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Livres Podcast

Comment Lire Plus de Livres?

Vous savez que lire est un bon moyen d’apprendre, mais vous n’arrivez pas à le faire régulièrement. Vous aimeriez lire plus souvent et plus efficacement. Comment faire alors pour trouver le temps et la motivation pour lire davantage? C’est une question que je me pose régulièrement.

Écouter Comment Lire Plus de Livres

Retranscription du podcast

Les livres sont de formidables et accessibles moyens d’élargir son point de vue et d’apprendre à travers l’expérience des autres. Les livres ont façonné la manière dont on vit aujourd’hui. Les livres sacrés, les recueils de sciences et de médecine, les essais philosophiques, ou encore les contes et romans populaires ont modelé les cultures d’aujourd’hui.

Pour un petit investissement financier et quelques heures de lecture, on peut avoir accès à un trésor de savoir et de sagesse qui a le potentiel de transformer, pour le meilleur, notre perception du monde. Et lorsque l’on sait que le bonheur est intiment lié à notre perception du quotidien, on comprend l’importance de continuer à lire et à apprendre.

«Comment lire plus?» est une question que je me suis posée bien souvent. À travers divers conseils péchés ça et là, et en expérimentant, j’ai pu observer qu’il y avait 5 « clés » à une lecture abondante et efficace. Depuis que j’ai intégré ces 5 points que l’on va voir ensemble je profite maintenant pleinement des multiples livres qui m’entourent et de ceux qu’il me reste à découvrir.

1. Lire intentionnellement

La première fois que j’ai entendu ce conseil, c’était de la part de Pat Flynn, auteur et blogueur, qui répondait à la question d’un lecteur: comment être plus efficace dans le temps que l’on consacre à étudier. Pat préconisait de lire des ouvrages qui s’appliquent à nos projets du moment.

En ce moment, je travaille sur l’écriture d’un livre sur la méditation pour les personnes qui n’ont pas le temps de méditer. Je lis naturellement des livres sur le sujet de la méditation, et en lisant, je suis attentif aux parties qui pourront enrichir mon projet d’écriture.

Maya Goode, auteure et éditrice, note que cela s’applique aussi à la lecture des romans. Elle lit en observant ses ressentis par rapport aux différents passages du livre: y a-t-il des parties plus fastidieuses, des dialogues particulièrement riches, un langage intéressant… En lisant avec cette intention, cela l’aide à devenir une meilleure écrivaine.

Lire de sorte à appliquer le fruit de sa lecture renforce la motivation d’ouvrir un livre. Cela raccourcit le chemin entre connaissance et application concrète. Cela rend plus tangible l’utilité de passer quelques heures par semaines un livre dans la main.

« Un bon livre est un bon ami. » – J-H Bernardin de Saint-Pierre (Paul et Virginie)

Et même, si en ce moment vous ne travaillez pas sur un projet créatif, le conseil de lire intentionnellement s’applique aussi à la vie de tous les jours. Vous avez peut-être une situation à gérer (un conflit de couple, l’envie de changer de travail, un projet sportif…) et bien, il y a pour presque chaque situation de la vie, des livres qui peuvent vous aider à les traverser plus sereinement.

Et pour ceux et celles d’entre vous qui veulent juste lire des romans pour le plaisir de lire, il faut savoir qu’un bon roman fait grandir et avancer même si votre intention initiale est juste de se divertir. Vous observerez que les livres que vous avez aimés ont un personnage qui évolue dans son environnement, mais qui aussi évolue intérieurement. C’est cette évolution du personnage qui va alors résonner en vous et vous enrichir.

Lire avec l’intention d’utiliser l’expérience de l’auteur va renforcer votre envie de lire. Maintenant, il faut développer l’habitude de lire régulièrement.

2. Lire tous les jours

Oui, il est possible de lire tous les jours. Vous pouvez commencer par 10 minutes de lecture. L’important est de redévelopper l’habitude de lire.

Dans l’article Une Vie Simple, j’abordais l’importance de se débarrasser du superflu pour trouver le temps de faire ce qui est vraiment important pour soi. On a tous des moments dans la journée que l’on peut consacrer à la lecture. Cela nécessitera peut-être de regarder moins de télé, d’apprendre à lire malgré les distractions, ou encore de garder un livre (ou un lecteur numérique) toujours à portée de mains.

En lisant un peu tous les jours, vous retrouverez le goût des livres, et vous aurez naturellement de plus en plus de temps à consacrer à ces moments de découverte.

Ce qui est bien, c’est que tous les supports de lecture – livres, magazines, essais, blog – renforceront votre motivation de lire plus de livres.

3. Lire de tout

J’ai plus appris sur la nature humaine en lisant des romans et des biographies qu’en lisant des ouvrages de psychologies et de développement personnel. Varier le type de ses lectures – romans, non-fictions, journaux, essais, contes, poésie… – permet d’accéder à un spectre bien plus riche d’ouvrages. Lire devient alors une exploration où chaque type d’oeuvre offre une expérience qui lui est unique.

« Qui veut se connaître, qu’il ouvre un livre. » – Jean Paulhan (Eléments)

Lire de tout ne vient pas en contradiction avec le premier conseil qui est de lire intentionnellement. Pour ma part, ce qui m’intéresse est tout ce qui traite de la nature humaine. En addition aux livres sur la spiritualité et la psychologie, j’aime lire le Time magazine qui propose des articles politiques et économiques. Dans ces articles, je peux voir la manifestation macro du comportement humain.

Lire de tout vous permettra peut-être de découvrir de nouveaux genres et sujets qui vous passionneront et vous donneront envie de creuser davantage.

4. Lire avec présence

Vous avez certainement fait cette expérience: vous terminez un paragraphe et réalisez que vous n’avez presque rien enregistré de ce que vous venez de lire. Vous le relisez alors et le même phénomène se répète.

Parfois, l’attention se disperse durant la lecture, et rester concentré sur les mots sur lesquels le regard glisse devient difficile et laborieux. Il arrive même que seulement 5 minutes après avoir ouvert un livre, on se retrouve submergé par le sommeil, et l’on n’arrive pas à poursuivre (commencer!) sa lecture.

Dans les deux cas, il est surtout question d’un manque de concentration. Le mental a tellement l’habitude de sauter d’un sujet à l’autre que le focaliser sur l’objet de sa lecture peut s’avérer être un vrai challenge.

Ce qui va alors beaucoup aider, c’est d’apaiser le mental avant de commencer sa lecture. Un bain chaud, quelques étirements, et/ou une courte méditation (guidée ou libre) vont commencer à calmer le flot des pensées.

Vous pourrez alors plus facilement entrer dans la lecture et rester présent au contenu du livre. Cela, comme tout, se travaille et va s’améliorer avec la pratique. Lorsque j’ai commencé à reprendre goût à la lecture, je lisais rarement plus d’une heure à la fois. Maintenant, je peux passer 3 à 4 heures à lire en faisant des petits breaks.

On a vu qu’un peu de présence et de concentration sont nécessaires pour profiter de sa lecture. Ce qui est intéressant, c’est que la lecture peut devenir elle même un exercice pour renforcer sa présence. Lire peut devenir une forme de méditation.

« Un livre apporte au lecteur sa propre histoire. » – Alberto Manguel (Une histoire de la lecture)

La prochaine fois que vous avez un livre entre les mains, portez l’attention sur votre posture et votre respiration. Puis, sentez le regard qui vient se poser sur les lignes imprimées.  Permettez au sens des phrases de venir à vous et continuez ainsi votre lecture. Au début, cela peut sembler non-naturelle, mais au fils des pages vous verrez qu’il est possible de garder une attention détendue de votre corps et de votre regard, tout en intégrant le contenu de votre lecture.

Lire avec présence vous permettra de mieux assimiler, mais aussi de graduellement lire plus vite tout en maintenant un bon degré de concentration.

Et enfin, prenez du plaisir à lire!

5. Prendre du plaisir à lire

On n’est plus à l’école, et lire n’est plus une contrainte!

Pour mon épreuve orale de français au bac, j’ai eu Le Misanthrope de Molière. Même si j’ai apprécié ce livre, j’en garde un souvenir mitigé, car la contrainte du bac a rendu la lecture beaucoup moins agréable.

Lire un livre est souvent associé à la notion d’effort. Cette notion est d’autant plus marquée lorsque l’on compare la lecture aux activités divertissantes telles que regarder la télé ou surfer le net. Lire comme on l’a vu nécessite un certain degré de concentration. De plus, le plaisir n’est pas aussi immédiat qu’un bon film. Un livre nécessite d’y investir du temps sans être sûr d’avoir un « retour sur investissement.

Et pourtant le plaisir procuré par la lecture d’un bon livre en vaut largement l’effort. S’il faut faire un petit effort pour reprendre l’habitude de lire, la notion de contrainte s’évapore dès qu’on se laisse porter par la magie des mots.

Lisez uniquement ce qui vous plait. Si après avoir lu un cinquième d’un roman, vous n’accrochez pas avec les personnages, arrêtez de lire. Si le langage d’un livre éducatif est opaque et fastidieux à comprendre, arrêter de le lire. Votre temps de lecture est précieux, ne le gaspillez pas sur des ouvrages qui ne vous parlent pas.

Un conseil en plus: Partagez vos lectures

Parlez de vos lectures, offrez des livres. C’est un excellent moyen de partager et de communiquer ce qui est important pour soi.

Les livres sont les cadeaux que j’ai le plus offerts (j’ai dû offrir 20 exemplaires du Pouvoir du moment présent après avoir découvert ce livre en 2000).

En appliquant 2 à 3 de ces clés, je suis certain que vous reprendrez goût à la lecture. Une journée où l’on apprit quelque chose est une journée bien vécue! Comme l’a noté Gandhi: «  Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. »

À vous! Quelle est la clé parmi ces 5 qui vous parle le plus? Quels livres avez-vous le plus aimés?

Merci de participer en laissant un commentaire dans la zone commentaire.

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Gérer le stress Podcast

Changer Votre Regard Sur le Stress Peut Vous Sauver la Vie

« Le stress peut être utile: il vous permet de créer la biologie du courage. » – Kelly McGonigal

Découvrez dans cette vidéo comment changer votre regard sur le stress peut vous sauver la vie.

Version Podcast

Retranscription de la vidéo

Comment gérer le stress en changeant de regard sur le stress

Plus que 5 minutes, et je prends la parole. Je suis enfin seul dans les toilettes du Sheraton de Cannes. Le bruit des discussions s’atténue et je peux presque entendre mon coeur qui bat fort dans ma poitrine. Je passe de l’eau froide sur mon visage et après un « allez, ça va bien se passer », j’ouvre la lourde porte de mon bref refuge, pour me diriger vers la salle de conférence où le public m’attend.

Le stress qui vous donne du courage

J’avais à ce moment-là tous les symptômes du stress, mais pas le genre de stress qui vous gêne et vous paralyse, mais plutôt celui qui vous pousse de l’avant et qui vous donne du courage. Je ne cherchais pas à y résister ou à me calmer, j’en aurais été incapable, mais je me suis plutôt laissé porter par cette bouillonnante énergie en moi.

Et ce que la recherche nous apprend maintenant c’est que cette attitude que j’ai eue à ce moment-là rend le stress beaucoup moins néfaste pour notre santé et notre bien-être. Percevoir le stress comme étant parfois nécessaire et bénéfique, et ne pas y résister semblerait diminuer drastiquement le risque de mortalité lié aux maladies du stress (principalement les maladies cardio-vasculaires).

Une étude (1) effectuée en 2012 à l’université du Wisconsin, et ayant porté sur 30,000 adultes, a demandé aux participants d’évaluer leur degré de stress et leur a demandé s’ils pensaient que le stress leur était néfaste. Parmi toutes les personnes qui ont noté avoir un haut degré de stress, celles qui considéraient le stress comme mauvais ont eu une augmentation de 43% du risque de décès par rapport à la population générale.

Par contre les personnes notant avoir du stress, mais ne le percevant comme étant nocif n’avait pas d’augmentation du risque de mortalité. La perception du stress affecte donc le risque de mortalité. Si l’on perçoit le stress comme étant mauvais, ses effets sur le corps le seront. La question que l’on peut se poser, c’est « est que notre attitude face au stress va changer l’effet qu’a le stress sur l’organisme? »

L’attitude face au stress change les effets du stress

La réponse est oui. Une étude (2) effectuée à l’université d’Harvard, en 2012, montre un phénomène intéressant. Les chercheurs ont observé la fréquence cardiaque et le comportement des artères lorsqu’une personne était soumise à une situation stressante.

Chez les personnes qui percevaient le stress comme mauvais, les battements du coeur s’accéléraient et les artères se rétrécissaient. Alors que chez les personnes qui avaient intégré que le stress était utile, les battements du coeur s’accéléraient également, mais le diamètre des artères ne changeait pas. On sait aujourd’hui que le problème avec le stress c’est le rétrécissement des artères qui va augmenter la tension artérielle avec le risque de développer une hypertension chronique et les maladies cardio-vasculaires qui vont avec. Et l’on vient juste de voir qu’accepter le stress c’est éviter ce rétrécissement des artères et diminuer ainsi les risques au niveau du coeur.

Accepter et s’ouvrir au stress

Concrètement qu’est ce que cela veut dire pour vous ? Disons que vous vous retrouvez dans une situation stressante. Vous devez par exemple, comme moi il y a quelques années, prendre la parole en public. Vous allez commencer à sécréter plus de cortisol, le coeur va battre plus vite, les mains vont devenir moites, la gorge s’assèche, et vous développez donc les symptômes du stress. Si vous percevez cela comme un problème, comme la manifestation d’une anxiété ou de la peur, vous risquez de lutter contre ce phénomène, de vivre cela comme une faiblesse ou comme une tare.

Au niveau du corps, cela va se manifester par une crispation interne et par un rétrécissement des artères. Or on l’a vu, lorsque l’on ressent du stress, c’est dû à une situation particulière qui nécessite une grande vigilance, et le coeur qui bat plus vite c’est pour amener plus de sang qui lui est porteur d’oxygène à tout le corps qui risque d’en avoir besoin.

Si l’on reste dans une attitude d’ouverture, les artères restent dilatées et le sang peut circuler librement amenant avec lui l’énergie nécessaire à tout le corps. Si au contraire, on subit le stress, et l’on veut lutter contre ses manifestations, les artères se rétrécissent et le coeur continue à pomper avec force. Et d’un point de vue mécanique, cela risque d’abimer le coeur et les artères. Imaginez un tuyau d’arrosage que vous serrez. La pression de l’eau va être bien plus importante. De même, lorsque ce phénomène arrive, les parois des artères vont s’abimer à cause de la pression et le coeur risque de grossir – on appelle cela une hypertrophie du coeur -, car il doit travailler de plus en plus dur pour envoyer à tous le corps, surtout lorsque l’on est stressé.

En conclusion

Qu’est-ce que vous pouvez retenir de cela? C’est que d’une part, le stress est parfois nécessaire pour nous aider à faire face une situation particulière. Il nous permet d’avoir l’énergie et le courage de sortir de notre zone de confort. Kelly McGonigal, qui est psychologue et conférencière, résume bien cela en disant « Le stress est utile: il vous permet de créer la biologie du courage. »

Le stress est donc parfois nécessaire. Et deuxièmement, ne pas résister aux mécanismes du stress et plutôt surfer dessus est le meilleur moyen de ne pas subir ces effets néfastes. Cela bien sûr ne veut pas dire qu’on doit s’arrêter de travailler sur la gestion du stress et sur le mental qui est souvent la plus grande source de stress. Mais, lorsque l’on fait face à une situation nouvelle, ressentir un certain degré de stress est naturel. Comprendre et accepter cela diminuera sérieusement les risques de maladies.

Je me suis donc retrouvé face au public, un micro dans les mains, et j’ai parlé pendant une trentaine de minutes. Cela fut le coup d’envoi d’un programme sur plusieurs jours que j’avais organisé dans le sud de la France. Ma présentation s’est très bien passée. Maintenant, encore lorsque je dois prendre la parole en public, j’ai une petite montée de stress, mais je ne m’inquiète pas, car je sais que c’est mon corps qui est là pour me soutenir.

Sources & références: (1) Keller, Litzelman, Wisk et al. 2012, University of Wisconsin, School of Medecine and Public Health ; (2) Jamieson, Nock and Mendes, 2012, Harvard University Department of Psychology ; Kelly McGonigal (TedTalk)

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Hygiène de vie Podcast

Une Vie Simple: Comment Se Libérer du Superflu

“La simplicité véritable allie la bonté à la beauté.” – Platon

Écouter « Une Vie Simple »

Plus je médite et suis attentif à mes ressentis, et plus ma vie semble se simplifier. Cela ne veut pas dire que j’en fais moins, mais plutôt que je passe plus de temps à faire ce qui est important pour moi.

Régis Carlo, coach et auteur, relate une expérience similaire. Durant les 5 années qui ont suivi son arrêt maladie, il a graduellement simplifié sa vie. Régis a petit à petit éliminé le superflu pour le remplacer par des actions bénéfiques.

Il a diminué le temps passé devant la télé, arrêté la cigarette et l’alcool, modifié son alimentation. Il a pu alors se concentrer sur le sport, la méditation et un travail qui lui permettait de s’exprimer. Régis note qu’aujourd’hui « la simplicité m’apporte plus : plus de bien-être, plus d’activités passionnantes, plus de joies, plus de liberté, plus de choix. »

Se libérer du superflu pour retrouver une vie simple

Simplifier sa vie c’est investir du temps et de l’énergie dans ce qui nous permet de nous épanouir en évitant ce qui nous pèse.

Trop souvent, notre journée est remplie par des actions qui nous dérobent de notre vitalité: regarder les nouvelles du soir sources d’anxiété, se perdre dans les réseaux sociaux, critiquer ou se plaindre des autres, manger ce que l’on a toujours mangé (même si cela ne nous convient pas), passer la plus grande partie de sa journée en position assise (de la table de déjeuner, au bureau, à la voiture, au canapé devant la télé), etc.

On fait ces actions par habitude, et bien souvent on n’a même pas conscience que ces choix faits au quotidien nous empêchent d’être bien et d’être heureux. La première étape pour simplifier votre vie va être d’identifier ce qu’il y a à changer.

“La simplicité est la sophistication suprême.” – Léonard de Vinci

Un regard honnête sur votre quotidien

Si vous le voulez bien, faites cet exercice avec moi. Prenez une feuille de papier et un stylo et notez les grandes lignes de comment se déroule une de vos journées habituelles.

Maintenant, sur le papier entourez les parties ou les actions qui selon vous ne vous soutiennent pas dans votre développement personnel. Cela peut concerner votre alimentation, ce que vous faites de votre soirée, votre attitude au travail, etc.

Ensuite, il ne va pas s’agir d’arrêter ces actions, mais plutôt de les remplacer, dans la mesure du possible, par des activités que vous appréciez et qui vous font du bien. Il est plus facile de remplacer une mauvaise habitude par une bonne, que de vouloir simplement la supprimer de votre vie. Voilà l’exemple de Mathilde, mère célibataire d’un adolescent de 13 ans.

Mathilde veut jouer au piano

Mathilde appréhende le moment dans la journée où son fils est couché, et où elle se retrouve seule devant la télé. Elle zappe d’une chaîne à l’autre sans rien regarder en particulier jusqu’à tard le soir. Elle s’endort souvent sur le canapé pour se réveiller une heure plus tard. Mathilde n’arrive ensuite plus à retrouver le sommeil, et elle ressasse alors sa situation difficile et ses problèmes financiers.

Elle a conscience que passer ses soirées de la sorte n’est pas bénéfique, mais elle continue à le faire par habitude. Jusqu’au jour où un ami lui a trouvé un piano pour une modique somme.

Enfant, Mathilde avait pris des cours, et elle en avait gardé un riche souvenir. Cela faisait longtemps qu’elle entretenait l’idée de s’y remettre, mais cela ne s’était pas fait.

Le piano que lui avait trouvé son ami était un piano électrique à touche lourde. Il offrait les mêmes sensations qu’un piano classique, mais avait l’avantage de pouvoir accueillir un casque audio. Le soir même, Mathilde s’est installée sur le banc ajusté à sa taille, le casque sur les oreilles, et elle a commencé à jouer. Ses doigts avaient perdu de leurs dextérités, mais taper sur les touches, entendre le son clair et pur de chaque note, lui a tout de suite procuré un grand plaisir.

Rapidement, jouer au piano est devenu un rituel. Une fois son fils couché et la cuisine rangée, Mathilde s’installe sur son banc avec une tisane à porter de mains, et commence à jouer. Elle prend un plaisir naturel à se laisser porter par la musique chaque soir devant son piano.

Ses nuits se sont améliorées et les ruminations qui entretenaient un sentiment d’anxiété ont considérablement diminué. Elle a toujours du mal à boucler ses fins de mois, mais elle note que malgré cela la vie lui semble plus agréable et moins compliquée.

Une dynamique vertueuse

Simplifier sa vie c’est remplacer petit à petit les activités qui ne nous sont pas bénéfiques par d’autres qui le sont. Comme le note Régis Carlo, « la simplicité, c’est faire un choix ferme de ne pas se remplir de ce qui nous vide ». Et on peut commencer par petit bout: trouver 10 minutes par jour pour méditer, snacker sur une poignet de fruits secs plutôt que sur une barre chocolatée, éteindre la télé une heure plus tôt et aller au lit avec un livre, etc. Ces petits changements vont avoir un effet vertueux et faciliter la mise en place de changements plus importants.

“La simplicité n’est pas un but dans l’art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s’approchant du sens réel des choses.” – Constantin Brancusi (Catalogue de l’Exposition de New-York)

Vivre une vie plus simple c’est arrêter de faire des choix qui nous éloignent de notre nature profonde et qui rendent le quotidien bien plus compliqué. La simplicité ce n’est pas d’en faire moins, mais plutôt d’agir plus à partir du coeur. Comme le dis Swâmi Râmdâs, « La simplicité de la vie est le signe de la vraie prospérité. »

Quel petit changement pouvez-vous faire dès cette semaine pour simplifier votre vie? Utilisez la zone commentaire pour participer à la discussion.

Sources: photo illustration (c) Kai ; evene.lefigaro.fr ;  Mon Yoga Virtuel

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Apprendre à Relativiser Communiquer Podcast

Comment Gérer Un Conflit En 3 Étapes

Voilà la question d’une lectrice que j’ai reçu récemment :

J’attends toujours vos courriels et podcasts avec impatience. Je commence tranquillement à pratiquer la méditation et, chaque fois que je lis ou que j’écoute vos messages, ils m’aident à me recentrer sur moi. Petite question: comment utiliser la méditation pour agir sur un conflit vécu dans notre vie personnelle ou au travail?

Écoutez ce podcast pour découvrir comment gérer un conflit

Retranscription de l’audio

Merci, Martine, pour votre question qui concerne pas mal de monde.

On a tous eu un moment dans notre vie où l’on a été en conflit avec quelqu’un.

Ça peut être quelqu’un de la famille, un conjoint, un collègue de travail, un patron, un voisin, etc.

Il arrive un moment où l’on se heurte à une autre personne. Ce conflit risque alors nous distraire, nous stressé, et même parfois nous empoisonner la vie.

Les conflits ont cette capacité à nous faire agir d’une manière que l’on n’aime pas, qui ne nous ressemble pas.

Et il arrive qu’on ait à subir un conflit, pendant des mois, sans savoir comment se sortir de cette situation.

J’aimerais partager avec vous aujourd’hui, 3 éléments à considérer lorsque l’on est dans une situation de conflit.

Ces 3 éléments lorsqu’ils sont compris vont contribuer à débloquer une situation de conflit.

COMMENT GÉRER UN CONFLIT?

I. L’Utilité de la Relation

Parfois on est tellement exaspéré par la personne avec qui on est en conflit qu’on espère qu’elle disparaisse ou qu’elle nous laisse le champ libre, surtout lorsque l’on ressent que l’on n’arrivera jamais à trouver un accord.

Mais voilà dans bien des cas, cela n’est pas possible. Si vous êtes en conflit avec votre conjoint, votre ex ou un collègue de travail, ils ne vont pas disparaître du jour au lendemain. Ils font partie intégrante de votre vie.

La question qu’il faut alors de poser c’est qu’elles seront les conséquences si vous cassez définitivement cette relation.

Si par exemple,vous êtes en conflit avec un collègue de travail, vous pouvez quitter votre travail pour résoudre ce problème.

Mais quelles seraient les conséquences d’un tel choix ?

Se poser cette question nous aide à voir l’utilité de maintenir cette relation.

Que cela soit au travail, relation familiale, avec un ex., il y a la possibilité de tout couper, mais le prix à payer n’en vaut généralement pas la peine.

L’idée c’est d’élargir le champ de vision qui a tendance à se focaliser sur le problème, sur le conflit, et voir la globalité de la situation dans laquelle s’inscrit votre relation avec cette personne.

C’est de voir comment cette situation a aussi des points positifs. Si l’on revient à l’exemple du collègue avec qui on est conflit, il est facile de voir les bénéfices de maintenir ce travail et le revenue stable qui va avec.

Repensez à votre situation particulière. Essayez de voir la globalité de cette situation et les points positifs qui s’y trouvent.

Ça, c’est le premier élément pour commencer à prendre du recul et prendre de la hauteur, par rapport à ce conflit.

II. Se Mettre Dans Ses Chaussures

Pour ce deuxième point, il va falloir utiliser un peu votre imagination et vous mettre à la place de la personne avec qui vous êtes en conflit.

Imaginez être cette personne, imaginez comment étaient ses parents avec elle lorsqu’elle était enfant, son éducation, la culture dans laquelle elle a grandi.

Et même si vous connaissez que très peu cette personne qui peut être un voisin, un patron, ou un client, vous pouvez faire cet exercice.

Utilisez les indices à votre disposition – son allure, sa façon de parler, son apparence physique – pour imaginer son passé et sa perspective des choses.

Il est utile de comprendre que le comportement de cette personne est lié à toute une vie faite d’expériences diverses, et on peut même aller plus loin, à la vie de ses parents. Chacun d’entre nous est modelé par notre vécu et on filtre l’expérience du monde à travers un certain conditionnement.

Lorsqu’une personne agit d’une certaine façon avec vous, ne le prenez pas personnellement. Votre comportement et votre façon d’être sont juste des éléments déclencheurs qui mettent en route son comportement qui est conditionné sur toute une vie et qui n’a rien à voir avec vous.

Prendre ce recul est une attitude que l’on peut développer avec un peu de pratique. Cela permet d’avoir des relations plus apaisée et plus mature,et c’est aussi un précurseur au sentiment de compassion.

Pour résumé, mettez-vous dans les chaussures de cette personne et dites-vous qu’elle agit de la sorte non pas à cause de vous, mais parce qu’elle est aujourd’hui cette personne qui a été modelée par les expériences de sa vie.

III. Apprendre à communiquer

Beaucoup de conflits trouvent leur source dans un problème de communication. En effet, communiquer lorsque l’on n’arrive pas à prendre du recul risque d’être difficile. Car l’on va être sur la défensive, et soit s’effacer totalement et s’en vouloir de ne pas pouvoir s’exprimer, soit au contraire, on va agresser l’autre sans pouvoir ou vouloir l’écouter.

Dans les deux cas, une vraie communication est impossible et le conflit va perdurer.

C’est pourquoi intégrer d’abord les deux éléments précédents va permettre de créer un terrain plus favorable à la communication.

Si l’on est capable de voir la situation dans sa globalité et si l’on fait l’effort de se mettre à la place de l’autre, on se sera plus à même de communiquer intelligemment.

Le secret d’une bonne communication c’est de considérer le point de vue de l’autre tout en communiquant son propre point de vue. C’est d’exprimer ce que l’on ressent sans accabler l’autre.

La communication est un vaste sujet et je vous recommande d’explorer les principes de la communication non violente.

En conclusion

Ces 3 éléments pourront beaucoup aider à sortir d’une situation de conflit. Bien entendu, l’intensité d’un conflit et ses possibles conséquences vont beaucoup varier d’une situation à l’autre, mais dans tous les cas, apprendre à prendre du recul et à mieux communiquer ne pourra que vous aider à sortir grandi de cette épreuve.

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Comment Méditer Persévérer Dans la Méditation Podcast

Comment Méditer Régulièrement en 3 Étapes

Comment faire pour persévérer en méditation est l’une des questions qui revient le plus souvent. Comment en effet maintenir l’habitude de prendre quelques minutes par jour pour se recentrer.

Écouter le podcast

Transcription du podcast

Prendre 15 à 20 minutes par jour pour méditer ne semble pas être un objectif trop ambitieux. Pourtant, beaucoup de personnes commencent à méditer, en ressentent les bienfaits, mais finissent tout de même par abandonner cette pratique. Comment faire alors pour persévérer en méditation?

3 éléments pour favoriser une pratique régulière de la méditation

1. Commencer à méditer pour en ressentir les bienfaits

L’un des mythes de la méditation est que cette pratique est inaccessible au plus grand nombre et qu’elle nécessite une grande implication sur la durée pour en ressentir les bienfaits. Cela n’est pas vrai. Il est plus facile qu’on le pense de méditer. Une fois que vous avez appris les bases, et que vous commencez à entrevoir ce que c’est que d’être dans le moment présent, vous allez naturellement vouloir revivre cette expérience.

Méditer permet d’intégrer au niveau du ressenti les bienfaits de la méditation. On passe de la théorie au vécu. Votre être (physique et mental) voudra alors renouveler cette expérience. C’est un peu comme le sport, il arrive un moment où faire du sport n’est plus une contrainte, mais une envie/un besoin qui émerge en soi. De même, commencer à méditer et en ressentir les bienfaits vous donnera l’envie de continuer. Mais cette envie ne suffira pas, il faudra aussi convaincre le mental du bien-fondé de la méditation.

2. Continuer à vous instruire sur la méditation et sur une vie plus consciente

Le mental est un puissant outil. Il nous permet de réaliser des projets complexes et il nous permet de vivre de riches expériences. Mais le mental peut aussi devenir un obstacle redoutable. Nous sommes par nature soucieux de conserver notre énergie et le mental ne vous laissera pas faire une activité s’il n’est pas convaincu de son utilité. Il va donc falloir le convaincre, encore et encore, de nous laisser passer 20 minutes par jour à méditer.

Même si vous savez aujourd’hui que la méditation vous est bénéfique, il faudra « rappeler » ce fait au mental semaine après semaine. Il faut garder ce savoir suffisamment près de la surface pour le transformer en action. Pour cela, il suffit de lire et de s’informer sur le sujet, de s’entourer de personnes qui méditent, et de régulièrement nourrir notre intellect d’informations sur les bienfaits de vivre au présent. En addition à ces 2 points, il est également important de transformer, peu à peu, votre quotidien pour qu’il reflète vos valeurs.

3. Aligner vos actions du quotidien avec vos ressentis et vos aspirations

Beaucoup de personnes subissent leur quotidien en faisant des activités qui ne leur conviennent pas. En commençant à méditer, elles reprennent conscience et connaissance de ce qui leur importe réellement.

En effet, méditer vous rapproche de votre nature profonde. Il sera alors important de transformer, petit à petit, votre quotidien pour qu’il puisse refléter votre sensibilité et vos aspirations. Car si vous continuez à faire ce qui ne vous convient pas, vous risquez d’inhiber vos ressentis pour pouvoir supporter cette situation. Le résultat c’est que vous allez ‘oublier’ de méditer, que vous allez croire que vous n’avez pas assez de temps ou que ce n’est pas le bon moment pour reprendre.

À l’opposé, vivre en accord avec vos valeurs, vous permettra de créer un environnement qui soutiendra et renforcera votre pratique de la méditation.

Pour conclure

Pour persévérer en méditation, commencez à méditer, ressentez-en les premiers bienfaits. Informez-vous et éduquez-vous chaque semaine un peu sur la méditation, la psychologie, la spiritualité … tout ce qui vous donnera envie d’explorer davantage ce chemin de découverte de soi. Enfin, commencez à transformer votre vie (un peu chaque jour amènera de grands changements sur les années à venir) pour qu’elle puisse refléter vos valeurs et vous permettre de vous épanouir.

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Podcast

Commencer la Méditation: Quelles Sont Les Premières Questions?

Au vu de ses potentiels bienfaits, la méditation attire l’intérêt d’un public grandissant. Mais si de plus en plus de personnes se rapprochent de la méditation, beaucoup parmi elles, restent au stade de questionnement et ne sont pas sûr de vouloir faire le pas:

  • Ils doutent d’êtes capables de méditer, car ils ont dans leurs propres termes « un mental trop actif »,
  • ils ne sont pas sûr en quoi la méditation leur sera bénéfique et si cela vaut l’effort, et
  • ils ne savent pas s’ils pourront persévérer dans leurs séances.

En d’autres termes, la méditation attire, mais elle reste intimidante pour beaucoup. Et pourtant, dès qu’une personne s’initie à une méthode simple de méditation elle découvre que cela lui est possible elle aussi de méditer. C’est ce qu’a révélé l’étude rétrospective ayant porté sur 3780 personnes s’intéressant à la méditation. Cette étude a été conduite sur le site Pratiquer la Méditation, de janvier 2012 à octobre 2015, à l’aide de multiples questionnaires (2) et d’échanges par email.

L’expérience du débutant en méditation

Dans ce podcast vous allez découvrir les résultats de cette étude qui avait pour but d’évaluer l’expérience du débutant en méditation.

  • Pourquoi une personne s’intéresse-t-elle à la méditation?
  • Dans quel état d’esprit est-elle à ce moment-là?
  • Quelles sont ses premières questions?
  • Quels sont ses doutes?
  • Quels sont son expérience et son ressenti après avoir suivi une courte méditation de 8 minutes?

Découvrez les réponse dans ce podcast

Photo de Ramon Espelt Photography

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Interview MBSR Podcast

Résilience et Méditation: Entretien avec Alison Prideaux

Alison enseigne la méditation de pleine conscience, elle pratique le yoga, et baigne dans le milieu du mieux-être depuis près de 30 ans. Et en 2009, elle va avoir une nouvelle qui va lui faire un choc. Elle apprend qu’elle a un cancer du sein au stade avancé.

  • Comment vit-elle cette nouvelle?
  • Ressent-elle de la culpabilité ou de la colère?
  • Comment cela a-t-il affecté son quotidien?
  • En quoi la méditation l’a-t-elle aidé à traverser cette expérience?
  • Qu’a-t-elle appris sur elle-même durant cette période si particulière?

Voilà quelques-unes des questions auquel a répondu Alison durant notre entretien.

Elle nous parle aussi:

  • de l’importance d’accepter ce que l’on ressent et ce que l’on vit pour pouvoir aller de l’avant.
  • du bienfait de la méditation en tant que moyen pour « muscler » notre résilience*: cette capacité à faire face aux drames de la vie.

Et Alison répond aux 3 questions en fin de podcast:

– Quelle est l’habitude qui lui fait le plus de bien au niveau physique?

– Quel conseil a-t-elle tendance à donner?

– Quels auteur ou enseignant suit-elle en ce moment?

Ecoutez Résilience et Méditation avec Alison Prideaux

*La résilience

La résilience est un terme utilisé en physique définissant la capacité d’un système à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant la survenance de cette perturbation. Boris Cyrulnik, psychiatre et auteur, fut l’une des personnes qui transposa cette propriété au domaine psychologique, la résilience devenant la capacité à faire face à une grande difficulté sans s’effondrer, à trouver les ressources en soi pour s’adapter.

Bio de l’invitée

Alison prideauxAlison Prideaux enseigne le Mindfulness Based Stress Reduction (Réduction du stress basée sur la pleine conscience) dans le sud de la France. Elle a suivi des formations MBSR à Londres et en Suisse, ainsi que des programmes Vipassana. Elle pratique le yoga et a été formée en détoxication. Elle pratique les bodyworks tels le swedish massage et le shiatsu.

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Le Paradoxe Petit Bambou

Petit Bambou est une application (iPhone et Android) pour découvrir la méditation. En quelques mois, elle a été téléchargée plus de 100,000 fois.

Dans cet entretien vous allez découvrir qui est derrière cette application, comment elle a été pensée, et ce qu’elle peut vous apporter. Benjamin Blasco qui est le co-créateur, avec Ludovic Dujardin, de Petit Bambou, a bien voulu répondre à mes questions.

Vous allez découvrir

  • Comment Benjamin a découvert la méditation.
  • Pourquoi a-t-il eu l’envie de concevoir une telle application.
  • Comment Petit Bambou fonctionne. [/list]

nous avons également parlé

  • Du paradoxe que c’était d’utiliser un smartphone pour êtres plus présents alors que les smartphones ont plutôt tendance à nous couper de notre environnement et des autres.
  • De comment donner envie de persévérer dans la méditation.
  • Du rôle des réseaux sociaux pour le développement de la méditation.

Petit Bambou par son co-créateur Benjamin Blasco

Après avoir écouté ce podcast, je vous invite à essayer par vous même l’application Petit Bambou.

Bio de l’invité

Benjamin-BlascoBenjamin selon Petit Bambou

Barbu et détendu : Web entrepreneur, ancien cadre dans des multinationales américaines adepte du multitâche, jonglant entre fuseaux horaires, langues et sujets! Et c’est la méditation qui l’a aidé à être moins stressé, plus présent tout en développant de nouvelles capacités psychiques! En surf comme en méditation, il est un éternel débutant. Il ne veut pas garder les secrets de la méditation pour quelques privilégiés. Il a suivi de nombreux cours de méditation et réalise des retraites de longues durées. Sa devise : Respire !

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La Voie du Milieu: Ce Que la Tumultueuse Histoire de l’Occident Nous Apprend sur Notre Nature

En 1524 dans la ville de Munster en Allemagne ce fut la fin des temps pour la plupart de ses habitants. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants succombèrent en quelques mois. Ceux qui ne moururent pas de faim furent passés au fil de l’épée. Et des centaines d’entre eux ont été atrocement torturés.

Ce qui amena cette fin des temps sur les munsteriens ça n’a pas été une attaque d’une force étrangère ou d’une horde de brigands. Non. Les habitants de Munster furent massacrés par leur propre gouvernement.

Mais pourquoi je vous parle de torture, de massacre et de fin des temps?

Cette fenêtre sur l’histoire, que vous allez découvrir dans cet épisode, allant de la chute de Rome à nos jours, en passant par le sombre épisode de Munster, va beaucoup nous apprendre sur les forces qui nous habitent et sur ce qu’est la voie du milieu.

Ce voyage dans le passé va vous révéler en quoi le fonctionnement de la société est le reflet de notre propre fonctionnement.

J’ai pris beaucoup de plaisir à préparer cet épisode, nouveau dans son format, et j’espère que vous en prendrez tout autant à l’écouter.

Découvrez ce que la tumultueuse histoire de l’Europe nous apprend sur notre nature, et sur ce qu’est la voie du milieu

Munster
Illustration de Munster dans le 16e siècle. Munster sera le centre des anabaptistes radicaux et cela conduira la ville à se perte.
Illustration de Martin Luther accrochant ses suggestions qui vont mettre en mouvement la grande réforme de la société. (Peinture de Greg Copeland).
Illustration de Martin Luther accrochant ses suggestions qui vont mettre en mouvement la grande réforme de la société. (Peinture de Greg Copeland).
Les trois cages, encore aujourd’hui accrochées au clocher de l’église St. Lambert
Les trois cages, encore aujourd’hui accrochées au clocher de l’église St. Lambert
Sources et références pour ce podcast

Hardcore History de Dan Carlin ; Wikipedia:  La ville de Munster; la révolte de Munster; Marthin Luther; La chute de Rome.

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Interview Podcast

L’Utilité des Peurs – Entretien avec Serena Massih, Coach Systémique

Dans cet entretien avec Serena Massih, coach systémique, nous parlons de son parcours de vie:

  • Comment après une crise familiale elle a remis en question sa vie et son parcours professionnel.
  • Comment elle a décidé ensuite d’arrêter sa carrière dans une multinationale pour se former au coaching.

Ainsi que de:

  • la procrastination,
  • l’utilité des peurs et des blocages,
  • le rôle de la méditation pour faire émerger l’essentiel,
  • l’importance de travailler avec son entourage pour identifier et suivre ses objectifs.

À la fin de ce podcast, je vous fais découvrir un morceau de musique que j’aime bien et j’anime une courte méditation guidée. Si cela vous plait, merci de laisser un commentaire (ou simplement une note) sur la page du podcast>>

Écoutez l’entretien avec Serena Massih, Coach Systémique

Bio de l’invitée

serena massihSerena Massih a un MBA en business et en marketing et elle est coach systémique (voir son profil linkedin). Ayant vécu en Afrique, au Liban, en Suisse et en France, elle a eu une expérience multiculturelle qui aujourd’hui l’aide dans son travail de coach.

Pour contacter Serena: email sam.systemic@gmail.com

Liens et sources

Photo illustration: GlobalStock

Musique de la méditation guidée Glaciora de Jamalo Azeem

Les neuf leçons du guerrier maasaï de Xavier Péron

L’apprentissage du bonheur de Tal Ben-Shahar

L’émergence des créatifs culturels de Paul Ray et Sherry Anderson

Les pouvoirs de l’esprit de Michel Le Van Quyen

L’art véritable du coach d’Alain Cardon

La guérison du monde de Frédéric Lenoir