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Relaxation Guidée (Audio)

Dans cette relaxation guidée je vous accompagne vers une détente du corps et de l’esprit. Cela dure environ 10 minutes.

 Quelques directions avant de commencer la relaxation guidée :

  • L’exercice se fait allongé sur le dos. Préférez un tapis de yoga au sol plutôt que le lit.
  • Mettez une couverture sur vous ou gardez la à porter de main pour éviter d’être gêné par le froid.
  • Si vous êtes fragile du bas du dos, vous pouvez mettre un coussin sous vos cuisses.
  • Vous pouvez également mettre un support sous la tête si vous n’êtes pas confortable au niveau de la nuque.

Observation : La partie respiration guidée (1, 2, 3…) deviendra plus facile avec la pratique. Essayez de faire cette relaxation guidée 2 à 3 fois par semaine.

Musique: Illumination of the Heart de C. G. Deuter

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Stress Symptômes : A Quel Point Êtes Vous Stressés ?

Les symptômes physiques, émotionnels et comportementaux du stress

Si nous savons aujourd’hui que le stress affecte notre vie, jusqu’à quel point somme nous touchés par ce ‘mal’ des temps modernes ? On va découvrir dans cet article quels sont nos symptômes du stress et quelle est la première étape vers une meilleure gestion du stress.

Les bienfaits du stress

Mais avant d’énumérer les ‘Stress Symptômes’ découvrons les ‘bienfaits’ du stress. Car notre aptitude à réagir au stress fait partie de la nature humaine. En effet, le stress nous permet de grandir et d’évoluer. Imaginer un enfant qui serait surprotégé : tout le temps au chaud, jamais grondé, isolé des autres enfants. Que se passera-t-il lorsqu’il sera exposé au monde extérieur ? Il y a de fortes chances qu’il tombe facilement malade et qu’il ait du mal à fonctionner dans la société.

Le stress stimule nos ressources en nous poussant à nous adapter

Le stress surgit lorsque notre environnement nous pousse en dehors de notre zone de confort. Cela nous conduit à nous adapter et nous renforce physiquement, mentalement, et émotionnellement. Prenez une personne qui ne fait aucune activité physique et qui passe ses journées dans le canapé face à la télé. Amener la faire une randonné en montagne. Cela va stresser sa respiration, son cœur et ses muscles, et l’expérience risque d’être déplaisante au début. Mais si elle persiste dans ses randonnés, cette personne va graduellement renforcer sa santé physique et probablement aussi sa confiance en elle et sa joie de vivre.

Le stress, les challenges de la vie nous permettent de développer les ressources qu’on porte en soi. Nous venons de voir à quel point le stress est nécessaire pour l’épanouissement de chacun. Pourquoi alors cette force d’évolution est également la cause de nombreuses souffrances physiques et émotionnelles ?

 Les Méfaits du Stress

Lorsque les challenges de la vie deviennent trop importants OU nous éloignent trop de notre nature propre, cela va se répercuter négativement dans notre corps et notre psychisme.

 Trop de stress = usure prématurée

Si se stimuler physiquement est bénéfique, passer des heures à porter des charges et à travailler dans des positions difficiles va stresser notre dos au delà de sa capacité d’adaptation créant ainsi une usure prématurée des articulations. De même, si être challengé au niveau de nos croyances et certitudes est nécessaire pour nous apprendre à vivre avec autrui, subir 8 heures par jour un stress émotionnel risque de considérablement fragiliser notre estime de soi. Donc un stress trop fort ou qui dure trop longtemps finira par créer une ‘usure’ physique, mentale ou émotionnelle. Tout comme un élastique peut subir les stress d’élongation, si on tire dessous trop souvent ou trop fortement il finira par se casser.

Voilà une liste des symptômes dus à un stress trop important. Mettez une croix imaginaire devant chaque symptôme vous concernant. Cela vous donnera une idée du degré auquel vous subissez votre environnement.

 Les symptômes physiques du stress

  • Douleurs et tensions musculaires (surtout au dos et à la nuque)
  • Problèmes digestifs et intestinaux (acidité, ballonnements, douleurs au ventre)
  • Essoufflement et sentiment d’oppression
  • Tachycardie (battement rapide du cœur)
  • Sommeil perturbé
  • Fatigue

Les symptômes émotionnels et mentaux

  • Irritabilité
  • Agitation
  • Difficulté à prendre des décisions
  • Anxiété et inquiétude sans raisons claires
  • Baisse de la libido ou difficulté à se sentir satisfait sexuellement

Les symptômes comportementaux

  • Consommation accrue de sucrerie, de chocolat, d’alcool, de tabac, de caféines ou encore de drogues
  • Manque de motivation, pas envie de faire des efforts
  • Abus de télévision
  • Peu soucieux des personnes qui se trouvent en dehors du cercle de ses proches

Avez vous plusieurs de ces symptômes ? Il est alors fort probable que votre environnement impose sur vous un stress que vous n’arriver plus à intégrer. Comment faire alors pour mieux gérer votre stress et ainsi moins subir les symptômes qui lui sont associés.

 La première étape vers une meilleure gestion du stress

La première étape consiste à prendre conscience que c’est notre réaction au stress qui prime sur les facteurs de stress. En d’autres termes, il faut se concentrer sur soi et sur notre susceptibilité au stress plutôt que sur les causes de ce stress. Car en effet dans la majorité des cas, vous n’allez pas pouvoir changer votre patron, vos clients, votre partenaire, la circulation ou encore le mauvais temps. La seule chose que l’on puisse changer c’est notre façon de réagir à notre environnement. Très souvent on ne réalise pas à quel point c’est notre perception des évènements qui nous stressent bien plus que les évènements en eux-mêmes. Voilà 3 exemples pour illustrer comment la susceptibilité au stress peut affecter notre façon de réagir à une situation donnée.

 Même stress mais réaction différente

 Mariée, la quarantaine passée

Le premier cas que j’aimerais partager avec vous est celui d’une femme la quarantaine passée. Elle est venue me consulter pour des douleurs chroniques au cou et dans les épaules qui semblaient s’aggraver avec le stress. En plus des soins, je lui ais montré des étirements et des exercices de respiration. Après une  période de 4 semaines, nous avons fait le point. Elle a noté beaucoup moins souffrir de sa nuque et avoir retrouvé une mobilité qu’elle n’avait plus depuis des années. Je lui ensuite demandé si elle avait ressenti des changements au niveau émotionnel. Cette femme plutôt réservée mais très avenante me répondit « Je n’y ais pas vraiment réfléchis. Mais maintenant que vous me posez la question j’ai observé l’autre jour un phénomène qui m’a surprise. Il y a eu un malentendu avec mon mari ce qui arrive souvent et qui a toujours pour résultat de m’inquiéter et de me stresser. Cette fois-ci je ne m’en suis pas inquiéter et au lieu d’éviter tout conflit, j’ai décidé d’en parler avec lui. » « Surprenamment il a réagit bien mieux que je m’y attendais » ajouta t-elle apparemment satisfaite du changement opéré en elle.

Dans le cas de cette femme, le même facteur extérieur (malentendu avec son mari) a occasionné moins de stress en elle car elle a fait un travail sur elle même changeant de la sorte sa susceptibilité à certaines situations. Si dans ce cas, un même événement créé une réaction moins forte, il arrive parfois le contraire. Et c’est que nous allons voir avec ce second exemple.

 26 ans, plus stressé aujourd’hui que jamais auparavant

Il s’agit là aussi d’une personne qui est venue me consulter. Un jeune homme de 26 ans travaillant dans la vente de moto est venu me voir car il souffrait d’une oppression au niveau du plexus solaire (zone se trouvant un peu plus bas que la poitrine). Les examens qu’il avait fait avec son cardiologue n’ont révélé aucune condition cardiaque et son sentiment d’oppression fût attribué au stress. Et effectivement il subissait de plein fouet les effets d’un quotidien stressant. Mais ce qui perturbait le plus ce jeune homme était sa plus grande fragilité face au stress. Il m’expliqua qu’il se sentit paralysé par le stress lors d’une évaluation de manœuvre maritime (il voulait changer d’orientation professionnelle). Il m’indiqua que dans le passé il ne serait jamais autant inquiéter. Mais aujourd’hui un rien semblait le stresser.

Dans le cas de ce jeune homme un même type d’événement créé une plus grosse réaction au stress aujourd’hui que dans le passé. Dans le troisième exemple, on va voir à quel point nous sommes tous différents face au stress.

 Jeune femme ingénieur de 28 ans

Il s’agit là d’une connaissance. Âgée de 28 ans, cette jeune femme, ingénieure de profession, semblait tout le temps subir le poids du monde. Lorsque je l’ai rencontré je fus surpris par sa réaction à la plupart des évènements du quotidien qui me semblait excessive. Tout la stressait. Elle avait un grand mal à prendre des décisions. Mêmes les plus petits choix à faire (aller à la gym ou rester à la maison) la stressaient. Au début je la taquinais et je lui disais souvent qu’elle «  se noyait dans un verre d’eau ! » Mais avec le temps, j’ai réalisé qu’elle vivait une vraie souffrance. Ce stress continu lui causait toutes sortes de problèmes de santé et la rendait malheureuse.

Ces 3 exemples nous montrent à quel point notre perception du monde joue un rôle fondamental sur l’effet que le stress va avoir sur nous. Il s’agit alors de travailler sur soi plutôt que de perdre son énergie à se plaindre des causes externes.

Il est évident que certains facteurs externes (situation au travail, conflit relationnel) polluent notre vie affective et notre bien-être mental. Et qu’un changement externe soit nécessaire. Mais ce qui est intéressant et que j’ai pu observer personnellement et chez de nombreuses personnes, c’est que lorsque l’on fait un travail sur soi même cela finit par affecter les sources externes de stress. Comme par magie, les personnes autour de nous nous semblent moins irritantes et certains de nos problèmes se résolvent d’eux même.

Je vous invite maintenant à partager, dans la zone commentaire ci-dessous, votre expérience avec le stress. Comment il se manifeste chez vous?

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Méditer : Mais Pourquoi S’En Donner la Peine ? (audio)

La réponse sans détours d’un moine bouddhiste et philosophe

homme qui médite

Méditer n’est pas facile. Cela prends du temps et de l’énergie. Cela nécessite également de faire preuve de persévérance et de discipline. C’est certainement beaucoup plus facile de se relaxer devant la télévision. Alors pourquoi s’en donner la peine ? Pourquoi utiliser notre temps et énergie alors que l’on pourrait faire quelque chose de plus facile, de plus agréable ? Voilà la question que nous pose Bhante Gunaratana, moine bouddhiste originaire du Sri Lanka.

Insatisfait chronique

Selon ce moine qui est également philosophe (voir sa bio plus bas) la réponse est simple. Nous devons apprendre à vivre dans le présent car nous sommes humain. Car à cause de notre condition d’humain, nous portons en nous un inhérent sentiment d’insatisfaction. On peut le supprimer de notre conscience un certain temps ; on peut se distraire pendant des heures, mais éventuellement le sentiment d’insatisfaction revient toujours, et souvent lorsqu’on s’y attend le moins. Tout d’un coup, sans raison apparente, on se redresse et on réalise que quelque chose ne va pas dans notre vie.

Et si il y avait un autre moyen de vivre?

On prend soudainement conscience que l’on avance dans la vie en essayant de limiter les dégâts et que c’est globalement la seule chose que l’on puisse faire. On sauve les apparences et de l’extérieur on semble bien se débrouiller. Et même lorsque le doute nous submerge on continue à prétendre que c’est ok. On garde pour soi ces moments inconfortables car l’on sait qu’éventuellement on sera suffisamment occupé pour ne pas avoir à y penser. Mais malgré cela, au fond de soi, on a conscience qu’il y a une autre façon de vivre, une façon plus saine d’appréhender le monde, de vivre plus pleinement.

Des moments passagers

C’est vrai que par moment la vie semble nous réussir. Notre travail se passe au mieux, on tombe amoureux, ou encore on voyage et on découvre des choses nouvelles. La vie prend alors une forme plus riche masquant le sentiment d’insatisfaction. On se dit « Ca y est, j’ai réussi. Maintenant, je suis heureux » Mais, même ces périodes finissent par s’estomper. Tout ce qui nous reste alors sont des souvenirs et le sentiment qu’à nouveau quelque chose ne va pas.

Y a-t-il quelque chose qui ne va pas avec moi?

On se demande alors pourquoi on n’arrive plus à être heureux, et l’on espère que le futur nous amènera à nouveau de la joie de vivre. La vie est similaire à des montagnes russes émotionnelles où l’on se retrouve souvent en bas, plein de lassitude, en espérant remonter vers des jours meilleurs.

Cette inaptitude à être bien dans sa vie peut même vous agacer. Y a-t-il quelque chose qui ne vas pas avec vous ? Êtes vous incapable de vivre heureux ? Non. Vous êtes simplement humain. Et vous souffrez de la même condition qui affecte chaque être humain. C’est un monstre à plusieurs têtes que l’on porte en soi : stress continu, manque de compassion envers les autres (même les personnes les plus proches), sentiments refoulés, impatience, intolérance, et un sentiment continu d’insatisfaction. Quoi que l’on fasse il y a une petite voix dans le fond de sa tête qui dit « c’est pas encore assez. J’ai besoin d’avoir plus. Il faut que ça soit mieux. Il faut que j’en fasse plus. »

« Et seulement si »

La vie semble être un perpétuel combat, un effort continu pour éviter toutes ces choses qui peuvent mal se passer. Et comment gérons-nous cela ? On reste coincé dans le « et seulement si » syndrome. Si seulement je gagnais mieux ma vie, si seulement je rencontrais une personne qui m’aime vraiment, si seulement je pouvais perdre ces 10 kilos en trop, et ainsi de suite. Mais d’où vient cette façon étrange de penser qui nourrit continuellement notre insatisfaction, et surtout, que pouvons nous y faire ?

Transformer notre façon d’appréhender le monde

Cette façon de penser vient d’un conditionnement du mental. Ce sont des habitudes de pensées qui se sont accumulées sur les années pour former un nœud géant. Cette boule de nœud aujourd’hui limite considérablement notre liberté de penser et nous garde bloquer dans une vision étriquée de la vie où le sentiment de manque domine sur le reste. Il s’agit alors de délier petit nœud après petit nœud en y portant notre pleine conscience.

Tout comme notre façon de voir le monde s’est construite petit à petit, il s’agit maintenant de graduellement ramener la lumière sur nos mécanismes de pensées. Méditer devient alors un outil précieux pour transformer notre insatisfaction chronique en sentiment de gratitude envers la vie et de compassion envers les autres.

Voilà donc selon le maître Bhante Gunaratana pourquoi méditer en vaut l’effort.

Lire aussi Les Origines de La Pleine Conscience.

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Bio: Bhante Gunaratana a été ordonné moine bouddhiste à l’âge de 12 ans au Sri Lanka. A partir de ces 20 ans, en 1947, il commence à voyager pour participer à des missions humanitaires notamment en Inde et en Malaisie, et pour enseigner les principes du bouddhisme. En 1968 il va aux États-Unis sur l’invitation de l’une des principales organisations bouddhistes dans le pays, dont en 1980 il prend la présidence. Plus tard, il obtiendra son doctorat en philosophie, et il enseignera à l’Université de Georgetown. Il fondera ensuite un monastère dans l’ouest virginie où sont organisé des retraites. Aujourd’hui encore Bhante Gunaratana voyage à travers le monde pour animer des conférences sur le bouddhisme et la méditation.

Photo de Zefa

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Comment les Pensées Affectent Nos Émotions ?

Ecoutez le podcast en utilisant le lecteur en haut de page

Réfléchir, oui, mais avec modération !

Ce vendredi, en fin de journée j’ai ressenti un certain mal-être. Ce n’était pas un sentiment précis et je ne savais pas pourquoi ces émotions inconfortables s’installaient en moi. Surtout que cela faisait quelque temps que je me sentais bien et plein d’énergie. Pourquoi alors ce coup de blues ?

En y réfléchissant un peu, j’observais que cela avait commencé après la lecture d’un carnet datant d’un an sur lequel j’avais écrit mes pensées du moment. Cela m’avait replongé dans le passé et je ne pouvais m’empêcher de repenser aux choix que j’avais faits ces 12 derniers mois. J’ai également cogité sur le futur et sur ce que j’en espérais.

Avec mon ‘carnet de réflexion’ à Saint-Vallier-de-Thiey (06)
Réfléchir, oui, mais avec modération !

Le lendemain, par moment, je reprenais mes pensées. Je me suis senti agité avec le besoin de trouver une solution, de mieux planifier les 6 mois à venir. Alors que j’avais prévu d’aller faire une rando, je préférais y renoncer, car je ne me sentais pas assez en forme. Finalement, dimanche en fin de journée, je me suis retrouvé seul. Je décidais d’utiliser ce précieux temps pour faire le point et organiser mon futur. Mais alors que je m’apprêtais à allumer l’ordi, je pris clairement conscience que je n’en avais pas envie, que là n’était pas la solution. Je sortis le tapis de yoga pour faire quelques postures suivies d’une séance de 15 minutes de méditation. Je fis ensuite une vingtaine de minutes de posture de yoga de récupération, puis à nouveau je m’installais sur mon coussin de méditation pendant 25 minutes.

J’ai très bien dormi cette nuit, et ce matin je me suis réveillé ressourcé et de très bonne humeur. Cet épisode du week-end fut pour moi un rappel de ce que je savais déjà : les pensées ont le pouvoir d’affecter nos émotions. On peut se rendre malheureux alors que globalement tout va bien.

Le pouvoir des pensées sur nos sentiments

Nos pensées affectent nos émotions. Si une personne pense à une situation difficile – par exemple à une personne avec laquelle elle est en conflit – son corps va physiologiquement réagir. Le rythme respiratoire se modifie, les battements cardiaques s’accélèrent, les glandes surrénales sécrètent du cortisol, et la personne va être submergée par les émotions. Elle pourra ressentir de la colère, de la frustration, de la peur ou encore de la tristesse. Toutes ces modifications surgissent à cause des pensées. Il suffit de modifier ou d’arrêter nos pensées pour transformer notre état d’être.

Avec vous remarqué cet intéressant phénomène ?

Une réflexion interne (par ex : « il faut que je gère ce problème ») génère une certaine inquiétude en vous.  Puis, votre attention est accaparée par autre chose, et vous oubliez la raison de votre inquiétude. Vous avez le souvenir du malaise, mais il n’est plus là, et vous essayez de vous remémorer la source de votre inquiétude. Lorsque vous la retrouvez, «ah oui, il faut que j’appelle cette personne.. », les sentiments d’inconforts reviennent. Les pensées (notre dialogue interne) affectent nos sentiments et nos émotions. Faut-il alors ne plus penser ?

Bien entendu, nos capacités à réfléchir, à analyser, à anticiper constituent une part fondamentale de notre humanité. Le problème n’est pas l’outil, mais comment on l’utilise. J’ai souvent lu (et écrit) que l’homme et la femme occidentaux sont surtout dans leur tête et pas assez dans leur corps. Ils sont dans la réflexion plutôt que dans le ressenti. En d’autres termes, on réfléchit trop ! Et cela a un effet cumulant.

Le poids des pensées

Une personne réfléchit à sa situation et cela résulte dans un sentiment de mal-être et d’inquiétude. En espérant apaiser son inconfort, elle va chercher des solutions… en pensant davantage. Ce qui va avoir pour résultat de générer encore plus de doutes et de questionnements. Je connais certaines personnes qui ne peuvent pas s’arrêter de s’inquiéter. Elles pensent sans cesse à leur situation, aux choix qu’elles doivent faire. On a vraiment l’impression qu’elles portent le monde sur leurs épaules. Tristement, cela se traduit par tous ces symptômes que l’on associe au stress : problème cardiaque, surpoids, mal de dos, et dépression pour n’en citer que quelques-uns.

Lorsqu’il est temps de décrocher

Oui, il est bien de réfléchir à sa situation et de faire le point, mais faisons-le d’une manière équilibrée et intelligente. Voilà plusieurs signes qui indiquent qu’on abuse de cet outil que sont nos pensées :

– Plus on réfléchit plus le sentiment de mal-être et d’inquiétude augmente. Si cela arrive, il est temps de décrocher. Passer à une autre activité et ne revenez à votre réflexion que lorsque vous vous sentirez mieux émotionnellement.

– On tourne en rond, et les réponses ne viennent pas. Parfois on se pose 1000 fois la même question et au lieu d’une réponse claire, c’est une confusion grandissante qui prend place. Stop. Reposer une mille et unième fois cette même question ne servira à rien. Fermez le dossier et laissez mûrir. Il est connu que la réponse vient souvent lorsqu’on s’arrête de chercher.

-On ressasse le passé. Si vous rejouez sans cesse dans votre tête la scène de la veille en vous disant j’aurais dû dire ou faire ça, ou si vous analysez chaque parole échangée pour comprendre pourquoi la personne a agi ainsi, c’est un voyant rouge. Surtout lorsque vous commencez à ressentir un sentiment d’injustice ou de la culpabilité, vous savez qu’il est temps de décrocher.

J’ai bien conscience que ce n’est pas facile d’arrêter le train de ses pensées, surtout lorsque ce dernier a pris beaucoup d’élan. Mais comprendre que nos pensées sont souvent à l’origine de notre mal-être devrait nous motiver à chercher à régulièrement lâcher prise. Le sport, la création (musique, bricolage, ..), le yoga et la méditation offrent d’excellents moyens d’arrêter le flot incessant de nos pensés. Cela fera du bien au corps, apaisera nos sentiments, et cela permettra également de reprendre nos pensées avec une perspective nouvelle et bien plus fraîche.

Plus on persévère dans cette démarche plus cela devient naturel de calmer le mental pour se ressourcer. Durant ce week-end, j’ai pu constater l’effet des pensées sur mon ressenti. Mais j’ai surtout apprécié qu’une partie de moi ait su intuitivement qu’il était temps d’arrêter le dialogue interne. Cela s’est fait facilement et relativement rapidement. Dans le passé,  je pouvais vivre plusieurs semaines de stress avant de réaliser qu’il était temps de lâcher prise. C’est avec gratitude que je constate aujourd’hui la présence d’une plus grande vigilance (envers les pensés sources de stress) qui est, je pense, le résultat d’une pratique régulière de la méditation. En espérant que mon expérience de ce week-end vous soit utile.

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Sophrologie Définition : Entretien avec Rawad, Sophrologue

Définition de la Sophrologie

Rawad sophrologie définitionDans cet entretien audio, Rawad, sophrologue depuis plus de 10 ans nous explique les fondamentaux de la sophrologie : sa définition, son origine, à qui elle s’adresse, et comment ça marche.

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Un Exercice Pour Muscler Sa Concentration

Compter de 1 à 10, puis de10 à 1…facile ? Pas tant que ça !

Écouter le podcast

Cet exercice est très efficace pour renforcer sa concentration. Il consiste à compter silencieusement dans sa tête de 1 à 10. Faire quelques séries. Puis décompter de 10 à 1. Plutôt simple vous allez me dire. Le principe est effectivement simple mais la pratique comme vous allez le découvrir risque de vous surprendre.

Comment faire l’exercice

Installez vous confortablement. Inspirez par le nez et en expirant comptez dans votre tête 1. On inspire à nouveau, puis en expirant on compte 2. Ainsi de suite jusqu’à 10. Recommencez à partir de 1.

Si au cours du comptage vous avez un petit doute. 5 ou 6 ? Reprenez depuis 1. Le moindre petit doute, et vous revenez à 1. Est-ce un timide « mmmm 6 ?»  ou un 6 affirmé. Dans le doute, on revient à un. Si vous marquez un temps d’arrêt (on retient son souffle) c’est qu’il y a un soupçon de doute… on revient à 1.

Après 3 ou 4 série de 1 à 10. Vous allez maintenant décomptez de 10 à 1. Cela évidemment sera un peu plus difficile. Et là aussi, au moindre doute on revient à 10.

Observations

Lorsque je pratique cet exercice, je suis souvent surpris à quel point l’esprit peut facilement s’évader. Voilà un exemple. Je commençais à décompter de 10 à 1. J’ai fais une première série. Puis à nouveau 10 en expirant, 9, 8, 7, 8.. oups. Il a suffit d’une furtive image (de la course à pied que j’avais fait la vieille au soir) qui s’est présentée à mon esprit pour me faire perdre le fil. Il m’est arrivé aussi d’aller jusqu’à « 13 » avant de le réaliser…

Ce simple exercice peut amener un sentiment de frustration. Très bien ! C’est que l’attention se muscle. La frustration est la conséquence de notre esprit qui résiste l’habitude de rêvasser. L’esprit veut partir dans tous les sens mais on résiste tant bien que mal pour le garder sur 7, 6 , 5… Comme pour tout exercice, plus on le pratique, plus on s’améliore. Ce simple exercice est donc un excellent moyen de renforcer notre capacité de concentration.

Au début le rythme risque d’être saccadé. « Un, deuuuux, trois, mmm quatre,.. » Ce qui peut aider c’est durant l’expiration de rallonger le ‘son’ (dans sa tête) du chiffre. J’inspire, j’expire avec un « uuuuunnnnnnnnnn », j’inspire, j’expire avec un « deuuuuuuuuuux », et ainsi de suite.

Variation

Une variation que l’on peut utiliser lorsque l’on décompte de 10 à 1. C’est d’inspirer « dix », puis d’expirer « neuf », d’inspirer « huit », puis d’expirer « sept »,… jusqu’à expirer « un », puis à nouveau d’inspirer « 10 », etc.. Si vous gardez l’attention sur l’exercice vous allez toujours expirez « un ».

Je vous laisse tester cet exercice. Faites quelques séries de 1 à 10, puis des séries de 10 à 1. Soyez aussi exigeant avec vous même que vous le désiriez. Vous pouvez au moindre petit doute reprendre au départ, ou bien vous dire « allez c’est bien un ‘ cinq ‘ » et continuer.

Cependant, l’exercice devient vraiment intéressant si on joue le jeu. Comme cité plus haut, à certain moment cela risque de créer un sentiment de frustration, ou bien de la confusion : « 10 », « 9 », « 8 », puis on part dans 5 minutes de rêvasserie et ensuite « ah oui, je fais un exercice là ! ». Mais Il arrivera un moment où l’exercice sera agréable (peut-être pas la première fois que vous le pratiquerez) et c’est lorsque l’attention sera portée par la respiration et le comptage, et que vous n’aurez plus à lutter pour la canaliser. Cela indiquera que vous reprenez en mains les rennes de votre concentration ce qui est, comme vous le découvrirez à travers ce blog, l’un des actes les plus bénéfiques que l’on peut faire pour soi et pour les autres.

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Comment Savoir Si Il Est Temps Pour Moi d’Apprendre la Méditation

4 Raisons Indiquant Qu’il Est Temps De Découvrir Comment Méditer

Écouter l’épisode ou lire l’article ci-dessous

Pratiquer la méditation est un moyen efficace pour dépasser des problèmes chroniques qui touchent une grande partie de la population. En effet le simple fait de méditer permet de naturellement débloquer des dynamiques qui sont souvent à l’origine de souffrances qui peuvent durer des années.

Si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces 4 affirmations, il est plus que temps d’explorer la méditation.

1. « Je me sens bloqué(e) dans ma respiration »

J’entends souvent des personnes notant ressentir une incapacité à respirer pleinement. Parfois cela se traduit par une oppression au niveau de la poitrine. La personne indique alors qu’elle n’arrive pas à prendre une respiration profonde, et que cela est même douloureux lorsqu’elle essaie de forcer l’inspiration.

La respiration reflète notre état émotionnel. Un état sous-jacent de stress va se manifester par une respiration superficielle et par une posture courbée comme pour chercher à se protéger. Cela va graduellement limiter l’expansion naturelle de la cage thoracique, et va résulter en une amplitude de respiration limitée et créer parfois des douleurs au niveau de la poitrine et du plexus solaire.

Lorsque l’on médite, la respiration va spontanément gagner en amplitude. Il m’arrive souvent de m’installer pour méditer et de réaliser à quel point je suis bloqué au niveau de la poitrine. Au bout de quelques minutes une belle et profonde respiration prend souvent place. Cela fait un grand bien, car je ressens alors tout mon corps prendre de l’ampleur puis se détendre grâce à une apaisante expiration. Il arrive parfois que l’oppression au niveau de la poitrine persiste durant la séance de méditation. Mais ce que j’ai pu souvent constaté, c’est que dans les heures qui suivent la méditation, la respiration retrouve graduellement une meilleure amplitude. Dans les deux cas méditer offre un moyen efficace pour améliorer la respiration. Le cœur s’en trouve apaisé, et le corps est bien mieux oxygéné.

2. « Je me sens anxieux(se) sans raison apparente »

Il arrive que l’on ressente un certain mal être, une agitation interne sans pouvoir en déterminer l’origine. Cela peut surgir lorsque l’on fonctionne uniquement à travers des automatismes. On se lève le matin et la routine du quotidien prend le dessus. La personne ne semble ni heureuse, ni malheureuse. Elle se laisse juste vivre.

Cet état d’être que l’on peut qualifier de passif cache souvent des inquiétudes qui ne sont pas toujours conscientes. Cela peut êtres des soucis par rapport à la vie de tous les jours : une insatisfaction au travail, un problème de communication avec ses proches ou encore des problèmes de santé sous-jacents. Cela peut également être une remise en question plus globale sur ce que l’on fait de sa vie. Dans les 2 cas, un état d’anxiété chronique risque de s’installer.

Méditer va permettre d’ouvrir les yeux. Il est surprenant comment une séance de méditation peut amener plus de clarté sur ce que l’on vit, et mettre en lumière nos peurs. Cela permet d’avoir un regard plus lucide sur ce que l’on vit et va amener avec lui un certain réconfort. Éclairer nos inquiétudes nous permettra alors de les comprendre plus facilement.

3. « Je m’inquiète pour ma santé »

A force d’être dans le mental et dans nos pensés, notre corps nous devient étranger. Lorsqu’il se manifeste alors à travers des symptômes ou de la douleur, cela nous surprends et peut nous inquiéter.

Une petite douleur dans l’abdomen qui dure plus de quelques jours et l’on s’imagine les pires scénarios.

La méditation permet de ramener l’attention sur son corps et ses sensations. De là découle une plus grande confiance dans notre corps. C’est comme retrouver un vieil ami et se rappeler à quel point cette personne tient à nous et nous veut du bien.

Un jeune homme de 25 ans que j’avais comme patient s’inquiétait beaucoup dès l’apparition d’une douleur. On a pratiqué ensemble des étirements et des exercices de respiration qui lui ont permis de développer une plus grande conscience de son corps. Non seulement il est devenu plus serein par rapport à sa santé, il a également appris à écouter son corps et à agir en conséquence.

4. « Je ne sais plus ce que je veux »

Ceci est une étape essentielle et fondamentale dans l’évolution personnelle de chacun. C’est lorsque les vieux schémas de plaisir ne marchent plus. Voilà quelques exemples : Dans le passé, partager vos problèmes et vos soucis avec un ami vous faisait beaucoup de bien, aujourd’hui cela ne semble plus marcher aussi bien ; Avant, sortir, boire et faire la fête vous permettaient de vous évader, aujourd’hui cela se traduit uniquement par une grosse fatigue le lendemain.

Les échappatoires qui avant nous faisaient du bien ne semblent plus aussi efficaces. On continue à les faire plus par habitudes que par plaisir. Dans certains cas, on les abandonne et on ne sait plus ce que l’on aime et ce qui nous fait du bien.

Si cette situation peut paraître difficile elle est l’indication que nous évoluons sur notre chemin de vie. C’est la conséquence naturelle d’une plus grande maturité. Comme un enfant va abandonner peu à peu ses jouets, nous allons dépasser nous aussi nos distractions. Quelle est la prochaine étape ?

Au lieu de distraire notre attention (Télé, internet, mondanités), nous allons la focaliser sur le présent ce qui permet de clarifier notre raison d’être, de développer la compassion et de ressourcer le corps et l’esprit.

Chacune de ces 4 dynamiques nous indique qu’il est temps de vivre d’avantage dans le présent. La pratique de la méditation offre un moyen simple et efficace pour cela. Bonne pratique.