Rechercher l’approbation c’est se conformer à l’attente des autres, en commençant par celle de ses parents. L’enfant introverti va chercher à faire plaisir, à bien se comporter, pour éviter les situations de conflits. Au lieu d’exprimer ce qu’il ressent, il va dire et faire ce que l’on attend de lui.
Ce rapport aux autres continue souvent durant l’âge adulte. On prend l’habitude d’agir à partir de l’extérieur plutôt qu’à partir de soi. On se comporte de façon à être apprécié, aimé et respecté, en s’alignant sur l’attente des autres.
Cette première stratégie peut parfaitement fonctionner pendant un temps. On peut en effet être populaire et avoir de la réussite dans certains aspects de sa vie.
Mais cette stratégie va avoir deux conséquences.
À force d’agir à partir des attentes des autres, on ne va plus savoir ce que l’on souhaite réellement.
À force d’inhiber l’expression de soi, on va perdre la capacité d’exprimer clairement et avec bienveillance, ce que l’on pense et ressent.
Ces deux dynamiques risquent de renforcer les sentiments de stress et d’insatisfaction : le stress, dû à un rapport aux autres qui nous coute de plus en plus en énergie ; l’insatisfaction de ne pas pouvoir être compris.
La continuité de cette première stratégie est de celle d’endosser pleinement un rôle.
STRATÉGIE 2 : ENDOSSER UN RÔLE
La deuxième stratégie est une extension de la première. C’est de créer un cadre où l’on sera accepté et apprécié.
Une personne va par exemple mettre en avant son rôle (son métier, son statut de parent, son art) dans son rapport aux autres. Elle va porter son expertise ou son rôle dans la société comme un masque lui évitant d’exprimer ce qu’elle ressent ou pense réellement.
Si c’est plus souvent le personnage – la maman, le professionnel, l’artiste, l’intellectuel, le spirituel, l’écologiste …. – qui s’exprime au lieu de la personne, cela indique que c’est une stratégie d’évitement.
On utilise notre expertise, notre rôle dans la société, pour avoir l’approbation et l’amour des autres.
Mais, mettre un masque d’expertise – et même si cela peut nous amener de la reconnaissance et du succès – va créer encore plus de décalage entre ce que l’on ressent et ce que l’on exprime.
Enfin, la troisième stratégie utilisée pour naviguer les relations sociales et personnelles (et le stress qu’elles peuvent créer), résulte d’un désenchantement avec la seconde.
La personne va remettre en question son rôle : « suis-je juste une maman ? », « Est-ce que c’est le bon métier pour moi ? », « Suis-je dans le bon endroit pour pouvoir être compris ? » …
Cette remise en question peut venir d’un sentiment d’insatisfaction avec le quotidien ou peut survenir suite à un changement dans les circonstances de vie.
Par exemple, une femme qui ne s’exprime qu’à travers son rôle de maman va se retrouver déstabilisée lorsque ses enfants quitteront le domicile.
La troisième stratégie va alors consister à trouver un nouveau rôle.
STRATÉGIE 3 : TROUVER SA VOIE
Depuis que je travaille dans le milieu de la santé et du mieux-être (en 2000, j’ai ouvert mon premier cabinet de chiropratique), j’ai pu constater un besoin croissant chez les personnes que j’accompagnais, celui de trouver sa voie.
« Quelle est ma raison d’être ? Quels sont mes talents ? Que suis-je censé contribuer au monde ? » sont des questions qui reviennent souvent.
On peut développer l’idée qu’une fois que l’on aura trouvé sa place dans le monde, alors tout sera bien plus facile; que l’on n’aura plus besoin de se forcer ou de faire des efforts. Il suffirait de trouver sa voie pour que les autres puissent me comprendre et me soutenir dans mes projets.
Cette troisième stratégie consiste donc à rechercher la bonne voie professionnelle, les bonnes personnes reflétant les mêmes valeurs que nous, la bonne personne pour une relation amoureuse, etc.
Le problème avec cette stratégie, c’est que c’est une extension de la seconde. On remplace un rôle par un autre. On recherche l’environnement (la bonne personne, le bon travail, la bonne communauté) qui va nous accepter, celui qui va nous permettre de nous épanouir.
Ces trois stratégies vont contribuer à nous aliéner à notre propre sensibilité. On va graduellement perdre de la clarté sur ce qui nous inspire réellement et l’on va aussi ne plus savoir comment exprimer ce que l’on pense et l’on ressent.
La bonne nouvelle c’est que prendre conscience de ces fonctionnements est une première étape importante vers le changement.
Si aujourd’hui vous avez conscience qu’il y a un décalage entre votre monde intérieur et votre environnement extérieur, c’est que vous n’êtes plus en train d’agir et de choisir uniquement à partir de l’extérieur comme vous avez pu le faire durant l’adolescence ou vos années de jeune adulte.
Si aujourd’hui, vous ressentez la nécessité de vous affirmer davantage pour votre bien-être et votre épanouissement, et cela même au risque d’aller à l’encontre de l’attente des autres, c’est que vous êtes probablement prêt à abandonner ces trois stratégies pour explorer une nouvelle voie.
Une voie qui vous permet de voir bien plus clair en vous et d’exprimer avec efficacité et bienveillance votre vision du monde.
Cette nouvelle voie consiste à agir à partir de soi plutôt qu’à partir des attentes (imaginées ou réelles) des autres. Cela nécessite de devenir plus attentif au moment présent pour sortir de nos automatismes de pensées. La pratique de la méditation de pleine conscience (exercices disponibles ici) est la première étape dans ce processus de retour vers soi. Puis la méditation introspective va permettre d’approfondir ce travail et libérer graduellement l’expression de soi.
Et cela va changer en profondeur la qualité de nos relations et par extension la qualité de notre vie : plus de confiance (moins de stress) et plus de joie !
Si vous employez une ou plusieurs des trois stratégies – rechercher l’approbation, endosser un rôle, rechercher sa voie -, vous pouvez faire avec moi une séance découverte pour voir comment la méditation introspective peut vous être bénéfique. Planifier ici une séance découverte.
Si vous avez des questions ou souhaitez réagir sur ces trois stratégies, laissez un commentaire ci-dessous !
Cet épisode répond à la question de May : « Comment reconnaitre ce « quelque chose » que l’on n’arrive pas à exprimer et comment arriver à l’exprimer? »
Cet épisode est tirée de la session live : Se libérer de l’anxiété en changeant de perspective.
Parfois, on évite les moments seuls ou le silence pour ne pas ressentir de trop près l’agitation en soi. On préfère plonger dans l’écran du téléphone. On attend aussi d’être épuisé avant d’aller au lit pour ne pas prendre le risque de rester éveillé avec nos pensées et nos soucis. C’est peut-être votre cas ?
Pourtant, ces moments en dehors du tumulte du quotidien sont nécessaires pour se retrouver. Si au début on risque de percevoir toute l’anxiété que l’on porte en soi, on va ensuite pouvoir délier les tensions accumulées qui sont à l’origine du mal-être.
Dans cet épisode, vous allez découvrir pourquoi il est essentiel de ressentir pleinement l’anxiété en soi, au lieu d’essayer de la fuir, pour enfin pouvoir s’en libérer.
Cet épisode est en réponse au commentaire d’une lectrice du blog, Dorothée, qui note:
Personnellement, mon souci sont des pensées récurrentes qui génèrent de l’anxiété. Des pensées dont je n’arrive pas à me débarrasser. Je vis effectivement essentiellement dans le passé et l’appréhension du future.
Je suis bien consciente que tous mes symptômes physiques tels que: fatigue, insomnies, anxiété ne sont générés que par mes pensées. Malheureusement, c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à m’en débarrasser. Je rêverais de retrouver l’insouciance de ma jeunesse.
Dans cet épisode on va voir comment moins subir les pensées qui entretiennent les sentiments de stress et d’anxiété.
Une étude conduite à l’université du Wisconsin-Madison indique que la pratique de la méditation réduit la densité de la matière grise dans certaines parties du cerveau responsable des sentiments d’anxiété et du stress.
Les participants ont développé une meilleure capacité à être présent au stimulus auxquels les chercheurs les exposés, et avaient moins tendance à rester « bloqué » sur un stimulus.
La pratique de la méditation a permis aux participants d’être plus attentifs à leurs ressentis et à leurs réflexions mentales. Cela réduit la tendance à cogiter et avec elle les sentiments d’inquiétudes, de stress et d’anxiété.
Des chercheurs à la John Hopkins University à Baltimore ont scruté des centaines études sur la méditation. Ils ont trouvé 47 études cliniques adressant le sujet de l’anxiété et répondant aux critères scientifiques. Leurs conclusions ont été publiées dans JAMA Internal Medicine (Journal of the American Association).
Ils notent que la méditation aide à réduire les stress psychologiques telles l’anxiété et la dépression.
Dre Elisabeth Hoge, psychiatre au Centre pour Anxiété et Stress Traumatique du Massachusetts General Hospital note que la méditation de pleine conscience est un choix tout à fait logique pour traiter l’anxiété: « Les personnes souffrant d’anxiété ont une difficulté à gérer les pensées parasites. Ils ont du mal à différencier les pensées constructives qui adressent une situation ou un problème des pensées de type ruminations inquiètes qui n’aident pas. »
La pratique la méditation permet de prendre du recul par rapport à la rumination. Au lieu de se mettre en mode automatique et se ronger le cerveau à penser à ses problèmes, la personne va pouvoir observer ce mécanisme puis le mettre en pause. Elle pourra alors ensuite être plus disponible pour des pensées constructives.
Je vous invite à découvrir un exercice simple « Activez vos 5 sens » pour diminuer l’anxiété à l’aide de la méditation.
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