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Comment Vivre Sa Passion Peut Changer le Cours d’une Vie

Découvrez l’histoire de Gillian, petite fille de 8 ans au futur incertain

Dans la série Comment Reprendre Confiance En Soi, j’aimerais dans cet article aborder le thème de ‘trouver sa passion’. En effet, le manque de confiance en soi résulte souvent d’un cadre de vie où l’on n’exprime pas sa passion et son talent. On favorise la sécurité et les habitudes plutôt que d’explorer ce que l’on aimerait vraiment faire.

Identifier ce que l’on aime et ce pourquoi on a du talent est essentiel pour avoir une vie épanouie. Cependant beaucoup de personnes notent ne pas connaître leur passion. C’est là que méditer peut offrir une aide précieuse. En ramenant l’attention sur soi on peut (re)découvrir ce qui nous anime vraiment.

Vivre selon son talent et sa passion a le pouvoir de transformer la vie d’une personne. L’histoire de Gillian est un bel exemple de l’importance de suivre sa passion.

Une enfant à problème

Gillian a seulement 8 ans, mais son futur semble déjà s’assombrir. Son travail à l’école se passe très mal, du moins selon ses instituteurs. Ses devoirs sont toujours rendus avec du retard, son écriture est illisible, et elle a de mauvaises notes à la plupart de ses contrôles. De plus, elle perturbe régulièrement la classe. Elle ne tient pas en place, regarde souvent par la fenêtre, et parle aux autres élèves forçant régulièrement son instituteur à interrompre la classe pour la recadrer.

Gillian quant à elle n’est pas vraiment inquiétée par tout ça. Elle a pris l’habitude d’être réprimandé par des figures autoritaires, et elle ne pense pas être une enfant à problème. Mais ce n’était pas l’avis de son école qui finalement décida d’écrire à ses parents pour proposer une solution au problème de Gillian.

Il est temps pour une école spécialisée

L’école conclut que Gillian avait un problème d’apprentissage sévère qui nécessitait de la mettre dans une école spécialisée. Tout ceci se passe dans les années 30. Aujourd’hui on aurait certainement mis l’étiquette de Attention deficit and hypercativity disorder (ADHD) à la petite Gillian.

Les parents de Gillian reçurent la lettre avec beaucoup d’inquiétude et décidèrent d’agir immédiatement. La mère de Gillian l’habilla de sa plus belle robe et de soulier neufs pour l’amener faire une évaluation chez un psychologue, en craignant le pire.

La visite chez le psychologue à la veste en tweed

Le sol entièrement recouvert de parquet en chêne et les grandes étagères remplies de livres rendaient l’endroit impressionnant surtout pour une petite fille de 8 ans. Derrière son bureau un imposant homme habillé d’une veste en tweed accueilli Gillian et sa mère. Il accompagna ensuite la petite fille jusqu’à un grand divan en cuire sur lequel il l’installa. Les pieds de Gillian ne touchaient pas le sol, et ce cadre inhabituel la mis sur ses gardes. Inquiète de l’impression qu’elle allait donner, elle s’assit sur ses mains pour éviter de trop gigoter.

Le psychologue revint à son bureau, et parla avec la mère de Gillian pendant une vingtaine de minutes. Il lui demanda à propos des problèmes qu’avait sa fille à l’école.  Il ne s’adressa pas à Gillian mais il l’observa attentivement pendant tout ce temps. Cela rendu la petite fille mal à l’aise et confuse. Même à ce tendre âge, elle ressentait que cet homme allait jouer un rôle important dans sa vie. Elle savait également ce que voulait dire aller à ‘une école spéciale’ et elle ne voulait certainement pas de ça. Elle pensait sincèrement ne pas être une enfant à problème, alors que tout le monde semblait penser l’opposé. Vu comment sa mère répondait aux questions, il  lui semblait maintenant que même sa maman éprouvait se sentiment envers sa fille. Peut être, pensait Gillian, qu’après tout ils avaient raison.

Finalement, sa mère et le psychologue s’arrêtèrent de parler. L’homme quitta son bureau pour se diriger auprès de Gillian et il s’assit auprès d’elle.

« Gillian, tu as été très patiente, et je te remercie pour cela » lui dit-il. « Il va falloir que tu patiente un peu plus encore. Je dois parler à ta mère en privé maintenant. On va sortir de la pièce pendant quelques minutes. Ne t’inquiètes pas, cela ne prendra pas trop longtemps. »

Gillian hocha la tête avec appréhension, et les deux adultes la laissèrent assise toute seule sur le divan. Mais en quittant la pièce, le psychologue se pencha au dessus de son bureau pour allumer la radio.

Une grâce naturelle qu’on ne pouvait pas rater

Dès qu’ils se retrouvèrent dehors, le médecin dit à la mère de Gillian, « Restons ici un instant, et regardons ce qu’elle fait. » Il y avait une vitre qui donnait sur la pièce et ils se positionnèrent de sorte à ce que la petite fille ne puisse pas les voir.

Presqu’immédiatement, Gillian était debout sur ses pieds se déplaçant dans la pièce au rythme de la musique. Les deux adultes regardèrent silencieusement pendant quelques minutes, fascinés par la grâce de la petite fille. Ses mouvements manifestaient un tel naturel qu’il était difficile de ne pas remarquer qu’elle avait quelque chose de spéciale. Ils notèrent également l’expression spontanée de joie sur son petit visage.

Enfin, le psychologue se retourna vers la mère de Gillian et lui dit, « vous savez Madame Lynne, Gillian n’a pas de problème. C’est une danseuse. Amener la à une école de danse. » Sa mère suivit les conseils du médecin, et inscrivit Gillian à une école de danse. La petite fille fut aux anges de découvrir un endroit où les autres enfants étaient comme elle, des enfants qui avaient besoin de bouger pour pouvoir s’exprimer.

Lorsque le talent peut s’exprimer

Gillian, ballerine (photo de gillianlynne.com)

Gillian commença par un cours par semaine et pratiqua tous les jours à la maison. Plus tard, elle auditionna pour le Royal Ballet School à Londres, et elle fût acceptée. Elle rejoignait ensuite la prestigieuse Royal Ballet Company avec laquelle elle donna en tant que danseuse étoile des spectacles à travers le monde. Lorsque cette partie de sa carrière arriva à terme, Gillian créa son propre théâtre musical et produisit une série de spectacles à succès à Londres et à New-York. Elle finit par rencontrer Andrew Lloyd Webber et créa avec lui parmi les plus célèbres show musicaux de l’histoire tels que Cats et The Phantom of the Opera.

La petite Gillian, qui inquiéta tant son école et ses parents, devint Gillian Lynne, l’une des plus célèbre et talentueuse chorégraphe de son temps. Elle a amené du plaisir à des millions de personnes et elle a gagné des millions de dollars. Cela est arrivé car une personne a su voir en elle son talent et son amour de la danse. D’autres enfants auraient étés mis sous médicaments pour les calmer. Gillian n’était pas une enfant à problème, elle avait juste besoin d’exprimer qui elle était vraiment.

Gillian Lynne – Ballerine et Chorégraphe à Succès

Trouver soi même sa passion

L’histoire de Gillian est une belle source d’inspiration. Mais la plupart d’entre nous n’avons pas eu la chance d’avoir rencontrer une personne qui nous a poussé à exprimer notre talent et notre passion. C’est donc à nous de découvrir ce qui nous aimons vraiment. Cela n’est possible qu’en tournant l’attention vers soi. Au delà des peurs, des jugements, des habitudes, on pourra alors découvrir ce qui nous passionne.

Ce que j’aime faire après une séance de méditation, lorsque je suis enveloppé par un agréable sentiment de calme, c’est de demander silencieusement: « qu’est ce qui important pour moi aujourd’hui ? Qu’est ce qui va m’ouvrir le cœur aux autres ? »

Si il n’y a pas toujours de réponse claire, je remarque cependant qu’à travers cette pratique je me rapproche de plus en plus d’une vie où je fais réellement ce que j’aime. Essayez à votre tour de vous posez ces questions :

–       Qu’est ce que j’aime faire ?

–       Quelle est l’activité où je prends du plaisir ?

–       Qu’est ce que j’aimerais partager avec les gens que j’aime ?

Ce n’est pas un exercice de réflexion où il s’agirait de rechercher les réponses. Il suffit juste de méditer – de calmer le mental et faire le silence en soi – puis de poser intérieurement ces questions, et ensuite de juste observer ce qui se passe en vous. Faites le suffisamment de fois (pendant plusieurs semaines) et les réponses à vos questions finiront par apparaître de plus en plus clairement.

Références: Merci à Ken Robinson (auteur de The Element) qui a rencontré Gillian Lynne pour son livre sur l’importance de trouver notre passion. Photo petite fille à la vitre de Lane Erickson.

Note: version texte de l’article initialement publiée en octobre 2012.

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Aimez-Vous Votre Vie?

« J’aime, j’aime la vie… même si c’est une folie »

Il y a quelques jours de ça j’ai entendu cette chanson des années 80 à la radio. C’était Sandra Kim, une jeune belge qui l’a chanté et qui a gagné avec l’Eurovision en 1986.

J’ai reconnu cette chanson, car elle avait fait parler d’elle. Les commentateurs disaient « ah, c’est bien cet optimisme, cet amour de la vie! » Et moi âgé de 13 ans, cela me surprenait que les adultes s’émeuvent pour si peu. Pour moi, c’était évident qu’on puisse aimer la vie. Il n’y avait rien d’exceptionnel à dire son amour de la vie, car je croyais que tout le monde partageait ce point de vue.

Trois décennies plus tard, je comprends mieux maintenant pourquoi l’on peut être touché par une personne affirmant haut et fort qu’elle aime la vie. Car, pour beaucoup, l’entrain pour la vie de la jeunesse laisse place à un sentiment de résignation. Une fois adulte, on semble perdre peu à peu la joie de vivre. La plupart du temps, on subit la vie ne ressentant plus l’enthousiasme de nos premières années.

Aimez-vous votre vie aujourd’hui?

On va découvrir dans cet épisode pourquoi c’est utile de répondre honnêtement à cette question.

Écouter Aimez-Vous Votre Vie?

Notes et Réf: Photo illustration Anafir; J’aime la vie, Sabine Kim. 

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Instagram, Révélateur De Qui Nous Sommes?

« Prenons des photos, mais surtout vivons pleinement l’expérience. »

Écouter l’épisode

À la fin des années 90, j’ai vécu dans l’East Bay en Californie du Nord. Les week-ends, je traversais le Bay Bridge pour profiter de San Francisco, une ville animée avec ses nombreux restaurants, bars, festivals et expositions.

J’allais souvent dans le Golden Gate Park qui en plus d’être un grand parc offrait en son centre le Young Museum. Créé en 1895, ce musée dédié aux beaux-arts, proposait et propose encore une grande palette d’expositions.

L’une des expositions les plus appréciées est Bouquets to Art. Pour cet évènement, des fleuristes créent des bouquets en réponse à des oeuvres d’arts (anciennes et contemporaines). Pour l’édition de cette année 2018, la 34e, le musée a dû faire face à un problème qui n’existait pas à l’époque de mon séjour: Instagram!

Depuis les récentes années, le Young Museum a reçu plus de mille doléances de personnes notant que l’utilisation excessive des téléphones portables par beaucoup de visiteurs a affecté leur expérience de l’exposition.

Une oeuvre de l’expo Bouquets to Art, 2018

Pour y faire face, le musée propose maintenant des créneaux « no photo please » de quelques heures par jour. C’est un compromis, la direction ne peut pas se permettre d’interdire tout le temps la prise des photos, car les réseaux sociaux sont devenus un moyen de faire connaître l’évènement, et de plus en plus de personnes viennent uniquement pour prendre des photos.

Prendre des photos à tout-va est devenu le nouveau normal

Dans une interview pour le Time magazine, Morgan Holzer, une trentenaire habitant San Francisco, note avoir été surprise par la furie autour des oeuvres. Les portables à la main, c’était une frénésie de clics. En approchant l’un des bouquets pour lire le descriptif, elle s’est sentie un peu coupable, car elle empêchait les autres de prendre une photo. Elle avait l’impression d’aller à l’encontre de la majorité pour qui la prise de photos et de selfies semble être devenue le nouveau normal.

Pourquoi n’arrive-t-on plus à simplement vivre l’expérience sans chercher à la capturer? Surtout que comme le note une étude publiée dans la revue Psychological Science, les personnes qui prennent des photos à une exposition plutôt que de simplement observer ont plus de difficulté à se rappeler ce qu’ils ont vu.

L’invasion des téléphones concerne tous les musées. Ici au Museum of Modern Arts (New-York) (photo: Joshua Bright)

Il semblerait que vivre l’expérience ne suffise plus. Il faut la capturer et la montrer aux autres. La raison pour cela c’est que l’on continue à dépendre de l’approbation des autres. Je dis continue car c’est un mécanisme qui commence durant l’enfance. Un enfant pour survire a besoin de l’attention et de l’amour de ses parents. Il va rechercher leur attention à travers les moyens qu’il a: les pleurs en tant que bébé, puis en grandissant, il va rechercher leur amour garant d’une attention bienveillante. Si ce besoin d’acceptation est naturel pour un enfant, il devient problématique lorsqu’il persiste à l’âge adulte.

Besoin d’approbation

Je rencontre souvent chez l’autre ce besoin d’approbation. Au lieu de vivre à partir de ses ressentis, on vit à partir de l’approbation de l’extérieur (la société, ses proches, son modèle familial, son ou sa partenaire de vie). On croit que l’on a besoin d’agir et d’être d’une certaine façon pour être apprécié et aimé.

Ce mécanisme inconscient est dû au fait que l’on n’est pas encore réellement passé à l’âge adulte. On continue à croire que l’on a besoin de l’approbation d’autrui pour exister. Cette transition incomplète trouve son origine dans une enfance où l’on a ressenti la peur de perdre l’amour de ses parents.

En effet, des parents peu présents, peu communicatifs, soucieux ou dépressifs, risquent malgré eux de créer un environnement où l’enfant perçoit un manque d’amour. Ils ont beau aimer leur enfant, la qualité de leur présence (physique et mental) est amoindrie plongeant l’enfant dans un état d’inquiétude. L’enfant va alors croire qu’il doit changer quelque chose en lui pour être aimé. Il va vouloir devenir quelqu’un méritant d’être aimé.

L’amour conditionnel

À ce jeune âge, l’identité continue à se construire, et le risque est de croire que pour être aimé (et par extension pour exister) il faut être et se comporter d’une certaine façon. Les ressentis internes sont mis de côté, et suivre les règles, faire plaisir, bien se comporter deviennent prioritaires. Lorsque l’amour des parents est perçu comme conditionnel – si je suis un bon garçon, je serais aimé – l’identité se structure à partir des règles extérieures.

Une fois adulte, ce mécanisme se traduit par la nécessité d’être une bonne personne pour pouvoir être aimé et être heureux. Être une bonne personne c’est se conformer à l’attente de l’extérieur. Au lieu de désirer, de communiquer et d’agir à partir de ses ressentis, la personne va agir à partir de ce qu’elle croit devoir faire pour être une bonne personne.

Au lieu de prendre appui en soi pour savoir ce que l’on aime et pour agir, on laisse l’extérieur déterminer nos envies et nos choix. L’extérieur c’est que la famille et la société attendent de nous.

Face à une oeuvre au musée ou à un beau paysage, au lieu de vivre pleinement l’expérience, on va préférer prendre une photo. Car on a intégré inconsciemment que le ressenti est secondaire, que l’important est comment le monde nous perçoit. On se focalise sur l’utilité de l’expérience (un moyen de se mettre en avant) plutôt que de la vivre dans le moment présent.

Ces images deviennent un moyen de montrer à soi et au monde qu’on est une « bonne personne »: une personne qui a réussi, qui est belle, qui a des amis, qui fait des choses intéressantes.

Pas assez bien?

Le problème avec cela c’est que lorsque l’on agit à partir de l’extérieur on ne sait plus ce que l’on veut réellement et on perd confiance en nos ressentis et notre intuition. On se compare aux autres et l’on renforce l’idée que l’on n’est pas assez bien tel que l’on est maintenant.

Cette nécessité d’approbation n’est pas un phénomène récent. Ce qui a changé c’est la technologie qui à travers les téléphones portables nous permet de tout capturer et à travers les réseaux sociaux de tout partager. Instagram et les réseaux similaires ont simplement rendu plus visible ce phénomène.

Prenons des photos, mais surtout vivons pleinement l’expérience. Ressentons à travers tout notre être ce que le présent nous offre. La satisfaction ne peut pas venir des autres ou de l’extérieur. Elle ne peut venir que de notre capacité à savourer le moment présent.

Note et réf. : Time, April 2018. Musique de fin du podcast: Thimar d’Anouar brham/Surman/Holland.

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Qu’est-ce que L’ AMOUR ? Réponse d’un moine Zen

« Aimer sans savoir comment aimer blesse la personne que l’on aime »

Écouter l’épisode

Qu’est-ce que l’amour? On parle de l’amour inconditionnel, cet amour qui n’a besoin de rien en retour. Il y a l’amour passionnel qui peut détruire. Il y a l’amour omniprésent, celui qui émerge lorsque la peur disparait et donne du sens à la vie. La chanson ne dit-elle pas « Nous n’avons besoin que d’amour! »

Le sentiment d’amour accompagne nos vies. Parfois il grandit et d’autres fois se perd dans nos soucis. L’amour par moment nous apporte une grande joie, mais lorsqu’il semble avoir disparu, nous rempli de désespoir. Mais malgré cette proximité, pour beaucoup, l’amour reste un mystère.

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Mais qu’en pense le bouddhisme, cette philosophie épurée de la vie fondée sur l’expérience des sens et du moment présent?

Qu’est ce que l’amour selon le bouddhisme

La réponse nous vient de l’un de ses plus respectés porte-parole, le moine zen vietnamien Thich Nhat Hanh. Un ouvrage, How to Love (ed. Parallax Press), vient de paraître avec une collection de ses observations sur ce vaste sentiment humain.

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Nhat Hanh note en essence qu’aimer l’autre c’est le comprendre. Et par comprendre, il entend: être capable de ressentir, sans jugement, le profond sentiment d’insatisfaction qui fait souffrir la personne qui est face à nous. Comprendre l’autre commence par créer suffisamment d’espace en soi pour d’abord se comprendre soi-même et pour ensuite pouvoir accueillir l’autre.

Si vous mettez une poignée de sel dans un verre d’eau, l’eau devient imbuvable. Mais si vous mettez le sel dans une rivière, on peut continuer à y collecter l’eau pour cuisiner, nettoyer et la boire. La rivière est immense, et elle a la capacité de recevoir et de transformer. Lorsque nos coeurs sont étroits, notre compréhension et notre compassion sont limitées, et nous souffrons.

Nous ne pouvons alors pas accepter ou tolérer les autres et leurs manques, et nous demandons qu’ils changent.

Mais lorsque nos coeurs s’élargissent, ces mêmes choses ne nous font plus souffrir. Nous avons suffisamment de compréhension et de compassion et nous pouvons étreindre les autres. Nous acceptons les autres tels qu’ils sont, et alors, ils ont la possibilité de se transformer.

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Comprendre la souffrance d’autrui est le plus cadeau que l’on peut offrir à une personne. La ‘compréhension’ est l’autre nom de l’amour. Si vous ne comprenez pas l’autre, vous ne pouvez pas aimer.

Le moine zen explique que tout commence par soi. Pour aimer l’autre, il faut d’abord être conscient de ses propres sentiments.

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Lorsque nous nourrissons notre propre joie, nous nourrissons notre capacité à aimer. C’est pourquoi aimer c’est d’abord apprendre l’art de nourrir notre joie d’être.

Nhat Hanh observe que notre capacité à aimer a été influencée par notre éducation et nos proches.

Si nos parents ne se sont ni aimés ni compris, comment pouvons-nous alors savoir à quoi l’amour ressemble? Le plus précieux héritage que les parents peuvent donner à leurs enfants est leur propre bonheur.

Nhat Hanh parle aussi de la différence entre infatuations, ce fantasme de ce que l’autre peut devenir pour soi, et amour.

Souvent, nous désirons une personne non pas parce que nous l’aimons et la comprenons véritablement, mais pour nous distraire de nos propres souffrances. Lorsque nous apprenons à aimer et à comprendre qui nous sommes, ainsi qu’à développer une vraie compassion envers soi-même, alors nous pouvons vraiment aimer et comprendre la personne en face de soi.

Nous ne sentons parfois vide avec un grand sentiment de manque. Nous n’en connaissons pas la cause: c’est très vague, mais ce sentiment de vide en soi est bien présent. Nous espérons que quelque chose de mieux arrive pour nous permettre de nous sentir moins seuls, moins vides.

Le désir de se comprendre et de comprendre la vie est profond. Il y a également une forte aspiration à être aimé et à aimer. Nous sommes prêts à être aimés et à aimer. C’est tout à fait naturel.

Le moine zen ajoute que parce que nous nous sentons vides, nous essayons de trouver quelque chose à l’extérieur pour compenser ce manque. Au lieu de prendre le temps de mieux nous connaître soi-même, nous nous précipitions vers les objets de l’extérieur pour assouvir notre mal-être.

Lorsque nous utilisons l’autre pour assouvir nos attentes, ce qui n’est bien sûr pas possible, nous allons continuer à nous sentir vides. Chez la plupart des gens, il y a ce désir continu et cette attente que quelque chose de mieux va arriver.

Ce perpétuel sentiment d’insatisfaction ne peut pas se résoudre à l’aide de l’extérieur (rencontrer un partenaire de vie, s’enrichir…). Il est une invitation à développer plus de compréhension et de compassion envers soi-même.

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Nhat Hanh continue sur l’importance de d’abord faire la paix avec soi-même avant de pouvoir rencontrer l’autre.

L’essence de l’amour bienveillant est d’être capable d’offrir de la joie. Vous pouvez être comme un rayon de soleil pour une autre personne. Vous ne pouvez pas offrir de la joie tant que vous ne l’avez pas en vous. Donc, construisez un refuge en vous, en vous acceptant et en apprenant à vous aimer et à vous guérir. Apprenez à pratiquer la pleine conscience de telle façon à pouvoir créer ses moments de joie pour votre bien-être. Alors seulement, vous aurez quelque chose à offrir à l’autre personne.

Lorsque vous aimez une personne, il doit y avoir de la confiance et de la complicité. L’amour sans confiance n’est pas tout à fait de l’amour. Bien entendu, vous devez d’abord commencer par avoir de la confiance et du respect envers vous même. Sachez que vous avez de la bonté et de la compassion en vous. Vous faites partie de l’univers; vous êtes fait de poussières d’étoiles. Lorsque vous regardez la personne que vous aimez, vous voyez qu’elle est aussi faite d’étoiles et qu’elle porte l’éternité en elle.

Développer une profonde appréciation pour la vie, pour votre vie et pour celle de la personne en face est un prérequis pour une relation harmonieuse. Autrement le risque de souffrir et de faire souffrir est bien réel.

Aimer sans savoir comment aimer blesse la personne que l’on aime. Pour savoir comment aimer, nous devons les comprendre. Pour les comprendre, nous devons les écouter.

Le plus vous comprenez une personne, le plus vous l’aimez; le plus vous l’aimez, le mieux vous la comprenez. Ce sont les deux faces d’une même réalité. L’esprit d’amour et l’esprit de la compréhension sont identiques.

Le moine vietnamien nous invite à d’abord nous connaître véritablement, et c’est là tout le but de la pratique de la pleine conscience. Car à travers la connaissance – plonger en soi – naissent l’appréciation et la compassion, et à partir de là, l’amour, qu’il soit romantique ou envers toute autre personne, peut s’épanouir.

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Découvrez ce simple et efficace exercice de pleine conscience >>

Note: Version texte initialement publiée en avril 2015

Sources et références: Source: Maria Popova – Brainpickings ; Livre: How to Love, Thich Nhat Hanh, Ed. Parallax Press, collection Mindful Essentials, 96 pages ; Photographie illustration: RENAULT Philippe ; Photographie Thich Nhat Hanh: Paul Davis (plumvillage.org)

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La Compassion Podcast

Voir Au-Delà des Apparences: le Pouvoir de la Compassion

Écouter l’épisode Le Pouvoir de la Compassion

Version Texte

Dans le milieu des années 70, Tara travaillait dans une association qui aidait les plus démunis à se loger. À travers des syndicats de locataires, elle et ses partenaires, faisaient pression sur les propriétaires afin qu’ils gardent les loyers à des tarifs raisonnables et offrent des lieux de logements qui soient décents.

Un de ces syndicats de locataires était composé de familles habitant dans un immeuble détenu par un propriétaire connu pour son indécence et sa mauvaise foi. La porte-parole de ce syndicat, Denise, était une femme sûre d’elle et bien articulée. Elle travaillait dur pour galvaniser le groupe contre une importante augmentation des loyers qui risquerait de mettre beaucoup de famille à la rue.

Découvrir l’autre

À travers les nombreux mois nécessaires pour structurer le syndicat Tara et Denise sont devenues proches. Tara a dîné chez Denise, elle a joué avec ses enfants et elle était devenue familière avec les difficultés auxquelles Denise et sa famille devaient faire face. Leur appartement avait été vandalisé plusieurs fois, et il était presque impossible de garder dehors les rats et les cafards.

Le fils ainé de Denise était en prison. Un autre souffrait de dépendance à la drogue. Son mari était au chômage et endetté. Nourrir et habiller ses enfants, et chauffer la maison n’étaient pas toujours évident. Tara admirait l’implication de Denise dans le syndicat alors qu’elle avait déjà tant à faire chez elle.

Une note sous la porte

2 jours avant qu’une « grève des loyers » soit cordonnée, Denise a laissé sous la porte de Tara une note lui disant qu’elle quittait le syndicat. Tara était surprise et déçue, mais elle avait une bonne idée de ce qui a pu se passer. Tara savait qu’il arrivait souvent qu’un propriétaire soudoyât l’un des locataires pour faire capoter un projet. Et en effet, Denise avait été « achetée » par l’offre d’une nouvelle serrure, d’un break sur ses loyers, et d’un job à mi-temps pour son fils.

Les autres locataires, se sentant trahis et démoralisés, ont appelé Denise une hypocrite et une vendue. Ils changeaient de trottoir pour éviter de la croiser. Ils ne laissaient plus leurs enfants jouaient avec les siens. Elle était devenue une paria.

Ce n’était pas la première que Tara rencontrait ce genre de situation. Et lorsque c’était arrivé dans le passé, elle en avait voulu au « traitre », car cela affectait tout le monde.

Connaître c’est aimer

Mais avec Denise, c’était différent. Tara savait à quel point Denise essayait d’aider sa famille. Elle avait ressenti le degré d’anxiété auquel Denise devait faire face et son besoin d’amour.

Si nous pouvions lire l’histoire secrète de nos ennemis, nous pourrions trouver en chaque personne suffisamment d’inquiétude et de souffrance pour désarmer toute hostilité.

– Henry Longfellow, Poète américain, 1807-1882.

Tara connaissait les souffrances et les espoirs de Denise. Elle tenait à elle.

Si Tara pouvait ressentir de la compassion envers Denise, son ressenti envers les propriétaires, c’était une autre histoire. Elle les considérait comme étant de « mauvaises » personnes.

Le grand méchant homme blanc

Quelques années après l’épisode avec Denise, Tara a eu la parfaite occasion de faire face à l’une de ces « mauvaises personnes » et voir ainsi plus en profondeur. L’une des amies de Tara connaissait un homme d’affaires à la tête d’une grosse entreprise. Il voulait organisait dans sa boite un stage de pleine conscience. Il fût décidé une rencontre au déjeuner pour que Tara puisse parler à l’homme d’affaire de son programme de méditation.

L’homme d’affaires correspondait au stéréotype de Tara du riche homme blanc qui abusait et opprimait les plus faibles. Il avait été poursuivi en justice pour systématiquement avoir bloqué l’ascension des femmes dans sa société. Il discriminait surtout les femmes d’origine africaine. Tara accepta à contrecœur de le rencontrer, et elle s’attendait au pire.

Elle voulait qu’il soit heureux

Cependant, à leur déjeuner, Tara nota que cet homme était avant tout un … humain. Au début de leur rencontre, l’homme d’affaires se vanta un peu, et Tara pouvait voir qu’il cherchait à être apprécié. Elle apprit que la mère de cet homme a eu un triple pontage cardiaque quelques semaines auparavant. Son ainé souffrait d’un diabète de type I, et les week-ends, sa femme lui demandait de jouer davantage avec les enfants. Il expliqua à Tara qu’il les aimait plus que tout, mais qu’à chaque fois des importants coups de fil l’empêchait d’apprécier les barbecues, les jeux de pingpong ou les séances vidéos en famille.

Il se demandait si la méditation de pleine conscience pouvait l’aider à relaxer alors qu’il était tant sollicité. Tara savait qu’elle et cet homme étaient certainement en désaccord sur la plupart des dossiers politiques et de sociaux. Mais elle l’aimait bien et elle voulait qu’il soit heureux.

Ayant médité la douceur et la compassion, j’ai oublié la différence entre moi et les autres.

– Milarepa

Voir qui est vraiment face à nous

Même si l’on n’aime pas une personne, voire ses vulnérabilités, va nous permettre de lui ouvrir notre coeur.

On peut être en désaccord avec elle. On peut ne jamais vouloir l’inviter chez soi.

Cependant, nos impressions et nos opinions ne devraient pas nous empêcher de voir que, comme nous, cette personne ne veut pas souffrir et aspire à être heureuse. Lorsque nous voyons qui est vraiment face à nous, nous pouvons entrevoir un peu de leur « histoire secrète », et alors ressentir une compassion naturelle envers eux.

Une belle continuité à cet article est le poème de Khalil Gibran sur l’indignation.

tara brachTara Brach pratique et enseigne la méditation dans la tradition bouddhiste depuis plus de 35 ans. Elle est l’auteur de Radical Acceptance: «Embracing Your Life With The Heart Of Buddha », 2003.

La version texte du post initialement publiée en février 2015

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La Psychologie Positive

À ses débuts, la psychologie s’est surtout concentrée sur le traitement des troubles mentaux. Les thérapeutes avaient pour objectif d’aider les personnes à moins subir leurs souffrances mentales. Puis dans les années 60, Abraham Maslow, chercheur et psychologue, suggère d’étudier aussi les facteurs qui améliorent l’expérience d’un homme ou d’une femme. Il considère que la qualité de la vie ne dépend pas uniquement de l’absence de maladies mentales et qu’il est important d’aider l’individu à s’épanouir pleinement. Ses théories n’ont pas reçu à l’époque, l’aval de la profession.

Écouter la Psychologie Positive

Croissance de la psychologie positive

Ce n’est qu’à partir de la fin des années 90 que le concept de psychologie positive gagne de la traction. Martin Seligman, qui en 1998 fut élu président de l’Association Américaine de Psychologie, décide alors de se consacrer à la promotion et au développement de ce nouvel aspect de la psychologie.

Définition de la psychologie positive

La psychologie positive est l’étude scientifique des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être.  Ce champ de la psychologie vise à mieux cerner ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. (Wikipedia)

Depuis cela, des dizaines d’études scientifiques ont été conduites sur l’amélioration de la qualité de vie. Elles ont révélé que le bien-être ne se limitait pas à l’absence de maladie, de dépression ou d’anxiété. L’être humain, lorsque son besoin de sécurité est assuré, aspire à plus. Il recherche alors à répondre à ses questions:

  • Ai-je quelque chose de particulier à contribuer au monde?
  • Quels sont mes talents?
  • Qu’est-ce qui me passionne? Qu’est ce que j’aime réellement?

Cette aspiration à vivre pleinement et à donner du sens à sa vie a depuis longtemps, bien avant l’avènement de la psychologie positive, fait réfléchir les hommes.

William James, philosophe américain, écrivait au XIXe siècle:

La plupart  des gens vivent, que ce soit physiquement, intellectuellement ou moralement, très en dessous de leurs capacités. Nous avons tous des réserves, dont nous ne soupçonnons pas l’existence.

La vie ne se limite pas à la recherche de confort ou de sécurité. Cela serait bien triste, et le monde n’évoluerait pas. Chaque personne porte en elle de grandes capacités qui ne cherchent qu’à s’exprimer.

La psychologie moderne, mais aussi les méthodes de retour vers soi telles que la méditation, nous aident désormais à mieux nous comprendre et à aller plus loin dans la recherche de sens. Êtes-vous prêts à explorer quelle est votre raison d’être?

Pas le bon moment

Certaines personnes ne se sentent pas suffisamment « stables ». Elles attendent d’êtres plus riches, ou du moins d’êtres moins pauvres, d’avoir plus de temps. Elles veulent avant tout ne plus avoir de stress et/ou ne plus se sentir déprimées. Et si, comme la recherche sur la psychologie le montre désormais, il fallait plutôt se concentrer sur ce que l’on a à contribuer au monde, sur notre raison d’être.

poser sa pierre

Donner du sens à son quotidien est la voie la plus rapide pour retrouver confiance en soi, gagner en vitalité et reprendre plaisir à la vie.

La version texte de ce post a été initialement publiée le 19/08/15

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Gérer le stress Podcast

Crise d’Anxiété, Que Faire? – Exercice Respiratoire

Que faire lorsque l’on ressent une crise d’anxiété, lorsque l’on est submergé par les émotions?

Dans cet épisode vous allez découvrir un exercice simple et efficace pour ramener du calme dans le corps et dans l’esprit.

Écouter Crise d’Anxiété, Que Faire? – Exercice Respiratoire

Cet exercice est issu de la méthode d’Intégration Somato Respiratoire du docteur Donald Epstein.

L’exercice combine touché, mouvement et respiration.

Le sternum

Pour la zone de la poitrine, posez vos mains au niveau du sternum (environ 2 doigts sous la gorge). En inspirant, vous pouvez sentir le mouvement d’expansion en avant et vers le haut de la poitrine, et en expirant, le mouvement de retour de la poitrine. Répétez 3 à 4 cycles respiratoires.

Le ventre

Posez votre main gauche sur le ventre puis la main droite sur la gauche. En inspirant, vous pouvez sentir le mouvement d’expansion en avant et vers le bas du ventre, et en expirant, le mouvement de retour du ventre. Répétez 3 à 4 cycles respiratoires.

Le plexus solaire

Puis posez vos mains sur la zone du plexus solaire. En inspirant, vous pouvez sentir le mouvement d’expansion en avant, et en expirant, le mouvement de retour. Répétez 3 à 4 cycles respiratoires.

Dans l’épisode en audio,

  • J’explique pourquoi cet exercice est si efficace pour retrouver un état de calme,
  • Je vous donne plus d’indications pour en profiter au mieux, et
  • J’explique comment utiliser cet exercice avec un proche qui fait une crise d’anxiété.

Voir aussi L’Anxiété Est une Porte d’Entrée.

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La Pleine Conscience Lecture Méditative Podcast

Manger En Pleine Conscience

« Manger en pleine conscience est l’une des pratiques les plus essentielles. Il est possible de manger comme si l’on retrouvait le biscuit de son enfance. » – Thich Nhat Hanh

Dans cet épisode de la rubrique Lecture méditative, découvrez un texte de Thich Nhat Hanh tiré de son livre La Sérénité de l’Instant.

Écouter Manger En Pleine Conscience

Extrait

Il est possible de manger nos repas aussi lentement et joyeusement que je le faisais avec le biscuit de mon enfance. Vous croyez peut-être avoir perdu le biscuit de votre enfance. Moi, je suis sûr qu’il est toujours là, quelque part dans votre coeur. Tout est encore – et si vous le voulez vraiment, vous pouvez le retrouver.

Manger en pleine conscience est l’une des pratiques les plus essentielles. Il est possible de manger comme si l’on retrouvait le biscuit de son enfance.

Le moment présent est plein de joie et de bonheur. Avec un peu d’attention, vous vous en apercevrez.

Voilà aussi une interview sur comment bien manger avec Jérémy Anso.

Pour tous les articles inspirés par l’enseignement de Thich Nhat Hanh, c’est ici.

Retrouvez tous les épisodes Lecture Méditative.


Thich Nhat Hanh: Moine zen vietnamien, son action engagée pour la paix lui a valu, pendant la guerre, l’exil en France. Il réside au centre bouddhique du Village des pruniers, en Dordogne, qu’il a créé en 1982. Il dispense des enseignements à travers le monde et il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le bouddhisme et la méditation.

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Article invité

5 Conseils Pour Aménager Votre Espace de Méditation

Ceci est un article invité de Stéphanie Lauriac

Méditer est idéal pour décompresser lorsque l’on passe ses journées à jongler entre travail et famille, mais il est parfois difficile de créer les bonnes conditions pour se relaxer. Vous ne savez plus où vous installer pour ne pas vous faire déranger par le bruit de la TV et éviter de vous retrouver couvert de taches de cire après que vos enfants aient renversé vos bougies relaxantes ? Suivez ces quelques conseils pour aménager votre petit coin détente, pour méditer en toute tranquillité.

Tamiser la lumière

Afin de créer un espace zen propice à la concentration, misez en premier lieu sur une lumière douce et apaisante. La qualité et l’intensité de l’éclairage sont importants car plus la lumière est vive, plus votre cerveau sera éveillé. Plutôt que d’allumer les spots blancs du plafonnier, installez une petite lampe de chevet ou halogène aux couleurs chaudes orangées, ou optez pour quelques bougies dont la lueur vacillante saura vous relaxer. Une guirlande électrique peut aussi être une bonne idée.

Dégager l’espace

Pour bien méditer, il est nécessaire d’avoir un espace désencombré afin de créer une ambiance saine qui vous permette de bien faire le vide durant vos séances. Une fois que vous aurez choisi votre pièce, dégagez-la des objets superflus, comme les vêtements, les appareils ménagers et la planche à repasser qui auront pour effet d’étouffer l’atmosphère. Préférez une pièce plutôt vide, avec des meubles bas et mettez votre téléphone portable en mode silencieux pour tirer le meilleur de cet instant rien que pour vous.

Voir aussi la vidéo Comment Créer Son Espace de Méditation.

Adoucir la pièce

Équipez-vous de coussins et de tapis, qui en plus d’aménager votre espace, vous seront utiles pour trouver une position confortable. Vous n’avez pas besoin d’investir beaucoup d’argent, un simple plaid douillet et un coussin de canapé feront l’affaire. Choisissez des tissus, des motifs et des couleurs apaisants qui réchaufferont l’atmosphère, surtout si vous faites votre séance tôt le matin.

Créer une ambiance relaxante

Pour une ambiance feng shui entre eau et air, faites entrer la nature et mettez des plantes vertes comme un bonzaï ou une plante grimpante le long du mur, faites l’acquisition d’une petite fontaine d’intérieur et agrémentez la pièce de quelques bougies parfumées aux fleurs ou aux huiles essentielles pour adoucir l’atmosphère. Et si vous renversez malencontreusement de la cire en vous relevant, ne laissez pas cet événement vous gâcher la journée… Accordez-vous cinq minutes de relaxation supplémentaires !

Aménagez un petit coin détente

Si vous bénéficiez de suffisamment de place, installez une petite table basse, quelques coussins et une bouilloire avec des sachets de thé vert pour une ambiance des plus zen. Cela vous permettra d’initier calmement la transition après votre séance de méditation le matin. Vous pouvez aussi placer quelques livres ou magazines pour un coin lecture une fois parfaitement relaxé.

Vous n’avez pas besoin de beaucoup de choses pour bien méditer, si ce n’est d’un espace calme où vous vous sentez bien. Ces quelques astuces vous permettront de vous mettre sur la bonne voie pour apprendre à décompresser sereinement chez vous.

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Un Conseil Contre-Intuitif Pour Obtenir Ce Qu’On Souhaite

« Pour vivre ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on vit. » – Dr John Demartini

« Pour vivre ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on vit » est une phrase que répétait souvent Dr Demartini, l’un des enseignants en psychologie appliquée avec qui j’ai étudié.

Qu’est-ce que cela veut dire?

Pour un jour pouvoir faire et vivre ce que l’on aime, on doit commencer par apprécier et aimer ce que l’on vit aujourd’hui.

Cela peut sembler paradoxal. Si l’on apprécie notre vie aujourd’hui, pourquoi vouloir la changer?

Pourtant, vous allez voir dans cet épisode que le meilleur moyen d’obtenir ce que l’on souhaite dans le futur et de commencer par être satisfait aujourd’hui.

Le changement extérieur n’est que le reflet du changement intérieur. Et ce que l’on doit développer c’est notre capacité à apprécier le quotidien. C’est seulement cela qui permettra d’amener un changement significatif dans notre vie.

Écouter Un Conseil Contre-Intuitif Pour Obtenir Ce Qu’On Souhaite

Je vous laisse découvrir cet épisode et ensuite je vous invite à participer à la discussion en notant si cette approche vous semble juste et comment vous pouvez la mettre en pratique.

Sur le thème de la gratitude, vous aimerez 7 Raisons de Tenir un Journal de Gratitude.

Vous pouvez aussi tester 3 étapes pour intérioriser le positif.