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Hygiène de vie Interview Juste Pour Partager

Développer sa Créativité avec Jérémy Ouassana

Exprimer sa créativité est l’un des effets secondaires de la méditation! En effet, méditer permet de retrouver notre sensibilité à la beauté du monde et notre envie de partager. Je pense qu’exprimer notre talent d’une manière unique est un élément essentiel pour notre bien-être. Je suis allé à la rencontre de Jérémy, auteur du blog sur la créativité out-the-box.fr, pour qu’il puisse nous donner quelques clefs pour développer notre créativité.

Bonjour Jérémy et merci de participer à cette entrevue. Quel est, selon toi, l’importance d’exprimer sa créativité pour l’épanouissement personnel? 

Pour commencer, bonjour aux lecteurs de Pratiquer La Méditation et un grand merci à toi, Moutassem, de m’accorder cette entrevue.

Je pense qu’exprimer sa créativité est un véritable tremplin vers une vie plus riche, plus intéressante et plus « colorée ». Comme j’aime à le dire, « être créatif c’est ajouter de la vie à la vie » ! Lorsqu’on créé, on est dans l’action, on passe d’une idée abstraite à quelque chose de concret, de palpable. Beaucoup de gens admirent ça, et cette admiration rejaillit sur celui qui créé. Cela engendre une plus grande confiance/estime de soi, et nous pousse à être acteurs de nos vies plutôt que passifs.

Mais bien loin d’un simple plaisir narcissique, j’associe la créativité à un état d’esprit, voir même un art de vivre. Penser « out of the box » (« en dehors des sentiers battus ») c’est enrichir positivement sa vie mentale.

C’est quelque chose qui s’entretient au quotidien en gardant sa faculté à s’intéresser aux choses, s’en émerveiller et surtout s’en inspirer. Tout le matériel brut qu’on accumule en étant ainsi pourra ensuite être la base de futures créations, quelles qu’elles soient (business, art, etc…). Ces créations donneront lieu elles aussi à plus d’épanouissement à long terme.

Pourquoi beaucoup de personnes considèrent le travail créatif comme un luxe («je n’ai pas le temps pour ça»)?

J’ai bien peur que la plupart des gens soient tellement pris dans leur routine quotidienne qu’ils ne se posent même pas cette question.

Souvent, lorsqu’on a un moment à soi, il est plus simple de se laisser tenter par une activité qui ne demande que peu d’efforts et dont la gratification est immédiate. On se déconnecte et on « consomme » du divertissement plutôt que de s’accorder du temps pour une activité créative.

Comment blâmer ces gens ? Bien souvent, il n’est pas simple de se dégager du temps pour ça entre le travail, les enfants, les amis, les obligations sociales… Et pourtant, sacrifier un peu de ce plaisir immédiat pour une activité créative est tellement plus gratifiant (relire ma réponse précédente).

Par ailleurs, il vaut mieux associer la créativité à un jeu plutôt qu’à un travail ! C’est ce que font les enfants, et ça leur réussit plutôt bien.

Je pense aussi qu’on peut toujours se trouver un petit moment pour créer. Mais il faut aussi s’en donner les moyens et s’organiser.

Par exemple, quand je bosse, je sacrifie parfois un déjeuner entre collègues le midi. Je mange au bureau, rapidement, et rédige une partie d’article que je poursuis ensuite dans les transports en commun, sur mon smartphone.

Souvent aussi, les gens pensent qu’ils ne sont doués en rien. Cette simple pensée les paralysent et les empêchent de créer. Pourtant, qui va les juger ?

« Pour vivre une vie créative, vous devez cesser d’avoir peur de vous tromper » Joseph Chilton Pierce

Un autre obstacle peut-être de simplement ne pas savoir dans quelle activité se lancer. Ma réponse à ça: expérimentez ! Par quoi êtes-vous naturellement attiré, ou doué ? Pour ma part, j’ai toujours eu des facilités avec l’écriture et j’adore le web, donc le blogging a finit par s’imposer. Mais avant qu’il ne le fasse, je me suis longtemps cherché à ce niveau là. Pourtant, la solution était évidente.

Réfléchissez de cette manière et vous trouverez ce qui vous convient ;)

En quoi apprendre à être plus créatif peut nous aider, même dans les petit choix du quotidien? 

Etre créatif aide toujours, dans le quotidien ou ailleurs. La créativité aide à résoudre des problèmes, décider d’où partir en vacances, élever intelligemment ses enfants, décorer son chez-soi, mettre une touche de fun dans ses petits plats…

C’est très lié à l’intuition, l’observation et à la spontanéité, aussi. On analyse plus efficacement les problèmes et on en trouve des solutions originales. C’est un gain en temps et, donc, en efficacité.

C’est aussi la satisfaction personnelle d’avoir résolu un problème intelligemment.

Cultiver sa créativité peut aussi nous aider à mieux communiquer avec nos semblables. Les arguments, la répartie ou encore l’humour sont des composants créatifs par excellence. Je suis convaincu que comme tout, la créativité est un muscle qui se renforce à mesure qu’on le travaille ! Et surtout, qu’il agit ensuite sur les autres domaines de notre vie.

Ces quelques points que je cite sont bien sûr non-exhaustifs et je suis sûr que les lecteurs ont mille façons de mettre un peu de créativité dans leurs vies.

Quels sont les principaux obstacles à la créativité? 

La route vers la créativité est pavée d’embûches, et j’en ai déjà citées quelques-unes dans mes réponses précédentes. La première est sans doute de penser qu’on n’est pas créatif. Cette croyance limitante tue tant de merveilleuses vocations !

Cependant, on peut aussi citer:

  • L’inertie intellectuelle. Le manque de curiosité est fatal à toute ambition créative.
  • La passivité/l’inaction. Les idées sans actions derrière ne sont pas de la créativité, mais de l’imagination.
  • La peur du jugement, qui conduit souvent au conformisme et au manque de confiance en soi. En créativité il faut OSER, c’est à ça qu’on reconnaît les meilleurs innovateurs !
  • Une trop grande fatigue. La fatigue entraîne des difficultés de concentration et une baisse de la motivation.
  • Un trop grand mal-être, comme un état dépressif par exemple. Quand on a la tête pleine d’idées noires il y a peu de place pour l’expression de la créativité.

Et vous, lecteurs de cette interview, qu’est-ce qui vous empêche de créer ?

Est-ce que le fait de t’exprimer librement sur ton blog te fait du bien? 

Bien sûr, et à un point que je n’aurais jamais imaginé en débutant cette activité. Elle m’a fait évoluer à plus d’un titre (motivation, capacité de travail, contact avec les gens, esprit créatif, compétences rédactionnelles, entretien de ma curiosité naturelle, etc.).

C’est bien plus qu’une activité créative pour moi, ça donne du sens à ma vie. Par mon blog, j’apprends, j’instruis les autres, je communique avec vous, je poursuis un projet personnel.

Quel serait un conseil simple et rapidement applicable que tu pourrais donner à une personne qui aimerait devenir plus créative? 

La curiosité intellectuelle est selon moi un pré-requis indispensable. Il faut être dans le questionnement, s’efforcer de cultiver une saine curiosité même si l’on n’est pas curieux à la base. Cela veut dire nourrir son esprit le plus possible en:

  • lisant des livre et des magazines (j’aime beaucoup « Ca m’intéresse » dans le genre).
  • regardant des documentaires.
  • parcourant des sites Internet, des blogs (essayez Wikipedia en mode « article aléatoire », ça peut être très sympa !)
  • en discutant de tout et de rien avec des gens intéressants…

Prendre le réflexe de chercher une réponse à ses interrogations. Ensuite, s’entraîner à l’observation active. Cela consiste à essayer de créer des connexions originales entre les choses qu’on observe. Et surtout, garder une trace de tout cela. On peut pour ça utiliser un carnet qu’on garde toujours sur soi ou utiliser le génial Evernote !

Enfin, faire quelque chose de tout ça, créer. Cette étape, il n’y a que vous qui puissiez la réaliser ;)

Bio

ebook-créativité-jérémyJérémy Ouassana, est un grand curieux et il se sert d’Internet pour assouvir cette curiosité, apprendre toujours plus, nourrir son esprit et devenir plus créatif. Il a créé out-the-box.fr pour partager ses découvertes et échanger avec ses lecteurs.

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Apprendre à Relativiser Hygiène de vie

Mes 3 Habitudes Pour Garder la Tête Hors de L’Eau

Dans cet article qui participe à la création d’un ouvrage sur les « Habitudes pour être zen » (voir plus bas), j’aimerais partager avec vous 3 actions qui m’aident à garder la cap surtout lorsque je traverse des périodes turbulentes. Ces actions sont devenues des habitudes car sur les années j’ai pu voir à quel point elles contribuaient à me garder centré. J’espère qu’en découvrant ces 3 habitudes qui m’aident à rester zen vous aurez vous aussi envie de les essayer.

Si aujourd’hui mon quotidien est plutôt serein, cela bien-sûr n’a pas toujours été le cas. J’ai eu des périodes dans ma vie (et il n’y a pas si longtemps que ça) où chaque matin je me levais avec milles choses dans la tête et le soir je me recouchais avec le sentiment de n’en avoir pas fait assez. Durant ces périodes propices au stress, j’ai continué à faire des actions qui je savais me faisaient du bien. Je suis persuadé que cela a contribué à limiter considérablement ces symptômes dus au stress qui peuvent nous pourrir la vie : mal au dos, agitation, anxiété, et sommeil perturbé pour n’en citer que quelques uns. La première de ces actions est de m’étirer 15 minutes tous les jours.

 Première habitude : 15 minutes (ou plus) d’étirement chaque jour

S’étirer 15 minutes tous les jours peut sembler assez anodin. Pourtant cette habitude est pour moi la plus importante des trois pour diminuer les effets du stress. Généralement je fais au réveil des salutations au soleil (série de postures de yoga) et il m’arrive le soir de faire des étirements au sol pour relâcher le bas du dos.

 Les bienfaits

Depuis que c’est devenu pour moi une habitude de m’étirer au quotidien je ne ressens pas ou que très peu les tensions musculaires que l’on a souvent durant les périodes de stress. Et cela j’ai pu le vérifier lorsque je négligeais de faire mes étirements pendant plus de 3 jours à la suite. Je ressentais alors raideur dans le bas du dos, nuque et épaule douloureuses, et un inconfort général dans le corps.

De plus, ces étirements sont devenus pour moi un baromètre de mon état de stress. Si le matin, en débutant l’exercice je me sens pressé et je ne suis pas présent avec les mouvements du corps, alors cela m’indique que je suis un peu trop ‘speed’. J’essaie alors de me recentrer sur la respiration et les postures, et très souvent cela suffit à me calmer. Cela me permet alors de bien mieux démarrer la journée.

Une observation sur cette habitude : Si aujourd’hui je m’étire quasiment tous les jours, il m’arrive encore de sauter une journée ou de bâcler une séance. Il ne s’agit pas se mettre la pression car pour qu’une action devienne une habitude il faut de temps.

Conseil pratique :

Allez suivre quelques cours de yoga ou de stretching. Vous pourrez ensuite poursuivre vos cours (si vous avez le temps et les ressources, c’est la meilleure option) ou bien continuer votre pratique à la maison. Il ne faut généralement pas plus de 3 à 4 cours pour intégrer les mouvements de base. Vous n’avez pas besoin de reproduire le cours chez vous. Il vous suffit de faire ces quelques mouvements qui vous font du bien.

En plus de faire mes étirements, j’ai pris l’habitude de noter régulièrement sur un carnet mes pensées et mes questions.

 Seconde habitude : Mettre sur le papier mes pensées

Cela fait maintenant des années que je garde à porter de main un carnet sur lequel je note mes humeurs du moment. J’ai une boite à chaussures rempli à rebord de petits carnets Rhodia noircis par mes pensés. J’y note mes projets, mes doutes, mes questions existentielles ou pratiques (acheter un iPad ou un kindle ?) !

 Les bienfaits

C’est fou comme passer une heure dans un café à gribouiller mon carnet me fait du bien. J’ai le sentiment de vider le trop plein de ma tête sur le papier. Cela me permet d’organiser mes idées et surtout de ne pas avoir à y penser sans cesse. L’autre bénéfice à mettre ses pensées sur le papier est que cela permet de mieux relativiser le quotidien. En relisant mes carnets je peux voir avec le recul comme on passe facilement d’une période d’optimisme à une période d’inquiétude ou vice versa. Prendre conscience de ces changements d’humeurs me permet de rester un peu plus centré. Si par exemple je suis dans une période un peu trop enthousiaste relire mes carnets m’aide à garder les pieds sur terre.

 Conseil pratique

Identifier le meilleur moyen pour vous de vider votre tête. Si pour moi c’est à travers l’écriture, pour d’autres cela peut être le dessin ou encore la peinture. L’idée est de transposer nos questionnements, nos ambitions et nos doutes sur un support pour soulager le mental. Trouver quelque chose de simple et de pratique (de la gouache et un carnet, plutôt que de la peinture à huile et des canevas), comme ça, lorsque vous ressentirez le besoin de lâcher un peu de vapeur, vous pourrez le faire facilement.

En plus de m’étirer et d’écrire sur mes carnets, j’ai pris l’habitude de faire une sortie nature au moins une fois par semaine.

 Troisième habitude : Passer du temps dans la nature

Depuis de nombreuses années, j’essaie de faire deux sorties natures par semaine. Cela peut être faire une randonnée durant le week-end, aller m’asseoir une petite heure dans un parc entre midi et deux, ou encore me promener sur le bord de mer. Cela m’apaise et me ressource.

J’ai réalisé à quel point passer du temps dans la nature était important lorsque je n’ai plus pu le faire. J’ai vécu à Paris et à San-Francisco, et dans ces deux villes j’ai pu continuer à faire des escapades natures, mais lorsque j’ai vécu à Beyrouth (j’y ai passé un an et demi) cela est devenu plus difficile. Il n’y a quasiment pas d’espaces verts à Beyrouth, et sortir de la ville est compliqué surtout lorsque l’on n’a pas de voiture. Pendant un temps, la solution que j’avais trouvé était d’aller sur le campus de l’université américaine. Sur plusieurs hectares le campus était boisé et parsemé de banc ce qui était idéal pour une une coupure nature. Mais dû à une nouvelle régulation l’accès était devenu plus difficile aux non étudiants. Ne pouvant plus aller flâner dans le parc du campus, il m’est arrivé de passer un mois sans voir de verdure. Lorsqu’après je réussissais à aller en montagne et à la campagne je pouvais ressentir dans tout mon être que l’être humain n’est pas fait pour vivre loin de la nature.

Bienfaits et conseil pratique

Faites l’effort d’organiser une sorti nature au moins une fois par semaine. On s’habitue rapidement au milieu urbain et beaucoup de personnes préfèrent rester le week-end devant la télé pour se ‘reposer’. Mais se reposer sans se ressourcer ne sert pas à grand chose car on retourne au travail toujours aussi fatigué. Alors que passer du temps en plein air auprès des arbres permet de se revitaliser. Cela fait du bien au corps et au mental. En France et au Canada, on a la chance d’avoir une très belle nature, profitons en !

Voilà donc mes 3 habitudes qui m’aident à rester zen malgré le stress du quotidien. Ces actions m’aident également dans la pratique de la méditation en préparant le terrain.

Pensez vous pouvoir adopter vous aussi l’une de ces 3 habitudes ? Avez-vous déjà des actions que vous faites régulièrement et qui vous aident à rester cool ?

Merci de les partager avec nous dans la section commentaire.

Cette article participe à l’événement interblogueurs « 3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien » organisé par le blog Habitudes Zen.

Si vous avez aimé mon article cliquez ici pour voter pour lui !

Voila la liste des autres participants. Elle est longue mais vous y trouverez de très bon sujets:

3 habitudes indispensables pour rester zen au quotidien aux Philippines, par Thierry PINGAULT du blog Vivre à Mindanao – Philippines pour changer de vie.

Quand on se noie dans un verre d’eau, on a pied !, par Lucia CANOVI du blog Marre de la vie ?.

3 techniques pour atteindre tous ses objectifs de manière zen, par Sylvain Wealth du blog Millionnaire Zine.

Et si ma vie au Costa Rica m’avait changé ? Mes 3 conseils pour être zen dans sa vie, par Vincent Varenne du blog Vert Costa Rica.

3 habitudes pour être Zen …et le rester toute la journée !, par Valérie Bitton du blog Eilat french Connection The Blog.

3 Habitudes pour vivre mieux !, par Isabelle Nicloux du blog Ranger sa maison.

Mes 3 astuces pour être un photographe Zen au quotidien!, par Patrick Louiche du blog Comment apprendre la photo.

Mes 3 habitudes pour trader sans stresser, à domicile, par Cédric Froment du blog E-devenir Trader.

3 habitudes scientifiquement prouvées à adopter d’urgence pour mieux gérer votre stress, par Virginie Daupeyroux du blog Vie productive.

3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien quand on est entrepreneur web, par Yves Raben du blog Top conseils santé et bien être.

3 habitudes pour être zen au quotidien quand on a un boulot qu’on quitterait direct si l’on gagnait à l’Euro Millions !, parEdwige du blog So Bien être.

3 techniques pour rester zen au quotidien avec les enfants, par Michaëla Avventuriero du blog Jeux et compagnie.

3 habitudes pour devenir un étudiant zen, par Cindy Thiers du blog Apprendre à apprendre! par Nomadity.

3 habitudes indispensables pour rester zen face à la nourriture, par Pascale Carré du blog Je reste Zen.

3 habitudes quotidiennes antistress à cultiver, parJulie Deschenes du blog Zénitude, un art de vivre.

L’union fait le zen, par Philippe Chevaux du blogApprendre sur soi et avancer.

Comment être heureux et se réveiller zen quand on a du mal à dormir ?, par Hannah Sembely du blog Forme santé idéale.

Trois habitudes pour rester zen, par Maman Dessine du blog Mon enfant dessine.

Zen en trois solutions !, par Maryse du blog Bricole et Parlotte.

3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien, par Solip du blog Inspired Melodies.

3 habitudes pour un couple zen, par Michaël du blogMon couple heureux.

3 astuces pour être un acteur zen, par Eymeric du blog Devenir acteur.

3 trucs pour être zen au quotidien, par Mikael Plasse du blog Wikoaching.

3 Habitudes Simples Pour Être Zen Avec Son Alimentation (1/3), par Jérémy du blog Simple To Fit.

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Hygiène de vie

3 Raisons de Désencombrer Son Appartement

Le lieu dans lequel nous vivons contribue à notre bien-être. Ordre et simplicité semblent êtres les composants essentiels à un cadre sain et propice à la détente. Pourtant, nous sommes nombreux à continuer à accumuler les objets tout en ayant du mal à se débarrasser des choses inutiles. Voilà 3 bonnes raisons de mettre de l’ordre dans son ‘chez soi’.

Au cours de ces 3 dernières années j’ai changé 5 fois de logement du à des séjours à l’étranger. A chaque fois je m’allégeais un peu plus car il devenait trop compliqué de tout transporter. Heureusement, il m’a toujours été facile ‘d’abandonner’ mes vieilles affaires (vêtements, déco, produits électroniques). Je sais par contre, que pour certaines personnes, c’est un supplice que de devoir se séparer de ces ‘souvenirs’. Ces personnes ont tendance à accumuler et à garder (« au cas où ») des biens matériels. Cela traduit habituellement une recherche de sécurité.

Les objets sont souvent associés à des personnes ou à des périodes de notre vie. Ils constituent une sorte d’ancrage qui rassure. Cette familiarité autour de soi forme un cocon où l’on se sent en sécurité. Se débarrasser de ces objets, les laisser partir entre les mains d’inconnus risque d’être perçu comme une sorte de trahison et d’abandon.  Cela fait peur car lâcher et abandonner nos objets c’est perdre la sécurité qu’ils véhiculent. Pourtant, apprendre à se désencombrer c’est aussi apprendre à lâcher prise et à reprendre confiance en soi. Voilà donc la première raison de simplifier son cadre vie.

1. Apprendre à lâcher prise

Il n’est pas ici question de se débarrasser de tout pour garder uniquement une tunique et un coussin de méditation ! Il s’agit plutôt de jeter un regard lucide sur ce qui nous entoure. Avons nous vraiment besoin de tous ces objets ? Ces vêtements que l’on n’a pas mis depuis 5 ans ? Ces bibelots souvenirs sur les étagères (ou dans des boites au garage) ? Ce matériel de sport que l’on a utilisé 3 fois au cours de ces dernières années ?  De plus, certains des biens que l’on garde peuvent nous renvoyer vers une période de notre vie où l’on ne sentait pas bien. Pourquoi alors garder ça autour de soi?

Décider de faire le tri c’est mettre de l’ordre autour de soi mais également en soi. Laisser partir certains objets qui nous rattachent au passé aide à lâcher le besoin de se rattacher au connu et à accepter de s’ouvrir à quelque chose de nouveau. Mettre de l’ordre permet également de vivre dans un cadre plus agréable et plus propice à une bonne circulation de l’énergie.

2. Profiter d’un cadre agréable et ressourçant

Simplifier son lieu de vie permet de plus facilement maintenir une maison bien ordonnée et agréable à vivre : Les placards deviennent plus nettes, les étagères plus facile à dépoussiérer, et les objets plus commodes à retrouver. De plus avec peu de meubles et d’objets, le lieu devient plus lumineux et l’énergie peut circuler plus librement. En effet, selon le Feng Shui éliminer le superflu permet de créer un espace propice à une bonne circulation de l’énergie. La clarté dans son ‘chez soi’ permet de mettre en valeur les objets que nous aimons. Il s’agit de privilégier la qualité sur la quantité. Car le troisième bénéfice d’une maison désencombrée c’est que cela nous amène à apprécier d’avantage la valeur des biens matériels.

3. Apprécier d’avantage la valeur de nos biens

Cela peut paraître contradictoire mais se débarrasser des objets inutiles va nous permettre de mieux apprécier les biens que l’on acquiert avec conscience. Au lieu d’acheter compulsivement, choisir un objet parce qu’il nous touche par sa beauté ou parce que l’on en a besoin pour nos projets de vie, va nous permettre de l’apprécier bien d’avantage.

Lorsque j’ai ouvert mon premier cabinet, j’avais tendance à accumuler les achats (électroniques, déco, plantes,..) justifiant cela par la nécessité d’investir dans mon travail. Rapidement j’ai constaté que je faisais du gaspillage. J’ai alors pris pour habitude de remettre à trois fois tout achat de plus de 100 euros. Et dans la majorité des cas, je décidais de ne pas acheter car je réalisais que je n’en avais pas vraiment besoin. Mais lorsque j’optais pour l’achat, je le faisais sans remords. Les objets que j’ai acquis ainsi je les appréciais bien plus. L’autre avantage de garder et d’acheter uniquement ce qui a une réelle valeur (utile ou émotionnelle) c’est qu’on utilise plus intelligemment nos ressources financières.

Temps de faire le grand rangement

Regardez autour de vous. Qu’est ce que vous pouvez vendre sur ebays ? Qu’est ce que vous pouvez donner à Emmaüs ou à la Croix-Rouge ? C’est vrai que désencombrer son chez soi n’est pas une tâche facile. Vous pouvez même vous sentir découragé face au travail que cela va nécessiter. Mais comme pour tout projet, il suffit de le faire pas à pas. On n’a pas besoin de vider son grenier (ou même ses tiroirs) en une après-midi. Faites le par étapes. Cela peut même constituer un exercice de pleine conscience où tout en triant et en rangeant vous prêtez attention à votre respiration.

Et une dernière remarque : si vous ressentez un trop grand attachement aux objets pensez au bien qu’ils peuvent faire aux autres. Ce blouson en cuir que vous adorez (mais que vous n’avez pas porté depuis des années) peut faire très plaisir à une personne dans le besoin.

En conclusion, simplifier son lieu de vie va nous aider à lâcher le passé, rendre notre habitat plus agréable, nous permettre d’apprécier plus pleinement nos biens tout en faisant plaisir à d’autres personnes qui vont redonner vie à tous ces objets.

Partagez votre expéreince. Estimez vous vivre dans un cadre serein ou chaotique? Quels sont les petits changements que vous pouvez faire dès cette semaine pour améliorer votre cadre de vie?

Le livre de Dominique Loreau : L’art de la simplicité.

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Le Plus Sous Estimé Facteur de Stress

Pourquoi est-il si important de se créer un bon environnement sonore ?

On sait aujourd’hui que le stress est mauvais pour la santé et qu’il crée une crispation du mental qui nous empêche de vivre pleinement le présent. On connaît également les causes du stress : Relations personnelles conflictuelles, insatisfaction au travail, manque d’argent, ou encore manque de temps. Il existe cependant une autre source de stress, souvent sous estimée, mais qui est pourtant tout aussi néfaste : la nuisance sonore.

Une source de stress que l’on ne voit pas arrivé

Le bruit ambiant, lorsque soutenu dans le temps, stresse notre organisme. Plusieurs études dont celle conduite par les médecins Arnold E. et Boggs K. ont révélé que certaine stimulation sonore pouvait faire basculer le corps dans une physiologie de stress (haut niveau de cortisol sanguin). Le bruit de la circulation, de la radio, et de la télé peuvent en effet nous stresser, et cela arrive souvent sans que l’on en ait conscience. Et c’est là l’une des particularités de cette forme de stress, c’est que cela agit insidieusement. C’est-à-dire que souvent le bruit ambiant nous stresse sans qu’on le sache forcément.

Lorsque le bruit des klaxons tapent sur les nerfs

J’ai vécu un an et demi dans la capitale Libanaise. La circulation à Beyrouth est chaotique et l’emploi du klaxon est abusif. Au petit matin je suis généralement réveillé par le vrombissement des voitures, et tout au long de la journée, les bruits de la route enveloppent la ville. De plus, du à une forte urbanisation, les immeubles poussent par dizaines sous les bruits des marteau-piqueurs (la ville manque cruellement d’espace vert créant une source supplémentaire de stress mais cela est un autre sujet !). Ce bruit ambiant est usant pour le corps et l’esprit. J’en ai surtout pris conscience lorsque je quittais Beyrouth pour quelques jours. Lorsque j’y retournais, je pouvais constater que j’avais du mal à me concentrer et que je devenais plus facilement irritable.

La nuisance sonore sévit également en France, et pas seulement dans les grandes villes. Une jeune femme vivant dans une petite ville du sud a subit pendant 6 mois des travaux en face de chez elle. Elle souffrait d’un début de dépression qui s’est aggravé à cause du bruit incessant venant du chantier. Son médecin lui a confirmait que son exposition à tout ce bruit l’a fragilisé.

Un mal aux formes multiples

Si les bruits de la circulation et des travaux sont des sources évidentes de nuisance sonore, il existe d’autres sources plus discrètes mais également néfastes. La télé continuellement allumée en est une. Une personne qui ne cesse de parler en est une autre. Toute source de bruit de fond qui mobilise une partie de notre système nerveux assez longtemps risque de nous faire saturer. L’important reste alors d’agir pro-activement et de ne pas attendre de ressentir les effets négatifs.

Créer le bon environnement sonore

Si on a l’habitude de regarder la télé tous les soirs, faire un break quelques soirs par semaines s’avérera très bénéfiques pour notre santé mais également pour la communication avec nos proches. On peut mettre une musique douce dans le fond. On évitera la radio dont les interruptions publicitaires peuvent êtres irritantes. Si vous ne pouvez pas diminuer la nuisance sonore (voisins bruyants, travaux dans la rue, ..) faites un break nature. Une demi-journée de marche dans la nature permettra de diminuer les effets néfastes accumulés au cours de la semaine (Cela fait d’ailleurs partie de Mes 3 Habitudes Pour Garder la Tête Hors de L’Eau).

Lire aussi Méditation Profond en Silence … Pas Toujours Possible.

Il est intéressant de noter que les bruits de la nature tout comme la musique inspirée (celle qu’on aime et qui nous touche) vont avoir l’effet opposé et nous faire du bien. Comment savoir si une ambiance sonore est bonne ou mauvaise ? J’ai personnellement constaté que lorsque je lis un livre, si je suis interrompu par le bruit (voir agacé) c’est que ce bruit ne me convient pas : son de la télé, la circulation. Si au contraire j’oublie le fond sonore lorsque je lis (musique que j’aime, bruits des vagues, chant des oiseaux) c’est qu’il me fait du bien. A chacun alors de créer un environnement sonore qui va diminuer le stress et nous faire du bien.

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Comment les Pensées Affectent Nos Émotions ?

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Réfléchir, oui, mais avec modération !

Ce vendredi, en fin de journée j’ai ressenti un certain mal-être. Ce n’était pas un sentiment précis et je ne savais pas pourquoi ces émotions inconfortables s’installaient en moi. Surtout que cela faisait quelque temps que je me sentais bien et plein d’énergie. Pourquoi alors ce coup de blues ?

En y réfléchissant un peu, j’observais que cela avait commencé après la lecture d’un carnet datant d’un an sur lequel j’avais écrit mes pensées du moment. Cela m’avait replongé dans le passé et je ne pouvais m’empêcher de repenser aux choix que j’avais faits ces 12 derniers mois. J’ai également cogité sur le futur et sur ce que j’en espérais.

Avec mon ‘carnet de réflexion’ à Saint-Vallier-de-Thiey (06)
Réfléchir, oui, mais avec modération !

Le lendemain, par moment, je reprenais mes pensées. Je me suis senti agité avec le besoin de trouver une solution, de mieux planifier les 6 mois à venir. Alors que j’avais prévu d’aller faire une rando, je préférais y renoncer, car je ne me sentais pas assez en forme. Finalement, dimanche en fin de journée, je me suis retrouvé seul. Je décidais d’utiliser ce précieux temps pour faire le point et organiser mon futur. Mais alors que je m’apprêtais à allumer l’ordi, je pris clairement conscience que je n’en avais pas envie, que là n’était pas la solution. Je sortis le tapis de yoga pour faire quelques postures suivies d’une séance de 15 minutes de méditation. Je fis ensuite une vingtaine de minutes de posture de yoga de récupération, puis à nouveau je m’installais sur mon coussin de méditation pendant 25 minutes.

J’ai très bien dormi cette nuit, et ce matin je me suis réveillé ressourcé et de très bonne humeur. Cet épisode du week-end fut pour moi un rappel de ce que je savais déjà : les pensées ont le pouvoir d’affecter nos émotions. On peut se rendre malheureux alors que globalement tout va bien.

Le pouvoir des pensées sur nos sentiments

Nos pensées affectent nos émotions. Si une personne pense à une situation difficile – par exemple à une personne avec laquelle elle est en conflit – son corps va physiologiquement réagir. Le rythme respiratoire se modifie, les battements cardiaques s’accélèrent, les glandes surrénales sécrètent du cortisol, et la personne va être submergée par les émotions. Elle pourra ressentir de la colère, de la frustration, de la peur ou encore de la tristesse. Toutes ces modifications surgissent à cause des pensées. Il suffit de modifier ou d’arrêter nos pensées pour transformer notre état d’être.

Avec vous remarqué cet intéressant phénomène ?

Une réflexion interne (par ex : « il faut que je gère ce problème ») génère une certaine inquiétude en vous.  Puis, votre attention est accaparée par autre chose, et vous oubliez la raison de votre inquiétude. Vous avez le souvenir du malaise, mais il n’est plus là, et vous essayez de vous remémorer la source de votre inquiétude. Lorsque vous la retrouvez, «ah oui, il faut que j’appelle cette personne.. », les sentiments d’inconforts reviennent. Les pensées (notre dialogue interne) affectent nos sentiments et nos émotions. Faut-il alors ne plus penser ?

Bien entendu, nos capacités à réfléchir, à analyser, à anticiper constituent une part fondamentale de notre humanité. Le problème n’est pas l’outil, mais comment on l’utilise. J’ai souvent lu (et écrit) que l’homme et la femme occidentaux sont surtout dans leur tête et pas assez dans leur corps. Ils sont dans la réflexion plutôt que dans le ressenti. En d’autres termes, on réfléchit trop ! Et cela a un effet cumulant.

Le poids des pensées

Une personne réfléchit à sa situation et cela résulte dans un sentiment de mal-être et d’inquiétude. En espérant apaiser son inconfort, elle va chercher des solutions… en pensant davantage. Ce qui va avoir pour résultat de générer encore plus de doutes et de questionnements. Je connais certaines personnes qui ne peuvent pas s’arrêter de s’inquiéter. Elles pensent sans cesse à leur situation, aux choix qu’elles doivent faire. On a vraiment l’impression qu’elles portent le monde sur leurs épaules. Tristement, cela se traduit par tous ces symptômes que l’on associe au stress : problème cardiaque, surpoids, mal de dos, et dépression pour n’en citer que quelques-uns.

Lorsqu’il est temps de décrocher

Oui, il est bien de réfléchir à sa situation et de faire le point, mais faisons-le d’une manière équilibrée et intelligente. Voilà plusieurs signes qui indiquent qu’on abuse de cet outil que sont nos pensées :

– Plus on réfléchit plus le sentiment de mal-être et d’inquiétude augmente. Si cela arrive, il est temps de décrocher. Passer à une autre activité et ne revenez à votre réflexion que lorsque vous vous sentirez mieux émotionnellement.

– On tourne en rond, et les réponses ne viennent pas. Parfois on se pose 1000 fois la même question et au lieu d’une réponse claire, c’est une confusion grandissante qui prend place. Stop. Reposer une mille et unième fois cette même question ne servira à rien. Fermez le dossier et laissez mûrir. Il est connu que la réponse vient souvent lorsqu’on s’arrête de chercher.

-On ressasse le passé. Si vous rejouez sans cesse dans votre tête la scène de la veille en vous disant j’aurais dû dire ou faire ça, ou si vous analysez chaque parole échangée pour comprendre pourquoi la personne a agi ainsi, c’est un voyant rouge. Surtout lorsque vous commencez à ressentir un sentiment d’injustice ou de la culpabilité, vous savez qu’il est temps de décrocher.

J’ai bien conscience que ce n’est pas facile d’arrêter le train de ses pensées, surtout lorsque ce dernier a pris beaucoup d’élan. Mais comprendre que nos pensées sont souvent à l’origine de notre mal-être devrait nous motiver à chercher à régulièrement lâcher prise. Le sport, la création (musique, bricolage, ..), le yoga et la méditation offrent d’excellents moyens d’arrêter le flot incessant de nos pensés. Cela fera du bien au corps, apaisera nos sentiments, et cela permettra également de reprendre nos pensées avec une perspective nouvelle et bien plus fraîche.

Plus on persévère dans cette démarche plus cela devient naturel de calmer le mental pour se ressourcer. Durant ce week-end, j’ai pu constater l’effet des pensées sur mon ressenti. Mais j’ai surtout apprécié qu’une partie de moi ait su intuitivement qu’il était temps d’arrêter le dialogue interne. Cela s’est fait facilement et relativement rapidement. Dans le passé,  je pouvais vivre plusieurs semaines de stress avant de réaliser qu’il était temps de lâcher prise. C’est avec gratitude que je constate aujourd’hui la présence d’une plus grande vigilance (envers les pensés sources de stress) qui est, je pense, le résultat d’une pratique régulière de la méditation. En espérant que mon expérience de ce week-end vous soit utile.

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Hygiène de vie Préparer le Corps

Boire ou Méditer, Faut-il Choisir ?

Peut on sortir boire un verre le soir et méditer le lendemain matin ?

Encore très récemment j’ai eu la visite d’un ami d’enfance qui est venu passer une semaine  sur la côte pour que l’on puisse se voir. Cela faisait plus de dix ans que l’on n’avait pas eu l’occasion de passer autant de temps ensemble. Je me suis organisé pour être disponible pendant cette période, et l’on a profité pour faire du sport, des randos nature et …des sortis le soir.

Je ne bois de l’alcool qu’à certaines occasions, et cela dépasse rarement 2 verres de bières dans la soirée.  Mais malgré cela, à chaque fois que je passe une période où je sors un peu plus souvent qu’à l’habitude, la régularité et la qualité de mes séances de méditation en souffrent.

Relaxé mais embrumé

Boire de l’alcool (tout comme fumer un joint, ou prendre un anxiolytique) va souvent avoir pour effet d’amener un sentiment de détente. Or, si la relaxation est un bon préambule à la méditation, il ne faut pas que celle-ci cause un embrument de l’esprit. L’alcool et les drogues récréatives ont pour effets de calmer le mental MAIS en diminuant notre vigilance… pas bon pour méditer. Faut-il alors renoncer à boire, à ‘faire la fête’ ?

« Tu ne boiras point »

Si l’on regarde du côté des traditions et des sagesses du monde, il est vrai que certaines religions et croyances, notamment l’Islam et l’Hindouisme, considèrent la consommation d’alcool comme un obstacle à leur pratique. De plus, l’un des préceptes du bouddhisme demande à ses pratiquants (laïcs et moines) de s’efforcer de s’abstenir d’alcool et de tous les intoxicants. Ensuite, d’un point de vue santé, boire de l’alcool est bien plus souvent néfaste que bénéfique. Abandonner l’alcool semble alors être une bonne idée.

Culture et coutume

Mais ce n’est pas simple. Boire un verre entre amis est l’un des moyens les plus courant de socialiser. La consommation d’alcool, qui favorise la convivialité, fait en effet partie de la culture et des coutumes de nombreuses nations. De plus, certaines personnes ont développé une accoutumance à la boisson. Difficile alors de renoncer à boire même si l’on désire s’adonner à la méditation. Faut-il alors choisir entre boire et méditer ? non !

Modération, modération, modération

Comme bien souvent, c’est la voie du milieu qui porte en elle la solution. Dans ce cas il s’agit de boire avec modération et de persévérer dans la pratique de la méditation. Considérons ces quelques points :

– Même si l’on a habitude de boire régulièrement de l’alcool et qu’il est difficile de ralentir, il ne faut pas pour autant renoncer à méditer. Mieux vaut boire et méditer que boire sans méditer.

– La méditation a un effet bénéfique sur l’accoutumance et peut aider une personne à diminuer voir à arrêter la boisson.

– Même lorsque l’on traverse une période où l’on sort plus souvent il faut vouloir continuer à méditer. Car si la qualité de la méditation ne sera pas la meilleure, continuer d’essayer permettra de reprendre au mieux une fois les festivités passées.

– L’alcool n’est pas le seul responsable. Se lever tard le matin, manger un peu n’importe quoi, négliger les routines qui nous font du bien, … En bref, tout ce qui est associé à des sortis arrosées affecte également la qualité de la méditation. Dans ce cas, essayez au mieux de ne pas sacrifier les bonnes habitudes.

– L’alcool (et les intoxicants en général) demande beaucoup d’énergie au corps (surtout au foie et aux reins qui doivent neutraliser et se débarrasser des toxines). Si l’on consomme modérément, on sollicite moins le corps, et il devient plus facile de se concentrer.

Je connais quelques personnes qui ne boivent jamais. Elles ne le font pas par conviction religieuse ou autre, mais simplement par ce qu’elles se sentent bien mieux comme ça. Personnellement je ne bois qu’occasionnellement, mais j’apprécie de temps à autre de partager un verre avec un ami. Surtout si je ne l’ai pas vu depuis longtemps et si cela me donne l’occasion de discuter avec lui des bienfaits de la méditation.