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Surmonter les Obstacles à la Méditation avec Matthieu Ricard

« De même qu’il faut de la patience pour faire pousser une récolte – il ne sert à rien de tirer sur les plans pour les faire sortir plus vite! -, la constance est indispensable à la pratique de la méditation. » – Matthieu Ricard

Dans cet épisode de la rubrique Lecture méditative, découvrez un texte de Matthieu Ricard tiré de son livre L’Art de la Méditation.

Dans cette lecture, vous verrez comment surmonter la paresse, l’effort excessif, l’agitation ou encore la torpeur que l’on peut rencontrer lors de sa pratique.

Écouter Surmonter les Obstacles à la Méditation

Extrait sur le sujet de la torpeur

La torpeur nuit à la clarté d’esprit, et l’agitation à sa stabilité. La première peut aller d’une simple lourdeur d’esprit au sommeil, en passant par la léthargie, l’ennui, la rêverie éveillée ou tout autre état mental vague et nébuleux.

Ce manque de clarté constitue un obstacle d’autant plus important que l’on souhaite utiliser la concentration pour mieux appréhender la nature de l’esprit.

Pour contrecarrer cet état, il est conseillé d’adopter une posture plus droite et tonique, de regarder plutôt vers le haut, dans l’espace devant soi, et de porter moins de vêtements si l’on est trop couvert. Il faut aussi raviver son attention et mettre l’accent sur la pleine conscience du moment présent.

Si vous avez apprécié l’enseignement de Matthieu Ricard, vous aimerez cette vidéo où il définit en 6 minutes ce qu’est pour lui la méditation.

Voilà ici, un autre article traitant des 5 obstacles à une séance de méditation.

Pour retrouver tous les épisodes Lecture Méditative, c’est ici.

Matthieu Ricard: Il a étudié la génétique cellulaire avant de se tourner vers le bouddhisme. Ordonné moine en 1978, il a régulièrement accompagné le Dalai Lama lors de ses voyages en France. Matthieu Ricard est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant du bouddhisme, de l’altruisme et de la méditation.

Photo source: PeaceRevolution

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Méditer En Marchant

« Si vous vous sentez heureux, paisible et joyeux pendant que vous marchez, vous pratiquez correctement. » – Thich Nhat Hanh

Dans cet épisode de la rubrique Lecture méditative, découvrez un texte de Thich Nhat Hanh tiré de son livre La Sérénité de l’Instant.

Ces épisodes Lecture Méditative sont une invitation à méditer sur les messages des poètes, maîtres spirituels, et autres enseignements.

Écouter Méditer En Marchant

Extrait

Dehors, quand on médite en marchant, on marche un petit peu plus doucement que d’habitude. On coordonne notre respiration et nos pas. Par exemple, on peut faire trois pas pour l’inspiration puis trois pas pour l’expiration.

Si vos poumons veulent quatre pas au lieu de trois, donnez-leur quatre pas. S’ils ne veulent que deux pas, donnez-leur-en deux.

La longueur de votre inspiration n’est pas nécessairement la même que celle de l’expiration. Par exemple, vous pouvez faire trois pas à chaque inhalation et quatre à chaque exaltation.

Si vous vous sentez heureux, paisible et joyeux pendant que vous marchez, vous pratiquez correctement.

Après avoir découvert comment méditer en marchant, voilà comment méditer debout.

Retrouvez tous les épisodes Lecture Méditative.

Thich Nhat Hanh: Moine zen vietnamien, son action engagée pour la paix lui a valu, pendant la guerre, l’exil en France. Il réside au centre bouddhique du Village des pruniers, en Dordogne, qu’il a créé en 1982. Il dispense des enseignements à travers le monde et il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le bouddhisme et la méditation.

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Est-Ce Que Je Médite Correctement?

« Comment savoir si je médite correctement? » est une question qui revient très souvent lorsque l’on commence la méditation.

Comment en effet savoir si l’on est « dans le vraie » comme le demande Anais, une participante au cours Méditer Aujourd’hui.

Ou encore Alban, participant lui aussi au cours Méditer Aujourd’hui,  qui se demande s’il médite correctement ou si c’est juste de la relaxation qu’il est en train de faire.

Découvrez le réponse dans l’épisode de cette semaine.

Écouter « Est-Ce Que Je Médite Correctement? »

Découvrez plus d’articles sur comment méditer.

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Les 3 Étapes de la Méditation

Lors d’une formation sur la méditation bouddhiste que je suis entrain de suivre, l’instructeur nous a parlé des 3 étapes de la méditation. En découvrant ces 3 étapes, vous comprenez mieux l’importance de la régularité des sessions de méditation.

Écouter les 3 étapes de la méditation

La première étape: La méditation se confronte à notre quotidien

Cette étape concerne le début de la pratique où méditer n’est pas naturel, où il faut trouver le temps de le faire, et se discipliner pour persévérer. La méditation emboite sur un quotidien déjà bien chargé et l’on se demande si l’investissement de temps et d’effort en vaut vraiment la peine.

Pandit Bhikkhu parle des 3 étapes de la méditation

La seconde étape: Le quotidien se confronte à la méditation

Si l’on persévère dans nos séances de méditation, il va arriver un moment où la pratique devient plus facile, plus naturelle, indispensable.
Durant cette étape, on prend conscience de la paix et du calme que l’on peut ressentir durant nos séances. Le contraste avec notre quotidien, nos responsabilités, nos stress devient alors plus flagrant. On aimerait pouvoir échapper à toutes ces contraintes pour vivre plus simplement et en accord avec ce que l’on a ressenti durant ces brefs moments de sérénité.
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La troisième étape: Il n’y a plus de séparation entre la méditation et le quotidien

Avec la pratique, on élargit notre capacité à vivre au présent à tous les aspects de la vie. Le quotidien offre une succession d’expériences dans lesquelles on peut plonger pleinement.
L’état de présence que l’on ressent durant une séance de méditation n’est plus si différent de celui que l’on ressent durant les actes du quotidien.
Beaucoup de personnes débutant la méditation reste dans la première étape, car leur pratique n’est pas assez régulière, et méditer est vécu sans cesse comme une contrainte.
C’est pourquoi Pandit Bhikkhu note qu’une pratique quotidienne, même de quelques minutes seulement, constitue la fondation de ce cheminement.
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Se Réaligner Avec le Corps et Ses Ressentis – Méditation Guidée

Dans cette vidéo découvrez l’importance de se réaligner avec le corps et ses ressentis pour vivre le moment présent.

Méditation Guidée : Se Réaligner avec le Corps et Ses Ressentis

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Comment Méditer Régulièrement en 3 Étapes

Comment faire pour persévérer en méditation est l’une des questions qui revient le plus souvent. Comment en effet maintenir l’habitude de prendre quelques minutes par jour pour se recentrer.

Écouter le podcast

Transcription du podcast

Prendre 15 à 20 minutes par jour pour méditer ne semble pas être un objectif trop ambitieux. Pourtant, beaucoup de personnes commencent à méditer, en ressentent les bienfaits, mais finissent tout de même par abandonner cette pratique. Comment faire alors pour persévérer en méditation?

3 éléments pour favoriser une pratique régulière de la méditation

1. Commencer à méditer pour en ressentir les bienfaits

L’un des mythes de la méditation est que cette pratique est inaccessible au plus grand nombre et qu’elle nécessite une grande implication sur la durée pour en ressentir les bienfaits. Cela n’est pas vrai. Il est plus facile qu’on le pense de méditer. Une fois que vous avez appris les bases, et que vous commencez à entrevoir ce que c’est que d’être dans le moment présent, vous allez naturellement vouloir revivre cette expérience.

Méditer permet d’intégrer au niveau du ressenti les bienfaits de la méditation. On passe de la théorie au vécu. Votre être (physique et mental) voudra alors renouveler cette expérience. C’est un peu comme le sport, il arrive un moment où faire du sport n’est plus une contrainte, mais une envie/un besoin qui émerge en soi. De même, commencer à méditer et en ressentir les bienfaits vous donnera l’envie de continuer. Mais cette envie ne suffira pas, il faudra aussi convaincre le mental du bien-fondé de la méditation.

2. Continuer à vous instruire sur la méditation et sur une vie plus consciente

Le mental est un puissant outil. Il nous permet de réaliser des projets complexes et il nous permet de vivre de riches expériences. Mais le mental peut aussi devenir un obstacle redoutable. Nous sommes par nature soucieux de conserver notre énergie et le mental ne vous laissera pas faire une activité s’il n’est pas convaincu de son utilité. Il va donc falloir le convaincre, encore et encore, de nous laisser passer 20 minutes par jour à méditer.

Même si vous savez aujourd’hui que la méditation vous est bénéfique, il faudra « rappeler » ce fait au mental semaine après semaine. Il faut garder ce savoir suffisamment près de la surface pour le transformer en action. Pour cela, il suffit de lire et de s’informer sur le sujet, de s’entourer de personnes qui méditent, et de régulièrement nourrir notre intellect d’informations sur les bienfaits de vivre au présent. En addition à ces 2 points, il est également important de transformer, peu à peu, votre quotidien pour qu’il reflète vos valeurs.

3. Aligner vos actions du quotidien avec vos ressentis et vos aspirations

Beaucoup de personnes subissent leur quotidien en faisant des activités qui ne leur conviennent pas. En commençant à méditer, elles reprennent conscience et connaissance de ce qui leur importe réellement.

En effet, méditer vous rapproche de votre nature profonde. Il sera alors important de transformer, petit à petit, votre quotidien pour qu’il puisse refléter votre sensibilité et vos aspirations. Car si vous continuez à faire ce qui ne vous convient pas, vous risquez d’inhiber vos ressentis pour pouvoir supporter cette situation. Le résultat c’est que vous allez ‘oublier’ de méditer, que vous allez croire que vous n’avez pas assez de temps ou que ce n’est pas le bon moment pour reprendre.

À l’opposé, vivre en accord avec vos valeurs, vous permettra de créer un environnement qui soutiendra et renforcera votre pratique de la méditation.

Pour conclure

Pour persévérer en méditation, commencez à méditer, ressentez-en les premiers bienfaits. Informez-vous et éduquez-vous chaque semaine un peu sur la méditation, la psychologie, la spiritualité … tout ce qui vous donnera envie d’explorer davantage ce chemin de découverte de soi. Enfin, commencez à transformer votre vie (un peu chaque jour amènera de grands changements sur les années à venir) pour qu’elle puisse refléter vos valeurs et vous permettre de vous épanouir.

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Apprendre à Méditer Comment Méditer

Comment Méditer Debout

La méditation debout est une posture de méditation facile d’accès. On va découvrir en 6 étapes comment méditer en position debout. Vous trouverez en fin d’article la version pdf que vous pourrez ouvrir et imprimer.

Les 6 étapes de la posture de méditation debout

1. La tenue

Habillez-vous confortablement en évitant un pantalon qui serre trop le ventre. Vous pouvez faire l’exercice pieds nus ou avec des chaussures. Si vous avez tendance à avoir mal dans le bas du dos, il est préférable de garder les chaussures aux pieds.

2. L’endroit

Trouver un endroit au calme pour pratiquer. Initialement il est plus facile de méditer à l’intérieure. Mettez-vous face à une fenêtre pour avoir la vue dégagée (dans la mesure du possible.) En améliorant votre capacité de concentration, vous pourrez plus tard méditer dehors en plein air et profiter pleinement de la nature.

mediterdebout1-013. La position

Les pieds sont écartés de la largeur du bassin (espacés environ d’une main ouverte) et sont parallèles (les orteils pointent droit devant). Relâchez légèrement l’arrière des genoux pour permettre au bassin de se relaxer vers le bas et pour vous permettre de ressentir votre poids sur les pieds comme si vous veniez de monter à cheval.

4. Le regard

Regardez droit devant vous, et permettez aux muscles du visage de se détendre. Ressentez votre crâne, votre mâchoire et votre nuque. Permettez-leur de se relâcher avec une expiration.

5. Levé de mains

Avec une inspiration, permettez aux mains de s’élever devant vous. Elles vont s’arrêter là où c’est confortable. Cela peut être à la mediterdebout2-01hauteur du nombril ou peut-être plus haut devant la poitrine. Les mains sont relâchées et les doigts pointent les uns vers les autres sans se toucher. Les coudent flottent sur les côtés mettant de l’espace dans les aisselles.

6. Respiration

Approfondissez l’inspiration et ressentez l’expansion de la poitrine. Les épaules restant relâchées et éloignées de la nuque. Après quelques inspirations profondes, permettez à la respiration de renter dans un cycle sans effort d’inspiration et d’expiration.

Durée

Pour une méditation de 10 minutes environ :

Au bout de 3 à 5 minutes, permettez aux mains de revenir près du corps l’une dans l’autre. Puis maintenez cette nouvelle position 5 à 7 minutes.

Ouvrir la version pdf de Comment Méditer Debout

Découvrez plus d’article sur Comment Méditer.

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Comment Méditer Vipassana

Méditer Yeux Ouverts ou Fermés ?

« Faut-il méditer les yeux ouverts ou fermés ? » est une question qui revient souvent sur le blog et dans la formation Méditer Aujourd’hui.  C’est une question légitime qui survient lorsque l’on commence à méditer. Est-il en effet préférable de méditer les yeux ouverts ou plutôt de les garder fermés ? Je vais partager avec vous le rationnel pour chacune des deux options pour que vous puissiez décider celle qui vous conviendra le mieux. Je partagerais également mon approche lorsque je médite.

Si l’on se tourne vers les enseignements traditionnels pour découvrir la réponse à notre question, on va vite découvrir que les avis diffèrent.

En effet, la méditation Vipassana préconise la plupart du temps de méditer les yeux fermés, alors que dans la tradition zen, les yeux doivent rester légèrement ouverts durant la méditation.

Méditer les yeux ouverts.

Le risque de méditer les yeux fermés est de s’assoupir. Méditer les yeux ouverts permet de rester vigilant et attentif. De plus, selon certains enseignants, cela permet de mieux faire le lien entre la séance de méditation et la vie de tous les jours.

Je pratique Vipassana et je garde habituellement les yeux fermés. Cependant, j’ai pratiqué des marches méditatives avec le regard fixé, et d’autres formes de méditation avec mes yeux vers le bas avec un regard détaché. L’avantage de pratiquer parfois avec les yeux ouverts, c’est que cela semble permettre une meilleure connexion (une transition plus naturelle) entre la vie sur et en dehors du coussin de méditation. Si l’un des buts de la méditation est de développer un état de présence continu, méditer de temps en temps les yeux ouverts peut aider. – Greg

Il y a la tendance à rechercher uniquement un état de relaxation profonde lorsque l’on médite. Mais cela n’aide pas à développer la pleine conscience. Méditer les yeux légèrement ouverts permettra de rester pleinement attentif au présent. – Murali

Pourtant pour beaucoup de personnes méditer les yeux ouverts semble plus difficile et moins naturel.

Méditer les yeux fermés

Selon Sadhguru, un maître enseignant la méditation, méditer les yeux ouverts est difficile, car la stimulation visuelle risque de distraire l’esprit. De plus, pour certaines personnes, tenter de garder les yeux ouverts crée une crispation malvenue surtout lorsqu’on commence la méditation. Fermer les yeux permet de plus facilement canaliser son attention sur le flot de la respiration.

Pour moi la tendance à m’endormir est beaucoup plus importante lorsque j’essaie de méditer les yeux ouverts. – Murdock

Je pratique le Zen, et dans le Zen garder les yeux ouverts est recommandé. Même si je comprends que cette pratique nécessite d’être attentif aux évènements externes et internes, j’ai remarqué que ma concentration était bien meilleure les yeux fermés. Avec les yeux ouverts, je me laisse distraire par les stimuli visuels. Je ne peux m’empêcher de laisser fuir le regard, et mes yeux ne sont pas détendus. Après 20 minutes, je sens une fatigue considérable dans les yeux.  Avec les yeux fermés, je ne ressens pas l’envie de dormir, mais au contraire un fort état de concentration et de détente à la fois. – Steve

Y a-t-il une meilleure option ?

Non, l’importante est de développer notre état de pleine conscience. C’est à vous à expérimenter les deux options. Si vous méditez, les yeux fermés, les paupières sont fermés sans crisper le front (comme lorsqu’on dort). Évitez de méditer les yeux fermés après un gros repas, car cela risque d’augmenter le risque de somnoler ou de rêvasser. Pour la même raison, attention à ne pas surchauffer la pièce dans laquelle vous pratiquez.

Méditer les yeux mis ouverts nécessite de garder le regard bas posé à une distance entre 1 et 2 mètres. Le regard reste détaché et ne fixe rien en particulier.

Méditer les yeux fermés puis les ouvrir

Il est également possible d’alterner dans une même séance yeux ouverts et yeux fermés. Personnellement, je commence ma séance les yeux fermés. Cela me permet de revenir vers moi, et de graduellement m’installer dans un état de calme attentif. Au bout d’une quinzaine de minutes, j’ai remarqué un phénomène intéressant. C’est que mes yeux avaient une tendance naturelle à légèrement s’ouvrir. Sans rien perdre de ma connexion au moment présent et au flot de ma respiration, je continue à méditer avec les paupières à peine ouvertes. Il m’arrive parfois de refermer les yeux quelques minutes plus tard.

Je sais que je ne suis pas seul à observer cette alternation entre paupières ouvertes et fermées durant une séance de méditation. Je vous invite à vous aussi observer votre tendance naturelle et à expérimenter avec les deux options.

Avez-vous déjà une préférence ? Si oui, merci de partager votre expérience dans la zone commentaire ci-dessous.

Sources

Image : Photographe : Paul Liebhardt. Photo prise à Varanasi en Inde. (Corbis, ID : 42-47350170)

Témoignages : The Beginner’s Mind / Sadhguru

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Les 3 Résistances à la Méditation

Vous êtes nombreux à noter avoir des difficultés à persévérer dans vos séances de méditation. Il y a 3 types de résistances qui risquent d’affecter la régularité de votre pratique. Découvrons dans cet article, qui s’inscrit dans la série comment méditer, quels sont ces obstacles et comment les contourner.

1. Mauvaise disposition

C’est l’heure à laquelle vous méditez habituellement. Vous avez beaucoup de choses en tête, ou vous n’êtes simplement pas d’humeur. L’idée même de devoir vous asseoir pendant 20 minutes vous irrite. Que faire ? Faites tout de même votre séance. Parfois, il suffit de quelques respirations conscientes pour dissiper votre mauvaise humeur. Et même si cela prend plus de temps, mieux vaut faire remonter à la surface la tension que vous avez accumulée, que de la porter en soi pendant plusieurs heures.

Vous pouvez régler le minuteur sur un temps plus court qu’à l’habituel. Si une fois dans votre méditation, vous ressentez l’envie de rester plus longtemps, vous pourrez le faire. L’important est de ne pas prendre l’habitude de sauter une séance à chaque fois que l’on ne se sent pas d’humeur, car cela risque de devenir une habitude et vous risquez alors de décrocher complètement.

2. Trop de pression

La seconde raison qui cause une résistance face à notre pratique, c’est de se mettre trop de pression. Vous avez peut-être lu sur ce blog ou ailleurs que la régularité des séances était un élément fondamental pour progresser. Vous avez alors organisé votre planning pour pouvoir méditer chaque jour une vingtaine de minutes. Et cela est effectivement important pour pouvoir profiter des bienfaits de la méditation. Le problème apparaît lorsque l’enthousiasme laisse place à un sentiment de contrainte. Cela peut se transformer en colère contre soi-même ou même contre la pratique elle-même. On risque alors de se dire que la méditation ne marche pas, qu’elle n’est pas faite pour nous.

Si vous commencez à ressentir une obligation à méditer suivie d’un sentiment de frustration et de culpabilité lorsque vous sautez une séance, c’est qu’il est temps de repenser le ‘focus’ de votre méditation. Méditer n’est pas une obligation.

Parfois, on se dit « il faut que je médite, pour être une meilleure personne ; pour le bien de ma famille ; pour l’humanité ; pour la planète » Et c’est vrai que méditer régulièrement nous permettra de vivre plus en accord avec nous-mêmes et avec le monde autour de nous. Mais la véritable méditation ne vient pas d’un sentiment de devoir, mais d’un sentiment d’amour. Amour pour soi, amour pour les autres, et amour pour la vie.

Méditer c’est une manière de témoigner notre gratitude pour la vie, en lui portant toute notre attention.  C’est comme avec un enfant, pour lui transmettre notre amour, il suffit d’être pleinement présent avec lui. Lorsqu’on médite à partir des sentiments d’amour et d’appréciation, il n’y a pas de contrainte ou d’obligation. Il est utile de régulièrement raviver ces sentiments pour persévérer dans notre pratique.

3. Vouloir récolter les fruits avant l’ouvrage

La troisième résistance vient d’un facteur plus insidieux que les deux précédents, car il s’immisce dans notre pratique sans qu’on puisse le voir arriver. Voilà comment cela se passe généralement. On commence la pratique de la méditation, et l’on va en ressentir certains bienfaits. Cela ouvre les portes vers de grandes perspectives. On se dit que ça fait beaucoup de bien, et qui si on médite régulièrement, on va se sentir de mieux en mieux. Cette projection nous est agréable et nous paraît bien réelle. Après tout, si on a réussi à faire quelques séances avec succès, on devrait sans mal pouvoir continuer.

Mais vient le jour, où un soir (ou une mâtinée), on n’a pas envie de méditer. On se dit alors que ce n’est pas grave, car nous sommes encore connectés à notre agréable projection. On pense méditer le lendemain, mais la même chose se passe. Puis petit à petit, on prend conscience que rien n’est acquis et qu’il y a encore tout à faire pour ressentir à nouveau le sentiment de quiétude que l’on a pu avoir. Cela peut suffire à nous décourager et à nous faire décrocher de notre pratique. C’est d’ailleurs souvent à cause de ce troisième obstacle que beaucoup de personnes commencent à méditer pendant quelques jours, apprécient l’expérience, mais finissent par abandonner. Quelques mois plus tard, on retente l’expérience.

Prendre conscience de ces 3 facteurs de résistance va nous aider à persévérer dans notre pratique. Vous pouvez également lire l’article comment allier persévérance et lâcher-prise.

source photo: Mike Watson/moodboard/Corbis

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Quelle est pour vous la plus grande résistance ? Comment allez-vous faire pour la gérer ? Merci d’utiliser la zone commentaire pour partager votre expérience ! Cela sera bénéfique pour tout le monde.

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7 Questions Fréquemment Posées Sur la Méditation

Les réponses de Marc de Smedt (publiées dans Clés)

Dans la série Comment Méditer voilà une introduction simple à la pratique de la méditation. Marc de Smedt, un adepte de longue date de la méditation, présente dans le magazine Clés  7 points répondant à la question ‘comment méditer ?’. Voilà ce que l’éditeur et auteur, spécialiste des techniques de méditation et des sagesse du monde, nous apprend.

Quelle posture adopter?

La posture la plus connue est celle du zazen japonais. Dos et nuque droits, colonne vertébrale déployée, reins cambrés, épaules détendues, jambes si possible croisées en demi-lotus (un pied sur la cuisse opposée, l’autre en dessous), la main gauche dans la main droite, les pouces se touchant, horizontaux. On est assis sur un coussin (le zafu). Mais on peut aussi méditer sur une chaise, à condition de ne pas s’appuyer sur le dossier pour avoir le dos droit, et de mettre ses pieds bien à plat et parallèles (PLM : lire comment méditer sur chaise). Cela dit, on peut méditer en toutes circonstances. En marchant dans la nature, par exemple. Il y a d’ailleurs dans le zen une marche méditative, rythmée par la respiration consciente : lente, on fait un pas à la fin du plus long expir possible ; rapide, on est simplement attentif au va-et-vient de son inspiration et de son expiration.

Yeux ouverts ou fermés ?

On a tendance à méditer les yeux fermés, on se retrouve ainsi mieux en soi-même. Mais la sarabande des images mentales se projette alors davantage sur notre écran intérieur. C’est pourquoi la posture idéale est celle des yeux mi-clos : le regard se diffuse à la fois au-dehors et au-dedans. De ce double rapport émerge une quiétude particulière.

Comment respirer ?

Le vrai maître de la méditation, c’est la respiration. Dès qu’on part dans ses pensées, on perd la conscience de sa respiration. D’où l’importance de l’attention portée à l’expiration profonde, inhabituelle dans nos cultures occidentales, qui doit rentrer dans l’abdomen jusqu’à cette zone considérée comme le centre énergétique de l’être, appelée « hara » au Japon. Ensuite, l’inspiration vient d’elle-même. Dès que vous reprenez conscience de votre respiration, vous revenez à la conscience tout court et cela apaise votre mental.

 Combien de temps faut-il y consacrer ?

Cela peut aller de cinq minutes à une demi-heure. Certains instructeurs préconisent de minuter précisément son temps de méditation à l’aide d’un réveil ou d’un bâton d’encens, et de s’y tenir.

Le matin ou le soir ?

C’est quand on veut. Personnellement, j’aime m’asseoir le matin, même brièvement. Cela m’évite de me lancer de façon précipitée dans mes activités. Par contre, la régularité est souhaitée : un peu tous les jours vaut mieux que beaucoup de temps en temps.

Comment discipliner son mental ?

Curieusement, pour discipliner notre mental, il faut le laisser faire… tout en l’observant. On devient ainsi non plus acteur, mais spectateur de son univers mental. Tout se joue là. Cette mise à distance nous fait lâcher nos conditionnements. Pour les esprits trop agités, certains instructeurs préconisent des visualisations (le visage d’un sage, la pleine lune se reflétant dans l’eau, un paysage) ou bien la contemplation de la flamme d’une bougie ou d’une roue symbolique (un mandala).

Faut-il pratiquer seul ou en groupe ?

Les deux. On dit que la méditation est à la fois solitaire et solidaire. On est relié à soi, mais aussi au tout. On ne médite pas pour nombriliser, mais pour s’ouvrir au monde. Il est donc bon de pratiquer de temps à autre avec des amis, en suivant les conseils de quelqu’un d’avisé qui ne se prend pas pour un messie.