envers soi-même.

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Nhat Hanh continue sur l’importance de d’abord faire la paix avec soi-même avant de pouvoir rencontrer l’autre.

L’essence de l’amour bienveillant est d’être capable d’offrir de la joie. Vous pouvez être comme un rayon de soleil pour une autre personne. Vous ne pouvez pas offrir de la joie tant que vous ne l’avez pas en vous. Donc, construisez un refuge en vous, en vous acceptant et en apprenant à vous aimer et à vous guérir. Apprenez à pratiquer la pleine conscience de telle façon à pouvoir créer ses moments de joie pour votre bien-être. Alors seulement, vous aurez quelque chose à offrir à l’autre personne.

Lorsque vous aimez une personne, il doit y avoir de la confiance et de la complicité. L’amour sans confiance n’est pas tout à fait de l’amour. Bien entendu, vous devez d’abord commencer par avoir de la confiance et du respect envers vous même. Sachez que vous avez de la bonté et de la compassion en vous. Vous faites partie de l’univers; vous êtes fait de poussières d’étoiles. Lorsque vous regardez la personne que vous aimez, vous voyez qu’elle est aussi faite d’étoiles et qu’elle porte l’éternité en elle.

Développer une profonde appréciation pour la vie, pour votre vie et pour celle de la personne en face est un prérequis pour une relation harmonieuse. Autrement le risque de souffrir et de faire souffrir est bien réel.

Aimer sans savoir comment aimer blesse la personne que l’on aime. Pour savoir comment aimer, nous devons les comprendre. Pour les comprendre, nous devons les écouter.

Le plus vous comprenez une personne, le plus vous l’aimez; le plus vous l’aimez, le mieux vous la comprenez. Ce sont les deux faces d’une même réalité. L’esprit d’amour et l’esprit de la compréhension sont identiques.

Le moine vietnamien nous invite à d’abord nous connaître véritablement, et c’est là tout le but de la pratique de la pleine conscience. Car à travers la connaissance – plonger en soi – naissent l’appréciation et la compassion, et à partir de là, l’amour, qu’il soit romantique ou envers toute autre personne, peut s’épanouir.

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Découvrez ce simple et efficace exercice de pleine conscience >>

Note: Version texte initialement publiée en avril 2015

Sources et références: Source: Maria Popova – Brainpickings ; Livre: How to Love, Thich Nhat Hanh, Ed. Parallax Press, collection Mindful Essentials, 96 pages ; Photographie illustration: RENAULT Philippe ; Photographie Thich Nhat Hanh: Paul Davis (plumvillage.org)

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La Pleine Conscience Lecture Méditative Podcast

Manger En Pleine Conscience

« Manger en pleine conscience est l’une des pratiques les plus essentielles. Il est possible de manger comme si l’on retrouvait le biscuit de son enfance. » – Thich Nhat Hanh

Dans cet épisode de la rubrique Lecture méditative, découvrez un texte de Thich Nhat Hanh tiré de son livre La Sérénité de l’Instant.

Écouter Manger En Pleine Conscience

Extrait

Il est possible de manger nos repas aussi lentement et joyeusement que je le faisais avec le biscuit de mon enfance. Vous croyez peut-être avoir perdu le biscuit de votre enfance. Moi, je suis sûr qu’il est toujours là, quelque part dans votre coeur. Tout est encore – et si vous le voulez vraiment, vous pouvez le retrouver.

Manger en pleine conscience est l’une des pratiques les plus essentielles. Il est possible de manger comme si l’on retrouvait le biscuit de son enfance.

Le moment présent est plein de joie et de bonheur. Avec un peu d’attention, vous vous en apercevrez.

Voilà aussi une interview sur comment bien manger avec Jérémy Anso.

Pour tous les articles inspirés par l’enseignement de Thich Nhat Hanh, c’est ici.

Retrouvez tous les épisodes Lecture Méditative.


Thich Nhat Hanh: Moine zen vietnamien, son action engagée pour la paix lui a valu, pendant la guerre, l’exil en France. Il réside au centre bouddhique du Village des pruniers, en Dordogne, qu’il a créé en 1982. Il dispense des enseignements à travers le monde et il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le bouddhisme et la méditation.

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La Pleine Conscience Paroles de Sagesse

Écouter le Silence

Paroles d’Eckhart Tolle sur le silence (Quiétude, éd. Ariane)

L’équivalent du bruit extérieur, c’est le bruit intérieur de la pensée. L’équivalent du silence extérieur, c’est la calme intérieur.

Chaque fois qu’un silence vous entoure, écoutez-le. Remarquez-le, tout simplement. Accordez-y votre attention. L’écoute du silence éveille en vous la dimension du calme, car ce n’est qu’en toute tranquillité que l’on prend conscience du silence.

Qu’est ce que vous pensez de ces paroles d’Eckhart Tolle? Est-ce que vous êtes à l’aise dans le silence?

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La Pleine Conscience Paroles de Sagesse

Se Rappeler De Vivre Le Moment Présent

Paroles de Susan Smalley et Diana Winston, sa rappeler de vivre le moment présent (The Mindfulness Revolution)

C’est très simple d’être présent. Prenez un moment, maintenant, pour ressentir votre nez et votre corps lorsque vous respirez. Vous êtes pleinement conscient durant cet instant. Il est simple d’être pleinement conscient, mais se souvenir de l’être constitue bien souvent la grande difficulté.

Partagez votre impression par rapport à ce texte. Êtes-vous d’accord? Avez-vous vous aussi remarqué que l’on oublie bien souvent d’être pleinement dans le présent?

Sources et références: Fond musical – The Honest Guys;  Mindful Awareness Research Center.

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La Pleine Conscience vivre le moment présent

La Vieillesse au Service de la Pleine Conscience

Vieillir est souvent associé avec une diminution des facultés mentales. On a de plus en plus de moments d’oublis et de confusion, et cela peut sembler éloigner la personne vieillissante d’une vie plus consciente et plus présente. Pourtant, comme en témoigne avec humour Sue Moon dans Senior Moment, Wonderful Moment, ces moments d’oublis peuvent au contraire créer l’espace nécessaire pour ressentir le moment présent.

Voilà quelques extraits choisis du texte de Sue Moon.

Senior Moment, Wonderful Moment est tiré de l'ouvrage The Mindfulness Revolution
Senior Moment, Wonderful Moment est tiré de l’ouvrage The Mindfulness Revolution

J’ai appelé mon amie Cornelia, grand-mère comme moi, pour lui demander si je pouvais emprunter un berceau pour la visite de ma petite fille. Lorsqu’elle a répondu au téléphone, je lui ai dit, « Salut, Cornelia. C’est Sue, » et puis j’ai eu un blanc. J’ai fait une pause pleine d’espoir, mais plus aucun mot n’est sorti de ma bouche.

« Bonjour! » elle me répondit. « Quoi de neuf? »

Cornelia est une bonne amie et je n’ai pas eu besoin de faire semblant, mais malgré cela c’était déconcertant. « Ummmm » lui dis-je, en attendant que les vieux neurones se remettent en marche. Je me suis demandée si cela concernait nos marches hebdomadaires? Nooo … Était-ce à propos de l’article qu’avait écrit son fils? Nooo… Dehors, je pouvais voir à travers la fenêtre, un écureuil qui courrait sur la véranda avec une noisette dans sa bouche. « J’ai un moment sénior », lui dis-je finalement. « Est-ce tu saurais pourquoi je t’appelle? ».

Elle a ri. « Tu devais savoir que j’ai des prunes de mon arbre à te donner. » L’écureuil était maintenant assis sur le rebord,  en train d’éplucher l’écorce de sa noisette en la recrachant sur le sol. Je n’avais jamais remarqué auparavant comment le long pelage sur sa queue onduler en avant et en arrière lorsqu’il l’agitait.

Lorsque je suis allée chez Cornelia pour prendre les prunes, je me suis souvenue du berceau, et je l’ai pris aussi.

Le maître bouddhiste Thich Nhat Hanh m’aide à apprécier mes moments séniors. Il dit que « le vrai miracle, c’est d’être éveillé dans le moment présent. » Je suis confiante qu’il serait d’accord qu’un moment sénior, ces moments où l’on oublie quel jour nous sommes,  et où nous allons, peuvent êtres des moments de profonde compréhension.

Par exemple, debout dans la cuisine, me demandant pourquoi j’ai une paire de ciseaux dans les mains, je remarque les rayons du soleil se reflétant sur les lames métalliques et dansant sur le mur, et je me répète la phrase de Thich Nhat Hanh, « le vrai miracle, c’est d’être éveillé dans le moment présent!» Les jeunes peuvent aussi ressentir ces moments d’immersion dans l’infinie présence, mais pour cela ils doivent méditer jour après jour. Moi, je n’ai que besoin de porter une paire de ciseaux d’une pièce à l’autre.

senior moment
« Pourquoi je suis venu ici? »

J’ai commencé une randonnée avec des amis, et lorsque le chemin est devenu, à ma surprise, trop raide, je leur ai demandé de continuer sans moi car je savais que mes genoux seraient incapables de me ramener. Je me suis posée sur un rocher avant de retourner au refuge. Ce n’était pas vraiment un moment sénior, mais j’en parle ici parce que ce fût un moment où la fragilité de l’âge m’a plongé dans une parenthèse dans le temps.

J’écoutais la voix de mes amis qui s’éloignaient, les brindilles craquant sous leurs pas, jusqu’à ce que je ne puisse plus les entendre. J’ai regardé une feuille jaune tourbillonnant jusqu’au sol, et je l’ai entendue atterrir sur une autre feuille. Avez-vous déjà entendu une feuille atterrir sur une autre feuille? Ok, ce n’était pas le moment le plus excitant de ma vie, mais c’était bien, et j’étais présente pour y assister.

Ce n’est pas de ma faute si j’ai ces moments seniors, tout comme ce n’est pas ma faute si mes cheveux sont devenus gris. Je suis juste un être humain, après tout. J’ai eu une vie pleine de moments jeunes, où un mot suivait l’autre avec une logique – et ennuyante – succession, où chaque action conduit à une autre action appropriée. Pendant d’innombrables années, je me suis souvenu d’amener le crayon avec moi lorsque je descendais pour le tailler. Je pense que j’ai gagné le droit de me libérer de l’emprisonnement de la réflexion séquentielle.

Un moment sénior est un panneau Stop sur la route de la vie. Cela pourrait même être une aide pour l’illumination. Je reste alors calme, laisse la machinerie en pause, et j’apprécie le spectacle!

Suite au témoignage de Sue, vous pouvez découvrir celui de Madeleine qui elle parle de méditation et dépression.

Vous avez des commentaires ou des observations sur ces « moments séniors », n’hésitez pas à utiliser la zone commentaire ci-dessous!

Sources et références:  image haut de page: mshhoward / Le texte de Sue est issu du livre The Mindfulness Revolution, de. Shambhala (livre en anglais).

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3 Conseils pour Planifier les Fêtes en Pleine Conscience

Injectez de la joie dans la période des fêtes en vous focalisant moins sur ce qu’il y a à faire et plus dans « l’être. »

Les fêtes de fin d’années peuvent être une période joviale et chaotique à la fois. La famille se réunit, ce qui est une belle expérience, mais lorsque nous sommes les hôtes et qu’il y a toujours plus de cadeaux à acheter, cela peut imposer un certain degré de contrainte. Cela peut nous sortir de l’esprit de fêtes. Il y a tellement à FAIRE que l’on n’a moins de temps pour apprécier d’ÊTRE ensemble.

Voilà 3 conseils pour préparer au mieux cette période spéciale de l’année

1. Partager les tâches

Si vous accueillez chez vous, n’hésitez pas à demander la participation des autres. Chaque invité peut amener un plat de leur choix. Cela crée un sentiment de partage et diminuera la pression pour l’hôte. Vous pouvez aussi prévoir de partager les excédents avec une oeuvre de charité. En élargissant ainsi le nombre de personnes profitant du repas, vous donnerez une dimension plus large à cette période des fêtes.

2. Évitez les conflits

Les retrouvailles sont souvent agréables et l’occasion de passer un bon moment avec la famille. Mais il arrive également que de vieilles frictions refassent surface. On redevient parfois un adolescent en se chamaillant pour un rien! Laissez couler. Évitez les sujets qui risquent d’attiser les émotions (politique, religion, vieux conflits) et concentrez-vous sur comment passer du bon temps.

3. Léger sur les cadeaux

Si faire des cadeaux vous stresse (temps, finance), soyez proactif. Achetez sur internet, utiliser des cartes cadeaux, ou même dites à vos proches que cette année pas de cadeau! que vous préférez les inviter à un dîner sympa, ou encore leur proposer votre temps et votre savoir-faire.

La période des fêtes est un moment de retrouvailles. La vivre en conscience c’est profiter de la présence des autres en créant un environnement propice à cela: faire simple pour diminuer le stress et rester disponible.

Si pendant cette période vous restez seul, c’est alors la parfaite opportunité de refléter sur l’année qui s’achève et de réfléchir sur ce que vous avez envie d’accomplir et de vivre l’année à venir.

Source: mindful

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Ça Ne Prend Que 10 Minutes de Conscience – Andy Puddicombe sur Ted

Dans 10 minutes de méditation par jour, est-ce assez?, je vous présentais Andy Puddicombe, auteur de Mon cours de méditation. Dans cette vidéo de moins 10 minutes (sous-titrée en français) Andy anime un Ted Talk. Il parle de son expérience avec la pratique de la méditation … en jonglant!

Voilà quelques extraits de sa présentation

Et c’est une chose extraordinaire, n’est-ce pas ? L’esprit (est) cette ressource de grande valeur, notre bien le plus précieux, à travers lequel nous percevons chaque moment de notre vie. Et pourtant, nous ne prenons pas le temps d’en prendre soin.

Et ce qui est triste, c’est que nous sommes tellement distraits que nous ne sommes plus présents dans le monde où nous vivons.

J’ai, comme la plupart des gens je crois, supposé qu’il (la méditation) ne s’agissait en fait que d’un aspirine pour l’esprit. Vous êtes stressé, vous méditez. Je n’avais pas pensé qu’il pouvait s’agir de quelque-chose de nature préventive.

J’ai appris à mieux apprécier et à mieux comprendre le moment présent. C’est-à-dire ne plus se perdre dans ses pensées, ne plus être distrait, ne plus être accablé par les émotions, mais plutôt apprendre à vivre le moment présent, à être attentif, à être présent.

Récemment, une étude d’Harvard a démontré qu’en moyenne notre esprit était perdu dans des pensées pendant 47% du temps. 47%. En même temps, le fait d’avoir toujours plus ou moins la tête dans les nuages est une des raisons qui fait que nous sommes tristes.

Tout ce dont vous avez besoin, c’est de 10 minutes par jour pour prendre du recul, pour vous familiariser avec l’instant présent afin de vivre la vie avec plus de détermination, de calme, et en y voyant plus clair.

La transcription de la présentation

0:11

Nous vivons dans un monde incroyablement trépidant. Le rythme de la vie est souvent frénétique, nos esprits sont toujours occupés, et nous sommes en permanence en train de faire quelque chose.

0:19

Maintenant que vous avez ça à l’esprit, j’aimerais que vous preniez un instant pour vous poser cette question : à quand remonte la dernière fois où vous n’avez rien fait ? 10 minutes seulement , sans être dérangé ? Et quand je dis « ne rien faire », je parle vraiment de ne « RIEN faire ». C’est-à-dire pas de courriels, ni de SMS, ni d’internet, pas de télé, pas de causette, ne pas manger, ne pas lire, ne même pas s’asseoir pour se remémorer le passé ou faire des projets d’avenir. Simplement ne rien faire. Je vois beaucoup de visages étonnés. (Rires) A mon avis, vous devez probablement remonter loin en arrière.

0:51

Et c’est une chose extraordinaire, n’est-ce pas ? Nous parlons là de notre esprit. L’esprit, cette ressource de grande valeur, notre bien le plus précieux, à travers lequel nous percevons chaque moment de notre vie, L’esprit sur lequel nous nous reposons pour être heureux, satisfait, émotionnellement stable en tant qu’individus mais aussi pour être gentil, prévenant et bienveillant dans nos relations avec les autres. Il s’agit du même esprit dont nous dépendons pour être concentré, créatif, spontané, et pour donner le meilleur de nous-même dans tout ce que nous faisons. Et pourtant, nous ne prenons pas le temps d’en prendre soin. En fait, nous passons plus de temps à prendre soin de nos voitures, de nos vêtements, de nos cheveux que… …bon, d’accord, peut-être pas nos cheveux, mais vous voyez où je veux en venir.

1:38

La conséquence, bien sûr, c’est que nous finissons par être stressés. Vous savez, l’esprit se met à s’emballer, comme une machine à laver, ressasse sans cesse des sentiments désagréables ou perturbants et nous ne savons pas comment réagir à ça. Et ce qui est triste, c’est que nous sommes tellement distraits que nous ne sommes plus présents dans le monde où nous vivons. Nous passons à côté des choses qui sont les plus importantes pour nous. Ce qui est dingue, c’est que tout le monde suppose que la vie est ainsi faite, et que nous devons faire avec, c’est tout. En fait, ce n’est pas forcément comme ça.

2:12

Quand j’avais 11 ans je suis allé à mon premier cours de méditation. Et croyez-moi, tous les clichés étaient réunis : les gens assis sur le sol les jambes croisées, l’encens, la tisane, les végétariens…tout le truc quoi ! Ma mère y allait, et j’étais curieux, alors je l’ai accompagnée. J’avais aussi vu beaucoup e films de kung-fu, et secrètement, je croyais pouvoir apprendre à voler. Bon, j’étais vraiment jeune à cette époque. Alors que j’étais là-bas, j’ai, comme la plupart des gens je crois, supposé qu’il ne s’agissait en fait que d’un aspirine pour l’esprit. Vous êtes stressé, vous méditez. Je n’avais pas pensé qu’il pouvait s’agir de quelque-chose de nature préventive jusqu’à ce que j’aie 20 ans et qu’un certain nombre de choses m’arrivent en se succédant très rapidement. Des choses graves qui ont complètement bouleversé ma vie et qui ont fait que j’ai été brutalement submergé de pensées, submergé d’émotions auxquelles je ne savais pas comment faire face. A chaque fois que je me débarrassais de l’une d’elles, une autre faisait son apparition. C’était vraiment une période stressante.

3:12

Je pense que nous faisons tous face au stress de manière différente. Certaines personnes s’enferment dans le travail, reconnaissantes d’y trouver là une distraction pour l’esprit. D’autres se tournent vers leurs amis, leur famille, à la recherche de soutien. D’autres se mettent à picoler, à prendre des médocs,… Moi, c’est en devenant moine que j’ai fait face à cette situation. J’ai abandonné mes études et je suis parti dans l’Himalaya, je suis devenu moine, et j’ai commencé à étudier la méditation.

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Les gens me demandent souvent ce que j’ai appris pendant cette période. Bon, évidemment, ça a changé des choses. Avouons-le, devenir un moine chaste va changer un certain nombre de choses. Mais c’était plus que ça. J’ai appris, appris à mieux apprécier et à mieux comprendre le moment présent. C’est-à-dire ne plus se perdre dans ses pensées, ne plus être distrait, ne plus être accablé par les émotions, mais plutôt apprendre à vivre le moment présent, à être attentif, à être présent.

4:15

Je trouve qu’on n’accorde trop peu d’importance au moment présent. Ça semble si ordinaire, et pourtant nous passons si peu de temps dans le moment présent qu’il est tout sauf ordinaire. Récemment, une étude d’Harvard a démontré qu’en moyenne notre esprit était perdu dans des pensées pendant 47% du temps. 47%. En même temps, le fait d’avoir toujours plus ou moins la tête dans les nuages est une des raisons qui fait que nous sommes tristes. Nous n’allons pas rester ici longtemps, mais passer presque la moitié de notre vie perdus dans nos pensées, et potentiellement tristes, je ne sais pas, je trouve ça un peu tragique en fait, d’autant plus que nous pouvons réagir. Il existe une technique bénéfique, pratique et réalisable, prouvée scientifiquement, qui permet à notre esprit d’être plus sain, plus attentif et moins distrait. Et ce qu’il y a de beau, c’est que même si ça ne nous prend que 10 minutes par jour, ça a des conséquences sur toute notre vie. Mais nous devons savoir comment procéder. Nous avons besoin d’un exercice, d’un cadre, pour apprendre comment être plus attentif. La médiation consiste essentiellement à nous familiariser avec le moment présent. Mais nous avons aussi besoin de savoir comment l’aborder correctement afin d’en tirer le meilleur. Et c’est pour ça que j’ai apporté ça, au cas où vous vous le demandiez, car la plupart des gens supposent que la méditation consiste à bloquer les pensées, à se débarrasser des émotions, et à contrôler l’esprit en quelque sorte, mais en fait, c’est assez différent de tout ça. Il s’agit plutôt de prendre du recul, de visualiser clairement la pensée, d’être témoin de ses allers et retours, des émotions qui viennent puis repartent, sans émettre aucun jugement, mais avec un esprit détendu et concentré.

6:04

Par exemple, là, tout de suite, si je me concentre trop sur les balles, alors il n’y a aucune chance que je puisse me détendre et vous parler en même temps. De même, si je me détends trop en vous parlant, je n’ai aucune chance de me concentrer sur les balles. Je vais les faire tomber. Dans la vie, et dans la méditation, il y aura des moments où la concentration deviendra un peu trop importante, et où la vie commencera à devenir un peu comme ça. C’est une façon vraiment peu agréable de vivre la vie ; être si tendu et si stressé ! A d’autres moments, on a tendance à un peu trop lever le pied et les choses deviennent un peu comme ça. Bien sûr, en méditation (ronflements) on finira par s’endormir. Nous recherchons un équilibre, une relaxation concentrée, grâce à laquelle nous pouvons laisser nos pensées aller et venir sans l’implication habituelle.

6:50

Ce qui arrive généralement lorsque nous essayons d’être attentif, c’est que nous sommes distrait par une pensée. Disons une pensée anxieuse. Tout se passe bien, et puis nous apercevons cette pensée anxieuse, et on se dit, « Oh, je n’avais pas remarqué que j’étais inquiet à propos de ça. » Vous y revenez, répétant : « Oh, je suis inquiet. Oh, je suis vraiment inquiet. Ouah, il y a tellement d’angoisse. » En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous sommes inquiets à l’idée d’être inquiets. C’est dingue vous savez. On fait ça tout le temps, et même au quotidien. Si vous pensez à la dernière fois où, je sais pas, vous avez eu une dent qui bouge. Vous savez qu’elle bouge, et vous savez que ça fait mal. Et que faites-vous toutes les 20 ou 30 secondes ? (Marmonnant) Ça fait mal. Et on en remet une couche, pas vrai ? Et on continue à se le dire, et on fait ça tout le temps. Et c’est seulement en apprenant à observer l’esprit de cette façon que nous pouvons commencer à nous débarrasser de ces scénarios et de ces états d’esprit. Mais quand vous vous asseyez et vous observez l’esprit de cette façon, vous pouvez voir différents états. Vous pouvez découvrir un esprit qui est vraiment agité et — à longueur de temps ! Ne soyez pas surpris si dans votre corps, vous ressentez un peu d’agitation quand vous vous asseyez pour ne rien faire et que votre esprit se sent ainsi. Vous pouvez découvrir un esprit qui est vraiment terne et ennuyeux et qui fonctionne de façon presque mécanique. C’est comme s’il était programmé comme ça : se lever, aller travailler, manger, dormir, se lever, travailler… Ou alors il peut s’agir de l’une de ces petites pensées agaçantes qui tourne en rond dans votre tête. Enfin, peu importe de quoi il s’agit, la méditation vous offre l’opportunité, le potentiel nécessaire pour prendre du recul et adopter une perspective totalement différente pour voir que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Nous ne pouvons pas changer toutes les petites choses qui nous arrivent dans la vie, mais nous pouvons changer la façon dont nous les vivons. C’est ça, le potentiel de la méditation, de l’attention. Pas besoin de faire brûler de l’encens, et vous n’avez absolument pas besoin de vous assoir sur le sol. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de 10 minutes par jour pour prendre du recul, pour vous familiariser avec l’instant présent afin de vivre la vie avec plus de détermination, de calme, et en y voyant plus clair.

9:08

Merci beaucoup. (Applaudissements)

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La Pleine Conscience

5 Leçons de Pleine Conscience

1. Soyez là où vous êtes

Quand vous prenez une douche, vérifiez que vous êtes bien dans la douche. Il se peut que vous soyez déjà à une réunion de travail. Peut-être même que la réunion entière est dans la douche avec vous.

2. S’installer dans son corps

Que diriez-vous de vous installer dans votre corps avec la sensation d’être simplement en vie, l’espace d’un instant, ou cinq minutes à la fin de la journée; de rester étendu sur le lit, voire assis à ne rien faire, le soir ou au lever du jour, avant même que vous ne sortiez du lit?

3.Accepter ce qui est

Acceptation ne signifie pas, quels que soient les efforts d’imagination qu’on déploie, résignation passive. Bien au contraire, il faut énormément de courage et de motivation pour accepter ce qui est – en particulier quand ce n’est pas à notre goût – et pour travailler le plus consciemment et le plus efficacement possible sur notre situation, avec les ressources à notre disposition, pour établir des liens de sagesse avec ce qui est – ce qui peut signifier, à un moment donné, atténuer, guérir, rediriger ou changer ce qui peut être changé.

4. S’entendre penser

Lorsqu’on commence à s’ouvrir au calme et au silence, on est stupéfait d’entendre uniquement ses propres pensées, qui peuvent être plus bruyantes, plus dérangeantes et plus distrayantes que tout bruit extérieur.

5. Arriver à accepter

Guérir, c’est arriver à accepter les choses telles qu’elles sont, plutôt que de s’acharner à vouloir qu’elles soient telles qu’elles étaient, ou telles que l’on voudrait qu’elles soient pour se sentir en sécurité ou pour que les choses se passent à notre manière.

Et une dernière pour le plaisir

Se souvenir

S’accueillir chez soi est avant tout une question de souvenir, de reconquête de ce que nous sommes déjà et que nous méconnaissons depuis trop longtemps, parce que nous avons été emportés – en apparence seulement – de plus en plus loin de chez nous, bien que jamais plus loin que ce souffle et ce moment.

Ces leçons sont tirées de Méditer, 108 leçons de pleine conscience, de Jon Kabat-Zinn aux éditions Marabout.

Lire aussi Les Origines de la Pleine Conscience.

Un autre livre que je vous recommande: Traces de Lumière de Faouzy Skali.