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Apprendre à Relativiser Podcast

Joie de Vivre : 3 Clés Pour la Retrouver

“La joie partagée grandit.” – Massa Makan Diabaté

Découvrez dans ce podcast, 3 clés pour retrouver et cultiver la joie de vivre, que nous propose Bernard Leblanc-Hamos, auteur et travailleur social.

Joie de Vivre en 3 points

I. Voir la valeur (le positif, les qualités) en soi et chez les autres

Les « metteurs en valeur » sont capables de découvrir en l’autre des talents jusqu’alors inconnus.

II. Voir dans l’épreuve une opportunité de la dépasser et d’en sortir grandit

Les difficultés n’ont d’égale que la joie que l’on éprouve à les résoudre.

III. Rester curieux et s’émerveiller du monde autour de soi

Il y a plein de choses que l’on ignore. Nous ne savons même pas jusqu’où s’étend notre ignorance. Une curiosité illimitée permet de reconnaître les lacunes, les manques et les impasses, et aide à se frayer de toutes nouvelles voies de savoir gré: les voies de la joie.

Vous pourrez aussi apprécier la compréhension bouddhiste de ce qu’est le bonheur, ou encore ma définition du bonheur.

Sources: Photo illustration (c)Drew Myers ; Nouvelles Clés, Mai 2010)

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Paroles de Sagesse Podcast

Accepter Notre Vulnérabilité

« Vivre vraiment c’est accepter d’aimer ce que l’on a aujourd’hui, en sachant que l’on peut le perdre demain. » 

Prendre conscience de notre vulnérabilité est profondément libérateur. Se connecter à cette vulnérabilité c’est l’essence même du lâcher-prise. On réalise alors que l’on n’a pas le contrôle sur tout, et que la vie peut avoir des plans différents des nôtres. Accepter sa vulnérabilité c’est faire preuve de courage et s’engager pleinement dans la vie.

Écouter « Accepter Notre Vulnérabilité »

Retranscription du podcast

David Whyte, poète américain, illustre cela avec beauté dans sa méditation sur la vulnérabilité.

Il note tout d’abord la nature universelle de la vulnérabilité et l’importance de l’accepter. Il souligne ensuite l’aspect temporaire et illusoire des sentiments de contrôle et de pouvoir. Il dit:

La vulnérabilité n’est pas une faiblesse, une indisposition passagère, ou quelque chose dont on peut s’arranger sans. La vulnérabilité n’est pas un choix, elle est le sous-jacent, constant, et durable courant de notre état d’être naturel.

Fuir la vulnérabilité c’est fuir l’essence de notre nature, la tentative d’être invulnérable est la vaine tentative de devenir quelque chose que nous ne sommes pas, et surtout, de perdre notre capacité à comprendre le chagrin d’autrui. Plus important encore, en refusant notre vulnérabilité nous refusons l’aide dont nous avons besoin à chaque détour de notre existence.

Avoir un temporaire, sentiment de pouvoir sur tous les évènements et circonstances de la vie, est un privilège illusoire et c’est peut-être la plus élaborée manifestation de la vanité humaine. Mais même ce privilège se perd avec la mauvaise santé, un accident, ou la perte d’une personne aimée. Dans tous les cas, le sentiment de pouvoir se perd lorsque nous approchons notre dernier souffle.

Selon David Whyte, le choix qui se présente alors à nous est de savoir si l’on va accueillir notre vulnérabilité et avec elle notre capacité à vivre pleinement ou bien l’ignorer en nous acharnant à croire que la vie a besoin d’être de telle ou telle façon pour que l’on puisse être satisfait et enfin profiter d’elle.

Le seul choix que nous avons en devenant plus mature, c’est de quelle façon nous allons habiter notre vulnérabilité. Allons-nous développer plus de courage et de compassion en devenant plus intimes avec la connaissance de notre état temporaire ? Ou bien, à l’opposé, allons-nous nous plaindre, le coeur plein de peur face à notre fragilité et ne jamais vraiment vivre?

David de par son métier de zoologiste marin et naturaliste, a passé de longues périodes à observer le monde autour de lui. De cette observation attentive et présente, il a ressenti que la réalité se trouvait à la frontière entre soi et le monde, à la frontière entre le lâcher-prise et le contrôle.

Aux Galapagos, j’étais dans des états de profondes attentions, regardant pendant des heures les animaux, les oiseaux et les paysages… mon identité n’était plus liée à mes croyances, héritées ou construites, elle dépendait à présent du degré d’attention que je portais sur ce qui n’était pas moi.

En approfondissant, cette intention et cette attention, vous commencez à élargir et à approfondir votre propre sens de présence. J’ai commencé alors à réaliser que la réalité se trouvait à la frontière entre ce que l’on pense être soi et ce que l’on pense n’être pas soi; que votre désir de ce que le monde devrait être ne se passera pas exactement comme vous le voulez.

Mais l’autre miracle, c’est ce que le monde désire de vous n’a aussi pas à se réaliser. La réalité c’est cette rencontre, cette frontière.

L’être humain est fascinant.

Nous avons la possibilité de bouger des montagnes, mais tout peut s’arrêter, un bête accident, du jour au lendemain.

Dans l’article Devenir Une Guerrière, j’avais déjà mentionné que prendre conscience de l’inévitabilité de notre propre mort est indispensable pour vraiment commencer à vivre.

Pourquoi?

Car à trop vouloir contrôler, à se projeter, à vouloir la sécurité, à attendre d’être sûr que le futur soit acceptable pour se permettre d’être bien aujourd’hui, à vouloir tout cela, on passe à côté de la vie.

Vivre vraiment c’est accepter d’aimer ce que l’on a aujourd’hui, en sachant que l’on peut le perdre demain.

C’est de voir que notre liberté d’être, d’expérimenter, de créer n’est possible que parce que nous sommes vulnérables. Autrement nous serions tel un rocher invincible et immuable, mais dépourvu de la capacité de choisir.

Source: David Whyte, « On Being », conversation avec Krista Tippet ; BrainPickings ; illustration (c) John Kuss

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Bouddhisme Podcast

Passer de la Connaissance à l’Expérience

« La connaissance est le début de l’action: l’action, l’accomplissement de la connaissance. » – Wang Young Ming

Il y a 3 niveaux de connaissance qui permettent de profiter d’un enseignement. Trop souvent, on se contente du premier niveau, et lorsque l’on ne voit pas de résultats positifs, on se dit que cet enseignement n’est pas pour nous.

Dans ce podcast vous allez découvrir ces 3 niveaux et pourquoi il est important de tous les intégrer.

Écouter Passer de la Connaissance à l’Expérience

Retranscription du podcast

Quels sont ces 3 niveaux? Il y a la connaissance tirée de l’écoute, ensuite il y a la connaissance tirée de la réflexion et enfin il y a la connaissance tirée de la méditation.

I. La connaissance tirée de l’écoute ou de la lecture

Par exemple, en ce moment même en écoutant ce podcast vous êtes exposé à certains principes. C’est pareil lorsque vous lisez un livre, vous découvrez des enseignements, des concepts.

C’est là le premier niveau de connaissance et c’est une première étape importante, car si vous ne vous exposez pas au travail des autres, à leur recherche, à leur exploration, vous n’allez pas pouvoir profiter de leur expérience.

Pour donner une image simple, imaginez un plat que vous aimez et que vous voulez manger. Passer de la connaissance à l’expérience, c’est passer de la recette à un plat terminé que vous allez pouvoir déguster.

Le premier niveau de connaissance c’est de découvrir la recette. Mais à ce stade on n’est pas encore au repas. Le deuxième niveau de connaissance va nous en rapprocher.

II. La connaissance tirée de la réflexion

Une fois que l’on est exposé à une information ou à un enseignement, l’important va être alors de réfléchir à ce en quoi cela nous concerne. Ça va être de voir comment cet enseignement s’applique à nous. On peut par exemple réfléchir à des situations passées de notre vie pour voir si la théorie proposée est juste.

Un jour, j’ai lu que lorsque l’on trouve sa raison d’être, on réalise alors que tous les évènements positifs comme négatifs nous ont permis d’arriver à ce résultat. Lorsque j’ai réfléchi à cela, lorsque j’ai fait le point sur les moments importants de mon passé, j’ai vu qu’effectivement, ces expériences, surtout les plus difficiles, m’ont beaucoup apporté et m’ont permis d’arriver là où je suis aujourd’hui.

L’enseignement commence à prendre son sens lorsque l’on l’intègre à notre propre expérience de vie. Trop de personnes s’arrêtent au premier niveau de connaissance.

Je me souviens d’une amie qui était de nature anxieuse et avait toujours tendance à se focaliser sur le négatif. Je lui donner un livre qui adressait cela en détail et qui donnait de vraies solutions. Lorsque quelques jours plus tard, je l’ai revu et lui ai demandé ce qu’elle avait pensé de cet ouvrage, elle m’a répondu que c’était intéressant, mais qu’elle s’est vite lassée, car l’auteur répétait sans cesse la même chose.

Je lui ai demandé alors si elle avait appliqué les conseils proposées, et elle m’a répondu que non. Je me souviens de la comparaison que je lui avais alors donnée, je lui dis:

« C’est que comme si tu lisais un manuel de sport, mais tu ne mettais rien en pratique. Avoir l’information sans l’utiliser, ça ne va pas apporter des changements »

Entre parenthèses, c’est d’ailleurs pour ça que les bons enseignants ont tendance à répéter sans cesse la même chose dite de manière légèrement différente à chaque fois. C’est pour aider l’auditeur à intégrer l’enseignement à sa propre expérience. Parfois un léger changement d’angle de vue va permettre de transformer une information en une connaissance utile qui résonne en soi.

Pour revenir à l’image du repas, la seconde étape de la connaissance c’est de prendre les ingrédients mentionnés dans la recette, les préparer, les assembler et créer le plat. C’est passer de l’information sur le papier, la recette, à quelque chose de tangible: un plat prêt à être mangé.

La connaissance tirée de la réflexion c’est rendre tangible l’information reçue. De voir en quoi elle s’applique à nous. Mais cela ne suffit toujours, car faut-il encore manger le plat pour en profiter.

III. La connaissance tirée de la méditation

À ce stade, vous avez compris l’aspect théorique et vous avez vu comment cela s’appliquait à votre situation. Maintenant, il va falloir s’imprégner de cet enseignement pour pouvoir le mettre en action. C’est l’étape de la dégustation où l’on passe de la connaissance à l’expérience.

Vous avez certainement déjà entendu cette expression « Ils ont bénéficié du fruit de son enseignement ».

Une fois que l’on a réfléchi sur l’enseignement, il faut donc maintenant, lui permettre de s’ancrer suffisamment en nous pour permettre une mise en action.

Le mental est toujours en plein mouvements, et le risque est qu’une fois que l’on a compris un enseignement, on passe à une autre chose. L’idée va être alors de faire une pause méditative, pour permettre à cette réflexion de faire ce chemin à travers tous les aspects de notre être.

Jonathan Landaw qui est auteur et pratiquant bouddhiste donne un bon exemple tiré de l’enseignement du bouddha.

L’un des enseignements du bouddhisme c’est le principe de l’impermanence.

Jonathan explique:

Selon le bouddhisme, les choses ne restent pas les mêmes avec le temps, même pas vous-même; que vous y soyez préparé ou non, chaque seconde qui passe vous rapproche un peu plus de la fin de votre vie.

Lire cet enseignant, c’est une chose et examiner ce qu’ils signifient au plan intellectuel, cela en est une autre. Pourtant, pour que cet enseignement s’enracine aussi profondément dans votre esprit au pont de transformer votre vie et vous donner une nouvelle vue sur votre condition d’être mortel, vous devez dépasser les deux premières connaissances. Il faut que vous tiriez la conclusion inébranlable que vous-même allez mourir un jour et que la seule chose qui comptera à ce moment-là sera ce que vous aurez fait de votre esprit.

Lorsque cette prise de conscience se produira, placez-la au centre de votre attention et focalisez sans vaciller votre attention sur elle. Désormais, vous ne « pensez » plus simplement à votre condition de mortel, en cherchant à savoir si oui ou non cette affirmation est vraie. Vous savez déjà que c’est vrai. Maintenant, vous permettez à la conclusion que vous avez tirée – moi-même, je vais mourir, et rien d’autre que la connaissance de ma vraie nature ne pourra m’aider à ce moment-là – qu’elle imprègne votre esprit.

Avec le temps, vous répéterez ce processus, en examinant les leçons sur l’impermanence et sur la mort et en méditant ensuite de façon focalisée sur les conclusions personnelles queCob vous tirez. Finalement, cette idée imprégnera complètement votre esprit, ce qui transformera de l’intérieur votre attitude face à la vie et à la mort.

Cet exemple donné par Jonathan illustre bien les 3 niveaux de connaissances et l’importance de ce processus pour pouvoir profiter d’un enseignement.

Certaines personnes s’arrêtent au premier niveau, et elles consomment livre après livre sur le développement personnel par exemple, sans vraiment voir de changement dans leur vie.

«L’accumulation des connaissances n’est pas la connaissance.» – Alberto Manguel

D’autres personnes creusent d’avantage et réfléchissent au sens de l’enseignement et de comment cela s’applique à leur vie. C’est essentiel, mais pas suffisant. C’est comme cuisiner un bon plat, mais ne pas le manger. Ce niveau de connaissance peut être parfois un endroit délicat, car l’on réalise l’importance de l’enseignement et cela en soi fait du bien. C’est le fameux ah-ha lorsque l’on comprend mieux une facette de notre personnalité.

Mais si l’enseignement n’est pas suffisamment intégré pour être mis en action, la personne risque de retomber dans ses doutes.

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de voir des personnes qui après avoir lu un livre ou fait une formation ont une période d’allégresse où elles se sentent bien et optimiste, car elles ont beaucoup appris sur elle même. Le problème c’est qu’au bout de quelques semaines, elles doutent à nouveau et perdent confiance dans leur capacité à agir. Elles remettent en question la véracité de l’enseignement ou leur capacité à agir. Le problème c’est qu’elles se sont arrêtées au second niveau de connaissance.

Méditer sur un enseignement, va permettre de le faire fructifier. Il va falloir régulièrement répéter ce processus, lire l’information, y réfléchir et méditer dessus, pour pouvoir passer de la connaissance à l’expérience.

Personnellement, souvent le matin, juste avant de commencer à travailler, je fais une séance de méditation de 10-15 minutes sur laquelle je mets une intention. Je vais m’imprégner durant la séance d’un enseignement qui me semble important à ce moment-là. Cela peut-être quelque chose de spécifique comme comment être productif et créatif, ou une intention plus globale où je vais méditer sur la gratitude et sur le cadeau qu’est la vie.

J’espère que mieux comprendre ces 3 niveaux de connaissances vous permettra d’aller plus loin dans vos projets et dans votre cheminement personnel.

« La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses » – Platon

Sources et ref: Illustration de Dimitri Otis ; Buddhism for Dummies, Jonathan Landaw and Stephan Bodian

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vivre le moment présent

Pourquoi Sommes-Nous Déconnectés du Moment Présent?

Notre culture, notre éducation, et la société dans laquelle on vit ont souvent contribué à nous déconnecter du moment présent en nous déconnectant des ressentis du corps.

Dans cette vidéo, j’explore pourquoi on nous apprit que les messages et les besoins du corps étaient moins importants que les besoins de sécurité et de stabilité.

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Apprendre à Méditer Méditation Guidée

Se Réaligner Avec le Corps et Ses Ressentis – Méditation Guidée

Dans cette vidéo découvrez l’importance de se réaligner avec le corps et ses ressentis pour vivre le moment présent.

Méditation Guidée : Se Réaligner avec le Corps et Ses Ressentis

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Paroles de Sagesse Penseurs et Visionnaires Podcast vivre le moment présent

On Ne Peut Pas Être Heureux Demain

« Si l’on cherche à retenir sa respiration, on perd sa respiration » – Alan Watts

Alan Watts (1915-1973), auteur et philosophe, fut l’un des premiers à introduire en occident l’importance de vivre le moment présent. Il a mis en avant un concept simple: poursuivre le bonheur dans le futur est futile, car la joie se vit uniquement dans le moment présent.

Écouter le podcast

Selon Watts, l’homme et la femme moderne veulent s’assurer que le futur soit heureux pour éprouver de la joie aujourd’hui. Il note que beaucoup de personnes s’attachent à leur projection du futur (perçu comme heureux ou malheureux) et que cela affecte leur état au présent. Elles croient en leur idée du futur, car certaines projections sont crédibles: nous allons tous mourir. Cela donne l’illusion que l’idée que l’on se fait du futur est réelle, si réelle que l’on oublie le présent.

Dans l’Eloge de l’insécurité, il écrit:

Nos sens connaissent la réalité pour ce qu’elle est, mais ne connaissent pas le futur. L’intellect quant à lui observe la mémoire, et en l’étudiant, est capable de faire des prédictions. Ces prédictions peuvent être relativement justes, et le futur assume alors un haut degré de réalité. Si haut que le présent perd de sa valeur.

Mais le futur n’est pas encore là, et il ne peut pas être expérimenté en tant que réalité tant qu’il n’est pas présent. Étant donné que ce que nous connaissons du futur est fait de pures abstractions – déductions, projections, suppositions -, il ne peut pas être mangé, ressenti, senti, vu, entendu ou en d’autres termes apprécié.

Poursuivre le futur c’est poursuivre un fantôme qui ne cesse de changer, et plus vite vous le pourchassez, plus vite il file.

C’est pourquoi les affaires de la civilisation sont pressées, pourquoi si peu de personnes apprécient ce qu’elles ont et veulent toujours plus. Le bonheur, ne consiste plus en une réalité solide et substantielle, mais est désormais fait d’abstractions et de choses superficielles comme les promesses, l’espoir et la sécurité.

Dans cet extrait Watts pointe du doigt un dysfonctionnement profond de nos sociétés modernes: On veut s’assurer que demain sera heureux pour se permettre d’être heureux aujourd’hui. Cette quête de la sécurité et de l’assurance d’un meilleur lendemain est la source même de notre insatisfaction.

Le monde est sans cesse changeant et rien n’est garanti. Remettre sa capacité à être heureux aujourd’hui sur un futur hypothétique va être source de frustration et de déception. Attendre d’avoir plus de temps, plus d’argent, ou plus d’amour pour être heureux, c’est s’assurer de vivre dans un état continu d’insatisfaction et de stress.

Plus l’on recherche la sécurité, plus l’on veut s’assurer que « tout va bien se passer », et plus l’on va se crisper et se fermer au présent.

Comme Watts l’illustre bien dans cette phrase: « Si l’on cherche à retenir sa respiration, on perd sa respiration ».

À trop vouloir améliorer notre présent, on risque de le perdre. À trop être dans sa tête, dans son mental et ses projections, on se déconnecte du corps, de nos sens, et de notre capacité à éprouver de la joie.

La véritable joie ne peut se vivre que dans le présent. Demain ne pourra être heureux que si aujourd’hui l’est.

Vous avez aimé cet article et vous pensez que certaines de vos connaissances peuvent l’apprécier? Merci de le partager.

Pour réapprendre à apprécier le moment présent, la méditation est une aide précieuse. Pour faire  votre première méditation, vous pouvez accéder au pack d’introduction (proposée gratuitement) en cliquant ici.

alan-watts-1Alan Wilson Watts, (1915-1973), est l’un des pères de la contre-culture aux États-Unis. Philosophe, écrivain, conférencier et expert en religion comparée, il est l’auteur de vingt-cinq livres et de nombreux articles traitant de sujets comme l’identité individuelle, la véritable nature des choses, la conscience et la recherche du bonheur. Dans ses ouvrages, il s’appuie sur la connaissance scientifique et sur l’enseignement des religions et des philosophies d’Orient et d’Occident (bouddhisme Zen, taoïsme, christianisme, hindouisme). Par ailleurs, il était intéressé par les nouvelles tendances apparaissant en Occident à son époque, et se fit l’apôtre d’un certain changement des mentalités quant à la société, la nature, les styles de vie et l’esthétique. (Wikipedia)

Sources et ref: Maria Popova (Brainpickings); L’éloge de l’insécurité (ed. payot) 

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Livres Podcast

Comment Lire Plus de Livres?

Vous savez que lire est un bon moyen d’apprendre, mais vous n’arrivez pas à le faire régulièrement. Vous aimeriez lire plus souvent et plus efficacement. Comment faire alors pour trouver le temps et la motivation pour lire davantage? C’est une question que je me pose régulièrement.

Écouter Comment Lire Plus de Livres

Retranscription du podcast

Les livres sont de formidables et accessibles moyens d’élargir son point de vue et d’apprendre à travers l’expérience des autres. Les livres ont façonné la manière dont on vit aujourd’hui. Les livres sacrés, les recueils de sciences et de médecine, les essais philosophiques, ou encore les contes et romans populaires ont modelé les cultures d’aujourd’hui.

Pour un petit investissement financier et quelques heures de lecture, on peut avoir accès à un trésor de savoir et de sagesse qui a le potentiel de transformer, pour le meilleur, notre perception du monde. Et lorsque l’on sait que le bonheur est intiment lié à notre perception du quotidien, on comprend l’importance de continuer à lire et à apprendre.

«Comment lire plus?» est une question que je me suis posée bien souvent. À travers divers conseils péchés ça et là, et en expérimentant, j’ai pu observer qu’il y avait 5 « clés » à une lecture abondante et efficace. Depuis que j’ai intégré ces 5 points que l’on va voir ensemble je profite maintenant pleinement des multiples livres qui m’entourent et de ceux qu’il me reste à découvrir.

1. Lire intentionnellement

La première fois que j’ai entendu ce conseil, c’était de la part de Pat Flynn, auteur et blogueur, qui répondait à la question d’un lecteur: comment être plus efficace dans le temps que l’on consacre à étudier. Pat préconisait de lire des ouvrages qui s’appliquent à nos projets du moment.

En ce moment, je travaille sur l’écriture d’un livre sur la méditation pour les personnes qui n’ont pas le temps de méditer. Je lis naturellement des livres sur le sujet de la méditation, et en lisant, je suis attentif aux parties qui pourront enrichir mon projet d’écriture.

Maya Goode, auteure et éditrice, note que cela s’applique aussi à la lecture des romans. Elle lit en observant ses ressentis par rapport aux différents passages du livre: y a-t-il des parties plus fastidieuses, des dialogues particulièrement riches, un langage intéressant… En lisant avec cette intention, cela l’aide à devenir une meilleure écrivaine.

Lire de sorte à appliquer le fruit de sa lecture renforce la motivation d’ouvrir un livre. Cela raccourcit le chemin entre connaissance et application concrète. Cela rend plus tangible l’utilité de passer quelques heures par semaines un livre dans la main.

« Un bon livre est un bon ami. » – J-H Bernardin de Saint-Pierre (Paul et Virginie)

Et même, si en ce moment vous ne travaillez pas sur un projet créatif, le conseil de lire intentionnellement s’applique aussi à la vie de tous les jours. Vous avez peut-être une situation à gérer (un conflit de couple, l’envie de changer de travail, un projet sportif…) et bien, il y a pour presque chaque situation de la vie, des livres qui peuvent vous aider à les traverser plus sereinement.

Et pour ceux et celles d’entre vous qui veulent juste lire des romans pour le plaisir de lire, il faut savoir qu’un bon roman fait grandir et avancer même si votre intention initiale est juste de se divertir. Vous observerez que les livres que vous avez aimés ont un personnage qui évolue dans son environnement, mais qui aussi évolue intérieurement. C’est cette évolution du personnage qui va alors résonner en vous et vous enrichir.

Lire avec l’intention d’utiliser l’expérience de l’auteur va renforcer votre envie de lire. Maintenant, il faut développer l’habitude de lire régulièrement.

2. Lire tous les jours

Oui, il est possible de lire tous les jours. Vous pouvez commencer par 10 minutes de lecture. L’important est de redévelopper l’habitude de lire.

Dans l’article Une Vie Simple, j’abordais l’importance de se débarrasser du superflu pour trouver le temps de faire ce qui est vraiment important pour soi. On a tous des moments dans la journée que l’on peut consacrer à la lecture. Cela nécessitera peut-être de regarder moins de télé, d’apprendre à lire malgré les distractions, ou encore de garder un livre (ou un lecteur numérique) toujours à portée de mains.

En lisant un peu tous les jours, vous retrouverez le goût des livres, et vous aurez naturellement de plus en plus de temps à consacrer à ces moments de découverte.

Ce qui est bien, c’est que tous les supports de lecture – livres, magazines, essais, blog – renforceront votre motivation de lire plus de livres.

3. Lire de tout

J’ai plus appris sur la nature humaine en lisant des romans et des biographies qu’en lisant des ouvrages de psychologies et de développement personnel. Varier le type de ses lectures – romans, non-fictions, journaux, essais, contes, poésie… – permet d’accéder à un spectre bien plus riche d’ouvrages. Lire devient alors une exploration où chaque type d’oeuvre offre une expérience qui lui est unique.

« Qui veut se connaître, qu’il ouvre un livre. » – Jean Paulhan (Eléments)

Lire de tout ne vient pas en contradiction avec le premier conseil qui est de lire intentionnellement. Pour ma part, ce qui m’intéresse est tout ce qui traite de la nature humaine. En addition aux livres sur la spiritualité et la psychologie, j’aime lire le Time magazine qui propose des articles politiques et économiques. Dans ces articles, je peux voir la manifestation macro du comportement humain.

Lire de tout vous permettra peut-être de découvrir de nouveaux genres et sujets qui vous passionneront et vous donneront envie de creuser davantage.

4. Lire avec présence

Vous avez certainement fait cette expérience: vous terminez un paragraphe et réalisez que vous n’avez presque rien enregistré de ce que vous venez de lire. Vous le relisez alors et le même phénomène se répète.

Parfois, l’attention se disperse durant la lecture, et rester concentré sur les mots sur lesquels le regard glisse devient difficile et laborieux. Il arrive même que seulement 5 minutes après avoir ouvert un livre, on se retrouve submergé par le sommeil, et l’on n’arrive pas à poursuivre (commencer!) sa lecture.

Dans les deux cas, il est surtout question d’un manque de concentration. Le mental a tellement l’habitude de sauter d’un sujet à l’autre que le focaliser sur l’objet de sa lecture peut s’avérer être un vrai challenge.

Ce qui va alors beaucoup aider, c’est d’apaiser le mental avant de commencer sa lecture. Un bain chaud, quelques étirements, et/ou une courte méditation (guidée ou libre) vont commencer à calmer le flot des pensées.

Vous pourrez alors plus facilement entrer dans la lecture et rester présent au contenu du livre. Cela, comme tout, se travaille et va s’améliorer avec la pratique. Lorsque j’ai commencé à reprendre goût à la lecture, je lisais rarement plus d’une heure à la fois. Maintenant, je peux passer 3 à 4 heures à lire en faisant des petits breaks.

On a vu qu’un peu de présence et de concentration sont nécessaires pour profiter de sa lecture. Ce qui est intéressant, c’est que la lecture peut devenir elle même un exercice pour renforcer sa présence. Lire peut devenir une forme de méditation.

« Un livre apporte au lecteur sa propre histoire. » – Alberto Manguel (Une histoire de la lecture)

La prochaine fois que vous avez un livre entre les mains, portez l’attention sur votre posture et votre respiration. Puis, sentez le regard qui vient se poser sur les lignes imprimées.  Permettez au sens des phrases de venir à vous et continuez ainsi votre lecture. Au début, cela peut sembler non-naturelle, mais au fils des pages vous verrez qu’il est possible de garder une attention détendue de votre corps et de votre regard, tout en intégrant le contenu de votre lecture.

Lire avec présence vous permettra de mieux assimiler, mais aussi de graduellement lire plus vite tout en maintenant un bon degré de concentration.

Et enfin, prenez du plaisir à lire!

5. Prendre du plaisir à lire

On n’est plus à l’école, et lire n’est plus une contrainte!

Pour mon épreuve orale de français au bac, j’ai eu Le Misanthrope de Molière. Même si j’ai apprécié ce livre, j’en garde un souvenir mitigé, car la contrainte du bac a rendu la lecture beaucoup moins agréable.

Lire un livre est souvent associé à la notion d’effort. Cette notion est d’autant plus marquée lorsque l’on compare la lecture aux activités divertissantes telles que regarder la télé ou surfer le net. Lire comme on l’a vu nécessite un certain degré de concentration. De plus, le plaisir n’est pas aussi immédiat qu’un bon film. Un livre nécessite d’y investir du temps sans être sûr d’avoir un « retour sur investissement.

Et pourtant le plaisir procuré par la lecture d’un bon livre en vaut largement l’effort. S’il faut faire un petit effort pour reprendre l’habitude de lire, la notion de contrainte s’évapore dès qu’on se laisse porter par la magie des mots.

Lisez uniquement ce qui vous plait. Si après avoir lu un cinquième d’un roman, vous n’accrochez pas avec les personnages, arrêtez de lire. Si le langage d’un livre éducatif est opaque et fastidieux à comprendre, arrêter de le lire. Votre temps de lecture est précieux, ne le gaspillez pas sur des ouvrages qui ne vous parlent pas.

Un conseil en plus: Partagez vos lectures

Parlez de vos lectures, offrez des livres. C’est un excellent moyen de partager et de communiquer ce qui est important pour soi.

Les livres sont les cadeaux que j’ai le plus offerts (j’ai dû offrir 20 exemplaires du Pouvoir du moment présent après avoir découvert ce livre en 2000).

En appliquant 2 à 3 de ces clés, je suis certain que vous reprendrez goût à la lecture. Une journée où l’on apprit quelque chose est une journée bien vécue! Comme l’a noté Gandhi: «  Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. »

À vous! Quelle est la clé parmi ces 5 qui vous parle le plus? Quels livres avez-vous le plus aimés?

Merci de participer en laissant un commentaire dans la zone commentaire.

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Gérer le stress Podcast

Changer Votre Regard Sur le Stress Peut Vous Sauver la Vie

« Le stress peut être utile: il vous permet de créer la biologie du courage. » – Kelly McGonigal

Découvrez dans cette vidéo comment changer votre regard sur le stress peut vous sauver la vie.

Version Podcast

Retranscription de la vidéo

Comment gérer le stress en changeant de regard sur le stress

Plus que 5 minutes, et je prends la parole. Je suis enfin seul dans les toilettes du Sheraton de Cannes. Le bruit des discussions s’atténue et je peux presque entendre mon coeur qui bat fort dans ma poitrine. Je passe de l’eau froide sur mon visage et après un « allez, ça va bien se passer », j’ouvre la lourde porte de mon bref refuge, pour me diriger vers la salle de conférence où le public m’attend.

Le stress qui vous donne du courage

J’avais à ce moment-là tous les symptômes du stress, mais pas le genre de stress qui vous gêne et vous paralyse, mais plutôt celui qui vous pousse de l’avant et qui vous donne du courage. Je ne cherchais pas à y résister ou à me calmer, j’en aurais été incapable, mais je me suis plutôt laissé porter par cette bouillonnante énergie en moi.

Et ce que la recherche nous apprend maintenant c’est que cette attitude que j’ai eue à ce moment-là rend le stress beaucoup moins néfaste pour notre santé et notre bien-être. Percevoir le stress comme étant parfois nécessaire et bénéfique, et ne pas y résister semblerait diminuer drastiquement le risque de mortalité lié aux maladies du stress (principalement les maladies cardio-vasculaires).

Une étude (1) effectuée en 2012 à l’université du Wisconsin, et ayant porté sur 30,000 adultes, a demandé aux participants d’évaluer leur degré de stress et leur a demandé s’ils pensaient que le stress leur était néfaste. Parmi toutes les personnes qui ont noté avoir un haut degré de stress, celles qui considéraient le stress comme mauvais ont eu une augmentation de 43% du risque de décès par rapport à la population générale.

Par contre les personnes notant avoir du stress, mais ne le percevant comme étant nocif n’avait pas d’augmentation du risque de mortalité. La perception du stress affecte donc le risque de mortalité. Si l’on perçoit le stress comme étant mauvais, ses effets sur le corps le seront. La question que l’on peut se poser, c’est « est que notre attitude face au stress va changer l’effet qu’a le stress sur l’organisme? »

L’attitude face au stress change les effets du stress

La réponse est oui. Une étude (2) effectuée à l’université d’Harvard, en 2012, montre un phénomène intéressant. Les chercheurs ont observé la fréquence cardiaque et le comportement des artères lorsqu’une personne était soumise à une situation stressante.

Chez les personnes qui percevaient le stress comme mauvais, les battements du coeur s’accéléraient et les artères se rétrécissaient. Alors que chez les personnes qui avaient intégré que le stress était utile, les battements du coeur s’accéléraient également, mais le diamètre des artères ne changeait pas. On sait aujourd’hui que le problème avec le stress c’est le rétrécissement des artères qui va augmenter la tension artérielle avec le risque de développer une hypertension chronique et les maladies cardio-vasculaires qui vont avec. Et l’on vient juste de voir qu’accepter le stress c’est éviter ce rétrécissement des artères et diminuer ainsi les risques au niveau du coeur.

Accepter et s’ouvrir au stress

Concrètement qu’est ce que cela veut dire pour vous ? Disons que vous vous retrouvez dans une situation stressante. Vous devez par exemple, comme moi il y a quelques années, prendre la parole en public. Vous allez commencer à sécréter plus de cortisol, le coeur va battre plus vite, les mains vont devenir moites, la gorge s’assèche, et vous développez donc les symptômes du stress. Si vous percevez cela comme un problème, comme la manifestation d’une anxiété ou de la peur, vous risquez de lutter contre ce phénomène, de vivre cela comme une faiblesse ou comme une tare.

Au niveau du corps, cela va se manifester par une crispation interne et par un rétrécissement des artères. Or on l’a vu, lorsque l’on ressent du stress, c’est dû à une situation particulière qui nécessite une grande vigilance, et le coeur qui bat plus vite c’est pour amener plus de sang qui lui est porteur d’oxygène à tout le corps qui risque d’en avoir besoin.

Si l’on reste dans une attitude d’ouverture, les artères restent dilatées et le sang peut circuler librement amenant avec lui l’énergie nécessaire à tout le corps. Si au contraire, on subit le stress, et l’on veut lutter contre ses manifestations, les artères se rétrécissent et le coeur continue à pomper avec force. Et d’un point de vue mécanique, cela risque d’abimer le coeur et les artères. Imaginez un tuyau d’arrosage que vous serrez. La pression de l’eau va être bien plus importante. De même, lorsque ce phénomène arrive, les parois des artères vont s’abimer à cause de la pression et le coeur risque de grossir – on appelle cela une hypertrophie du coeur -, car il doit travailler de plus en plus dur pour envoyer à tous le corps, surtout lorsque l’on est stressé.

En conclusion

Qu’est-ce que vous pouvez retenir de cela? C’est que d’une part, le stress est parfois nécessaire pour nous aider à faire face une situation particulière. Il nous permet d’avoir l’énergie et le courage de sortir de notre zone de confort. Kelly McGonigal, qui est psychologue et conférencière, résume bien cela en disant « Le stress est utile: il vous permet de créer la biologie du courage. »

Le stress est donc parfois nécessaire. Et deuxièmement, ne pas résister aux mécanismes du stress et plutôt surfer dessus est le meilleur moyen de ne pas subir ces effets néfastes. Cela bien sûr ne veut pas dire qu’on doit s’arrêter de travailler sur la gestion du stress et sur le mental qui est souvent la plus grande source de stress. Mais, lorsque l’on fait face à une situation nouvelle, ressentir un certain degré de stress est naturel. Comprendre et accepter cela diminuera sérieusement les risques de maladies.

Je me suis donc retrouvé face au public, un micro dans les mains, et j’ai parlé pendant une trentaine de minutes. Cela fut le coup d’envoi d’un programme sur plusieurs jours que j’avais organisé dans le sud de la France. Ma présentation s’est très bien passée. Maintenant, encore lorsque je dois prendre la parole en public, j’ai une petite montée de stress, mais je ne m’inquiète pas, car je sais que c’est mon corps qui est là pour me soutenir.

Sources & références: (1) Keller, Litzelman, Wisk et al. 2012, University of Wisconsin, School of Medecine and Public Health ; (2) Jamieson, Nock and Mendes, 2012, Harvard University Department of Psychology ; Kelly McGonigal (TedTalk)

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Hygiène de vie Podcast

Une Vie Simple: Comment Se Libérer du Superflu

“La simplicité véritable allie la bonté à la beauté.” – Platon

Écouter « Une Vie Simple »

Plus je médite et suis attentif à mes ressentis, et plus ma vie semble se simplifier. Cela ne veut pas dire que j’en fais moins, mais plutôt que je passe plus de temps à faire ce qui est important pour moi.

Régis Carlo, coach et auteur, relate une expérience similaire. Durant les 5 années qui ont suivi son arrêt maladie, il a graduellement simplifié sa vie. Régis a petit à petit éliminé le superflu pour le remplacer par des actions bénéfiques.

Il a diminué le temps passé devant la télé, arrêté la cigarette et l’alcool, modifié son alimentation. Il a pu alors se concentrer sur le sport, la méditation et un travail qui lui permettait de s’exprimer. Régis note qu’aujourd’hui « la simplicité m’apporte plus : plus de bien-être, plus d’activités passionnantes, plus de joies, plus de liberté, plus de choix. »

Se libérer du superflu pour retrouver une vie simple

Simplifier sa vie c’est investir du temps et de l’énergie dans ce qui nous permet de nous épanouir en évitant ce qui nous pèse.

Trop souvent, notre journée est remplie par des actions qui nous dérobent de notre vitalité: regarder les nouvelles du soir sources d’anxiété, se perdre dans les réseaux sociaux, critiquer ou se plaindre des autres, manger ce que l’on a toujours mangé (même si cela ne nous convient pas), passer la plus grande partie de sa journée en position assise (de la table de déjeuner, au bureau, à la voiture, au canapé devant la télé), etc.

On fait ces actions par habitude, et bien souvent on n’a même pas conscience que ces choix faits au quotidien nous empêchent d’être bien et d’être heureux. La première étape pour simplifier votre vie va être d’identifier ce qu’il y a à changer.

“La simplicité est la sophistication suprême.” – Léonard de Vinci

Un regard honnête sur votre quotidien

Si vous le voulez bien, faites cet exercice avec moi. Prenez une feuille de papier et un stylo et notez les grandes lignes de comment se déroule une de vos journées habituelles.

Maintenant, sur le papier entourez les parties ou les actions qui selon vous ne vous soutiennent pas dans votre développement personnel. Cela peut concerner votre alimentation, ce que vous faites de votre soirée, votre attitude au travail, etc.

Ensuite, il ne va pas s’agir d’arrêter ces actions, mais plutôt de les remplacer, dans la mesure du possible, par des activités que vous appréciez et qui vous font du bien. Il est plus facile de remplacer une mauvaise habitude par une bonne, que de vouloir simplement la supprimer de votre vie. Voilà l’exemple de Mathilde, mère célibataire d’un adolescent de 13 ans.

Mathilde veut jouer au piano

Mathilde appréhende le moment dans la journée où son fils est couché, et où elle se retrouve seule devant la télé. Elle zappe d’une chaîne à l’autre sans rien regarder en particulier jusqu’à tard le soir. Elle s’endort souvent sur le canapé pour se réveiller une heure plus tard. Mathilde n’arrive ensuite plus à retrouver le sommeil, et elle ressasse alors sa situation difficile et ses problèmes financiers.

Elle a conscience que passer ses soirées de la sorte n’est pas bénéfique, mais elle continue à le faire par habitude. Jusqu’au jour où un ami lui a trouvé un piano pour une modique somme.

Enfant, Mathilde avait pris des cours, et elle en avait gardé un riche souvenir. Cela faisait longtemps qu’elle entretenait l’idée de s’y remettre, mais cela ne s’était pas fait.

Le piano que lui avait trouvé son ami était un piano électrique à touche lourde. Il offrait les mêmes sensations qu’un piano classique, mais avait l’avantage de pouvoir accueillir un casque audio. Le soir même, Mathilde s’est installée sur le banc ajusté à sa taille, le casque sur les oreilles, et elle a commencé à jouer. Ses doigts avaient perdu de leurs dextérités, mais taper sur les touches, entendre le son clair et pur de chaque note, lui a tout de suite procuré un grand plaisir.

Rapidement, jouer au piano est devenu un rituel. Une fois son fils couché et la cuisine rangée, Mathilde s’installe sur son banc avec une tisane à porter de mains, et commence à jouer. Elle prend un plaisir naturel à se laisser porter par la musique chaque soir devant son piano.

Ses nuits se sont améliorées et les ruminations qui entretenaient un sentiment d’anxiété ont considérablement diminué. Elle a toujours du mal à boucler ses fins de mois, mais elle note que malgré cela la vie lui semble plus agréable et moins compliquée.

Une dynamique vertueuse

Simplifier sa vie c’est remplacer petit à petit les activités qui ne nous sont pas bénéfiques par d’autres qui le sont. Comme le note Régis Carlo, « la simplicité, c’est faire un choix ferme de ne pas se remplir de ce qui nous vide ». Et on peut commencer par petit bout: trouver 10 minutes par jour pour méditer, snacker sur une poignet de fruits secs plutôt que sur une barre chocolatée, éteindre la télé une heure plus tôt et aller au lit avec un livre, etc. Ces petits changements vont avoir un effet vertueux et faciliter la mise en place de changements plus importants.

“La simplicité n’est pas un but dans l’art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s’approchant du sens réel des choses.” – Constantin Brancusi (Catalogue de l’Exposition de New-York)

Vivre une vie plus simple c’est arrêter de faire des choix qui nous éloignent de notre nature profonde et qui rendent le quotidien bien plus compliqué. La simplicité ce n’est pas d’en faire moins, mais plutôt d’agir plus à partir du coeur. Comme le dis Swâmi Râmdâs, « La simplicité de la vie est le signe de la vraie prospérité. »

Quel petit changement pouvez-vous faire dès cette semaine pour simplifier votre vie? Utilisez la zone commentaire pour participer à la discussion.

Sources: photo illustration (c) Kai ; evene.lefigaro.fr ;  Mon Yoga Virtuel

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3 questions à Article invité

Damien, 20 ans, découvre la méditation

Je me présente Damien je suis âgée de 20 ans. J’adore le sport je pratique le cross fit et le foot depuis des années. Je voulais vous présenter mon rapport avec la méditation et les arts bouddhistes en général dans cet article que le site « Pratiquer la méditation » m’a permis d’écrire.

Quelle a été votre plus importante prise de conscience ?

Quand j’étais encore en apprentissage j’avais un travail que j’adorais d’ailleurs j’ai continué dans cette branche. Mais mon environnement de travail ne me plaisait pas. Je me plaisais de moins en moins là-bas. J’ai commencé à tomber malade de plus en plus souvent. Comme je tombais souvent malade et que je ne me sentais vraiment pas à ma place, je me suis dit que ces deux choses étaient liées. Donc que je tombais malade non pas à cause des microbes, mais de mon état d’esprit qui dégringolais. J’ai ensuite changé d’entreprise ou je me sens maintenant beaucoup mieux et en parallèle je me suis dit que si mon cerveau pouvait décider que je tombe malade alors en le maîtrisent je pourrais peut-être accroître mes capacités mentales et physiques c’est pourquoi j’ai commencé à m’intéresser à la méditation

Quel est votre rituel le plus essentiel au quotidien ?

Je détestais lire, mais ma prise de conscience ma forcer à lire plus et franchement ce n’est pas si terrible il faut juste trouver ce qui nous intéresse de plus j’ai dû apprendre à méditer et personnellement je n’ai pas beaucoup de temps du coup je fais de la méditation guidée en regardant des vidéos sur YouTube cela me prend entre 10 et 15 minutes et cela me permet de bien mettre mon corps et mes muscles en mode off ce qui fait beaucoup de bien.

Petite technique : Je faisais de grosses insomnies et j’ai donc essayé de méditer juste avant de me coucher et depuis je dors un peu mieux.

Comme je suis très jeune, je ne peux pas trop en parler avec mon entourage, car mes amis trouvent que ce n’est pas utile. J’ai de la chance quand même, car ma sœur la pratique aussi et nous pouvons partager cela ainsi que notre passion pour le sport ce qui me permet de ne pas me sentir comme trop spécial.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre vie ?

Je suis content d’avoir une bonne forme physique et de nouveau une santé mentale comme je l’avais avant. Mais aussi très heureux d’avoir trouvé un lieu de travail où je pourrais pratiquer le métier qui me plaît dans la joie et la bonne humeur.

J’espère que je pourrais grâce à cet article initié des jeunes à la méditation, car il trouve souvent que c’est ridicule. Pour ma part je ne m’arrêterais plus de méditer.

Suite à la découverte de la méditation j’ai décidé d’ouvrir un site dédié à cet art spirituel

Vous y trouverez des statues Bouddha  et des portes encens Bouddha.