Pratiquer la méditation est non seulement bénéfique pour la personne qui pratique, cela l’est également pour les autres. Méditer nous permet, en effet, de développer une qualité de présence qui fait du bien aux autres.
Cela fait maintenant plus de 6 ans que j’anime le blog Pratiquer la Méditation et 5 ans, le cours en ligne Méditer Aujourd’hui.
À chaque fois que j’apprends qu’une personne suit mes publications (blog ou podcast) depuis le début, je ressens de la joie et une grande appréciation.
Mais après 5 ans et plusieurs dizaines de sessions du programme de 3 semaines, je ressens maintenant la nécessité de faire évoluer ce programme.
LE SECRET EST LA RÉGULARITÉ
S’il est utile d’avoir un soutien sur 3 semaines et de comprendre les bienfaits de la méditation, l’essentiel est de mettre en place une PRATIQUE RÉGULIÈRE sur la durée.
C’est pourquoi j’ai depuis début décembre créé un nouveau programme qui permet d’avoir accès à de nouvelles méditations guidées et à des exercices pendant 52 semaines (et probablement plus).
Le cours de 3 semaines sera remplacé par ce nouveau programme. À noter que si vous avez participé au cours initial, votre accès aux modules restera ouvert.
COMPRENDRE C’EST BIEN, MAIS PRATIQUER RESTE LA CLEF DU CHANGEMENT
Dans le podcast Pratiquer la Méditation, je parle régulièrement des bienfaits de la méditation. Et si c’est intéressant et motivant de découvrir le grand potentiel de cette pratique, cela ne suffit pas.
Je reçois régulièrement des emails me disant qu’une personne suit le podcast depuis des années, mais sans pour autant vivre l’expérience de la méditation.
C’est pourquoi, pour la nouvelle année, je vais proposer beaucoup plus de séances guidées pour vous permettre de vivre l’expérience de la méditation. Cela permettra d’apprendre les bases et d’approfondir sa pratique, et cela donnera également une structure pour vos séances libres (méditation sans être guidé).
UN SOUTIEN SUR LA DURÉE
Imaginez-vous avoir accès à des séances guidées simples et efficaces, semaine après semaine. Tout ce que vous avez à faire est d’allouer 12 à 15 minutes dans votre journée à votre séance, de vous installer sur une chaise ou sur un coussin au sol, puis de plonger dans l’expérience du moment présent.
En quoi cela changerait-il la qualité de votre vie?
La recherche révèle que méditer réduit le stress, améliore la santé physique, renforce la confiance en soi et dans la vie… En d’autres termes, méditer améliore notre vie et par extension celle de nos proches.
Je ne vais pas ici m’attarder sur les profonds et parfois surprenants bienfaits de la méditation – vous trouverez sur le blog des centaines d’articles sur ce sujet – mais j’aimerais ajouter que la méditation reste pour moi le meilleur investissement de temps que l’on puisse faire.
12 MINUTES POUR TRANSFORMER SA VIE
En seulement 12 minutes par jour, on peut grandement et durablement améliorer notre expérience du quotidien. Je ne connais pas d’autres activités ayant un tel potentiel de transformation, et cela en si peu de temps à y consacrer au quotidien.
Mais pour avoir ces changements – plus de stabilité émotionnelle, plus de clarté dans ses choix, plus de joie et d’ouverture aux autres -, il est nécessaire de pratiquer avec régularité.
À travers le nouveau programme, vous aurez non seulement la matière pour pratiquer (support audio et vidéo), mais aussi accès à une communauté de personnes partageant votre démarche, ainsi qu’à moi-même qui chaque semaine répondrai aux questions et participerai aux discussions.
SPECTATEUR À ACTEUR
Vous êtes nombreux à suivre les publications du blog et du podcast. Sur ces 3 dernières années, les épisodes du podcast ont été téléchargés plus de 800,000 fois. Je suis honoré qu’autant de personnes prennent le temps d’écouter chaque semaine ces épisodes.
Ce que j’aimerais maintenant, c’est que vous soyez également nombreux à vous mettre à une pratique régulière.
Si vous êtes parmi celles et ceux qui suivent mes publications depuis un certain temps, mais sans avoir mis en place une pratique régulière de la méditation, je ne peux que vivement vous encourager à profiter de ce programme.
Ce programme reprend les meilleurs exercices proposés dans le cours de 3 semaines, et s’enrichit d’un large panel de séances guidées (comment développer la concentration, mieux gérer le stress, comprendre la confiance en soi, s’ouvrir plus facilement aux autres…).
Ce programme de méditation propose une approche laïque de cette pratique. S’il m’arrive de me référer au bouddhisme, les séances proposées ne sont pas attachées à une tradition en particulier.
Je ne termine pas tous mes messages par namasté. Je ne porte pas des colliers en perles de bois et des sandales en pleins hivers. Je ne suis pas attaché à l’identité New Age ou à certaines attitudes associées à la spiritualité.
Par contre, je parle volontiers de compassion, de bienveillance et d’amour. Non par dogme, mais par expérience. Se reconnecter à soi à travers la méditation révèle naturellement ces qualités.
Je ne pense pas qu’il faille suivre une certaine voie pour profiter de la méditation.
À CHACUN SON PARCOURS, À TOUS LES BIENFAITS DE SE RECONNECTER AU MOMENT PRÉSENT
Certains de mes amis méditent depuis plus de 25 ans et font des retraites de plusieurs mois au Népal, alors que d’autres travaillent dans la finance gagnant des sommes ridicules d’argent préférant les boites de nuit aux salles de yoga.
Je côtoie des artisans, des artistes, des thérapeutes, des auteurs, mais aussi des rentiers, des gérants de cabaret, et des mères au foyer.
Tout cela pour vous dire que j’essaie de ne pas juger les choix de chacun. Ce que je crois avec une sereine conviction, c’est que chaque personne, indépendamment d’où elle se trouve dans sa vie, peut bénéficier d’une dizaine de minutes de méditation par jour.
PRATIQUES, PRATIQUES, PRATIQUES
Une séance quotidienne de 12 minutes vous permettra de découvrir qui vous êtes sous les automatismes, les croyances et les habitudes. C’est profondément libérateur d’arrêter de réagir à son environnement.
Exemple d’une courte séance de 6min
Le temps d’une séance, vous pourrez vous reconnecter à vous-même avec douceur et bienveillance. Renouvelez cela sur plusieurs mois, et votre vie sera plus riche et plus profonde.
Ce programme a pour but de vous accompagner dans ce retour à l’essentiel.
« Le courage vient du mot coeur. L’essence du courage, c’est accepter de ressentir son coeur, y compris dans les situations difficiles ou douloureuses. »– John Welwood
John Welwood, psychologue et auteur, a noté que « l’essence du courage, c’est accepter de ressentir son coeur, y compris dans les situations difficiles ou douloureuses. »
Le courage c’est d’accepter notre vulnérabilité. C’est de continuer à agir, à s’exprimer, malgré la peur d’être rejeté.
Marwan, 33 ans, a grandi au Canada, mais il vit désormais au Liban. Enfant, il se décrit, comme étant timide et en retrait.
« En classe, je m’asseyais toujours près de la fenêtre. Je m’évadais dans mes pensées dès que je le pouvais. »
Malgré son inconfort initial à l’école, Marwan a poursuivi de longues études. Il s’est spécialisé dans la biologie pour devenir technicien de laboratoire.
À Beyrouth dans la capitale libanaise, il travaille désormais pour l’un des plus importants laboratoires d’analyse médicale.
Marwan est talentueux dans son métier, et il s’intéresse à de nombreux autres domaines lui donnant une bonne culture générale. Mais ce dont Marwan est le plus satisfait est le travail qu’il a fait sur lui même.
En paix en lui même mais de la difficulté à s’exprimer en public
Il note bien mieux se connaître et se sent généralement en paix avec lui même. Mais ce qui continue à travailler Marwan, c’est sa difficulté à s’exprimer clairement lorsqu’il se retrouve en public.
Durant les rencontres professionnelles et sociales, Marwan a du mal à s’affirmer. C’est comme si l’enfant timide resurgissait en lui même l’amenant à battre en retrait et à étouffer son envie de s’exprimer et d’être entendu.
Combien de fois, Marwan est revenu chez lui agacé de ne pas avoir dit tout haut ce qu’il pensait. « Mais pourquoi je ne m’affirme pas plus!? » Il ressassait alors les détails de la rencontre se disant qu’il devait s’améliorer (étudier plus, avoir plus de succès au travail, améliorer son apparence physique) pour enfin pouvoir être vu et entendu.
Cette attitude ne changeait pas grand-chose. Et Marwan vivait cela comme une déception, comme un sentiment d’échec.
Puis un changement subtil de sa perspective des évènements allait tout changer.
Accepter sa vulnérabilité
Après un séminaire de 3 jours à Dubai, Marwan est rentré chez lui dans son appartement en fin de soirée. Il était fatigué de son long week-end professionnel, mais comme à son habitude il repensait à ses quelques jours et se blâmait de son manque d’assurance.
Cependant, le sommeil et la lassitude ne lui permirent pas de se plonger dans ses pensées habituelles. Il se dit alors que peut être qu’il n’est simplement pas un bon orateur, qu’il n’a pas autant de réparti et d’humour que certains de ses collègues…et que cela était ok. Il fut surpris par le calme qu’il ressentit alors. Le fait d’avoir accepté de ressentir ses faiblesses, d’accueillir sa vulnérabilité sans vouloir la changer ou la fuir avait amené un sentiment d’apaisement.
Cette perspective nouvelle allait tout changer.
Durant la sortie sociale qui suivit, Marwan n’attendit pas de revenir chez lui pour refaire le point, il ressentit durant la soirée ce manque d’assurance. C’était une sensation corporelle d’inconfort, mélanges de désirs et de retenues. Alors que Marwan expérimentait sa difficulté à s’exprimer, il ne cherchait pas à fuir la sensation inconfortable. Il ne se disait pas « je suis nul, je dois m’améliorer. » Marwan acceptait simplement de ressentir cet inconfort en lui, et cela était libérateur.
Durant les semaines et les mois qui suivirent, Marwan embrassa ses limites. Au lieu de lutter contre son manque d’assurance, il le ressentait pleinement. Et surtout, il commença à s’exprimer malgré sa gêne.
Il pouvait se sentir rougir, chercher ses mots, mais cela ne l’empêchait plus d’exprimer ce qu’il ressentait et ce qu’il pensait.
Marwan avait compris que nier ses faiblesses, en cherchant à les fuir ou à les transformer, ne faisait en réalité que les entretenir. Marwan a accepté d’être vulnérable: « Je ne suis pas un grand orateur, mais c’est ok. Je choisis de m’exprimer même si je risque d’ennuyer les autres. Je choisis de m’exprimer même si je risque d’être jugé. »
C’est alors qu’il a commencé à agir avec courage. Le courage et la confiance en soi, ce n’est pas avoir toutes les armes pour réussir. C’est au contraire, aller au contact de la vie, des autres, en sachant que l’on peut être vulnérable.
Suivre son coeur
C’est accepter de suivre son coeur même si la voie est incertaine et inconfortable.
Comme l’a bien dit Welwood:
» Le courage vient du mot coeur. L’essence du courage, c’est accepter de ressentir son coeur, y compris dans les situations difficiles ou douloureuses. »
Le Dr Jonh Welwood a un PhD en psychologie clinique. Il est thérapeute et auteur. Welwood, aujourd’hui 75 ans, fut l’un des pionniers de l’intégration de la psychologie occidentale avec la sagesse orientale. Il a écrit 8 livre dont Perfect love, imperfections relationships a gagné le prix du meilleur livre en développement personnel (Books for a Better Life Awards) en 2007.
Que l’on recherche la paix intérieure, la clarté, notre nature profonde, ou encore une connexion avec ce qui nous dépasse – appelez cela Dieu ou la vie – Rûmi nous dit que l’on cherche cela, car on l’a déjà trouvé.
Notre être aspire à un état qu’il connait déjà. Peut-être l’a-t-on vécu furtivementou bien est-il toujours présent, mais voilé par l’agitation du quotidien.
Carl Gustave Jung, psychiatre et auteur, note que la clarté apparait lorsque l’on prend conscience de l’obscur.
Il s’agit alors d’enlever ce qui obstrue la vision profonde. L’état que l’on recherche est déjà là. Il suffit d’arrêter l’agitation pour lui permettre de se manifester.
RETROUVER CE QUE L’ON A DÉJÀ
La paix que l’on recherche, on l’a connait. Ou du moins une part de nous même est familière avec cet état. Il faut maintenant tourner notre attention vers cet état furtif, mais bien présent.
Les pratiques spirituelles et l’enseignement des sagesn’est qu’un rappel de ce que l’on a déjà expérimenté.
Le poète Khalil Gibran ne dit-il pas: « personne ne peut rien vous révéler sinon ce qui repose déjà à demi endormi dans l’aube de votre connaissance. »
Lorsque le doute vous submerge et vous craignez de pouvoir trouver un état de confiance, de paix et de joie, prenez réconfort dans le fait que votre aspiration est la preuve que cet état est déjà en vous.
C’est ce que nous suggère Rûmi dans ses paroles: « tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé ».
Djalāl ad-Dīn Muḥammad Balkhi1 ou Rûmî, né à Balkh (actuel Afghanistan) dans le Khorasan (grande région de culture perse), en 1207 et mort à Konya (dans l’actuelle Turquie) en 1273, est un poète mystique persan qui a profondément influencé le soufisme.
Les Turcs, Iraniens, Afghans et autres populations de la région font montre de respect pour ses poèmes. Reconnu de son vivant comme un grand spirituel et comme un saint, il fréquentait les chrétiens et les juifs tout autant que les musulmans.
L’UNESCO a proclamé l’année 2007, année en son honneur pour célébrer le huitième centenaire de sa naissance.
Vous ressentez une baisse d’énergie et une sensation de fatigue qui s’installent en vous? Cette séance de méditation vous aidera à vous sentir plus en forme.
« Vous ne trouverez pas la paix en réorganisant vos conditions de vie, mais en prenant conscience de qui vous êtes sur le plan le plus profond. » – Eckhart Tolle
Votre vie comprend bien des choses importantes, mais une seule a une importance absolue.
Votre réussite aux yeux du monde a de l’importance. Votre santé aussi, de même que votre éducation. Le fait d’être riche ou pauvre a de l’importance – cela établit certainement une différence dans votre vie.
Oui, tout cela a une importance relative, mais aucune importance absolue.
Une chose compte plus que tout cela: le fait de découvrir votre essence par-delà cette éphémère entité, ce fugace sentiment de soi personnalisé.
Vous ne trouverez pas la paix en réorganisant vos conditions de vie, mais en prenant conscience de qui vous êtes sur le plan le plus profond.
Les circonstances de la vie sont importantes. Notre travail et nos relations affectent directement l’expérience que l’on a de la vie.
C’est important de le rappeler comme le fait Tolle:« Votre réussite aux yeux du monde a de l’importance. Votre santé aussi, de même que votre éducation. Le fait d’être riche ou pauvre a de l’importance. »
Bien souvent on associe la voie de développement personnelou celle du cheminement spirituel avec un détachement de la vie matérielle et sensuelle. Or, comme le rappelle Tolle, l’aspect pratique de la vie continuera à nous affecter.
Croire que la voie spirituelle nous immunisera contre les besoins du monde est naïf. Nous sommes des êtres de matières avec des besoins et des désirs.
… MAIS RELATIVEMENT IMPORTANTES
Cependant, si les conditions de vie sont importantes, Tolle ajoute que leur importance est secondaire. Ce qui est essentiel c’est de prendre conscience de qui vous êtes sur le plan le plus profond.
C’est ce qu’a réalisé Mathilde.
MATHILDE SE SENT PRISE DANS UN TOURBILLON
Mathilde est une maman de deux enfants en bas âges. Elle vit en région parisienne avec son conjoint. Elle travaille à mi-temps depuis 8 mois dans une entreprise qui vend des logiciels de comptabilité.
Elle décrit être prise dans un tourbillon d’où elle n’arrive plus à sortir la tête. Elle est en manque de sommeil, son plus jeune enfant souffrant de colique. Son conjoint travaille de longues journées et ne semble jamais disponible pour elle ou les enfants. Le soir et les weekends, il s’installe sur le canapé, le téléphone dans une main et la télécommande de la télé dans l’autre.
Mathilde voudrait changer ses conditions de vie: Réussir à mieux communiquer avec son mari, trouver un travail mieux payé, avoir de l’aide avec ses enfants,…
SI SEULEMENT MA VIE POUVAIT CHANGER
Une des rares après-midi où elle retrouvait une amie pour un café, elle lui raconta son besoin d’avoir plus de temps pour elle et plus de support de la part de son conjoint. Cela lui faisait du bien de s’imaginer que ces conditions de vie allaient s’améliorer.
Mais lorsque la nuit suivante, elle fût à nouveau réveillée par les pleurs de son plus jeune fils, elle se sentit submergée par un sentiment d’angoisse et eut à nouveau le sentiment d’être complètement bloquée dans sa vie.
SE RECONNECTER À SES RESSENTIS
Son enfant dans les bras, elle se mit à pleurer et ressentit pleinement sa vulnérabilité. Malgré la fatigue et la tristesse, elle eu un semblant de calme. Elle pouvait ressentir sa respiration et la légère oppression au niveau de sa poitrine. Mais plus elle était attentive à son corps, et plus elle se sentait rassurée.
Mathilde ressentit alors qu’indépendamment de ses circonstances de vie, il était possible d’expérimenter la vie autrement. Il était possible de plonger en soi et de modifier son état de désespoir. Cette prise de conscience fut un tournant pour la mère de famille.
TROUVER LA PAIX INTÉRIEURE
Durant les semaines qui suivirent, elle eut l’envie de se familiariser de plus en plus avec ses ressentis, ses émotions, ses pensées. Mathilde trouva le temps de s’ancrer de plus en plus dans le moment présent.
Ces conditions de vie au début restèrent les mêmes, et elle avait encore des hauts et des bas émotionnels. Mais avec le temps, elle ressentit de plus en plus de stabilité et de confiance.
LE CHANGEMENT VIENT DE SOI
Puis, sa vie commença à changer. Son mari semblait plus ouvertet beaucoup plus disponible. Son fils ne souffrit plus de ses intestins et faisait des nuits complètes. Mathilde réalisa ce que Tolle a dit: « Vous ne trouverez pas la paix en réorganisant vos conditions de vie, mais en prenant conscience de qui vous êtes sur le plan le plus profond. »
Le véritable changement ne peut venir que lorsque l’on fait un plongeon en soi. Devenir attentif à notre nature profonde, c’est commencer par observer là où notre attention se trouve, puis à la ramener vers soi dans l’ici et le maintenant.
« Grandissez sans rien perdre de votre innocence. Permettez aussi aux sentiments du coeur de grandir. » – Amma
Mata Amaritanandamayi « Amma », enseignante spirituelle de l’Inde, nous dit:
Grandissez sans rien perdre de votre innocence. Et en grandissant, restez humbles en toutes circonstances. Votre croissance physique ne doit pas affecter l’enfant en vous. Que votre intelligence devienne plus vive, que votre mental gagne en clarté et en vigueur, mais tout en développant ces facultés, permettez aussi aux sentiments du coeur de grandir.
Un enfant agit principalement à partir du coeur. Il exprime ce qu’il ressent et ce qu’il souhaite. Puis en grandissant, la raison prend une place de plus en plus importante.
LA RAISON PREND PEU À PEU LE DESSUS
Nos choix et ce que l’on exprime sont plus souvent dictés par notre raison (par ce qu’il semble le plus judicieux de faire) que par nos aspirations du coeur.
On cherche à contrôler et à modeler notre vie pour qu’elle réponde à une idée mentale de ce qu’elle devrait être: « j’aimerais rencontrer la bonne personne, avoir un bon boulot, gagner plus, voyager… »
Amma nous dit « …en grandissant, restez humbles en toutes circonstances. »
Être humble c’est comprendreque notre savoir et notre capacité de modifier notre environnement sont limités.
Cependant, Amma ne nous recommande pas de nier l’intelligence et la capacité à prévoir et à agir. Elle dit en effet « Que votre intelligence devienne plus vive, que votre mental gagne en clarté et en vigueur… »
Mais elle ajoute « …tout en développant ces facultés, permettez aussi aux sentiments du coeur de grandir. »
SE RECONNECTER À SOI
Agir à partir du coeur, c’est se reconnecter à soi dans le moment présent et s’exprimer à partir de cet ancrage.
On confond souvent les vraies aspirations du coeur et les désirs du mental. Ce que l’on souhaite vivre ou accomplir dans le futur (plus de rencontres, plus de richesse, plus de beauté, moins de difficultés, etc.) est le fruit du mental et non du coeur.
LES DÉSIRS DU MENTAL NE SONT PAS LES ASPIRATIONS DU COEUR
On s’imagine ce que l’on souhaite plutôt que de le ressentir. Le mental nourrit des envies héritées de sa famille et de la société qui ne correspondent pas forcément à nos aspirations profondes.
Agir à partir du coeur ne nécessite pas de changer vos conditions de vie. Vous pouvez déjà à présent vous reconnecter à votre coeur.
Qu’est ce que vous souhaitez faire, exprimer, vivre aujourd’hui même?
ÉCOUTER SON COEUR
Écouter l’enfant en soi ne peut se faire que dans le moment présent. Reconnectez-vous à vos ressentis, à votre respiration, et laissez votre coeur s’exprimer.
Amma nous rappelle qu’agir uniquement à partir du mental c’est risquer de passer à côté de l’essentiel. Certes l’intelligence est importante, le coeur l’est tout autant.
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