Mes souvenirs douloureux, mes regrets sont presque tous liés à des moments dans ma vie où je n’ai pas pu, pas su m’exprimer librement.
Que ce soit dire mon affection, dire pardon, dire non, dire oui … ces moments-là par manque de clarté, de confiance ou de courage, je n’ai pas pu m’affirmer.
Être capable de s’affirmer – dire librement et efficacement ce que l’on pense et ressent – est si important à notre bien-être.
Ce n’est pas étonnant, car notre interaction avec les autres a un grand impact sur la qualité de notre vie. Les relations peuvent rendre une personne profondément heureuse ou abyssalement misérable !
Ce que je vous propose de faire durant cette séance, c’est de ressentir le lien entre être présent et pouvoir s’affirmer.
On verra pourquoi apprendre à voir clair en soi est nécessaire pour pouvoir communiquer efficacement.
Si aujourd’hui, vous avez du mal à vous exprimer librement, cette séance de méditation est pour vous.
Dans certaines traditions spirituelles, l’absence de désir est la voie vers la paix. Apprécier ce que l’on a dans le moment présent et arrêter de courir après le futur est en effet un bon moyen de retrouver du calme, même de la joie dans sa vie.
Mais faut-il pour autant renoncer à poursuivre tous ses envies, désirs et aspirations ?
Cela dépend.
Cela dépend d’où émane les désirs.
Car, comme on va le voir dans la méditation de cette semaine, il y a deux types de désirs.
Ceux qui entretiennent le stress, l’insatisfaction et la souffrance et ceux qui nous permettent de partager notre joie.
Découvrez dans cette séance de 14 minutes quels désirs poursuivre
Lorsque vous entrez dans le Présent, vous sortez du contenu de votre mental. L’incessant flux mental ralentit. Les pensées n’absorbent plus toute votre attention, ne vous aspirent pas complètement. Des écarts surviennent entre les pensées – ampleur, calme. Vous commencez à voir que vous êtes plus vaste et plus profond que vos pensées.
Eckhart Tolle
Dans cet épisode Lecture Méditative, je vous propose de méditer sur le moment présent.
Dimanche dernier, je suis allé faire une marche dans le massif près de chez moi. Le départ était frais, puis la douceur du soleil m’a accompagné le reste de la ballade.
Un rythme tranquille (ce qui me change de mes sorties trails… course à pied) m’a permis d’apprécier, par moment, la richesse naturelle tout autour de moi.
Je dis « par moment », car malgré la beauté du paysage défilant au rythme de mes pas, je constatais que je me perdais encore et encore dans mes pensées.
Ce n’étaient pas des sujets importants ou du stress, mais simplement une succession de sauts de l’attention ; l’attention passant d’un souvenir à un autre, parfois faisant de grands bons allant d’un évènement récent à une situation vécue il y a plus de 20 ans.
Puis, quelque chose attire mon attention comme ce chien avec une bonne tête qui court loin devant un couple, et me ramène sur le chemin.
Pourquoi est-ce que je ne reste pas attentif à mes sens ? Pourquoi je ne profite pas pleinement de cette rando ?
Car mes pensées peuvent attendre. Pas besoin de repenser au film vu la veille ou à la discussion que j’ai eue quelques jours auparavant lors d’un déjeuner chez des amis, tout cela peut apprendre.
J’ai la chance d’être dans un beau coin de nature, autant en profiter.
En continuant à marcher, je me répétais « clarté » comme on répète un mantra. « Clarté » évoque pour moi un regard clair débarrassé de la brume de souvenirs et de pensées décousues.
L’environnement prenait vie avec chaque moment de présence. Être pleinement là, attentif aux couleurs, aux formes, aux ombres, à la lumière, au mouvement, au son des pas, au corps qui marche, qui respire fait un si grand bien.
Chaque instant de présence permet au mental de se décrisper, de s’ouvrir à l’expérience dans toute sa richesse.
Malgré mon mantra, malgré le mot « clarté », il m’arrivait encore de glisser dans les pensées, d’abord doucement puis franchement, oubliant l’intention d’être pleinement là.
Mais c’est OK de se perdre dans les pensées tant que l’on a régulièrement des retours dans le moment présent. Chaque retour est une forme de petite victoire, un moment de relâchement, de calme, de confiance.
Une ballade dans la nature, une discussion, un travail manuel, une pratique sportive, une séance de méditation sont autant d’opportunités de réapprendre à ouvrir les yeux et le coeur.
Parfois le mental est agité. On ferme les yeux et les pensées sont comme des boules de flipper libérées dans le cerveau.
Le calme que l’on espérait trouver en reposant les yeux n’est simplement pas au rendez-vous.
On ouvre alors les yeux et l’on repart dans le mouvement du quotidien.
Essayez encore une fois.
Dans cette méditation calmer le mental, je vous inviterai à fermer les yeux, à prendre pleinement conscience de l’agitation du mental, et puis à aller trouver une sensation dans le corps qui soit suffisamment clair pour y amarrer votre attention.
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