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La Joie de Méditer

 

Version texte ci-dessous:

Il y a un peu plus d’un an, j’ai eu l’opportunité d’écrire un article pour le magazine Yoga International. C’est ainsi que j’ai découvert l’enseignement du fondateur de cette revue, Swami Rama. J’ai aimé sa vision simple de la méditation. Ce qui suit est un résumé de ce qu’il appelle « La joie de méditer ».

La méditation peut vous apporter quelque chose d’unique. Cela vous permet de découvrir qui vous êtes. Depuis l’enfance, vous avez appris à examiner et à comprendre le monde extérieur, mais personne ne vous a appris à regarder en vous et à comprendre l’esprit et ses différents états. Tant que vous n’apprendrez pas à vous connaître et à atteindre un équilibre interne, vous n’arriverez pas atteindre vos objectifs même si vous savez agir efficacement dans le monde extérieur. La méditation est le moyen d’atteindre cet équilibre interne. C’est le simple processus d’apprendre à vous connaître tel que vous êtes vraiment.

La racine latine du mot méditation est similaire à la racine de médical et implique le sens de « s’occuper de » ou « de prêter attention à » quelque chose. Dans la méditation, vous prêter attention à votre soi le plus profond (un aspect qui vous est souvent inconnu). Ce niveau de conscience est plus profond que les processus de réflexion, d’analyse, de rêverie, ou d’expérience des émotions et des souvenirs. La méditation implique une silencieuse attention interne qui est à la fois focalisée et relâchée. Il n’y a rien de difficile ou de pénible à créer cette attention interne. En effet, vous trouverez que le processus de méditer est reposant pour l’esprit. Cependant, au début, la plus grande difficulté est que l’esprit n’a pas été entraîné à créer cette attention interne.

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Être là simplement

Il est utile de mettre en place une routine pour votre pratique de la méditation. Tout comme vous mangez à certains moments de la journée et anticipez avec plaisir ce moment, vous pouvez également développer l’habitude de méditer au même moment chaque jour. Tout votre être – votre corps, souffle et esprit- approchera avec plaisir le moment de méditer.

Se poser dans l’immobilité

La première chose que vous devez apprendre est de rester immobile. Cela débute avec un corps immobile assis dans une posture de méditation avec la tête, la nuque et le buste droits. En vous asseyant de la sorte, vous allez devenir conscient des obstacles du corps : muscles tendus, douloureux, tremblement, et inconfort articulaire. Ces obstacles surgissent parce que le corps n’a pas été entraîné à rester immobile. Nous sommes habitués à bouger dans le monde extérieur de plus en plus vite, mais personne ne nous a appris à rester immobiles. Pour apprendre cela, vous devez avoir une pratique régulière et ponctuelle, en prenant la posture de méditation au même endroit et au même moment chaque jour. Cette étape, même si elle semble basique, reste essentielle. Autrement, vous n’allez pas pouvoir cueillir les fruits de la méditation.

Trouver un espace, peu encombré et peu exposé au bruit, où vous ne serez pas dérangé. Asseyez-vous par terre sur un coussin ou sur une chaise avec un bon support, avec le dos droit et vos yeux fermés. Puis amener votre attention sur votre corps et permettez à vos muscles de se relaxer, mais tout en gardant un corps droit. Prenez votre temps et appréciez le relâchement des tensions de votre corps. La méditation est l’art et la science de lâcher-prise, et ce lâcher-prise commence avec le corps puis évolue vers les pensées.

Observez la respiration

Une fois que le corps est détendu et en paix, amenez votre attention sur la respiration. Observez quelle partie de votre corps bouge lorsque vous respirezmediter sans essayer de contrôler le mouvement respiratoire. Au début la respiration peut être irrégulière, mais elle va devenir graduellement plus fluide et équilibrée, sans pauses ni à-coups.

Permettez-vous d’expérimenter votre respiration d’une manière ouverte. N’essayez pas de la contrôler ou de la changer. Suivez pleinement le mouvement du souffle jusqu’il n’y ait plus de distinction entre vous et la respiration. Durant ce procédé, de nombreuses pensées feront surface dans votre esprit : « Est-ce que je suis en train de bien le faire ? Quand est-ce que cela va se terminer ? Peut-être que j’aurais dû fermer la fenêtre. J’ai oublié d’appeler un tel. Mon dos me fait mal. » Des centaines de pensées peuvent survenir au-devant de votre conscience, et chaque pensée suscitera une réponse : un jugement, une action, l’envie d’explorer la pensée plus loin, ou encore la tentative de se débarrasser de cette pensée.

À ce stade, si vous observez ce processus au lieu de réagir à chaque pensée, vous allez prendre conscience à quel point le mental est agité. Il vous tourne et retourne dans tous les sens comme vous le faites durant une nuit où vous avez du mal à vous endormir. Si vous payez attention à ces pensées lorsqu’elles font surface, sans y réagir, et si vous y réagissez observez votre réaction, et bien ces pensées ne pourront pas vraiment vous déranger. Il faut se rappeler que ce n’est pas les pensées qui vous affectent, mais plutôt votre réaction à ces pensées.  Donc si une pensée surgit, observez là, ne lui résistez pas et ne la nourrissez pas… elle finira par passer.  Vous pourrez ensuite ramener votre attention sur les mouvements de la respiration.

Ne pas réagir

La méditation vous apprend à observer ce qui se passe en vous sans y réagir, et cela fait toute la différence. Cela vous libère du mental et de son agitation. Et dans cette nouvelle liberté, vous pouvez redécouvrir qui vous êtes au-delà du tumulte du mental. Vous expérimentez alors une joie profonde et un sentiment de satisfaction, vous expérimentez un soulagement et une relaxation interne, malgré les bruits du monde extérieur. Ce répit est la base pour trouver la paix en soi.

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Se libérer d’un trop plein

La méditation est un moyen pratique pour vous calmer, pour vous libérer de vos jugements et pour voir ce qui est, d’une manière claire et ouverte. C’est un moyen d’entraîner l’esprit pour ne plus être distrait et happé par l’agitation du mental. La plupart des gens associent le calme avec la passivité, mais la paix qui naît de la méditation libère de l’énergie. Les soucis et les préoccupations dilapident votre force et votre vitalité. La méditation libère l’énergie bloquée par votre stress mental. Vous pourrez alors vous investir pleinement et avec attention sur l’action de votre choix. Grâce à cela, les personnes qui méditent apprennent plus rapidement et plus facilement.

Soyez patient et pratiquez régulièrement. Chaque action a une réaction. Il est impossible pour vous de méditer et de ne pas en ressentir les bienfaits. Vous n’allez peut-être pas tout de suite observer les bienfaits, mais doucement et graduellement vous êtes en train de vous libérer des conditionnements de l’inconscient, et cela vous aidera plus tard. Si vous plantez une graine aujourd’hui, vous n’allez pas récolter les fruits le lendemain, mais éventuellement vous le ferez. Cela prend du temps pour voir des résultats. Soyez doux avec vous même.

La méditation vous amènera à un état de joie interne. Vous pensez peut-être que le plaisir vient du contact avec les objets du monde, mais il y a une joie interne plus profonde que vous n’avez pas encore goûté. Lorsque l’on apprend à rester immobile et à observer ce qui se passe en nous grâce à la méditation, nous atteignons la plus grande de toutes les joies. Toutes les autres joies du monde sont passagères, mais la joie de la méditation est immense et éternelle.

Swami Rama est un yogi, enseignant et humanitaire. Il a fondé The Himalayan Institute et Yoga Internationnal. 

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Comment Méditer Vipassana

Méditer Yeux Ouverts ou Fermés ?

« Faut-il méditer les yeux ouverts ou fermés ? » est une question qui revient souvent sur le blog et dans la formation Méditer Aujourd’hui.  C’est une question légitime qui survient lorsque l’on commence à méditer. Est-il en effet préférable de méditer les yeux ouverts ou plutôt de les garder fermés ? Je vais partager avec vous le rationnel pour chacune des deux options pour que vous puissiez décider celle qui vous conviendra le mieux. Je partagerais également mon approche lorsque je médite.

Si l’on se tourne vers les enseignements traditionnels pour découvrir la réponse à notre question, on va vite découvrir que les avis diffèrent.

En effet, la méditation Vipassana préconise la plupart du temps de méditer les yeux fermés, alors que dans la tradition zen, les yeux doivent rester légèrement ouverts durant la méditation.

Méditer les yeux ouverts.

Le risque de méditer les yeux fermés est de s’assoupir. Méditer les yeux ouverts permet de rester vigilant et attentif. De plus, selon certains enseignants, cela permet de mieux faire le lien entre la séance de méditation et la vie de tous les jours.

Je pratique Vipassana et je garde habituellement les yeux fermés. Cependant, j’ai pratiqué des marches méditatives avec le regard fixé, et d’autres formes de méditation avec mes yeux vers le bas avec un regard détaché. L’avantage de pratiquer parfois avec les yeux ouverts, c’est que cela semble permettre une meilleure connexion (une transition plus naturelle) entre la vie sur et en dehors du coussin de méditation. Si l’un des buts de la méditation est de développer un état de présence continu, méditer de temps en temps les yeux ouverts peut aider. – Greg

Il y a la tendance à rechercher uniquement un état de relaxation profonde lorsque l’on médite. Mais cela n’aide pas à développer la pleine conscience. Méditer les yeux légèrement ouverts permettra de rester pleinement attentif au présent. – Murali

Pourtant pour beaucoup de personnes méditer les yeux ouverts semble plus difficile et moins naturel.

Méditer les yeux fermés

Selon Sadhguru, un maître enseignant la méditation, méditer les yeux ouverts est difficile, car la stimulation visuelle risque de distraire l’esprit. De plus, pour certaines personnes, tenter de garder les yeux ouverts crée une crispation malvenue surtout lorsqu’on commence la méditation. Fermer les yeux permet de plus facilement canaliser son attention sur le flot de la respiration.

Pour moi la tendance à m’endormir est beaucoup plus importante lorsque j’essaie de méditer les yeux ouverts. – Murdock

Je pratique le Zen, et dans le Zen garder les yeux ouverts est recommandé. Même si je comprends que cette pratique nécessite d’être attentif aux évènements externes et internes, j’ai remarqué que ma concentration était bien meilleure les yeux fermés. Avec les yeux ouverts, je me laisse distraire par les stimuli visuels. Je ne peux m’empêcher de laisser fuir le regard, et mes yeux ne sont pas détendus. Après 20 minutes, je sens une fatigue considérable dans les yeux.  Avec les yeux fermés, je ne ressens pas l’envie de dormir, mais au contraire un fort état de concentration et de détente à la fois. – Steve

Y a-t-il une meilleure option ?

Non, l’importante est de développer notre état de pleine conscience. C’est à vous à expérimenter les deux options. Si vous méditez, les yeux fermés, les paupières sont fermés sans crisper le front (comme lorsqu’on dort). Évitez de méditer les yeux fermés après un gros repas, car cela risque d’augmenter le risque de somnoler ou de rêvasser. Pour la même raison, attention à ne pas surchauffer la pièce dans laquelle vous pratiquez.

Méditer les yeux mis ouverts nécessite de garder le regard bas posé à une distance entre 1 et 2 mètres. Le regard reste détaché et ne fixe rien en particulier.

Méditer les yeux fermés puis les ouvrir

Il est également possible d’alterner dans une même séance yeux ouverts et yeux fermés. Personnellement, je commence ma séance les yeux fermés. Cela me permet de revenir vers moi, et de graduellement m’installer dans un état de calme attentif. Au bout d’une quinzaine de minutes, j’ai remarqué un phénomène intéressant. C’est que mes yeux avaient une tendance naturelle à légèrement s’ouvrir. Sans rien perdre de ma connexion au moment présent et au flot de ma respiration, je continue à méditer avec les paupières à peine ouvertes. Il m’arrive parfois de refermer les yeux quelques minutes plus tard.

Je sais que je ne suis pas seul à observer cette alternation entre paupières ouvertes et fermées durant une séance de méditation. Je vous invite à vous aussi observer votre tendance naturelle et à expérimenter avec les deux options.

Avez-vous déjà une préférence ? Si oui, merci de partager votre expérience dans la zone commentaire ci-dessous.

Sources

Image : Photographe : Paul Liebhardt. Photo prise à Varanasi en Inde. (Corbis, ID : 42-47350170)

Témoignages : The Beginner’s Mind / Sadhguru

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Méditation et Yoga pour Enfant

Méditation Pour Enfant? La Réponse en 5 Photos

Dans cette vidéo on va découvrir en 5 photos les bienfaits de la méditation pour les enfants.

Version texte de la vidéo

1) Un papa et son fils méditent

Hayden Kelly, 10 ans, pratiquant la méditation.
Hayden Kelly, 10 ans, pratiquant la méditation.

Andrew Kelly, de Boston (E.U) note que lui et son fils de 10 ans, Hayden, méditent ensemble depuis que Hayden a 7 ans. Chaque matin avant l’école, père et fils s’installent sur des coussins les jambes en tailleur, les yeux fermés, et observent l’expansion de leur poitrine avec chaque respiration.

« Nous méditons 12 minutes, car 12 est son chiffre préféré », explique Andrew.

Il ajoute que pratiquer la pleine conscience permet au cerveau de se détendre et de se concentrer sur ce qui se passe dans l’instant.

Il a créé un programme appelé les Boston Buddha où il enseigne la méditation aux enfants à l’école.

Tout comme ce papa de Boston, de plus en plus d’adultes ayant expérimenté les bienfaits de la méditation cherchent à la partager avec les enfants.

L’une des plus célèbres de ces personnes à promouvoir la méditation pour les enfants c’est Goldie Hawn.

2) Programme méditation

Goldie Hawn, entourée d'enfants lors d'une rencontre MindUp
Goldie Hawn, entourée d’enfants lors d’une rencontre MindUp

Goldie Hawn, actrice américaine, a créé un programme MindUp qui a été suivi à ce jour par 150 000 enfants à travers le monde.

La célèbre active note avoir passé les dernières 10 années à étudier le fonctionnement du cerveau auprès de neurologistes et psychologues pour mettre au point son programme.

« Nous apprenons aux enfants à faire des pauses cerveau, car chaque cerveau a besoin d’un break de temps en temps, et nous savons que la méditation permet de développer un cerveau plus fort » note l’actrice lors d’un entretien avec ABCNews.

Elle ajoute que « découvrir ces méthodes de pleine conscience et de relaxation à un jeune âge, permettra ensuite aux enfants d’en profiter toute leur vie. »

Et effectivement de plus en plus d’études scientifiques révèlent les bienfaits de la méditation pour les enfants.

3) Méditation et Recherche

Séance de méditation en école primaire
Séance de méditation en école primaire

Une étude conduite à UCLA a révélé que les enfants en classes primaires qui pratiquaient la méditation de pleine conscience pendant 30 minutes deux fois par semaine avaient une amélioration dans leur comportement, et de meilleurs résultats dans les tests faisant appel à la mémoire et à la concentration par rapport aux enfants non-méditants.

Une étude conduite sur 3000 enfants au San Francisco Unified School District a révélé une impressionnante amélioration dans les résultats scolaires. De plus le taux de retenues et d’expulsion a diminué pour ces enfants.

L’un des bienfaits les plus nets de la méditation pour les enfants, c’est de les canaliser surtout lorsqu’ils sont très actifs.

4) Hyperactivité et méditation

Enfant hyperactif suivant un cours de méditation en Inde.
Enfant hyperactif suivant un cours de méditation en Inde.

Une étude conduite par les docteurs Kratter Jonathan, et Hogan John, a porté sur 24 enfants ayant eu un diagnostic d’hyperactivité et de trouble de l’attention. Les enfants furent répartis en un groupe de contrôle et un groupe de méditation.

Ceux dans le groupe de méditation étaient suivis individuellement pendant 20 minutes, deux fois par semaine, pendant 6 semaines. Les enfants s’asseyaient les yeux fermés, respiraient doucement et répétaient  un mot d’abord à haute voix puis mentalement.

La durée de ces séances était au départ de 2 minutes puis est montée graduellement jusqu’à 8 minutes. Au bout des 6 semaines les enfants dans le groupe méditation. Eurent une nette diminution dans leur degré d’impulsivité et une meilleure aptitude à la concentration.

5) Méditation Enfant ?

La méditation est-elle utile pour les enfants?
La méditation est-elle utile pour les enfants?

Vivre le moment présent semble être une aptitude innée chez les enfants pour quoi alors leur apprendre à méditer ?

Les enfants aujourd’hui sont exposés à plus de stress que leurs parents pourraient penser. Un enfant sur cinq aurait des inquiétudes par rapport à ce qui se passe dans da vie. Et selon le rapport annuel de l’American Psychological Associtation. Plus de 30% manifestent des symptômes associés au stress comme la difficulté à dormir. Cette tendance on la retrouve dans la plupart des pays occidentaux.

La méditation est non seulement bénéfique pour améliorer le bien-être des enfants aujourd’hui, elle sera pour eux un outil précieux pour grandir sainement dans un monde en perpétuel changement.

Que faire ?

Si vous êtes parents, tonton ou tante, si vous travaillez avec des enfants, ou simplement si vous aimez les enfants, apprenez à méditer. Un adulte qui médite est la meilleure façon d’initier un enfant à l’art de vivre le moment présent. Ensuite, vous pourrez utiliser les outils adaptés aux enfants pour leur apprendre à faire le calme en eux  et à se ressourcer.

Avez-vous médité auprès de votre enfant (ou aimeriez-vous le faire) ? Si oui, partager votre expérience dans la zone commentaire.

Sources:

– Dossier méditation sur ABCNews

– Association de Goldie Hawn: MindUp

Vidéo jeune hyperactif en Inde.

Commentaires sur la page Facebook.

meditation enfant FB

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Reprendre Confiance en Soi

Faire un Choix

Une prise de décision ne se fait pas toujours au niveau intellectuel. Contrairement aux pratiques courantes, il ne s’agit pas de seulement peser le pour et le contre de tel ou tel choix, car cela ne suffit pas. Pour prendre une décision importante, il est nécessaire de poser la question puis de laisser émerger la réponse en soi.

Je suis trop indécise

À travers les emails et les commentaires que je reçois sur le blog, un souci semble souvent revenir, la difficulté de prendre une décision : « Je suis trop indécise », «  j’ai des choix importants à faire et je n’ai pas trouvé de technique pour m’aider à faire le meilleur choix pour moi » , « Je suis télescopé par pleins de choses en ce moment et il est nécessaire de retrouver la sérénité pour faire les bons choix. »

Dos au mur

Devoir faire un choix peut en effet s’avérer difficile et source de stress, surtout lorsque les conséquences de notre décision peuvent profondément affecter notre vie. Face à un dilemme, beaucoup de personnes vont préférer le statu quo, en d’autres termes ne pas prendre de décision.  S’il est possible d’éviter un certain temps de devoir faire un choix, la vie finit éventuellement par nous mettre dos au mur, et un choix doit être pris. Que faisons-nous alors?

Comment prend-on une décision et pourquoi ça ne marche pas ?

Lorsque confronté à la nécessité de faire un choix (est-ce que je quitte mon conjoint ? Est ce que je change de carrière ? est-ce que je prends cet appartement ?), on a tendance à analyser la situation, à peser le pour et le contre, et à se projeter dans le futur pour déterminer si ce choix nous rendra plus heureux ou plus malheureux. Mais voilà, cette approche ne marche pas et elle génère encore plus de stress. Pourquoi?

La peur de perdre ce que l’on n’a pas encore

Car notre capacité de projection est très limitée. On peut s’imaginer aller de A à B puis vers C en espérant que C soit un résultat bénéfique. Mais une personne sait au fond d’elle-même qu’il y a de multiples facteurs en jeux, et elle n’est pas sûre de pouvoir atteindre C ou même si C la rendra réellement plus heureuse (ou moins malheureuse). Elle va alors refaire le scénario dans sa tête, et cela va créer un sentiment d’espoir et de motivation rapidement suivie par celui d’anxiété (« et si ça ne marche pas ? »). Il est dit que le sentiment d’anxiété vient principalement de la peur de perdre ce que l’on n’a pas encore.

Pour résumer, utiliser la réflexion pour faire un choix est difficile, car à chaque fois que l’on va repenser à la décision que l’on doit prendre cela va créer des hauts et des bas émotionnels qui vont accentuer le sentiment de confusion et d’indécision.

Faire le point, mais pas décider

Le but du mental n’est pas de décider. Il est de mettre sur la table tous les éléments de notre quotidien puis de poser les questions. Par exemple une personne va observer sa situation actuelle au travail et dans ses relations sociales et affectives, puis elle va se poser la question « qu’est-ce j’aimerais transformer dans ma vie? »

Neurosciences et historien de l’art

Ensuite, il suffit de faire le calme en soi (ne plus réfléchir sans cesse à votre situation), puis laisser venir la réponse. Car plus d’informations n’aident pas à faire un choix. Cela peut sembler contre-intuitif, mais pourtant les neurosciences confirment ce fait. Vous avez déjà maintenant tous les éléments nécessaires pour faire votre choix.

Un passionnant ouvrage ‘Blink’ conduit par Malcolm Gladwell illustre scientifiquement le fait que les décisions importantes sont prises non pas intellectuellement, mais intuitivement. L’un des personnages étudiés fut Bernard Berenson, un célèbre historien de l’art. Spécialiste de la Renaissance italienne, il était connu pour sa capacité à identifier un faux tableau. Lorsqu’il se trouvait face à une fausse œuvre, il avait très rapidement un ressenti viscéral qui lui disait « attention, il y a quelque chose qui ne va pas ». Berenson était incapable d’expliquer objectivement pourquoi. Certes, il possédait de grandes connaissances dans son domaine, mais sa décision d’identifier une peinture comme étant une usurpation ne venait pas de l’observation précise des coups de pinceau, des pigments utilisés ou autres signes révélateurs. Elle surgissait naturellement en lui au bout de quelques courts instants. Et son intuition s’avérait être juste dans l’immense majorité des cas lorsqu’une analyse plus poussée était opérée.

Vous avez en ce moment même tous les éléments pour faire votre choix. Malgré votre indécision et vos doutes, une partie de vous sait avec certitude et sérénité ce qui vous attire en ce moment. Il s’agit maintenant de l’écouter.

Julie et le Sage

Imaginer une jeune femme partie en randonnée. Arrivé à un village, on lui parle d’un personnage étonnant, «un sage», qui donne, à qui veut l’entendre, de précieux conseils. Intriguée, la jeune femme qu’on va appeler Julie, décide d’aller à sa rencontre pour lui exposer sa situation. Arrivée au lieu indiqué, Julie y est accueillie par le sourire d’un homme dont elle a du mal à deviner l’âge. Encouragée par cet accueil bienveillant, Julie s’installe près de notre homme. Elle lui parle alors de sa vie, de ses difficultés et de ses dilemmes. L’écoute attentive du sage la pousse à continuer. Au bout d’un moment Julie marque une pause attendant un commentaire ou une question, mais l’homme installé en tailleur ne semble rien n’avoir à dire. Julie reprend alors son monologue, pensant que son compagnon a besoin d’en connaître davantage pour pouvoir s’exprimer. Quelques minutes plus tard, elle lui demande ce qu’il pense de sa situation. Le sage ne s’exprimant toujours pas, Julie décide de lui préciser quelques points supplémentaires.

Cela fait maintenant plus d’une heure et demie que Julie parle, et devant l’absence de conseils du sage, elle finit, un peu déçue, par reprendre son chemin. La compagnie de cet homme est certes agréable pensa-t-elle, mais il ne pourra pas l’aider à résoudre ses problèmes de femme citadine.

Le sage quant à lui attendait simplement que Julie soit prête à l’écouter. Il attendait qu’elle fasse le calme en elle pour qu’elle puisse l’entendre. Mais à chaque fois qu’il s’apprêtait à parler, la jeune femme repartait dans son analyse de la situation.

On pose les questions, mais on n’écoute pas les réponses

Tout comme Julie, on ne s’arrête pas de parler… mais avec nous-mêmes. Nous reposons les mêmes questions encore et encore, nous ressassons les données jusqu’à épuisement. Pourtant, nous avons un sage – notre intuition – à portée de main, toujours prêt à nous conseiller, il suffit juste de l’écouter.

Écouter ne veut pas dire attendre impatiemment une réponse. Pour entendre la réponse, il faut faire le silence en soi suffisamment longtemps. Il faut se réajuster à notre écoute interne pour pouvoir entendre la petite voix en nous. Mais si l’on repart sans cesse dans notre dialogue mental, il est très difficile de percevoir la juste réponse.

Faire le calme en soi n’est pas chose facile surtout dans une société où l’on a développé et renforcé le besoin de contrôler et de se protéger. Comment faire alors ?

 Méditer sur notre point de rencontre

La méditation est un moyen efficace pour retrouver notre capacité à écouter notre intuition. Si vous êtes face à une décision à prendre, posez la question puis concentrez-vous sur une partie de votre corps, celle qui semble le plus attirer votre attention. Amenez toute votre attention dessus et ressentez les mouvements d’expansion et de rétraction avec chaque respiration. Faites 10-15 respirations conscientes, puis écouter ce qui se passe en vous. Il se peut que vous repensiez à votre situation et que les questions ressurgissent, c’est normal. À nouveau, faites une série de respirations conscientes. Puis à nouveau, soyez attentif à vos ressentis. Il se peut alors que vous ressentiez que vous penchez vers une direction (vers un choix) plus qu’un autre.

Comme pour tout, la pratique régulière va être essentielle pour améliorer votre capacité à « ressentir » le bon choix. J’aimerais également noter que les réponses qui « surgissent » consistent rarement à tout chambouler (quitter son travail du jour au lendemain, partir à l’étranger..). Ce sont plutôt des petites actions que vous devez prendre – vous le saviez déjà au fond de vous —, mais que vous remettiez sans cesse à plus tard.

Perspectives nouvelles

Si vous faites correctement cet exercice, vous allez vous sentir apaisé. Car vous saurez que vous n’avez pas besoin de tout comprendre ou de tout prévoir. Qu’il suffit de se concentrer sur une action à la fois. Parfois lorsque l’on va de A à B, de nouvelles perspectives se présentent. Des perspectives que l’on n’aurait pas pu prévoir ou imaginer.

Derniers mots

Je pratique régulièrement cet exercice et je suis parfois surpris par les réponses. Mais à chaque fois que j’accepte de ne pas chercher à contrôler et que je me concentre sur une action à la fois, je me sens bien mieux, plus productif, et ma vie me correspond de plus en plus.

J’ai également constaté que les personnes qui vivent de leur passion utilisent une forme ou une autre de cet exercice.  Dr John Demartini, auteur à succès et psychologue, note qu’avant chaque conférence qu’il donne, il s’isole, s’allonge sur le dos, et pose la question « Qu’est-ce qui est important pour moi de communiquer aujourd’hui ? » et il laisse venir la réponse. Ces conférences qui font souvent plus de deux heures semblent durer 30 minutes tellement elles sont passionnantes et inspirées. James Altucher, homme d’affaire et auteur, note dans son dernier livre Choose Yourself « Lorsque je me réveille, dans la pénombre, je demande « qui dois-je aider aujourd’hui ?”

Ne sous-estimez pas cette simple, mais fondamentale notion : une fois la question posée, rien à ne sert d’y repenser sans cesse, laissez venir la réponse. Vous la connaissez déjà, il faut juste faire le silence pour pouvoir l’entendre.

J’espère que cet article vous donnera envie d’essayer de lâcher prise la prochaine fois que vous aurez un choix à faire.

J’aimerais vous demander maintenant de participer à la discussion en notant dans la zone commentaire ci-dessous, comment réagissez-vous habituellement lorsque vous êtes face à une décision difficile ?

Ecoutez aussi le podcast #33: Comment Développer Son Intuition

Note et référence

Image de Jose Cuellar

Malcolm Gladwell’s Blink

John Demartini

James Altucher’s Choose Yourself

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Bien-être Physique Bienfaits de la méditation Podcast

Réapprendre à Ecouter le Corps

L’un des bienfaits de la méditation est qu’elle ramène l’attention sur notre corps. Ce qui va améliorer notre santé et notre vitalité. Car ressentir le corps, va nous permettre d’être plus attentif à ses messages et agir ainsi en accord avec l’intelligence du corps. Car en effet le corps est intelligent. Même si la société moderne semble l’avoir oublié.

Nous sommes déconnectés de notre corps

Notre époque nous a « déconnectés » de notre intelligence innée. Nous vivons dans une culture qui a évolué en maîtrisant son environnement. Armé des sciences, l’homme moderne a modulé son environnement pour le rendre plus sûr et plus confortable. Cela a  conditionné une certaine méfiance vis-à-vis de notre corps, comme envers tout ce qui ne peut pas être contrôlé, tout ce qui peut surgir en nous, sans que l’on puisse l’enfermer ou le tenir… Si cela reste une étape importante dans l’évolution de l’humanité, la maîtrise ou la recherche de contrôle a, en quelque sorte, séparé l’homme de cette intelligence, cette force de vie, naturelle, dans laquelle il baigne.

Je dirais même que notre culture, notre société, et souvent notre éducation, ont muselé, dès le plus jeune âge, le corps et l’intelligence qu’il porte en lui. Cette intelligence, qu’Albert Einstein nomme le mental intuitif, est néanmoins toujours là et surtout elle ne cesse de s’exprimer à travers nos intuitions, nos douleurs et nos émotions pour nous éveiller à l’essentiel.

Un problème culturel qui commence dès le plus jeune âge

Petits, nous n’avons pas appris à écouter notre corps. Très tôt, on nous a enseigné à porter plus d’importance au monde extérieur. L’approbation des parents, puis des maîtres, les études et enfin la réussite sociale focalisent notre attention. À force de n’être qu’à l’écoute de signaux extérieurs, les mécanismes qui nous permettent de ressentir le corps deviennent inhibés. Pour résultat, on ne réalise plus aujourd’hui que les symptômes que l’on peut ressentir sont les messagers du corps.

Les symptômes sont les messagers du corps

Si, après un repas copieux et arrosé, vous ressentez de l’inconfort, voire des douleurs au ventre, c’est juste l’expression de l’intelligence du corps qui vous dit « Attention, si tu continues à manger de la sorte tu risques de développer des problèmes de santé. » Comment réagit-on habituellement ? On prend un antiacide qui va calmer la douleur un certain temps. Or, si l’on continue à manger de la même façon, le corps va s’exprimer de plus en fort. Comme l’explique justement Jacques SALOME, psychologue et écrivain, notre première réaction qui consiste à faire taire le message du corps n’est pas salutaire sur le long terme.

Cette attitude ne se limite pas aux manifestations physiques du corps. Elle est souvent la même face aux émotions. Lorsqu’une émotion ou un sentiment inattendu et inconfortable survient, l’individu va, en général, chercher à le fuir. À l’aide d’antidépresseurs, de calmants ou encore à travers l’alcool, la drogue ou même le travail, on tentera d’anesthésier son mal-être.

Les émotions sont des appels au changement

Or, selon le docteur Donald EPSTEIN, chiropraticien et chercheur, les émotions comme les symptômes sont des appels au changement. Plus l’intensité de l’émotion est importante plus le changement est urgent. On comprend alors l’importance de réapprendre à écouter le langage du corps pour agir en conséquence.

Pour la majorité des gens, leur attention est accaparée par des pensées à propos d’événements passés ou de situations à venir. Développer l’écoute du corps est un apprentissage qui nécessite de se réapproprier son attention pour la tourner vers l’intérieur. Cela va souvent à l’encontre d’années de « non-conscience » du corps, et sollicite une réelle volonté de changement pour y parvenir. Pour tous ceux qui désirent exprimer une meilleure santé et plus de vitalité, développer sa conscience du corps est une étape indispensable.

Le yoga et la méditation offrent des moyens efficaces pour développer cette conscience du corps. A chaque fois que vous allez faire une séance de méditation, vous allez muscler votre capacité à percevoir les messages subtils du corps. Ressentir le corps et la vitalité qu’on a en soi est non seulement agréable, cela va considérablement améliorer notre santé et prévenir des futures maladies.

Une étude rétrospective sur 2818 patients ayant suivie un programme (network care) pour améliorer la conscience de leur corps a révélé une amélioration significative dans la santé physique et émotionnelle des participants.

Réapprendre à écouter le corps va donc nous permettre de mieux savoir ce qui nous fait du bien. Je vous recommande de méditer, de marcher en conscience, de pratiquer le yoga, ou le tai chi ou le qi qong. Votre corps vous remerciera.

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Apprendre à Relativiser Reprendre Confiance en Soi

Sois le Changement Que Tu Veux Voir Dans Le Monde

Que pouvez-vous réellement changer dans votre vie ?

Vous avez peut-être des domaines que vous aimeriez voir changer. Cela peut être votre situation de travail, votre rapport aux autres, peut-être que vous aimeriez que le monde soit moins dur, qu’il y ait plus de justice, moins de souffrance.

Nous avons tous certains aspects de notre vie que l’aimerait voir changer pour le meilleur, mais avons-nous vraiment le pouvoir de changer les choses. Sur quoi peut-on vraiment agir ?

Cette question mérite d’être posée, car comme vous allez le découvrir, la plupart des personnes gaspillent leur énergie et leur temps sur des aspects de leurs vies qu’ils ne peuvent absolument pas changer.

1. Attention éparpillée = pas de changement

Pour comprendre ce concept, découvrons ce qu’on appelle la sphère d’influence. La notion de sphère d’influence est surtout utilisée en géopolitique et vous avez un bon article sur Wikipedia pour ceux d’entre vous qui veulent en savoir plus.

La notion de sphère d’influence peut être également appliquée au niveau individuel.

Me voilà avec mes sphères d’influence.

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Plus le cercle s’éloigne et moins je vais pouvoir agir dessus. Évidement mas actes e mes choix vont avoir un certain impact sur ma famille alors qu’ils vont avoir un effet extrêmement négligeable sur l’économie mondiale.

Nous avons tous nos propres sphères d’influence, et certaines personnes vont avoir  une portée beaucoup plus importante.

Vous prenez par exemple, cook, qui est le CEO actuel d’Apple qui est aujourd’hui la plus cotée des entreprises mondiales et qui emploi aux États-Unis seuls, 600 000 personnes. Ces choix vont affecter l’économie des US et des dizaines de millions de personnes.

Une autre personne avec une influence encore plus importante c’est Barack Obama dont les choix peuvent affecter l’économie mondiale et des centaines de millions d’individus.

Ce sont des exemples extrêmes, mais vous comprenez maintenant la notion de sphères d’influence.

Beaucoup de personnes vont avoir leur attention éparpillée sur les différentes sphères. Je suis souvent surpris de voir à quel point certaines personnes prennent à cœur de regarder le journal télévisé. Il s’y investissent même émotionnellement, il s’agace devant tel décision politique, s’inquiète des évolutions de la bourse, ils ont des opinions arrêtées par rapport … En d’autres termes ils investissent du temps et d’eux même sans pourtant pouvoir agir ou même avoir l’intention d’agir sur ces domaines qui sans hors de leur porté.

Une personne peut s’inquiéter de la politique nationale de son pays, elle va s’agacer qu’il y a un nouveau feu rouge dans son quartier, et elle va se plaindre du règlement intérieur de son entreprise.

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Vous pouvez télécharger cette illustration « sphères d’influence » en bas de l’article

Elle va éparpiller son énergie, et par énergie j’entends son temps, ses pensées, ses émotions, dans des domaines dans lesquels elle a souvent peu d’influence et dans lesquels elle ne va pas agir.

2. Pas d’action = sentiment de frustration ou de renoncement

Vous connaissez peut-être une personne qui est malheureuse à son travail, mais ne fait rien pour changer sa situation. Cela va créer un sentiment d’impuissance et de frustration.

Il arrive également que l’on se renonce face à notre impuissance. « Le monde ne tourne pas rond et je ne peux rien y faire. Pourquoi alors devrais-je faire un effort? »

Nous venons de voir qu’éparpiller notre attention sur des aspects de la vie sur lesquels on va pas agir, cela va créer un sentiment de frustration ou de renoncement et avoir pour résultat de ne pas pouvoir changer les choses que l’on aimerait voir changer.

Cette dynamique d’éparpillement et d’inaction résulte d’un fait simple : la majorité d’entre vous n’a pas commencé par les fondations. Cela nous amène à notre troisième point,

3. commencer par les fondations : attention sur le moment présent = transformation

Commençons par agir sur ce qui est le plus proche de nous, notre corps, notre santé, notre esprit. Il est essentiel de d’abord apprendre à canaliser notre attention sur notre ressenti et sur le présent, de s’occuper de son corps.

On me dit souvent. « Oui, mais je n’ai pas le temps de m’occuper de moi » ; « J’attends que mes enfants grandissent pour pouvoir le faire » ; Ou « j’ai trop de travail, je le ferais lorsque je serais mieux établi. »

Mais si vous n’investissez pas du temps en vous même, vous ne serez jamais satisfait de l’éducation que vous donnez à vos enfants, vous ne serez pas non plus heureux des résultats de votre travail.

Vous ne pouvez pas soutenir les personnes avant d’avoir appris à vous occuper de vous même.

En ce qui concerne le désir de changer les choses, la fondation ou la première étape c’est d’apprendre à focaliser son attention sur le moment présent. Il est d’apprendre à ressentir la réalité autour de soi sans chercher à la changer ou à la fuir. Il est d’être simplement là présent à ce que l’on ressent dans l’instant.

Car apprendre à ressentir le moment présent va avoir plusieurs effets.

Il va permettre de prendre du recul et d’avoir une perspective plus équilibrée de notre vie, et il va permettre de mieux savoir ce qui est important pour soi.

apprendre à mettre notre attention sur le présent est la fondation de toute transformation personnelle. Car si vous ne faites pas ça, vous aurez plus de difficulté à savoir ce qui est vraiment important pour vous.

Et ce qui est fascinant c’est que lorsque l’on commence par apprendre à tourner l’attention vers son ressenti, et que l’on agit à partir de cet état, la sphère d’influence va naturellement s’élargir.

Sois le changement que tu veux voir dans le monde

J’ai toujours aimé lire les biographies de personnes célèbres : les auteurs, des artistes,  des entrepreneurs, des personnages politiques, etc. Ces personnes qui ont impacté la vie de millions de personnes. Presque toute ont commencé par écouter leur voie intérieure, à suivre leur ressenti, à faire confiance en leur intuition. Ils ont agit à partir de ce noyau de leur individualité et ont ensuite touché non seulement leurs proches, mais également leur communauté et pour certains le monde entier.

Gandhi fut certainement l’un de ces personnages et dans cette phrase qui lui est attribuée il résume bien ce que l’on vient de voir « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

Pour reprendre la question que j’ai posée au tout début de cette vidéo : Que pouvez-vous réellement changer dans vote vie ?

La seule chose que l’on puisse changer c’est là où l’on met dans notre attention. Si l’attention est éparpillée et non suivie d’action, on risque d’aller de frustration en renoncement.

Si par contre vous apprenez à ramener votre attention sur le moment présent pour construire des fondations saines, vous pourrez alors avoir une vie épanouie et toucher positivement la vie des autres.

J’aimerais vous demander de faire deux choses.

– Premièrement, dessiner vos sphères d’influence et réfléchissez à où vous mettez votre attention,

– Et ensuite posez-vous la question qu’est ce que je peux changer cette semaine pour ramener mon attention plus proche de moi. Je vous donne quelques suggestions : prendre le temps de s’étirer le soir avant de se coucher, faire une promenade dans un parc, méditer, ..

Télécharger le graphique les sphères d’influence

– Découvrez également les autres article sur la confiance en soi. 

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Reprendre Confiance en Soi

Les 3 Mythes de la Confiance en Soi

Marie, bientôt la quarantaine, a conscience qu’elle manque de confiance en elle. Ce manque de confiance en soi se répercute principalement sur sa vie sociale (et par extension amoureuse). Elle a longtemps cherché à travailler sur elle-même, mais sans vraiment pouvoir se libérer de cette impression de malaise qu’elle ressentait si souvent.

Jusqu’au jour où Marie a arrêté de vouloir reprendre confiance en elle, et qu’elle s’est plutôt concentrée sur un projet qui lui tenait à cœur : publier une série de livres sur les médecines douces. Elle a amené son projet à bout et dans le processus, elle a gagné en confiance et en joie de vivre. Marie a, sans chercher à le faire, dépassé les mythes que nous sommes nombreux à avoir sur la confiance en soi. Découvrons quels sont ces mythes qui nous freinent, au lieu de nous aider, dans notre accomplissement personnel.

Mythe 1 – La confiance en soi est une attitude mentale

Que ce soit sur le web ou dans les rangées des librairies, on trouve de nombreux articles et ouvrages qui parlent de l’importance d’avoir une attitude positive, une attitude de gagnant. Si positiver a parfois son utilité, cela ne constitue pas une fondation pour la confiance en soi.

En effet, on peut se booster mentalement et se sentir bien, mais face au premier obstacle on risque de se dégonfler. Vous avez peut expérimenter cela : on se sent plutôt bien et d’attaque, mais dès que l’on sort de sa zone de confort ou que l’on se retrouve face à certaines personnes, on retombe dans une attitude de défense. On rétrécit malgré nous et tout notre conditionnement mental semble impuissant face à ce phénomène.

Un sentiment viscéral

Aussi désagréable que ce dégonflement puisse paraître, il reste courant et normal, car la confiance en soi ne vient pas du mental. C’est un sentiment viscéral. Si l’on devait localiser la confiance en soi au niveau du corps, cela viendrait du ventre. C’est une force qui nous permet de rester ancrés en soi et de ne pas subir avec autant de vulnérabilité l’influence des autres. Dans les futurs articles sur le thème de la confiance en soi, on découvrira comment la méditation couplée à certains exercices va permettre de développer cette force en nous.

Mythe 2 – L’estime de soi est déterminée par notre passé

De nombreuses personnes entretiennent la croyance que leur manque d’estime est dû à leur passé. Elles ont l’impression de ne pas avoir été assez soutenues ou au contraire d’avoir été trop protégées. Au risque de surprendre, ce n’est pas notre passé, mais plutôt la perception que l’on a du passé, qui va affecter notre confiance en nous. À chaque fois que vous repensez à votre passé, que vous vous percevez en tant que victime, vous allez alors renforcer la croyance que c’est normal que vous manquiez de confiance.

Lorsqu’une personne manifeste une plus grande confiance dans la vie et en elle même, sa lecture de son propre passé change. Elle développe une vision plus nuancée de ce qu’elle a pu vivre. On ne peut pas transformer le passé. On peut juste se libérer des histoires et croyances qu’on continue à entretenir par rapport à ce dernier.

La confiance en soi émane d’un état de présence, et dans cet état nos croyances par rapport à notre passé n’ont pas d’utilité. Le plus tôt vous réalisez que l’estime de soi se vit ici et maintenant, le plus vite vous abandonnerez le besoin de comprendre votre passé.

Une vision plus équilibrée du passé

J’aimerais tout de même ajouter ici que lorsque l’on développe une plus grande confiance en nous et que l’on s’installe dans le présent, on va naturellement mieux comprendre notre passé, et cela sans chercher à le faire. Par comprendre, j’entends qu’on va développer une vision plus équilibrée des évènements vécus, et qu’on va mieux saisir les liens entre nos expériences douloureuses et agréables. L’un des signes qui nous indiquent que l’on a fait la paix avec notre passé, c’est le sentiment de gratitude que l’on ressent lorsque l’on repense à tout ce que l’on a put vivre.

 Mythe 3 – Le regard des autres n’est pas important

On entend souvent dire qu’il suffit d’être soi, et que l’on ne doit pas se soucier du regard des autres. Certaines personnes affirment haut et fort qu’elles ne prêtent aucune attention à ce que l’on peut penser d’elle. Si effectivement, il est sage de ne pas excessivement réagir aux critiques, tout comme aux compliments, il est un fait que l’on ne peut pas ignorer : l’être humain est un animal social.

Nos bébés naissent avec un cerveau très malléable pour pouvoir intégrer toutes les nuances culturelles de leur environnement. Les rapports humains sont complexes et ils affectent profondément notre perception du monde. Donc, à moins de vivre isolé dans la nature, notre rapport aux autres va affecter la confiance en soi. Ignorer ce fait, c’est non seulement se mentir à soi-même, c’est également passer à côté de nombreuses opportunités d’accomplissement personnel.  La perception que l’on a des autres (comment on les voit, comment on pense qu’ils nous perçoivent) va en effet beaucoup nous apprendre sur nous même. Dans Ce Que Nous Apprennent les Conseils que l’on Donne à nos Proches, j’aborde ce sujet.

Comprendre qu’on ne peut pas se séparer du monde dans lequel on vit est le seul moyen de devenir autonome et confiant. Car essayer de se persuader que l’on a besoin de personnes pour être soi-même, c’est faire un effort inutile et contre nature. Nous voulons tous avoir des relations saines et riches avec notre entourage. La confiance en soi vient donc aussi de notre capacité à nous adapter aux autres, et à mieux comprendre nos réactions face à certaines personnes.

Un sentiment qui émerge naturellement en soi

Ces 3 mythes (La confiance en soi est une attitude mentale ;  L’estime de soi est déterminée par notre passé ; Le regard des autres n’est pas important) contribuent à créer un sentiment de frustration et d’impuissance. Dans les prochains articles, vous allez découvrir que la confiance n’est pas un état qui se force, ou se conquiert. C’est un sentiment qui émerge naturellement en soi lorsque l’on arrête d’y résister. Je vous parlerais notamment de comment la méditation suivie de certaines questions va aider à mieux comprendre pourquoi on persiste à s’éloigner de qui nous sommes réellement.

En attendant, j’aimerais savoir si vous avez entretenu l’un de ces 3 mythes ? Merci d’utiliser la zone commentaire pour partager votre expérience.

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Comment Méditer Podcast vivre le moment présent

Vivre au Présent : Comment Ne Pas Penser Sans Cesse au Futur?

Comment ne pas se soucier du futur lorsque l’on a mille choses à gérer ? C’est une question qui revient souvent lorsqu’une personne découvre l’importance de vivre le moment présent.

Écouter l’épisode

En effet, comment être bien dans le présent alors que l’on n’est pas sûr de pouvoir payer ses factures à la fin du mois, que l’on est sans cesse sollicité par nos proches et leur planning chargé, ou encore que l’on attend d’une tierce personne une décision (personnelle ou professionnelle) qui risque de profondément nous affecter ?

On va découvrir en 3 points pourquoi on n’a pas besoin de penser sans cesse au futur, et surtout comment le fait de vivre dans le présent est le meilleur et unique moyen de bien préparer le futur.

1. Le futur n’est pas réel

Il n’y a que le présent qui existe. Le futur et le passé ne sont que des constructions du mental. Pour construire le futur, on prend des segments de notre mémoire, et à partir de ces souvenirs on imagine ce qui peut arriver. Le futur n’est pas une expérience réelle, c’est une projection mentale. Si parfois, le futur semble tangible, c’est que cette projection est chargée d’émotions. Ce sont des émotions déjà vécues dans le passé qu’on s’imagine revivre. On a peut-être peur de se retrouver seul, de se trouver en position de besoin, de tomber malade, de décevoir, etc.

En d’autres termes on redoute de revivre les souffrances du passé ou de ne pas retrouver les plaisirs du passé. Dans tous les cas, c’est notre mentale qui ramène à la surface les émotions du passé pour les projeter dans un futur hypothétique. Dès lors, que l’on arrête ces scénarios mentaux, l’agitation émotionnelle se dissipe. On ouvre les yeux et nous sommes là simplement présents, et libérés de ces émotions inutiles et couteuses en énergie.

2. Penser au futur sape notre énergie

Penser sans cesse à tout ce que l’on à faire prends l’énergie du moment présent. On sous estime souvent à quel point l’imagination chargée d’émotion peut nous fatiguer mentalement. Notre attention et notre énergie deviennent alors dispersées entre d’une part nos soucis et d’autre part nos actions du présent. Du coup, on devient plus facilement irritable et impatient. On perd en efficacité. Et lorsque le ‘futur’ arrive… lorsque la situation attendue apparaît, on la traite de la même façon : avec une attention éparpillée.

3. La seule façon de mieux appréhender le futur, c’est d’apprendre à mieux vivre dans le présent

La qualité de notre vie est directement liée à notre capacité à apprécier le moment présent. Tant que cette capacité ne change pas, le futur ne sera ni pire ni meilleur. Il aura exactement la même ‘texture’ et la même ‘saveur’ que cet instant présent.

Avez-vous parfois la sensation de stagner ? Ressentez-vous que durant ces 10 dernières années rien n’a changé en vous ? Que la vie semble manquer de profondeur ?

Ces sentiments apparaissent lorsque notre rapport au présent cesse d’évoluer. Et même si les circonstances extérieures changent (nouveau travail, rencontre amoureuse,..), tant que la qualité du moment présent ne change pas, notre appréciation de la vie ne peut pas changer.

Le seul moyen d’évoluer, c’est de plonger plus pleinement dans l’expérience du moment présent, de se libérer de sa prison mentale, de ne pas passer autant de temps à se projeter dans le futur ou à ressasser le passé.

Vivre dans le présent c’est vivre dans la réalité. On ne cherche ni à la fuir mentalement ni à la rendre conforme à nos attentes. Une grande satisfaction naît de cet acte d’être simplement là, sans rien attendre.

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas organiser nos ressources et notre temps. Mais une fois que l’on a une idée des évènements à venir (facture à payer, RDV, projets) cela ne sert à rien d’y penser sans cesse.

Imaginez qu’une personne vous répète 100 fois dans la journée qu’elle a un souci avec un collègue du travail. Vous n’aurez qu’une envie, c’est qu’elle se taise ! Pourtant, c’est ce que l’on fait avec soi-même. On repense encore et encore à des situations à venir.

La qualité de notre vie est déterminée par les moments de présence. Il suffit de prendre quelques respirations en conscience çà et là dans sa journée pour arrêter de se projeter dans le futur.

Vivre dans le présent ne veut pas dire que l’on doit s’isoler ou se soustraire du quotidien pour pouvoir le faire.  Bien au contraire, cela veut dire s’immerger pleinement dans l’expérience vécue.  Cela consiste à focaliser toute notre attention sur l’action que l’on entreprend, à vraiment écouter nos proches, à vivre chaque instant bien ancré en nous même.

La pratique de la méditation, c’est apprendre à se reconnecter au moment présent. On n’apprend pas à faire du vélo sur un terrain cabossé. De même, il est plus facile de se focaliser sur notre ressenti lorsqu’il y a peu de distractions autour de soi. Le but de la méditation est donc de nous familiariser avec la sensation du présent, pour ensuite pouvoir le vivre dans les actes de tous les jours.

Penser que l’on n’a pas le temps de méditer ou de vivre dans le présent, c’est ne pas vraiment comprendre le sens du moment présent. Comme nous l’avons vu, chaque expérience, chaque respiration sont des opportunités de vivre le présent. Essayez, vous verrez comme la vie s’anime et s’enrichit.

Photo credit: Mika

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Bouddhisme Podcast

Thich Nhat Hanh : Qu’est ce que le Bouddhisme Engagé ?

Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste vietnamien, est aujourd’hui l’un des précurseurs du bouddhisme en occident les plus connus. Mais avant d’en arriver là, il a été longtemps en recherche personnelle. Entré au monastère à 16 ans puis ordonné moine à l’âge de 23 ans, il a néanmoins ressenti le besoin d’agir concrètement dans le monde. Tchich Nhat Hanh a trouvé sa voie lorsqu’il a entamé son combat pacifique durant la guerre du Viêt Nam. Il a découvert que l’enseignement du bouddha pouvait servir à militer pour la paix et pour la compréhension entre les peuples.

Dans cet entretien avec Vincent Bardet, Thich Nhat Hanh nous en dit plus sur le bouddhisme engagé. Cet entretien est issu du livre Donner du sens à sa vie, de Marc de Smedt et Patrice Van Eersel (éditions Albin Michel). Je vous en lis un extrait. Ecoutez ci-dessous.

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Interview Posture de Yoga Préparer le Corps

Yoga Iyengar : Entretien Christian Pisano

« Être installé dans ce que l’on est »

Le Yoga Iyengar est enseigné à travers le monde. BKS Iyengar, maître Indien, a transmis une approche précise du yoga qui peut intimider par sa rigueur ou au contraire plaire par sa précision. Cette approche traditionnelle du yoga intègre les postures physiques à un travail global de transformation personnelle.

Pour le magazine Vitalité et bien-être, dont j’étais responsable de rédaction, j’ai eu la chance de rencontrer Christian Pisano, enseignant de la méthode Iyengar depuis plus de 25 ans. Initié au Yoga dans les années 80, il a ouvert une école à Nice, dans le sud de la France. Voilà l’entretien (publié initialement en 2005) dans son intégralité.

J’ai rendez-vous avec Christian Pisano ce vendredi après-midi. Quelques jours auparavant je l’avais contacté pour qu’il partage son point de vue sur la posture pour un dossier sur lequel je travaillais. Sans hésiter, Christian m’a proposé de passer à son institut de Yoga. Arrivé sur place, le parfum de l’encens et l’atmosphère des lieux m’amènent presque immédiatement à ressentir un sentiment d’apaisement. Mon hôte m’accueille avec un sourire et des yeux brillants ce qui me met encore plus à l’aise. Christian m’invite dans la salle de séjour et tandis que je m’installe sur un coussin posé sur le sol, il disparaît pour revenir quelques instants après avec du thé relevé à la cannelle et une assiette de belles dates. Il s’installe en face de moi, l’entretien peut commencer.

Comment avez-vous découvert le Yoga ?

Ce qui m’a amené au Yoga était une démarche de recherche personnelle, plutôt que l’aspect exercice physique. Cette démarche est née d’un sentiment d’insatisfaction, d’une sensation de manque. À l’âge de 16 ans, je découvre «Lumières sur le Yoga»* un livre illustré de photos, édité dans les années 60. Je fus tout de suite frappé par la beauté et la puissance des postures. C’est à 23 ans que je décide d’aller en Inde pour m’initier à cet art.

Vous avez donc fait votre formation en Inde ?

La notion de formation n’est pas la même en Inde qu’en Europe. Apprendre le Yoga c’est être en contact avec son maître. J’ai passé 4 ans à pratiquer auprès de BKS Iyengar. Depuis j’y retourne tous les ans, 1 à 2 mois.

Comment s’est passé le retour en France ?

Difficile ! En Inde j’ai évolué dans un cocon. Il faut donc se réhabituer aux exigences du quotidien. Le Yoga c’est aussi cela, nous permettre de vivre pleinement les événements qu’ils soient agréables ou pas.

Vous avez ouvert votre première école sur Nice. Comment ont été accueillis les courts?

Je suis originaire de la région. J’ai donc décidé de m’installer sur Nice. Le Yoga n’est pas encore bien connu du public français. Il est parfois perçu comme faisant partie du mouvement bien-être, ou bien il est associé à une forme de sectarisme. Dans les pays anglo-saxons, la pratique du Yoga est beaucoup plus répandue.

 En quoi consiste le Yoga?

Se concentrer sur la posture amène la personne à aller en profondeur, à revenir dans son corps. Habituellement on pense le corps. À travers le Yoga, on passe de la pensée au ressenti. Cela commence par la mobilité articulaire et respiratoire. On ressent ce que l’on n’est pas. L’élève peut alors avoir l’intuition d’un arrière-plan beaucoup plus large. La pratique est évolutive. Le pratiquant de Yoga apprend d’abord à bouger les grands groupes musculaires pour ensuite raffiner le mouvement.

Quel est le sens de la posture dans le Yoga ?

En Yoga, il existe les postures corporelles, mais également une compréhension plus symbolique de la posture. Le terme qui est utilisé est ASANAS qui propose différents sens : État de tranquillité, l’assise, être installé dans ce que l’on est, ou encore nature profonde. Les postures du corps sont une invitation à découvrir l’ASANAS.

Pouvez-nous parler un peu plus de la posture ?

La première posture que l’élève découvre est le TADASANA SAMSTITI qui veut dire « être droit dans l’égalité ». La personne se tient debout les pieds joints et le dos droit. C’est à partir de cette position que toutes les autres postures découlent.

Quels sont les bénéfices de pratiquer le Yoga ?

Si cela est commun que les personnes qui font du Yoga notent ressentir plus d’énergie, de concentration et de vitalité, cette pratique n’a pas pour autant comme objectif de nous rendre plus performant. On ne se sert pas d’un art, on est au service de l’art.

Merci Christian.

Bio

dscf2151Christian Pisano enseigne le Yoga depuis 20 ans. C’est à l’age de 23 ans qu’il débute son enseignement auprès de son maître Iyengar en Inde. Il y passera 4 ans. De retour en France il ouvre son école qui s’adresse à tous, et qui forme également des enseignants en Yoga Iyengar. Pour parfaire son art, Christian passe chaque année 1 à 2mois en Inde.

Ressources

Site de Christian Pisano : http://www.anuttara.com/

*Lumière sur le Yoga, B.K.S. Iyengar Buchet. Editions Chastel, 1997.

Photos de Christoph Kardek.